Disputation de Tortosa
La disputation, disputatio ou dispute de Tortosa est la plus longue et la plus difficile des disputations religieuses judéo-chrétiennes. Promue par le l'antipape Benoît XIII, elle a lieu entre le et le à Tortosa en Catalogne, au cours de près de 70 séances. Elle a pour objet la reconnaissance par les rabbins des passages du Talmud qui appuieraient la messianité de Jésus, et se clôt par des mesures de ségrégation sociale, de restrictions religieuses pour les Juifs et des conversions en grand nombre qui affaiblissent la communauté juive d'Espagne, préparant le terrain au décret de l'Alhambra qui l'expulsera[1].
Historique
[modifier | modifier le code]Contexte
[modifier | modifier le code]Une disputatio est une institution créée au XIIIe siècle pour engager les théologiens juifs dans un débat public avec l'Église afin de prouver les erreurs du judaïsme[2] ; auparavant, la polémique était seulement livresque[3]. Celle de Tortosa a lieu quelque vingt ans après la vague des « baptêmes sanglants, » laquelle avait commencé par des massacres et conversions forcées au christianisme dans le quartier juif de Séville le , avant de s'étendre aux villes les plus importantes des couronnes de Castille et d'Aragon.
Après les événements cruels de 1391, ce n'est plus la conversion forcée qui est de mise mais une pression constante « perdure sur les communautés juives réduites en nombre et en effectif à l’échelle de toute la péninsule, par le biais des campagnes de prédication menées par les religieux franciscains et dominicains jusqu’à la fin des années 1410 »[3].
Déroulement
[modifier | modifier le code]Cadre
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Pedro de Luna, dit l'antipape Benoît XIII, convoque et promeut cette disputatio qui se déroule en soixante-neuf séances, entre (23 Shevat 5173) et [4], soit 21 mois, alors qu'il était prévu qu'elle n'ait lieu que durant quelques jours[5]. Durant ces séances, les dignitaires juifs sont contraints de répondre docilement aux questions de leurs opposants chrétiens, même le jour du Shabath où ils doivent se tenir dans un lieu de prière chrétien[6].
La disputation a lieu dans une pièce au-dessus de la sacristie de la cathédrale de Tortosa, dite la « Chambre du Conseil » et ses dernières séances se déroulent à Sant Mateu Del Maestrat[6].
On pense que les débats se sont tenus en aragonais[7] mais des chercheurs croient plutôt au latin[3].
Participants
[modifier | modifier le code]Sont contraints d'y assister environ vingt personnalités juives dont plusieurs rabbins des comtés catalans et du royaume d'Aragon, chacun représentant sa communauté[6] : sous la direction de Josef Albo de Monreal[2], Moïse Ibn Musa de Calatayud[8], Todros al Costantini de Huesca[8], Zerahia Ha-Levi ben Isaac Saladin (probablement appelé également rabbi Ferrer[9]), Astruc ha-Levi (en) de Daroca[8], le Provençal Profiat Duran (anciennement baptisé Honoratus de Bonafide), Mossé ben Abbas de Saragosse, Josue Messie (ou Massies[9]) ou Mattathias ha-Yiẓhari[10] représentant de la communauté juive de Saragosse, et Bonjuha de Gérone[9], convoqués par l'antipape.
Face à eux, le dominicain Vincent Ferrier - plus tard canonisé - connu pour son art de la persuasion et ses remarquables sermons antijuifs[11],[12], ainsi que le converse apostat Jerónimo de Santa Fe (né Josué (Yehoshoua) ha-Lorki et rabbin d’Alcañiz, converti en 1412 par Ferrier), ayant précédemment écrit deux traités contre les Juifs[13] et médecin personnel de l'antipape, dont le zèle déclenche de nombreuses conversions des Juifs[14],[15].
Les Juifs demandent à avoir un débat libre, mais on leur répond qu'ils ne sont pas à un débat, mais à un rassemblement d'endoctrinement et d'instruction. Lorsqu'ils affirment qu'un enseignant devrait tenir compte des souhaits de ses élèves, on leur répond alors qu'il n'était pas question de les endoctriner, mais seulement enseigner les masses juives. Pour se dévaloriser, les sages juifs affirment que des erreurs et des fautes peuvent leur arriver, mais que la Loi de Moïse est éternelle. Ainsi, les représentants juifs sont considérablement désavantagés ; il leur est également interdit d’exprimer toute déclaration qui critiquerait ou s’opposerait au christianisme et « chaque tentative juive de répondre aux accusations chrétiennes était accueillie par la menace de l'accusation d'hérésie »[14],[16].
