Discussion:Tolérance religieuse

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guerres de religions avant le judéo-christianisme[modifier le code]

>de Bistro

Quelqu'un m'a posé la question dans une feuile de discussion, je ne sais plus laquelle : franchement, cite-moi une guerre de religion avant le judéo-christianisme ? (thématique : le monothéisme apporte la guerre de religion)

Je me relève parce qu'il m'en est revenue une . C'est le cas des guerres que l'amphystionie de Delphes mena contre ceux de ses membres qui avaient violé les droits sacrés d'Appolon. Pour la date, je lui ais confiance. C'est une guerre de religion polythéiste sur le modèle que suivra l'anathème. Sur ce, je me recouche ! Stuart Little 7 fév 2004 à 23:50 (CET)

On peut aussi citer le cas de Nedjé et Hyksôs qui s'affrontent dans une guerre que l'on qualifie parfois de guerre de religion. Mais il s'agit aussi d'une forme de monothéisme (le dieu Soleil contre le reste des divinités, ou à peu près).

[1] Ploum's 8 fév 2004 à 19:51 (CET)

Oui, cela c'est de l'hénothéisme comme dans une grande partie de l'Ancien Testament. Je vais faire un truc là-dessus s'il n'y en a pas; Stuart Little 10 fév 2004 à 12:55 (CET)

Et aussi la guerre civile égyptienne entre disciples et ennemis d'Akhenaton. Alibaba 9 fév 2004 à 18:24 (CET)

Oui, celle-là, on l'a indiquée. Mais l'idée était monotheisme = guerre de religion v/polythéisme=tolérance. Je trouvais cela simpliste. Ayant consulté Odon Vallet, petit lexique des guerres de religion, il apparaît que le seul schisme sans guerre est la spértion entre Mahâyana et Theravada. Mais j'ai oublié la date et c'est la raison pour laquelle j'ai pas mis dans l'article. Stuart Little 10 fév 2004 à 12:55 (CET)



Judaïsme[modifier le code]

« Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.  », (Exode III:3).

Le prosélytisme juif cesse assez tôt, dans un petit royaume du Yemen passé en bloc au judaïsme au titre de l'opposition politique à l'empereur de Byzance. La persécution dont il a fait l'objet au cours des siècles l'inciterait plutôt à adopter la devise pour vivre heureux, vivons caché.

La situation au Moyen-Orient pourrait constituer une objection si l'on confond un conflit post-colonial (Accords Sykes Picot [date ? 1919 ou 1920], puis résolution 242 de l'ONU dont l'application n'a pas été totale entre autres du fait des puissances colonieles France et Grande Bretagne.)

Christianisme[modifier le code]

On revient de loin :

  1. Catholicisme : en 392 Ambroise de Milan obtient de Théodose II un édit autorisant la mise à mort des juifs, des païens, et des hérétiques.
  2. Protestantisme : « Dirons-nous qu'il faut permettre la liberté de conscience ? Pas le moins du monde, s'il s'agit de la liberté d'adorer Dieu chacun à sa guise. C'est un dogme diabolique. », Théodore de Bèze, 1570. En cela Théodore de Bèze est un excellent témoin des 150 premières années du protestantisme qui furent tout aussi autoritaires que le catholicisme.
  3. Églises orthodoxes

D'une façon générale, le christianisme a plus de facilité à monter des projets inter-religieux avec des religions autres que chrétienne qu'entre soi. Ce que se disent les christianismes les uns au autres au travers de leurs pastorales respectives est un sujet de thèse en soi.

Islam[modifier le code]

  • Islam : « Il n'est d'autre dieu qu'Allah » mais aussi pas de contrainte en religion (Coran 256/2)

Comme le christianisme, l'islam a statué sur la tolérance :

  • les gens du Livre (juifs, chrétiens, zoroastriens, etc.) peuvent conserver leur religion pour autant qu'ils paient un tribut spécial (Jizya), qu'ils s'abstiennent de prosélytisme, qu'ils n'érigent pas de nouveaux lieux de culte.

En quelque sorte, il s'agit de prolégomènes à la règle cujus regio, ejus religio qui n'interviendra en Europe qu'à la fin des guerres de Westphalie. Chrétiens et Juifs trouvent cela avantageux tant qu'ils ont accès à toutes les professions ; en effet, dans l'empire byzantin, depuis 392, la mort est le châtiment de l'hérétique chrétien, du juif, du païen (i.e. le philosophe néo-platonicien, le zoroastrien, etc.) par application de la persécution juste conçue par Augustin d'Hippone dans la Cité de Dieu contre les païens.

