Diviser pour mieux régner

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En politique et en sociologie, diviser pour régner (du latin divide et impera) est une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d'un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui met en œuvre la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question[1].

La maxime divide et impera est attribuée à Philippe II de Macédoine[2],[3].

Cas historiques[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

En Afrique du Nord, l’invasion arabe au XIIe siècle a divisé les nombreuses confédérations de tribus berbères avec la conversion à l’islam de manière pacifique pour les plus puissantes d’entre elles notamment en échange de l’anoblissement, de richesse et d’ouverture commerciale avec le Moyen-Orient, en l’occurrence la tribu des Zénètes.

Cette alliance contre le reste de la majorité de leurs coreligionnaires berbères permit l’invasion, la colonisation, l’islamisation et l’arabisation de tout le territoire, malheureusement essentiellement par la force, l’humiliation et la soumission de tribus berbères chrétiennes, juives et païennes, et ceci contre l’avis de l’islam orthodoxe qui déclare « nulle contrainte en religion », c’est pour cela que les résistances ont été très nombreuses et survivent encore aujourd’hui dans certaines régions.

Les Zénètes, qui sont une des plus anciennes et plus grandes confédérations de tribus berbères d’Afrique du Nord, s’étendant du Maroc à L’Égypte. Leurs origines, d’après Ibn Khaldun sont les Aurès, en Algérie.

Leur religion était païenne et croyait en la mythologie berbère, la divinité principale étant Gurzil, dieu du tonnerre. La plupart des gens se pensent arabes, malgré les tests génétiques, qui les trahissent.

Asie[modifier | modifier le code]

  • En Inde britannique, à la suite de la révolte des cipayes où musulmans et hindous se sont alliés contre les Britanniques, le pouvoir colonial britannique a attisé la haine des deux communautés religieuses pour l'autre et instrumentalisé tout conflit religieux. Lors de leur règne, ils prirent parti de la Ligue musulmane contre le Parti du Congrès. Cela a eu comme conséquence la partition de la colonie en Inde et en Pakistan[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ilia Xypolia. 'Divide et Impera: Vertical and Horizontal Dimensions of British Imperialism'. Critique: journal of socialist theory, vol 44, no. 3, p. 221-231, 2016. p. 221.
  2. sur www.fil.univ-lille1.fr
  3. mondialisation.ca, L’Irlande du Nord comme modèle de conquête impériale par Conn Hallinan, 19 mars 2007
  4. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Ferro
  5. Marc Ferro, La colonisation expliquée à tous, Éditions du Seuil, (ISBN 978-2-02-117514-1), chap. 6 (« Aux sources des luttes de libération »), p. 133.