Dans cette sorte de spectacle ou de combat verbal public où la fin est connue d'avance car la victoire doit obligatoirement revenir au pouvoir en place, les représentants des communautés juives sont contraints de participer, sans pouvoir se défendre objectivement et d'écouter des discours antijuifs menés principalement par Jerónimo de Santa Fe, un connaisseur des midrashim qui les utilise pour justifier la seule vision chrétienne et probablement pour prouver sa loyauté envers ses nouveaux mentors et son dégoût pour la foi de ses anciens frères[6].
Discours d'ouverture
[modifier | modifier le code]« Le discours d'ouverture fut prononcé par Benoît XIII. Il y déclara qu'une discussion était inutile quant à savoir quelle était la vraie religion. Tout ce qu'on demandait aux Juifs, c'était de répondre aux arguments de Geronimo « basés » sur les Saintes Écritures »[17].
Thèmes
[modifier | modifier le code]Les thèmes abordés tout au long de la disputatio s'articulent autour de deux axes principaux : la messianité de Jésus (dans les textes et dans les faits) et le Talmud (erreurs, hérésies, calomnies et blasphèmes contre la foi chrétienne).
Jerònimo de Santa Fe, l'apostat, avait apparemment incité à la tenue de cette disputation[14],[6]. Précédemment, il avait écrit vers 1412 son Tractatus contra perfidiam Judaeorum où il citait des passages de la Bible hébraïque pour montrer qu'ils avaient attesté la venue de Jésus comme messie. Il écrit aussi De judaieis erroribus ex Talmud adressé à Benoît XIII. Ces deux traités servent de base doctrinaire pendant la disputation de Tortosa, pour défendre les mérites de sa nouvelle religion. Santa Fe argumente sur le thème de la « perversité » du Talmud : selon lui, les Juifs n’ont pu anéantir le peuple chrétien en tuant le Christ ; ils ont voulu le bafouer par la rédaction du Talmud, un tissu d’horreurs anti-chrétiennes.
Durant près de deux années, les rabbins doivent se défendre contre des accusations et des menaces de toutes sortes de la part des chrétiens mais sans jamais pouvoir critiquer la version chrétienne[18]. Pour contre-argumenter, le philosophe et rabbin Isaac Nathan ben Kalonymus écrit plusieurs textes condamnant les interprétations de la Bible hébraïque devant prouver que Jésus serait le messie[19].

Très rapidement, la disputation sur le messie est bloquée. Pour les rabbins, le messie reste un personnage secondaire qui ne pouvait pas changer la Torah, la Loi, source de la vie spirituelle. Cette position était incompatible avec le point de vue catholique qui fait de Jésus le Verbe incarné.
Fin
[modifier | modifier le code]Finalement, les Juifs conviennent entre eux que l'important serait déjà de pouvoir rentrer sains et saufs chez eux et de diminuer la honte imposée à leur peuple[6].
Dans une dernière réunion, en 1415, les rabbins présents affirment que leur foi est la véritable foi. Mais ces représentants juifs sont néanmoins contraints de signer un document dans lequel ils « reconnaissaient leurs erreurs » de foi[7].
Conséquences
[modifier | modifier le code]L'antipape Benoît XIII fulmine alors la bulle Contra judaeos à Valence contre le Talmud, le , accusant cet ouvrage religieux d'être la principale cause de l'« aveuglement » des Juifs, et attribuant sa composition aux « fils du diable », il ordonne de le faire brûler[11],[20],[21],[22]. Il y fait obligation aux Juifs à partir de douze ans d’aller trois fois par an, en des jours déterminés, écouter les sermons sur la venue du « vrai Messie » chrétien, Jésus Christ ou sur les hérésies du Talmud, sous peine de fortes amendes[23],[24].