  • les autres (réputés païens ou idolâtres) doivent se convertir.

Ceci correspond aux positions en vigueur du temps des guerres de Ridda mais est en fait très variablement appliqué selon que le milieu est malekite ou wahhabite

Bouddhisme[modifier le code]

Le bouddhisme coexiste ou a souvent coexisté avec d'autres religions, le plus souvent de façon pacifique. La tolérance, la liberté de penser et le respect des opinions des autres sont des vertus bouddhiques :

  • « on ne devrait pas honorer seulement sa propre religion et condamner les religions des autres sans motif valable ; ce faisant, on fait du tort autant à sa propre religion qu'à celle des autres. Le contact entre les religions est une bonne chose » (édit d'Asoka n° XII).

L'illumination est une aventure personnelle et non une exigence collective ; on ne lui connaît donc pas de guerre sainte. Les conflits de nature religieuses sont rares. Toutefois :

  • 1057 le roi birman Anawrata, moine monté sur le trône fait la guerre au prince de Tathon (ville bimane du sud) qui refusait de lui donner une copie du canon pâli
  • les écoles du bouddhisme tibétain étant aussi nombreuses que les vallées, les divergences doctrinales entraînent d'innombrables escarmouches à mi chemin de la guerre civile et de la guerre de religion mettant en arme les bop-bop, moines policiers. La Chine et la Mongolie se lassent et imposent à partir du XVIe siècle l'autorité de l'école gelugpa (les vertueux) en imposant son chef, le Dalaï Lama, comme souverain temporel.


Il n'en reste pas moins que les pays de culture bouddhiste peuvent connaître la violence et l'intolérance (guerres ethniques au Sri Lanka dans les années 1980).


communautarisme[modifier le code]

Je vois dans ce débat sur la tolérance religieuse une problématique de l'identité.

De même que les Lacandons (descendants de Mayas survivottant près de Palenque (Mexique)) s'appellent eux-mêmes "hommes", sous entendant que les non membres de leur communauté n'en sont pas (des hommes), de même, de très très nombreuses ethnies et/ou communautés claniques à travers l'histoire du peuplement de la Terre ont eu cette vision ethnocentriste.

On évoque souvent l'aveuglement du géocentrisme face au nouveau concept (resurgi de l'Antiquité grecque) de Galilée d'héliocentrisme. Voilà une vision bien "macro" qui nous fait perdre de vue l'ethnocentrisme primaire, lequel est partiellement légitimé par l'isolement spatio-temporel du à la très faible démographie des 1ers âges de l'humanité. Le groupe se soude pendant des dizaines voire des centaines de générations. L'étranger qui débarque là-dedans est perçu comme "Autre". Soit dit en passant, les homo sapiens dits "Cromagnons" ont bien côtoyé des non homo sapiens néenderthaliens et il semble que ce ne soit pas un cas isolé dans la préhistoire.

Cette conception qui relève de recherches anthropologiques se sont retrouvées, selon divers développements, parmi les religions: le non juif est le goy (qui signifie (autre) nation), le non chrétien devient le (Ô combien vulgaire) païen, le non musulman, l'infidèle...

L'intolérance religieuse naît d'une part du développement d'une supériorité de telle communauté (censée détenir l'unique vérité) par rapport à toute autre et d'autre part du développement d'une certaine hostilité soi disant légitimée par cette supériorité.

Bref, les notions de racisme et d'intolérance religieuse ne sont pas si éloignées. Admettre qu'il y a un "Autre", un "différent de soi", ne fait pas l'ombre d'un doute (quoique nous soyons tous désormais de purs homo sapiens sapiens) mais ne pas accepter cet "Autre", jusqu'à vouloir le supprimer, relève d'une répressible crispation de l'identité religieuse.

un peu de ménage[modifier le code]

J'ai fait un peu de ménage dans cet article médiocre en l'état. Il y a encore beaucoup à faire pour qu'il retrouve une apparence encylopédique et se complète d'informations manquantes. --Ataraxie 30 octobre 2007 à 11:56 (CET)