Doctolib

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Doctolib
logo de Doctolib
Logo de Doctolib

Création
Fondateurs Stanislas Niox-Chateau[1], Steve Abou Rjeily, Jessy Bernal et Ivan Schneider
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Stanislas Niox-Chateau
Actionnaires Eurazeo, Accel Partners, Bpifrance, Pierre Kosciusko-Morizet, Nicolas Brusson, Antoine Freysz, Pierre Krings, Bertrand Jelensperger, Ludwig Klitzsch, Olivier Occelli, Maxime Forgeot
Activité Santé, Internet, Prise de rendez-vous en ligne
Effectif 600[1]
SIREN 794598813Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.doctolib.fr

Doctolib est une startup française fondée en 2013 qui fournit un service en ligne de prise et de gestion de rendez-vous médicaux mettant en relation des patients et des professionnels de la santé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Doctolib se développe d'abord en France, principalement auprès des professionnels de santé libéraux et des grands groupes de cliniques privées[2],[3]. Entre fin 2013 et début 2017, la société lève un total de 61 millions d'euros auprès d'investisseurs tels que Accel Partners ou encore Bpifrance[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10].

En juin 2016, Doctolib étend ses activités en Allemagne en ouvrant un nouveau siège à Berlin[11],[12],[13],[14].

Fin 2016, la société remporte un appel d'offres avec l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris et devient le premier acteur de son secteur en Europe à permettre la prise de rendez-vous en ligne pour des hôpitaux publics[15],[16]. En mai 2017, le service de prise de rendez-vous en ligne Doctolib est disponible dans 9 des 39 établissements de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris[17]. Tous les établissements de l'AP-HP doivent disposer du service Doctolib dès juin 2018[18].

Le 28 novembre 2017, Doctolib boucle une levée de fonds de 35 millions d’euros auprès de Bpifrance et Eurazeo, afin de se développer en Allemagne[19]. Doctolib est dans le top 10 des levées de fond pour l'année 2017 avec 61 M€[20].

En juillet 2018, Doctolib acquiert MonDocteur[21]. Le nouveau groupe compte ainsi 600 employés. Ses services sont utilisés par 55 000 professionnels de santé, 1 200 établissements de santé et ses sites et applications enregistrent 20 millions de visites de patients chaque mois[22].

Depuis mars 2019, via une levée de fonds de 150 millions de dollars la startup est rentrée dans le cercle très fermé des licornes, qui sont valorisées plus d'un milliard de dollars[23],[24].

Activités[modifier | modifier le code]

À l'instar de ZocDoc (en) aux États-Unis ou Practo[25] en Asie, Doctolib propose de faciliter la recherche et la prise de rendez-vous pour les patients auprès de professionnels de santé[26],[27],[28]. En souscrivant à un abonnement, les professionnels de santé sont réservables sur le site de l'entreprise et gèrent leur agenda par internet à travers une solution SaaS propriétaire. Les créneaux d'ouverture des abonnés (les professionnels de santé) peuvent ensuite être consultés et réservés par les internautes (les patients) gratuitement.

Entre autres, Doctolib permet aux patients de trouver des informations sur les professionnels de santé, telles que : leurs spécialités, leurs motifs de consultation, leurs coordonnées professionnelles, des photographies, un résumé de leur parcours académique et professionnel, ainsi que des informations pratiques concernant l'accès à leur lieu de consultation.

Controverse du service[modifier | modifier le code]

Outre le service de prise de rendez-vous par Internet, Doctolib référence l'ensemble des professionnels de santé. Ceux qui le souhaitent peuvent tout de même demander la suppression de leur référencement.

Les professionnels abonnés apparaissent en tête de liste lors d'une recherche, leur offrant ainsi une visibilité prioritaire ; l'augmentation de la patientèle assurée par ce référencement est le principal argument de vente des consultants de Doctolib.

Plusieurs syndicats[29],[30],[31] dénoncent cet état de fait qui constitue selon eux une forme de détournement de patientèle. Jacques Lucas, Premier Vice-président du Conseil National de l'Ordre des Médecins estime que le mode de référencement pose effectivement problème[32] tout en précisant que l'on ne peut pas mettre en avant un détournement de patientèle alors que la profession se dit surchargée[33].

A ce jour (février 2019), et contrairement à ce qu'a certifié Doctolib à un syndicat de médecins[34], la séparation entre agenda et annuaire n'a pas été appliquée.

