Dita von Teese

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Dita von Teese
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Dita Von Teese au Festival de Cannes 2007
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Naissance
Nom de naissance
Heather Renée SweetVoir et modifier les données sur Wikidata
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Dita von Teese, née Heather Renée Sweet[1] le à Rochester[2], Michigan, est une danseuse érotique américaine. Elle est également mannequin érotique pour la photographie, chanteuse et actrice[3]. Pour avoir re-popularisé le Burlesque, elle est surnommée la « Reine du Burlesque » (« Queen of Burlesque »)[4],[5],[6],[7].

Biographie[modifier | modifier le code]

Dita Von Teese lors d'une séance de dédicace

Heather Renée Sweet est née le , aux États-Unis à Rochester, dans le Michigan[2]. Elle est cadette d'une famille de trois enfants[8]. Sa mère est manucure et son père machiniste[9]. Sa grand-mère est à moitié arménienne et a été adoptée par une femme anglo-saxonne américaine[10]. Dans son autobiographie, elle raconte la ville de son enfance : « C'est un univers bien loin des lumières de Hollywood et Paris. Mais les weekends, ma mère et moi avions un siège au premier rang dans une fusée vers ces mondes lointains à travers ces anciens films mettant en vedette les femmes plus glamour - Betty Grable, Mae West, Carmen Miranda, Marlene Dietrich... Elles étaient nos muses. »[Note 1],[11].

Elle reçoit très tôt des cours de danse classique et devient danseuse dans une compagnie locale à l'âge de treize ans. Bien qu'elle ait longtemps désiré devenir ballerine professionnelle, elle déclare : « à quinze ans, j'étais au sommet de mes capacités »[9]. La famille quitte le Michigan pour le comté d'Orange en Californie en raison du travail de son père[8]. Heather entre à la University High School (en) à Irvine[12].

Adolescente, sa mère lui offre son premier soutien-gorge, fait de coton blanc, et une paire de collants couleur chair[12]. Dita von Teese affirme avoir été très déçue, espérant alors recevoir des sous-vêtements lacés et des bas avec des porte-jarretelles, comme ceux qu'elle avait aperçus dans les magazines Playboy de son père. Cela ne fait que renforcer sa passion pour la lingerie. À l'âge de quinze ans, elle travaille comme vendeuse dans un magasin de lingerie, Lady Ruby's Lingerie, et en achète même parfois. Depuis, elle a toujours adoré porter de la lingerie élaborée, des corsets et des guêpières avec des bas à coutures. Lors de l'achat de son premier corset, à 17 ans, Heather découvre Bettie Page. Le vendeur lui explique que Page était une vedette pin-up des années 1940 et 1950. Von Teese en a alors fait son modèle, et teint ses cheveux blonds en noir pour lui ressembler. À l'université, elle étudie les costumes historiques et aspire à devenir une costumière pour films d'époque. Elle a également des dons de couturière, et crée souvent les pièces de ses séances de photos[réf. souhaitée].

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Heather prend comme pseudonyme et nom de scène « Dita von Teese », en hommage à l'actrice de cinéma muet Dita Parlo. Le nom « Von Teese » provient du nom « Von Treese », tiré d'un annuaire et choisi pour sa première séance photo pour le magazine Lingerie, mais modifié en Von Teese préféré pour sa sonorité et adopté[12].

En , le journal britannique The Sun révèle au grand public, le passé pornographique lesbien de Dita von Teese[13]. Elle se produisait alors sous son vrai nom : Heather Sweet.[réf. non conforme]

Sa passion pour les costumes la mène progressivement vers l'esthétique soignée du fétichisme sexuel. Elle devient mannequin et pose en couverture de nombreux magazines internationaux (érotiques et fétichistes inclus) tels que Playboy (en décembre 2002), Tatler, Penthouse (en avril 2007), Citizen K, Maxim, Bizarre et Inked.[réf. nécessaire]

Dita Von Teese s’inspire de nombreuses stars du burlesque des années 1950 pour ses spectacles, comme celui avec un verre de martini ou de champagne géant. En , elle est ainsi invitée au Crazy Horse à Paris[14][source insuffisante].