Par ordonnance, le roi Alphonse V d’Aragon rappelle la mise en œuvre de cette obligation, en 1419[24]. Outre des signes distinctifs pour les Juifs, la bulle impose ce qu'on appellerait aujourd'hui une ségrégation sociale de chaque instant : résidence dans les juderías (des ghettos) dont les portes restent fermées la nuit, le dimanche et les jours de fête catholique, repas pris à part à l'auberge, aliments vendus de même à part, métiers interdits aux Juifs (charges gouvernementales, intendances), interdiction de procurations leur donnant quelque pouvoir sur les chrétiens[25],[26]... Ainsi, les Juifs « se virent refuser le droit de posséder ou d'étudier le Talmud, de cuire ou de vendre du pain azyme, d'occuper une fonction publique, d'exercer toute activité professionnelle ou médicale, de pratiquer le prêt d'argent, ou de lever des impôts communaux sans l'autorisation expresse du monarque. Il leur était également interdit de quitter le pays, et ceux qui les aidaient dans cette tentative étaient lourdement condamnés à des amendes »[2]. Ces mesures sont cependant moins respectées après la mort de Benoît XIII.
Dans les années 1410 et celles qui suivent, l'instigateur dominicain Vincent Ferrier parcourt la péninsule Ibérique pour adresser en langue vernaculaire ses sermons enflammés aux Juifs et aux chrétiens, grâce à des autorisations royales de prêcher qui lui ont été accordées : « les Juifs et les musulmans sont enjoints à l’écouter et les agents locaux du pouvoir royal doivent s’assurer que ces dispositions sont bien appliquées »[3].
Une autre bulle, Etsi Doctoris Gentium, est signée par le même pape, qui motive l'autodafé des livres juifs[11]. Elle s'inscrit dans le contexte d'agressivité accrue envers les communautés juives de la péninsule Ibérique après la longue disputation de Tortosa, dont le but est encore de limiter drastiquement la vie sociale et religieuse des Juifs dans les royaumes d'Aragon et de Castille. Elle constitue l'une des collections les plus complètes de lois antijuives du Moyen Âge : elle ordonne notamment la fermeture des synagogues, interdit aux orfèvres juifs de fabriquer des objets de culte chrétiens et empêche les relieurs juifs de relier des livres contenant les noms de Jésus ou de Marie[27].
À la suite de la disputation et des prêches, plus de 3 000 Juifs de la couronne d'Aragon se convertissent au catholicisme en l'église archipresbitérale de Sant Mateu dans la province de Castellón, celle-là même où s'est déroulée la clôture de ce long procès théologique. Les membres de la famille de Nen Labi de la Caballeria (en) se convertissent également, suivis par de nombreuses autres familles juives (les Alazar, les Golluf, les Ginillo...) et même des communautés entières restés trop longtemps sans guide. Pedro de La Caballeria (mort en 1461), fils converti de Salomon ibn Labi de la Caballeria, occupera des offices municipaux à Saragosse, sera légiste de la Cour en 1430, cavalier dans l’armée du roi Alfonso V d'Aragon et son conseiller, adoubé chevalier durant la guerre de Catalogne. Il sera ensuite accusé d’hérésie par l’Inquisition et jugé à titre posthume (1485-1492).
La séparation physique des Juifs et des chrétiens se produit ou s'accentue, surtout si ces derniers sont convertis[28]. De nombreux drames familiaux et personnels de toutes sortes éclatent[12].
Par la suite
[modifier | modifier le code]La querelle des « conversos », ou Juifs convertis (plus ou moins de force) éclate. Ils sont quelques centaines de milliers qui continuent à vivre en privé leur judaïsme, mais à l’extérieur se comportent en chrétiens (ce qu'on appelle le crypto-judaïsme). Continuant les métiers réservés aux Juifs (comme le prêt d’argent), ils réussissent aussi dans les offices et les négoces qui leur sont ouverts depuis leur conversion. Car officiellement chrétiens, ils ont accès aux (droits de) propriétés et aux métiers interdits aux Juifs. Ils peuvent donc posséder serfs et esclaves (notions peu distinctes en Espagne alors que l’esclavage est alors assez répandu dans la société ibérique et ailleurs). En conséquence, ils sont critiqués des deux côtés : les Juifs les taxent de trahison, tandis que les « vieux chrétiens » les jalousent et se plaignent auprès de l'Inquisition.
