District de Jhang

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District de Jhang
ضلع جھنگ
Le district de Jhang (en orange) au sein du Pendjab et du Pakistan.
Le district de Jhang (en orange) au sein du Pendjab et du Pakistan.
Administration
Pays Drapeau du Pakistan Pakistan
Province Pendjab
Chef-lieu Jhang
Démographie
Population 3 353 000 hab. (2010)
Densité 381 hab./km2
Langue(s) pendjabi
Géographie
Superficie 880 900 ha = 8 809 km2

Le district de Jhang (en ourdou : ضلع جھنگ) est une subdivision administrative de la province du Pendjab au Pakistan. Constitué autour de sa capitale Jhang, le district est entouré par les districts de Khushab, de Sargodha et de Chiniot au nord, les districts de Faisalabad et Toba Tek Singh à l'est, le district de Khanewal au sud et enfin les districts de Layyah et Bhakkar à l'ouest.

Jhang est l'un des plus vieux districts créés au Pakistan, datant du Raj britannique. Situé dans le centre de la province du Pendjab, il est le lieu de confluence de deux importantes rivières. La population vit principalement de l'agriculture et en milieu rural. C'est un fief politique de la Ligue musulmane du Pakistan.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région de Jhang a été sous la domination de diverses puissances au cours de l'histoire. Elle a notamment été conquise par l'Empire sikh en 1818, puis en 1848, elle est conquise par le Raj britannique. Dès l'année suivante, le district de Jhang est créé. En 1851 puis en 1854, le district est amputé d'une partie de son territoire, transférée vers le district de Multan et le district de Sargodha[1]. En 2009, le district se réduit de nouveau avec la création du district de Chiniot.

Lors de l'indépendance vis-à-vis de l'Inde en 1947, la population majoritairement musulmane soutient la création du Pakistan. De nombreuses minorités hindoues et sikhes quittent alors la région pour rejoindre l'Inde, tandis que des migrants musulmans venus d'Inde s'y installent.

Géographie et climat[modifier | modifier le code]

Le district de Jhang est principalement constitué de plaines relativement fertiles et cultivées, à l'exception du nord qui est vallonné et rocheux. Les rivières Jhelum et Chenab traversent le district du nord au sud, et se rejoignent à proximité de la ville de Jhang. Les deux cours d'eau permettent ainsi l'irrigation grâce à un système hérité de l'époque britannique. Le climat est semi-aride : chaud et sec en été et doux en hiver[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 1998, la population du district a été évaluée à 2 834 545 personnes, dont environ 23,4 % d'urbains, contre 33 % au niveau national. Le taux d'alphabétisation était de 37,1 % environ, dont 51,5 pour les hommes et 21,4 pour les femmes, pour une moyenne nationale de 44 %[3].

En 2010, la population du district était évaluée à 3 353 000 habitants[2].

La langue la plus parlée du district est très largement le pendjabi, à près de 96 %. Le dialecte local est le jhangvi, qui tire son nom du district.

Administration[modifier | modifier le code]

Le pont Chenab, sur la route reliant Chiniot à Jhang.

Le district est divisé en quatre tehsils (Jhang, Athara Hazari, Shorkot et Ahmad Pur Sial) et 86 Union Councils[4]. Deux villes dépassent les 30 000 habitants : Jhang et Shorkot. La plus importante est la capitale Jhang, qui regroupait à elle seule près de 10 % de la population totale du district en 1998 et 44 % de la population urbaine. Les deux principales villes regroupent quant-à elles près de 53 % de la population urbaine, selon le recensement de 1998.

Le district de Jhang était inclus dans la « division de Faisalabad », qui contenait aussi les districts de Chiniot, Toba Tek Singh et Faisalabad. En 2000, ce type d'unité administrative est supprimé par une réforme.

Ville Population (est. 2009)[5]
Jhang 372 645
Shorkot 71 469

Économie[modifier | modifier le code]

La population du district vit principalement de l’agriculture, la région étant relativement fertile grâce à la présence de deux importantes rivières et d'un système d'irrigation important, hérité de l'époque britannique. Y sont principalement cultivés de la canne à sucre, du coton, du riz, du maïs et certains légumes. L'industrie est relativement faible et principalement liée à l'agriculture : moulins à farine de riz et industrie textile[2].

Politique[modifier | modifier le code]

Najaf Abbas Khan Sial, élu député fédéral de la circonscription no 91 sur une étiquette indépendante.

Le district est représenté par les sept circonscriptions no 77 à 83 à l'Assemblée provinciale du Pendjab. Lors des élections législatives de 2008, elles sont remportées par quatre candidats de la Ligue musulmane du Pakistan (Q), un candidat de la Ligue musulmane du Pakistan (N) et deux indépendants[6], et durant les élections législatives de 2013 elles ont toutes été remportées par cinq candidats de la Ligue musulmane du Pakistan (N) et deux indépendants[7].

À l'Assemblée nationale, il est représenté par les trois circonscriptions no 89 et 91. Lors des élections législatives de 2008, elles sont remportées par deux candidats de la Ligue musulmane du Pakistan (Q) et un indépendant[8]. Durant les élections législatives de 2013, elles ont été remportées par un candidat de la Ligue musulmane du Pakistan (N) et deux indépendants[9].

Personnalités liées au district[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]