Dislocation de l'URSS

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Chute des régimes communistes en Europe.
Façade du Grand Palais du Kremlin en 1982 (haut) puis 2008 (bas), les lettres CCCP (URSS) ayant été remplacées par les armoiries de la Russie.

La dislocation de l'URSS a lieu en 1990 et en 1991, à l’époque où la politique de réforme du système soviétique prônée par Mikhaïl Gorbatchev, la Glasnost et la Perestroïka, contribue à réveiller les sentiments nationalistes des populations constituant la vaste fédération et qui avaient été, durant plus de soixante-dix ans, étouffées par la dictature du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS).

Accession des nationalités à l'indépendance[modifier | modifier le code]

Ville de Douchanbé, capitale du Tadjikistan, placée sous la loi martiale en février 1990.

(entre parenthèses, les dates de déclaration ou restauration d'indépendance)

Elle provoqua ainsi l'indépendance des quinze républiques socialistes soviétiques transformées en pays :

Ces anciennes républiques sont admises à l'ONU en 1991/92, à l'exception de la RSS d'Ukraine et de la RSS de Biélorussie qui avaient déjà rejoint l'organisation au même titre que l'URSS en 1945.

Tentative de putsch[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Putsch de Moscou.
Chars soviétiques T-80 sur la place Rouge durant le putsch de Moscou en 1991.

En août 1991, un putsch tenté par les « communistes orthodoxes » opposés aux réformes, mais néanmoins membres du gouvernement, montra à quel point la position de Gorbatchev s'était fragilisée au fil du temps. Le complot échoua en partie grâce à l'intervention de Boris Eltsine, le leader réformiste alors à la tête de la République socialiste fédérative soviétique de Russie, qui était de loin, la plus importante des quinze républiques socialistes soviétiques formant l'Union. Comprenant que celle-ci ne pouvait être réformée, Boris Eltsine, ainsi que ses homologues d'Ukraine, Leonid Kravtchouk, et de Biélorussie, Stanislaw Chouchkievitch, se rencontrèrent à Minsk le et conclurent les accords de Belaveja, selon lesquels l'Union soviétique serait dissoute.

Gorbatchev tenta vainement de s'opposer à l'inéluctable. Les présidents de onze des quinze ex-républiques soviétiques (les trois républiques baltes d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie, ainsi que la Géorgie ayant boycotté la réunion), se rencontrèrent le 21 décembre à Alma-Ata, au Kazakhstan et entérinèrent la décision prise à Minsk[1]. Tous s'entendirent pour que le siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU que détenait l'Union soviétique revienne à la Russie.

La dissolution devint effective cinq jours plus tard, le , le lendemain de la démission de Gorbatchev de la présidence de l'Union soviétique le .

Communauté des États indépendants[modifier | modifier le code]

La création de la Communauté des États indépendants (CEI), qui suivit la dissolution de l'Union soviétique constitue une tentative de conserver une structure de coordination et de coopération entre les anciennes républiques afin de préserver des liens économiques, politiques et militaires, au sein de ce qui fut jadis un seul État fortement centralisé. Au fil des ans, la CEI n'a cependant pas réussi à devenir une institution forte et efficace du même type de l'Union européenne et demeure plutôt un forum consultatif non contraignant.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'URSS décède à seulement 69 ans », sur herodote.net (consulté le 11 décembre 2011)