Les spécialistes s'entendent pour dire qu'une des conséquences de la dispute de Tortose est le décret de l'Alambra (1492) qui signe la disparition quasiment totale de la communauté juive espagnole puis portugaise, à la fin du même siècle[1],[29],[30].
Comptes rendus
[modifier | modifier le code]Du côté chrétien, la disputatio fait l'objet de volumineux « protocoles », ou procès-verbaux, conservés séance par séance par le notaire pontifical, et comptant plus de 600 pages dans l'édition 1957 de Pacios Lopez. Du côté juif, en revanche, elle donne lieu à un compte rendu beaucoup plus bref, rédigé en hébreu par le sage Bonastruc Desmaltres, l'un des participants, et envoyé à la communauté de Gérone[5],[3].
Un siècle plus tard, Salomon Ibn Verga (1460-1554) compose son Shevet Yehuda (« Le sceptre de Juda »), relatant l’histoire des Juifs depuis la destruction du Second Temple de Jérusalem jusqu’au XVIe siècle et contenant la copie du rapport sur la rencontre politico-théologique de 1413-1414, envoyé par Bonastruc, qui paraît dans les années 1520, après qu'Ibn Verga « eut été expulsé des États de Ferdinand d’Aragon et d’Isabelle de Castille en 1492 »[3]. Ibn Verga rapporte : « L'écrit que le grand sage Avonstrok (probablement Abu Strok, le rav Astrok, Bonastruc) envoya à la sainte congrégation de Gérone en l'an 13 relatait que les grands hommes d'Israël se trouvaient en difficulté et en détresse devant le pape à la demande de Yehochoua' le Lorki, qui se fait appeler parmi les Gentils Gironimo dé Santa Fé, ce qui donne par les initiales "Megadef" (blasphémateur) »[6]. Même si certains éléments qu'il rapporte semblent incorrects, cela n'invalide pas la totalité du compte rendu[31].
Il existe également l'ouvrage De publicatione haesum contentarum in Talmud par l'évêque André Dias de Escobar qui a été témoin oculaire de la Disputation de Tortosa[27].
Notes
[modifier | modifier le code]- Le Livre vert et les conversos.
- (en) « Handbook To Life In The Medieval World (Handbook to Life) 3 Volume Set - PDF Free Download », sur epdf.pub (consulté le )
- Claire Soussen, « La dispute de Tortosa (1413-1414), une rencontre à la croisée du politique et du religieux », dans Les disputes et la conversion religieuse de l’Antiquité au xviie siècle, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 107–120 p. (ISBN 978-2-7535-8752-6, lire en ligne)
- ↑ (it) Materia giudaica VI/2 (2001): Rivista dell'Associazione italiana per lo studio del giudaismo, Casa Editrice Giuntina, (ISBN 978-88-8057-136-0, lire en ligne)
- (en) MACCOBY, HYAM, editor, Judaism on Trial: Jewish-Christian Disputations in the Middle Ages, Liverpool University Press, (ISBN 978-0-19-710046-2, DOI 10.2307/j.ctv1rmjqp.10, lire en ligne), « The Tortosa Disputation, 1413–14 », p. 82-94
- R. Noam Paley, « La disputation de Tortosa », Kountrass, n° 267, p. 17-28, octobre 2023.
- (es) « disputa de Tortosa | enciclopedia catalana », sur www.enciclopedia.cat (consulté le )
- Maccoby Hyam, Judaism on Trial. Jewish-Christian Disputations in the Middle Ages, Londres/Washington, The Littman Library of Jewish Civilization, 1993, p. 169.
- Isidore Loeb, « Liste nominative des Juifs de Barcelone en 1392 », Revue des études juives, vol. 4, no 7, , p. 57–77 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Mattathias Ha-Yiẓhari | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
- (ca) Salvadó Poy, Roc (1999), « Els conversos tortosins i la Inquisició » [archive du ], sur www.uned.es (consulté le )
- (es) Angel Sáenz-Badillos, Literatura hebrea en la España medieval, coll. « Colección / Fundación Amigos de Sefarad », (ISBN 978-84-604-1047-8), p. 233-244
- ↑ Vers 1412 : Tractatus contra perfidiam Judaeorum et De judaieis erroribus ex Talmud.
- « Tortosa, Disputation of », sur www.jewishvirtuallibrary.org (consulté le )
- ↑ Jerónimo de Santa Fé, El Tratatado De Iudaicis Erroribus Ex Talmut, introduction de Moïse Orfali, Madrid, CSIC, 1987.