Dita Von Teese lors d'une séance de photographies

Début 2006, Dita Von Teese sort un livre de photographies, L'Art du glamour et du fétichisme, alliant images de pin-up et bondage.

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2001, elle commence à fréquenter le chanteur Marilyn Manson avec qui elle se marie en à Castle Gurteen, comté de Tipperary, en Irlande. En , elle annonce officiellement leur divorce.

D' à , Dita est en couple avec Louis-Marie de Castelbajac, fils du créateur Jean-Charles de Castelbajac[15].

En , elle a eu une relation avec Theo Hutchcraft, le chanteur du groupe anglais Hurts[16]. Depuis 2014, elle a une relation avec le graphiste Adam Rajcevich[réf. nécessaire].

Popularité[modifier | modifier le code]

Son mariage avec Marilyn Manson a considérablement accru sa popularité et a donné un essor à sa carrière qu'elle développe dorénavant de manière indépendante. Son spectacle fut présenté avec succès dans diverses villes du monde : Hong Kong, New York, Montréal, Chicago. Elle a aussi fait des représentations en Europe, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne, en Russie, en Italie, en Irlande et en Turquie, ainsi qu'une prestation remarquée et plébiscitée à Paris, au Crazy Horse Saloon[17] en février et . Elle est également montée sur la scène de l'Eurovision 2009 à Moscou pour performer sur la chanson proposée par l'Allemagne.

Grâce à sa notoriété, elle participe à la campagne de Peta « Animal Birth Control » (ABC) pour encourager la stérilisation des animaux de compagnie[18]. Ce qui lui a valu un badbuzz à la suite d'une campagne.

Elle a été égérie publicitaire de la marque de cosmétiques M·A·C pour leur campagne Viva Glam VI ainsi que pour la marque de lingerie Frederick's of Hollywood ainsi que la marque Agent Provocateur, et dernièrement pour Wonderbra[19],[20].

Réputée pour son élégance et son sens de la mode, elle est aussi la « chouchou » de grands stylistes de mode tels que Marc Jacobs, Christian Louboutin[21][source insuffisante], Louis Vuitton, Chopard, Cartier ou encore Jean Paul Gaultier pour qui elle a défilé.

En 2002, le sculpteur espagnol Stephan Saint Emett réalise en 99 exemplaires une statuette en résine polychrome à son effigie, inspirée d'une photo de Christophe Mourthé avec qui elle collabore depuis 1998. En 2003, elle pose pour Pierre et Gilles[22].

Un DVD de son spectacle de 2009 au cabaret du Crazy Horse est sorti.

Le , en direct de Moscou, elle fait une apparition en petite tenue sur la scène du Concours Eurovision de la chanson, lors du passage de la chanson représentant l'Allemagne, Miss Kiss Kiss bang d'Alex Swings et Oscar Sings[23][source insuffisante]. Malgré sa présence, l'Allemagne ne termine que 20e sur 25, avec seulement 35 points. En , elle joue dans La Gentry de Paris Revue au Casino de Paris.

En 2010, elle orne les avions de la compagnie Virgin Atlantic qui effectuent la liaison entre les aéroports Heathrow de Londres (Royaume-Uni) et McCarran de Las Vegas (États-Unis) ainsi que les bouteilles de Perrier[24].

En , elle apparaît dans un épisode de la série Les Experts[25].

En 2014, elle apparaît dans le clip de la chanson Ugly Boy du groupe sud-africain Die Antwoord. Elle chante d'ailleurs dans le titre Gucci coochie[26] du même groupe.

