Dogman (film)

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Dogman
Réalisation Matteo Garrone
Scénario Ugo Chiti
Matteo Garrone
Massimo Gaudioso
Acteurs principaux
Sociétés de production Archimede
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre drame
Durée 102 minutes
Sortie 2018

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Dogman

Score cumulé
SiteNote
Metacritic74/100
Rotten Tomatoes76%
Allociné3.9 étoiles sur 5
Compilation des critiques
PériodiqueNote
CinéSéries3.0 étoiles sur 5
Télérama4.0 étoiles sur 5

Dogman est un film dramatique italien coécrit, coproduit et réalisé par Matteo Garrone, sorti en 2018.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Marcello est un toiletteur pour chiens bien installé dans un quartier déshérité. Il a de bonnes relations avec les autres commerçants du quartier.

Simoncino, ancien boxeur, a recours a lui pour se procurer des doses de cocaïne. Il se montre également violent à l'égard des voisins ; ceux-ci renoncent à le dénoncer par peur des représailles, mais certains envisagent d'avoir recours à un tueur à gages.

Marcello, qui est très frêle, n'ose pas résister à Simoncino ; il le conduit, avec un autre homme, jusqu'à une villa qu'ils cambriolent. Sur le chemin du retour, l'un des deux complices raconte qu'il a fait taire le chien de la maison, un chihuahua, en l'enfermant dans le congélateur. Marcello revient alors sur place, escalade la façade et sauve le chien.

Simoncino oblige un soir Marcello à aller chercher de la drogue pour lui chez un fournisseur, dans un atelier de fabrication de mannequins. La discussion se passe mal et Simoncino passe à tabac le fournisseur ainsi que le collègue de ce dernier.

Durant la journée, Marcello continue à pratiquer son métier. Il aime sincèrement les chiens, au point de partager son repas du soir avec l'un d'entre eux. Divorcé, il s'occupe parfois de sa fille et l'emmène faire de la plongée sous-marine. Elle le soutient également dans un concours de toilettage de chiens où il remporte un prix.

Un jour, Simoncino découvre que la paroi qui sépare la boutique de Marcello de celle d'un acheteur d'or voisin sonne creux. Il force Marcello à lui confier un double de clé de sa boutique, revient pendant la nuit et cambriole la boutique du voisin. La police comprend ce qui s'est passé, mais Marcello refuse de dénoncer son camarade.

Il passe une année en prison puis revient dans sa boutique, endurci mais mis à l'écart de la communauté. Il tente d'obtenir sa part du butin afin de pouvoir partir au loin, mais Simoncino refuse. De dépit, Marcello endommage la moto de Simoncino avec une barre de fer. Celui-ci débarque le lendemain dans la boutique de Marcello et le frappe violemment, l'abandonnant sur le trottoir le visage en sang.

Marcello revient voir Simoncino et lui offre une dose de cocaïne de très haute qualité en présentant ses excuses. Il indique à Simoncino que les vendeurs de cette drogue vont venir dans sa boutique et lui propose de leur dérober leur cargaison. Simoncino accepte et vient dans la boutique. Marcello le convainc d'entrer dans une cage de chien afin de se cacher, mais ferme la porte avec un verrou. Simoncino comprend qu'il s'est fait piéger, parvient à rompre la serrure mais est assommé par Marcello en sortant de la cage. Celui-ci le suspend alors à une chaîne accrochée au mur et, lorsque Simoncino essaie de l'étrangler, il l'étrangle à son tour avec la chaîne en voulant s'échapper.

Marcello transporte le corps dans un terrain vague le long de la mer et commence à le faire brûler. Pris d'une hallucination, il court vers un terrain de foot où il voit les commerçants jouer un match, comme ils le faisaient parfois avec lui le soir. Il veut leur annoncer qu'il a libéré le quartier de l'homme qui les terrorisait, mais personne ne l'écoute. Il revient au bord de la mer, étouffe le feu et ramène le corps auprès du terrain de foot : celui-ci est vide, comme toujours au petit matin. Marcello continue à porter le corps sur ses épaules et le dépose au milieu du quartier, à proximité de sa boutique. Assis dans un terrain de jeu abandonné, il attend que le jour se lève.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le réalisateur s'est inspiré librement d'un fait divers qui a défrayé la chronique en Italie, dans les années 1980 : « Un toiletteur pour chien nommé Pietro de Negri a tué de manière particulièrement cruelle un certain Giancarlo Ricci, ex-boxeur sorti de prison qui passait son temps à le martyriser »[1]. Le générique de fin précise toutefois que le film doit être considéré comme une fiction et non comme une reproduction des faits.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

À propos du protagoniste et du choix de l'acteur Marcello Fonte, Matteo Garrone a déclaré : "Il avait un visage antique, un regard doux et humain. Il sait jouer avec les yeux. J’ai vu une sorte de Buster Keaton, et je pensais que personne mieux que lui ne pouvait raconter un tel personnage, et incarner la perte de l’innocence" [2].

Tournage[modifier | modifier le code]

Matteo Garrone a tourné à Castel Volturno, un peu au nord de Naples dans la province de Caserte. La vaste place située devant la boutique du toiletteur est en fait la marina de San Bartolomeo à Villagio Coppola (40° 58′ 26″ N, 13° 59′ 06″ E), dont les bassins étaient comblés au moment du tournage. Villagio Coppola est un site balnéaire construit par deux frères dans les années 1960 afin de reproduire sur la côte méditerranéenne le succès de la station de Rimini au bord de la mer Adriatique. Matteo Garrone a tourné au même endroit des scènes de ses films précédents L'Étrange Monsieur Peppino et Gomorra[3].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

En France, Allociné recense une moyenne des critiques presse de 3,8/5, et des critiques spectateurs à 3,7/5[4].

Distinction[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Elli Mastorou, « Dogman. Review » , Metro, n.s. Mass Transit Media, Bruxelles,31 juillet 2018, p.7

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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