- ↑ (en) Madeleine Pelner Cosman et Linda Gale Jones, Handbook to life in the medieval world, New York : Facts On File, , 974 p. (ISBN 978-0-8160-4887-8, lire en ligne
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- ↑ Nissan Mindel, « Rabbi Joseph Albo - (environ 5150-5214 ; 1380-1444) », sur fr.chabad.org (consulté le ).
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- ↑ Jean-Paul Coudeyrette, « Compilhistoire - Benoît XIII (antipape) », sur compilhistoire.pagesperso-orange.fr, (consulté le ).
- ↑ José Amador de los Ríos, Historia social, política y religiosa de los judíos de España y Portugal, Madrid, 1960, p. 982-984. Ces sermons devaient être prêchés en tout lieu où il y avait des Juifs, dont les synagogues les jours de Shabbat. Les prédicateurs devaient orienter leurs sermons vers les thèmes de la dispute de Tortosa : voir Antonio Pacios Lópes, La Disputa de Tortosa, Madrid-Barcelona 1957, vol. II, Actas, p. 606-607.
- Moisés Orfali, « La prédication chrétienne sur les Juifs dans l’Espagne du bas Moyen Âge », Revue de l'histoire des religions, no 1, , p. 31–52 (ISSN 0035-1423, DOI 10.4000/rhr.7832, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Henri Dubled (Conservateur de la Bibliothèque Inguimbertine), « Les Juifs et le Comtat Venaissin (1274 – 1791) : Extrait d’Histoire du Comtat Venaissin », .
- ↑ Olivier Ypsilantis, « Les Juifs et les conversos, en Espagne, au XVe siècle. Bref aperçu (deuxième partie) », sur Cybersion, (consulté le ).
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- ↑ Ana María Curso de cultura hispanojudía y sefardí et Ricardo Izquierdo Benito, Judería y sinagogas de la Sefarad medieval: en memoria de José Luis Lacave Riaña XI Curso de cultura hispano judía y sefardí de la Universidad de Castilla-La Mancha, Ed. de la Universidad de Castilla-La Mancha, coll. « Humanidades », (ISBN 978-84-8427-226-7), p. 80
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- ↑ (es) Miguel Angel Motis Dolader, VI centenario del Papa Luna: Jornadas de estudios Calatayud-Illueca, 1994, Centro de Estudios Bilbilitanos, coll. « Publicación de la Institución Fernando el Católico », (ISBN 978-84-7820-338-3), p. 113-164
- ↑ (en)Cohen Jeremy, A Historian in Exile. Solomon Ibn Verga, Shevet Yehudah, and the Jewish-Christian Encounter, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 2016, p. 38
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (es) Antonio Pacios Lopez, La disputa de Tortosa, Instituto Arias Montano, Madrid, 1957, 2 vol., 392p. et 621p. L'édition des actes de la dispute est faite dans le volume 2, compte rendu par Léon Poliakov, dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, 1960, tome 38, no 1, p. 138-141
- (he) Ben Yehudim le-Notsrim : Yehudim ṿe-Notsrim be-Maʻarav Eropah ʻad reshit ha-ʻet ha-ḥadashah, Tel-Aviv : ha-Universiṭah ha-petuḥah, c1993-1998. Vol. 3 and 5. (ISBN 965-06-0068-X) et (ISBN 965-06-0394-8)
- (en) Daniel J. Lasker, Jewish philosophical polemics against Christianity in the Middle Ages, New York 1977 (ISBN 1-904113-51-6)
- (en) Hyam Maccoby, Judaism on Trial: Jewish-Christian Disputations in the Middle Ages, Littman Library of Jewish Civilization, 1993. (ISBN 1-874774-16-1)
- Estrella Ruiz-Gálvez Priego, « La conversion, les “conversos” et la prédication de Vincent Ferrer (1391-1418) », dans Didier Boisson, Élisabeth Pinto-Mathieu (dir), La conversion. Textes et réalités, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2014, p. 75-77, (ISBN 978-2-75353344-8) (lire en ligne)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Disputatio
- Relations entre judaïsme et christianisme
- Disputation de Barcelone
- Histoire des Juifs à Saragosse