Discussion:Sievert

Une page de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Autres discussions [liste]
  • Suppression
  • Neutralité
  • Droit d'auteur
  • Article de qualité
  • Bon article
  • Lumière sur
  • À faire
  • Archives

Cohérence[modifier le code]

Cet article est incohérent avec la version anglaise, mieux sourcée -- Message laissé par 90.2.85.106 le 15 mars 2011 à 23:33

Article à revoir[modifier le code]

Cet article serait complètement à revoir car il y a des informations obsolètes voire fausses
--Kikithepooh 8 octobre 2007 à 16:21 (CEST)

Mais que peut vouloir dire : "La grandeur dose efficace, E, est la somme des produits de la dose équivalente H et du facteur sans dimension : N (facteur de pondération due au Tissu)." En tout cas, il est impossible de faire la somme de H (en J/kg) et de N (sans dimension) ! --Nickele (d) 27 avril 2008 à 23:48 (CEST)
Tout à fait : impossible d'en faire la somme, mais ce n'est pas ce qui est écrit. L'article indique qu'on en fait le produit puis seulement après on somme ces produits :
Kropotkine_113 28 avril 2008 à 01:17 (CEST)

Oui d'accord, j'ai compris mon erreur, merci pour l'explication. En gros, la formule de ton explication complèterait très bien la définition...
--Nickele (d) 11 mai 2008 à 11:15 (CEST)

Incohérences[modifier le code]

Ce passage me semble incohérent, non ?

Les signes cliniques sont observés pour des irradiations massives, reçues sur une période très courte.
* 20 Sv - Pour une dose supérieure à 40 Sv : on observe un syndrome nerveux avec convulsions, coma et mort instantanée

-- Message laissé par 88.172.149.54 le 14 janvier 2011 à 10:49

Il y a une autre GROSSE incohérence.
Je n'ai pas corrigé d'emblée car j'ai une autre référence à fournir.
Comment, si la dose maximale (sous-entendu corps entier) admissible par an et par personne est de 1mSv, la dose annuelle reçue en moyenne par les rayonnements naturels peut-elle être de 2,4 mSv par an et par personne ?
D'emblée on explose la réglementation !
Il faut donc expliquer.
La dose annuelle reçue en moyenne est de 3,7 mSv par personne (toujours corps entier) dont 0,06 mSv par personne (toujours corps entier) d'origine artificielle (hors médecine).
C'est cette dose moyenne efficace reçue qui est limitée à 1mSv.
De même la dose max admissible efficace pour les personnels exposés est de 50 mSv par an pour un débit de dose max de 100 mSv étalés sur 5 ans.
Et il faut toujours préciser "corps entier" ou parler de dose efficace !
Voir http://www.laradioactivite.com/fr/site/pages/LimitesDoses.htm
Je sais que ces histoires de dose ce n'est pas facile à comprendre d'autant que les organes ne réagissent pas de la même façon d'où la différence entre dose efficace (corps entier) et dose équivalente (pondération selon la sensibilité du tissu).
On peut très bien respecter la réglementation avec 500 mSv par an sur la main.
Donc il faut passer un peu de temps pour bien comprendre avant d'expliquer. :)
Cordialement et bon courage,
db -- Message laissé par 194.2.83.202 le 16 mars 2011 à 14:32
Vous semblez avoir un esprit bien organisé et rigoureux, et disposer de références : je vous encourage tout à fait à faire ces modifications par vous-même ! Nous manquons de bras sur WP, et les bonnes volontés sont les bienvenues. Cordialement --Jean-Christophe BENOIST (d) 16 mars 2011 à 16:09 (CET)

homogénéité dimensionnelle[modifier le code]

Bonjour à ceux qui me liront,

Une question : dès le début de l'article est mentionnée l'homogénéité dimensionnelle du Sievert et du Gray. De plus, on signale plus loin que la dose équivalente H devant s'exprimer en Sievert est calculée à partir de la dose absorbée D multipliée par un facteur Q fonction du rayonnement, et que la dose efficace E (s'exprimant elle aussi en Sievert (?)) est calculée à partir de H multiplié par un facteur N dépendant l'organisme ou de l'organe qui reçoit cette dose.

