Dojo de la Montagne Sainte-Geneviève

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Fondé en 1953, le Dojo de la Montagne Sainte-Geneviève est un des plus anciens clubs d'Arts Martiaux d'Europe.

Le Dojo de la Montagne Sainte-Geneviève est un dojo célèbre et un des plus anciens clubs d'Arts Martiaux d'Europe[1]. Il se trouve au 34 de la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, dans le 5e arrondissement de Paris, sur la Montagne Sainte-Geneviève. Ses noms originels ont été le KCF (Karaté Club de France), puis l'AFAM (Académie Française d'Arts Martiaux), le Shobudo et AAMM (l'Académie d'Arts Martiaux de la Montagne). Le nom utilisé par les anciens de l'époque du début du Karaté en France est "La Montagne" en rapport avec la rue de la Montagne Sainte Geneviève.

Historique[modifier | modifier le code]

Le dojo est également connu sous les noms suivants :

  • Dojo de la Montagne
  • Académie d'Arts Martiaux de la Montagne
  • Club de la Montagne Sainte-Geneviève
  • Académie Pascal Plée

Il a été fondé en 1953 par Maître Henry Plée (1923-2014), 10e Dan et pionnier du Karaté en Europe[2],[1] avec pour la première fois à l'époque, les quatre arts martiaux de base représentés : Judo, Karaté, Aïkido et Kendo.

Il y fit venir plus de 17 experts japonais et chinois[2] comme Hiroo Mochizuki (2e dan Shotokan) [3], Tetsuji Murakami (2e dan Shotokan) en 1958[3], Tsutomu Ōshima (3e dan Shotokan) en 1959[3], Mitsusuke Harada (élève du Maître Shigeru Egami, 4e dan Shotokai) [3], Taiji Kase (5e dan) en 1967[4],[3], Hiroshi Shirai (5e dan) [3], Keinosuke Enoeda (5e dan) [3] ou encore Tsuneyoshi Ogura[3] afin d'apprendre de nouvelles techniques et de progresser[3].

Il a transmis le dojo à son fils aîné en 2001, Pascal Plée, qui y enseigne le Karaté Shotokan, les Kung-Fu du Long Poing et de la Grue Blanche, le Qin Na, le Tai-Chi Chuan style Yang, le Tuishou et le Qigong, et a représenté en France le Maître Yang Jwing Ming, expert en Arts Martiaux chinois et en Qigong, de 1994 à 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Stéphane Fauchard, L'essentiel du karaté shôtôkan : kihon-kata-kumité, technique-enchaînement, combat, Budo Editions, coll. « Karaté, n° 607 », (ISBN 978-2-84617-109-0, présentation en ligne), p. 1953 : Henry Plée ouvre le premier dojo de karaté en Europe, rue de la montagne Sainte Geneviève, à Paris. Il y fait venir les premiers experts japonais (Oshima, Kase, Murakami...).
  2. a et b « Documentation du club », sur http://www.pascal-plee.com (consulté le 14 mars 2009) : « Le club de la Montagne Sainte-Geneviève est un des plus anciens clubs d'Arts Martiaux d'Europe. C'est en 1953 que Maitre Henry Plée fonda ce dojo, pionnier du Karaté en Europe, Maitre Plée y fit venir plus de 17 experts japonais et chinois. »
  3. a b c d e f g h et i Karate Bushido n° 207 - 11/93. Faut-il fermer la main ? (2) sur http://www.henryplee.com
  4. Christian Courtonne, « Taiji Kase, le précurseur (Source Karaté Bushido, Juillet-Août 1995) », sur http://www.askr-karate.com, juillet-août 1995 (consulté le 14 mars 2009) : « C'est sur l'initiative de Maître Plée, comme nous le révèle Jean-Pierre Bergheaud (président du Comité Départemental du Val-de-Marne et historien du Karaté français), qu'il arrive un jour de l'année 1967 à la Gare de Lyon à Paris. Trois personnes l'accueillent : Henry Plée, un ami italien et Jean Pierre Lavorato, son élève le plus ancien qui est sans conteste en France le chef de file de ce courant du Karaté. »