Discussion:Yin et yang

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Fonctionnement du symbole[modifier le code]

Il y a fort longtemps lors des 787 méditations d'ordre cosmologique ou métaphysique (je suis polyvalent :-D), en m'interrogeant sur la surface de contact maximale que pouvaient avoir deux entités quelconques, j'en suis finalement arrivé à l'image d'une sphère composée de deux structures imbriquées au maximum (sans être fractionnées).

Arrivé à cette conclusion, j'ai dessiné cette sphère seulement en deux dimensions.

Dans chaque zone représentant une entitée et dans sa partie la plus large, un point de l'autre couleur matérialisait la présence sous-jacente de l'autre entitée ou autrement dit de la minceur de cette zone contrairement à ce que sa largeur laisse supposer ! Quelque temps plus tard, je découvrais que j'avais dessiné le symbole Yin-Yang dont je n'avais aucune connaissance particulière.

Dans mon esprit (tel que je viens de le rappeler), cette représentation est essentiellement dynamique : chacun d'un point ou petit cercle est la zone d'émergence de l'entité en question au détriment de celle qui l'environne et la délimite ; ou ce qui revient au même la transformation d'une entité en l'autre (pendant que symétriquement l'autre devient l'un). (changement de nature favorisé par une surface de contact maximale...)

Ce symbole pour moi traduit donc bien l'idée que si on peut tout situer dans une polarité, chaque pôle n'est qu'une des deux apparences possibles ; l'une se transformant en l'autre en permanence, le réel étant cette transformation et non les apparences.

Je vois cela beaucoup mieux en volume que dans le plan...

J'aimerais donc en savoir plus sur les raisons d'être de ce symbole et qu'on me confirme qu'éventuellement il est beaucoup plus porteur de sens que son côté gentiment esthétique le laisserait penser. Hervé Tigier » 23 janvier 2006 à 21:50 (CET)

Le "hasard" fait bien les choses ! Bravo pour la synchronicité de votre recherche méditative ... (Pour avoir en quelque sorte "réinventé la roue" ...) :-)
Il y a clairement une notion d'impermanence dans ce symbole qui se représente un peu comme une bille en mouvement (susceptible de métamorphose à chaque instant ; voire d'une mutation entre ses 2 polarités, signifiées chacune 2 fois) ... C'est pourquoi le risque est constant de le détourner en une figuration vouée au Manichéisme (cf. "le bien" / "le mal" ; ou, dans une extrapolation issue des mathématiques "positif" / "négatif" ...)
Il est sans doute permis de se dire, suivant les préceptes taoïstess, que ce qui pourrait avoir l'air "négatif" serait plutôt l'absence d'un ordonnancement conforme à ce binôme, ou l'immobilité de cette roue, de cet enchaînement cyclique. (Le "positif" étant la prise de conscience du Tao, et de la "Voie du Milieu" ...)--Pr Fox (discuter) 6 mars 2015 à 01:42 (CET)

Profondeur et rigueur[modifier le code]