Aussi l'écriture de l'égalité 1 Gy = 1 Sv = 1 J/kg = 1 m²/s² ne me semble pas correcte. Ne devrait-on pas écrire quelque chose comme ([X] exprimant la dimension de la grandeur X):

  1. [Gy]=[Sv]= J/kg = m²/s²
  2. ou "1 Gy = 1 Sv = 1 J/kg = 1 m²/s² dans le cas d'un rayonnement de photons, électrons, positrons, muons (pour lesquels Q = 1 suivant la suite de l'article) et reçu par un être humain (pour lequel N = 1 suivant la suite de l'article)" ?

Je ne me suis pas permis de modifier l'article, puisque je ne suis pas du tout (mais alors pas du tout) spécialiste de ce sujet et que, justement, les notions de dose équivalente et dose efficace ne sont pas simples à comprendre.

Cordialement,

--Syrdaria (d) 28 avril 2011 à 13:37 (CEST)

Bonsoir. Par rapport à la question dimensionnelle, c'est plutôt [Gy]=[Sv]= J/kg = m²/s². Biem (d) 21 octobre 2011 à 19:19 (CEST)
Bonsoir Syrdaria. Je ne suis pas non plus expert de la question (je me base sur mes lectures) mais si vous basez votre analyse sur une source digne de foi, vous devriez compléter l'article en la citant. --AFAccord (d) 21 octobre 2011 à 19:31 (CEST)
Merci de vos réponses. Mon analyse ne se basait que sur la lecture de l'article. Je pourrais effectivement rechercher des sources reconnues par ailleurs. --Syrdaria (d) 23 octobre 2011 à 13:20 (CEST)
Hello Syrdaria
Effectivement, c'est pas simple, y compris dans les sources primaires (ICRU 51, ICRU 60, etc). En fait:
  • On a d'une part une relation formelle d'égalité entre unités: "L’unité de la dose effective est le sievert (Sv); 1 Sv = 1 J/kg." (Ordonnance sur la Radioprotection n°814.501, Conseil fédéral suisse, 1994)
  • On a d'autre part une relation de correspondance entre doses: "Un sievert correspond à un gray multiplié par des coefficients [etc…]." (Rayonnements ionisants et santé, IRSN)
Le problème vient de cette confusion entre rapports d'unités et rapports de doses. Par exemple, considère un rayonnement avec un facteur de qualité Q=10 (exemple tiré du Radiation Oncology Physics Handbook, IAEA 2005, §16.5.2.2 p.556):
  • Pour ce rayonnement comme pour n'importe quel autre, on a toujours 1 Sv = 1 J/kg;
  • Mais pour ce rayonnement spécifique, une dose D = 1 Gy = 1 J/kg correspond à une dose équivalente H = Q*D, soit H = 10 Sv.
Voilà, voilou. J'espère que c'est un peu moins opaque. Cdt, Mayhew (d) 5 novembre 2011 à 02:01 (CET)

Bonjour à tous,
Je voudrais compléter la réponse de Mayhew, car le problème n'est pas simple et je trouve que la confusion initiale peut venir d'une mauvaise interprétation des unités.