En 2021, elle est au casting de deux émissions qui ont la danse comme toile de fond : en mai et juin, elle participe à la première saison de la version britannique de The Masked Dancer, déguisée en betterave. Elle sera la troisième éliminée de la compétition[27]. En septembre, elle est au casting de la onzième saison de l'émission Danse avec les stars en France, où elle associée au danseur professionnel Christophe Licata. Elle gagnera la 5e place sur 13 participants[28].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • 2018 : Les curieuses créations de Christine McConnell (The Curious Creations of Christine McConnell) : Vivienne (3 épisodes)
  • 2014 : DitArielle de Ali Mahdavi : elle-même
  • 2011 : Les Experts : Ellen Whitebridge / Agnes (1 épisode)
  • 2007 : Saint Francis de Ezra Gould : Soul Bernard / Pica Bernard
  • 2005 : The Death of Salvador Dali de Delaney Bishop : Gala
  • 2004 : Blooming Dahlia de K. J. Kleefeld : Elizabeth Curt (court métrage)
  • 2001 : Slick City: The Adventures of Lela Devin de John Fitzgerald : Lela Devin
  • 1999 : Pin-Ups 2 de Andrew Blake
  • 1998 : Question de confiance (Matter of Trust) de Joey Travolta : la fille avec C.T.
  • 1995 : Romancing Sara de Lawrence Lanoff : Allison

Vidéo-clips[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 2016 : Gucci Coochie, de Die Antwoord
  • 2018 : Rendez-vous
  • 2018 : Bird of Prey

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « It's a universe away from the colored klieg lights of Hollywood and Paris. But on weekend afternoons, my mom and I had a front seat on a rocket ship to those faraway worlds by way of the old movies starring the most glamorous creatures --Betty Grable, Mae West, Carmen Miranda, Marlene Dietrich...They were our muses ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) James Mackenzie, « Striptease Dita von Teese back at Paris revue », Reuters,‎ (lire en ligne).
  2. a et b (en) Donna McDonnel, « Revealed: The sweet face of Dita Von Teese 2008 », Mail Online,‎ .
  3. (en) James Mackenzie, Fashionista: A Century of Style Icons, Prestel, , p. 170.
  4. (en) Jacki Willson, The Happy Stripper: Pleasures and Politics of the New Burlesque, Bloomsbury Academic, (ISBN 978-1-84511-318-6, lire en ligne), p. 14.
  5. (en-US) « Dita Von Teese Interview: Queen of Burlesque Dishes on Her Debut », sur Highsnobiety, (consulté le ).
  6. (en-US) Patricia Garcia, « Dita Von Teese on Burlesque Feminism, Nude Selfies, and How She Came Up With Her Name », sur Vogue, (consulté le ).
  7. (en-US) Ruth La Ferla, « The Branding of Dita Von Teese », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  8. a et b (en) Craig McLean, « Dita Von Teese's naked ambition », The Times, London,‎ .
  9. a et b (en) Naomi West, « Art of the Teese », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne).
  10. (en) « My grandmother was half Armenian - exclusive interview with Dita Von Teese », sur style.news.am (consulté le ).
  11. (en) Von Teese, Dita, Your beauty mark : the ultimate guide to eccentric glamour (ISBN 978-0-06-072271-5 et 0-06-072271-1, OCLC 930316569, lire en ligne), p. 5.
  12. a b et c (en) Catherine Nguyen, « Dita Von Teese: Call her old-fashioned », The Orange County Register,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. « Dita von Teese has a secret hardcore porn past », The Sun,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. (en) « Dita Von Teese », sur Crazy Horse Paris (consulté le ).
  15. Louis Marie de Castelbajac, le fils du créateur....
  16. (en) By Leah Simpson, « Hurts frontman Theo Hutchcraft receives a passionate kiss from sex symbol Dita Von Teese », Daily Mail,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. Dita Von Teese au Crazy Horse.
  18. Dita pose pour Peta.
  19. Collection Dita Von Teese pour Wonderbra.
  20. « La reine de l'effeuillage lance sa ligne rétro-glamour » Gala, .
  21. Louboutin présente la chaussure de Dita YouTube [vidéo].
  22. Chloé Devis, Derrière l'objectif de Pierre et Gilles : Photos et propos, Éditions Hoebeke, , 155 p. (ISBN 2842304683), p. 122 à 123.
  23. dailymotion.com.
  24. Dita pour Perrier, L'Express, .
  25. Dita et Les Experts Paris Match, .
  26. « Die Antwoord enfonce le clou sur « Gucci Coochie » avec Dita Von Teese », sur greenroom.fr, (consulté le ).
  27. (en) [1] The Independant,
  28. [2] LCI,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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