Bien que soumis à la même règlementation, aucune position n'a pour le moment été arbitrée par les Ordres des autres professions médicales (Chirurgiens-dentistes, Sages-femmes) et paramédicales (Kinésithérapeutes, Infirmiers) référencées par ce service.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Raphael Hasenknopf, « Stanislas Niox-Château, président de Doctolib », sur La Croix,
  2. « Doctolib reçoit le prix de l'innovation BFM Business », sur bfmbusiness.bfmtv.com, (consulté le 12 juillet 2017).
  3. « Doctolib : il vous trouve un rendez-vous chez le médecin en un clic », sur capital.fr, (consulté le 12 juillet 2017).
  4. « La plateforme de gestion des RDV médicaux Doctolib lève 18 millions », sur challenges.fr, .
  5. « L'équipe Doctolib ».
  6. (en) « France’s Doctolib raises $20.5M from Accel and BlaBlaCar founder to fuel European expansion », sur venturebeat.com, .
  7. (en) « A French startup that helps people find doctors just raised £13 million », sur businessinsider.com, .
  8. (en) « Doctolib Grabs $20 Million For Its Booking Platform For Doctors », sur Techcrunch.com, .
  9. « Doctolib part à la conquête de l'Europe », sur https://www.lesechos.fr/, .
  10. (en) Romain Dillet, « Doctolib raises another $42 million for its medical care scheduling service », TechCrunch,‎ (lire en ligne, consulté le 28 novembre 2017).
  11. « Doctolib se développe en Allemagne », sur Le Figaro, (consulté le 31 mai 2016).
  12. « Doctolib part à la conquête du marché allemand », sur Frenchweb, (consulté le 31 mai 2016).
  13. « Rendez-vous médicaux en ligne : Doctolib veut s'implanter en Allemagne », sur Le Quotidien du Médecin, (consulté le 31 mai 2016).
  14. « Rendez-vous médicaux : Doctolib choisit l'Allemagne pour ses premiers pas à l'étranger », sur La Tribune, (consulté le 31 mai 2016).
  15. « Prise de rendez-vous en ligne : l’AP-HP sélectionne Doctolib », sur www.aphp.fr (consulté le 26 janvier 2017).
  16. « L’AP-HP délègue ses prises de rendez-vous à Doctolib », sur Challenges, (consulté le 17 janvier 2017).
  17. « Doctolib met les médecins hospitaliers à portée de clic », sur leparisien.fr, (consulté le 12 juillet 2017).
  18. « Les Hôpitaux de Paris vont proposer la prise de rendez-vous en ligne avec Doctolib », sur lemonde.fr, (consulté le 12 juillet 2017).
  19. Vincent Fagot, « Doctolib lève 35 millions d’euros pour accélérer à l’international », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 28 novembre 2017).
  20. « Top 10 Des Levées De Fonds En 2017 », sur www.forbes.fr,
  21. Cassini, « Doctolib rachète son concurrent direct Mondocteur », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juillet 2018)
  22. Stanislas Niox-Chateau, « Pourquoi Doctolib et MonDocteur se rapprochent », sur Doctolib, (consulté le 12 juillet 2018)
  23. Louise Millon, « Doctolib entre finalement dans le cercle privé des licornes », sur Presse-Citron, (consulté le 20 mars 2019)
  24. « Start-up : Doctolib lève 150 millions d'euros pour grandir », sur Les Echos,
  25. « [Asie] Prise de RDV médicaux en ligne : Practo lève 30 millions de dollars », sur frenchweb.fr,
  26. « Ces metiers qui pourraient bientot etre uberises », sur nouvelobs.com,
  27. « Doctolib, le futur Google français de la santé? », sur lemonde.fr
  28. « Ubérisation : quand internet supprime les intermédiaires », sur https://www.francetvinfo.fr/,
  29. « Le succès de Doctolib fait tousser un syndicat de médecins », sur Challenges (consulté le 17 janvier 2019)
  30. « Doctolib dans la tourmente », sur What's Up Doc, (consulté le 17 janvier 2019)
  31. Sarah Ugolini, « Ces médecins qui passent à l'offensive contre Doctolib », sur Capital.fr, (consulté le 17 janvier 2019)
  32. Jacques Lucas, « Sur la publicité, lire https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/societe-information-communication.pdf … Je crois que notre conversation s’égare car nous parlions auparavant de prestations de service pour la prise de RDV en ligne et du mode de référencement qui pose effectivement problème sans que le médecin client en soit responsable. », sur @Jcqslucas, (consulté le 7 février 2019)
  33. Jacques Lucas, « Jacques Lucas sur Twitter : "Il serait en effet difficile de soutenir que le médecin qui s’abonne à un service de prise de RDV en ligne le fait pour détourner de la clientèle vers lui, alors même que tous se disent surbookés. Il y a cependant une interrogation sur le référencement Google, en cours d’examen.…" », sur @Jcqslucas, (consulté le 7 février 2019)
  34. « Communiqué de presse du 29/10/2018: l'UFML-Syndicat dénonce les pratiques de Doctolib – suite... », sur Syndicat de l'Union française pour une médecine libre, (consulté le 18 janvier 2019)

Lien externe[modifier | modifier le code]