  • "[...] La philosophie chinoise (du moins dans toute la partie connue de son histoire (151) est dominée par les notions de Yin et de Yang. Tous les interprètes le reconnaissent. Tous aussi considèrent ces emblèmes avec la nuance de respect qui s’attache aux termes philosophiques et qui impose de voir en eux l’expression d’une pensée savante. Enclins à interpréter le Yin et le Yang en leur prêtant la valeur stricte qui semble convenir aux créations doctrinales, ils s’empressent de qualifier ces symboles chinois en empruntant des termes au langage défini des philosophes d’Occident. Aussi déclarent-ils tout uniment tantôt que le Yin et le Yang sont des forces, tantôt que ce sont des substances. Ceux qui les traitent de forces — telle est, en général, l’opinion des critiques chinois contemporains — y trouvent l’avantage de rapprocher ces antiques emblèmes des symboles dont use la physique moderne (152). Les autres — ce sont des Occidentaux — entendent réagir contre cette interprétation anachronique (153). Ils affirment donc (tout à l’opposé) que le Yin et le Yang sont des substances, — sans songer à se demander si, dans la philosophie de la Chine ancienne, s’offre la moindre apparence d’une distinction entre substances et forces. Tirant argument de leur définition, ils prêtent à la pensée chinoise une tendance vers un dualisme substantialiste et se préparent à découvrir dans le Tao la conception d’une réalité suprême analogue à un principe divin (154) [...]". Marcel Granet, "La pensée chinoise", 1934, réédition, p. 101, Albin Michel, 569 pages, Paris, 1968.
  • "[...] Le Yi-King ou Livre des transformations de l'archaique magie chinoise apporte l'image la plus exemplaire de l'identité du Génésique et du Génétique. La boucle circulaire est un cercle cosmogonique symboliquement tourbillonnaire par le S intérieur qui à la fois sépare et unit le Yin et le Yang. La figure se forme non à partir du centre mais la périphérie et naît de la rencontre demouvements de directions opposés. Le Yin et le yang sont intimement épousés l'un dans l'autre, mais distincts, ils sont à la fois complémentaires, concurrents, antagonistes. La figure primordiale du Yi-King est donc une figure d'ordre, d'harmonie, mais portant en elle l'idée tourbillonnaire et le principe d'antagonisme. C'est une figure de complexité". Edgar Morin, "La Méthode 1. La Nature de la Nature", p. 228, Seuil, Paris, 1977.
  • "[...] Change is the result of combinations and separations of the four indestructible elements, like a painter mixing colors, said Empedocles; it is governed by two cosmic principles, Love ( attraction or Aphrodite), the original source of organic unity and creative combination, and Strife (repulsion or Quarrel), the principle of diversity and differienciation. The life cycle of the cosmos thus oscillates in cycles between unity and diversity (Kahn, 1968). (In the Chinese tradition the cosmic principles are Yin and Yang, and the elements are five: earth, fire, water, wood, and metal. Aristotle reserved the fifth and unchanging element, the 'quintessence' or 'ether', whose 'nature' is to move in circles, for the heavenly bodies, which he held to be perfect and imperishable)". Anthony Wilden, "The Rules are no Game. The Strategy of Communication", p. 153, Routledge & Kegan Paul, 432 pages, London and New York, 1986.

Symbole (représentation des représentations) philosophique du "contraste harmonisé", il est devenu un thème populaire et facile à déraper en "ésotérisme" à bon marché.

Ce "contraste harmonisé" du Yin-Yang est celui du chaud-froid, haut-bas, lumière-ombre, blanc-noir, femelle-mâle, des complémentarités antagonistes enchevêtrées avec les antagonismes complémentaires entrelacés. En optique physique, c'est le jeu de l'onde et du corpuscule en alternance et altercation réunies par la constance de Louis de Broglie. En chimie, c'est l'acidité et l'alcalinité réunies, séparées et contrastées au pH 7. En phiolosophie, c'est le verbe "Aufheben" de Hegel qui signifie, à la fois, "apparaître", disparaître et "conserver" (dans la composante alémanique Souabe), verbe utilisé par Freud pour décrire l'inconscient.

  • "[...] Le sentiment de l’ordre harmonieux que les joutes _126 procuraient à l’ensemble des êtres a conféré à la classification bipartite un tel prestige religieux que nulle autre n’a pu la surpasser en autorité. Les Chinois ne se sont point condamnés à ne trouver de l’ordre que là où régnait la bipar-tition ; mais le principe de leurs divers classements n’a pas varié. Tous impliquent l’analyse d’un total senti comme plus ou moins complexe et, toujours, cette analyse procède d’une image : celle-ci, tout ensemble rythmique et géométrique, fait apparaître la répartition, dans l’Espace et le Temps, des éléments entre lesquels le total se trouve décomposé, si bien qu’un emblème numérique suit à signaler le mode de groupement de ces éléments et, par suite, à déceler la nature intime du total. D’où l’importance des notions liées de Nombre et d’Élément", Marcel Granet, pp. 125-126, 1968.

Takima 15 août 2006 à 03:33 (CEST)

Mise en forme de l'article[modifier le code]

Malgré la présence de 4 paragraphes (caracatérisation, relations, correspondances, voir aussi), le sommaire automatique que déclencehe d'habitude la création d'un 4° paragraphes n'apparaît pas. Qui peut m'éclairer sur ce problème apparemment lié à la syntaxe ? Merci Crocy 9 octobre 2006 à 09:39 (CEST)

Test[modifier le code]

Est-ce que la création de ce 4° paragraphe va bien générer l'apparition d'un sommaire automatique à la page discuter: Yin et Yang ? Crocy 9 octobre 2006 à 09:40 (CEST)