  • Par définition on a [E] = [H] = Sv # [D] = Gy = J/kg (arbitraire).
  • Par ailleurs, la dose efficace (idem pour l'équivalente) représente en quelque sorte une dose absorbée virtuelle (dose à laquelle il faudrait soumettre le corps entier avec un rayonnement pour lequel Q=1, pour observer les mêmes effets que l'exposition réelle subie). Ainsi on peut aussi considérer que [E] = [H] = [D] = Gy = J/kg. Des 2 équations précédentes, on peut en tirer l'équation 1 Sv = 1 Gy, pas vraiment rigoureuse sans l'explication ci-dessus, car il faut savoir de quoi on parle. Dans cette équation la dose en Gy correspond à la dose virtuelle définie ci-dessus, tout comme la dose en Sv, d'où le signe d'égalité.
  • Paradoxalement l'équation 1 Sv = 1 Gy est fausse si on la considère d'un autre point de vue (sauf si Q = 1)... La dose équivalente H = Q.D donne clairement 1 Sv = Q Gy. Contrairement à tout à l'heure, la dose D (en Gray) ne représente pas une dose virtuelle mais la dose réellement absorbée par le sujet. Il convient donc de la multiplier par Q pour obtenir la dose virtuelle (en Sievert mais qui peut également correspondre à des Gy si vous avez compris le paragraphe ci dessus !) Bon je voulais être plus clair que Mayhew, je ne suis pas sûr d'avoir réussi !

--Tryonisos (d) 24 janvier 2012 à 13:05 (CET)

Radiation dose chart du Reed Research Reactor[modifier le code]

Salut Lamiot,

Bien évidemment OK pour illustrer davantage l'article. Par contre, la Radiation dose chart du Reed Research Reactor est un dessin destiné à illustrer les dangers de la radioactivité, dans le cadre d'une installation nucléaire US. Du coup, le code de couleurs semble indiquer que tout est OK (vert) jusqu'à 50mSv. Or, 50 mSv cela représente:

  • 50 fois la limite annuelle française d'exposition artificielle (hors exposition d'origine médicale) au public;
  • 25 fois la radioactivité naturelle moyenne en France;
  • 2,5 fois la limite annuelle d'exposition des travailleurs du nucléaire en France (20mSv) et en gros en Europe (100mSv par tranches de 5 ans);
  • la moitié de la dose où l'on est sûrs que ça craint : à partir de 100mSv, l'excès de mortalité par cancer est de 5% par sievert.

En d'autres termes, si l'on prend cette dose deux années d'affilée, on atteint 2*50mSv = 100mSv:

  • En théorie, cela représente 5 chances sur 1000 en plus de mourir d'un cancer.
  • En pratique, cela signifie en Europe l'interdiction de retravailler dans une centrale pendant plusieurs années (puisque la limite est de 100mSv tous les 5 ans).

Bref, j'aurais trouvé plus logique que cette gamme de doses soit représentée en orange (certainement pas en vert). Et ça aurait quand même été mieux qu'elle s'arrête aux 20mSv européens (les US sont plutôt à la traîne en matière de radioprotection des travailleurs du nucléaire).

C'était mes 2 cents! Cdt, Mayhew (d) 12 novembre 2011 à 00:08 (CET)