  • Résultat du test : oui, après correction d'un incident (suppression de la balise insérée automatiqument, et qui avait carrément supprimé le premier pratagraphe .... ???!!
  • Je préfère ne pas me lancer dans le bidouillage de l'article prinipal. En sepérent q'un bon informaticien passera par là et réussira à faire apparaître le sommaire de l'article. Crocy 9 octobre 2006 à 09:48 (CEST)

Corps et esprit[modifier le code]

Si l'on devait associer le corps à l'un et l'esprit à l'autre, ce serait bien corps = yang, esprit = yin ? 十月 三日 (^o^) appelez moi Ju (^o^) 11 octobre 2009 à 21:38 (CEST)

Cette interrogation me semble aller de guingois ... Parce que l'on a coutume de considérer, un trio et non pas un duo, le corps, l'esprit, et l'âme, (en vrac). Mais on peut peut-être envisager que l'esprit (à son paroxysme) s'affranchisse du corps ; et que réciproquement l'usufruit intensif de ce corps mériterait un esprit en stand-by ... Alors je crois que dans ce cas la projection de l'un et l'autre serait alternative, tantôt yin pour l'un[e] et tantôt l'autre pour yang. Et l'âme jouerait alors le rôle de l'arbitre, une variable d'ajustement, un châssis pour ce faire ... Une jante ? dessinée comme sur la page concernée par cette discussion) --Pr Fox (discuter) 6 mars 2015 à 09:07 (CET)
Après plus de cinq ans Ju gatsu mikka n'a probablement plus cet article dans sa LdS. Mort de rire Personnellement, j'interprète ce symbole comme étant une dynamique immanence - transcendance mais je ne trouve pas de source qui traite du sujet pour le Yin et le Yang. Je n'en ai pas trouvé non plus sur l'interprétation de ce symbole comme étant une Trinité. Cordialement, --YB 6 mars 2015 à 17:44 (CET)
En désaccord avec Pr Fox, je considère que l'interrogation de Ju gatsu mikka est pertinente, mais que son estimation est fausse, conformément à une erreur classique induite initialement par Ohsawa. C'est le contraire qui est juste. Selon mon interprétation conjointe des philosophies Chinoise et Occidentale, Corps est Yin et Esprit Yang. De là découlent d'autres "signatures" de dualités comme Théorie/Pratique ou Matière/Pensée.
YB, je voudrais bien connaître le cheminement qui te fais interpréter ainsi la dualité Immanence/Transcendance, interprétation que je fais aussi et qui n'est sourcée absolument nulle part, et pour cause : aucune interprétation élargie du Yin/Yang, mais limitée au conceptuel (par opposition au matériel, cf macrobiotique) n'a jamais été produite par personne, à ma connaissance.
En ce qui concerne la trinité, elle me semble comprise dans la sentence Chinoise "Un Yin, un Yang, c'est le Tao" ("Yi Yin yi Yang she wei Dao") qui intègre simultanément la monade et la dyade. L'adéquation à la trinité chrétienne, par exemple, se faisant alors selon que Le Père, Dieu (qui n'est un mâle barbu que dans certaines représentations picturales datées et non universelles, mais qui est le tout) est analogue au Tao, le Fils en tant que matérialisation est en réalité le Yin et donc le féminin, et le Saint Esprit étant le Yang, seul vrai élément masculin de cette trinité. On voit que la trinité chrétienne (platonicienne à l'origine) répond alors à la question initiale de Ju en allant au delà.--Mumen 18 janvier 2016 à 15:49 (CET)
Oui mais dans le corps, il y a et les flux Yin et le Yang qui circulent... Le mode binaire, en dépit des apparences, n'est finalement pas efficient pour une description exhaustive.
On observe par individu : un corps, un esprit, et une âme... (reste à savoir quel est l'élément qui enchâsse les autres...)
En ce qui concerne les développements trinitaires, ("Un Yin, un Yang, c'est le Tao" ("Yi Yin yi Yang she wei Dao"), il faut prendre garde à ne pas trop extrapoler (puisque l'analyse par "genre" est à ma connaissance plutôt binairement limitée... & ) --Pr Fox (remercier) (discuter) 29 avril 2017 à 20:19 (CEST)

Origine ?[modifier le code]

Ce serait bien d'avoir des dates... Par exemple, de quand date ce concept? On parle des dates de leur découverte, mais en réalité et comparativement c'est de si peu d'intérêt... --173.206.151.187 (discuter) 22 mai 2016 à 21:39 (CEST)