Si l'on prend cette dose deux fois, c'est deux fois la dose (sic!) et pas la dose seule. Quand on taquine la limite, il faut être précis : Un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts…
Si on prend 50 mSv et c'est tout (pas deux fois cette dose, donc), on reste en-dessous de la limite de détection d'effet stochastiques (cancers) actuellement connue, qui est entre 50 et 100 mSv, c'est factuel. Certes, pour un travailleur qui prend une telle dose, il y aura des restrictions réglementaires sur la capacité de travailler par la suite, mais ça ne change rien sur la limite "amont" de 50 mSv. Il faut être nettement au-dessus pour que des risques statistiquement détectables soient avérés, et encore, ils ne sont avérés que si la dose a été reçue de manière pratiquement instantanée.
De ce fait, prendre 50 mSv comme limite pratique n'est pas idiot. Pour autant que l'on sache, tous ceux qui reçoivent une telle dose n'ont pas de conséquence sanitaire à envisager de manière réaliste, ce qui justifie que les doses correspondantes soient "vert". Et, au-dessus, il faut (progressivement) commencer à s'inquiéter des effets stochastiques, ce qui justifie amplement la couleur passant de "vert" à "rouge".
Le problème est qu'il y a un facteur mille entre un pavé et le suivant, et qu'ils décrivent des irradiations quasi instantanées ; en ce qui concerne les radiations "limites" accumulées au fil du temps, il n'y a pas de données très fiables. Les seules données ce ce genre sont celles des populations exposées aux sables du Kerala, de l'ordre de 10 mSvV/an : les populations locales qui y sont restées depuis des décennies ont eu une exposition (largemment) supérieure à 100 mSv. Les statistiques globales sont que ces populations ont une durée de vie supérieure à la moyenne indienne. A creuser, certainement, mais donc pas de quoi s'affoler dans l'immédiat. Cdlt, Biem (d) 12 novembre 2011 à 23:09 (CET)
Hello Biem
Bienvenue dans la discutaille! Comme d'hab', on connaît tous les 2 la théorie, et on n'est pas d'accord, bref! Par contre, j'ai une question et une remarque:
D'une part, tu as écrit que les risques à partir de 100mSv ne sont avérés que pour une exposition en intense. Tu es sûre de ça? A ma connaissance, la différence entre le chronique et l'intense c'est seulement l'excess death rate (10%/Sv en intense contre 5%/Sv en chronique), pas le seuil avéré. Tu as des réfs? Je vais revérifier de mon côté.
Sinon, sur le fond, en tant que membre du public, si quelqu'un me demandait de prendre une dose, la question est: jusqu'où j'accepterais d'aller? Hé bien, je pourrais monter jusqu'à 10mSv : j'admets l'hypothèse LNT, dans cette hypothèse le risque supplémentaire de crever d'un cancer est de 5/10000, ça me va (il faut bien crever de quelque chose!). A 50mSv, toujours sous l'hypothèse LNT (que j'admets en vertu du principe de précaution), c'est un risque supplémentaire de crever d'un cancer de 2,5/1000, et là je ne joue plus. J'ai déjà statistiquement 20% de chances de mourir d'un cancer, je vois pas l'intérêt d'en rajouter.
Après, on peut discuter pendant 107 ans de ce qui est prouvé ou pas. A titre personnel, dans la mesure des connaissances actuelles, personne ne peut garantir ce qui se passe sous la barre des 100mSv, donc je préfère me la jouer prudent et voir pousser mes neveux! 50mSv, en ce qui concerne l'exposition que je suis prêt à subir pour moi ou ma famille, c'est orange.
Cdt, Mayhew (d) 13 novembre 2011 à 01:17 (CET)
Bonjour,
Assez d'accord avec ta position sur le 50 mSv : c'est des zones qu'il vaut mieux éviter si on peut, sans être une prise de risque trop délirante. Prendre 100 mSv d'un coup (cas des dépassements à Fukushima) augmente son risque de cancer de l'ordre de 0.5 à 1% suivant les modèles ; le risque étant de l'ordre de 20% au naturel, ça fait un effet tout juste détectable en théorie (en pratique, pour détecter significativement un écart de l'ordre du pour-cent, il faut une population de l'ordre de 10_000 personnes, et on n'a généralement pas ça sous la main). Ceci étant, pour un travailleur du nucléaire qui aurait été surexposé, ça fait de son cancer éventuel une maladie professionnelle, ce qui n'est pas un mauvais plan non plus : si passer de 20% à 21% améliore les conditions de prise en charge médicale y compris des 20% qu'on avait au départ, au moins ça console... J'espère que la prise en charge médico-sociale des travailleurs japonais est aussi bonne qu'en France, c'est tout.
Il ne s'agit pas d'un "seuil avéré", simplement les études statistiques sur les effets stochastiques (risques de cancer) donnent en gros un effet net au dessus de 0.1 Sv, un effet très discutable entre 10 et 100 mSv, et rien de significatif en dessous - ce qui n'étonne personne : ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'effet, bien sûr (on n'en sait rien, et "absence de preuve n'est pas preuve de l'absence"), mais simplement qu'un effet éventuel devient indécelable par rapport à l'occurrence naturelle et sa variation (c'est comme de vouloir détecter un pet de mouche pendant un concert de hard rock : on ne peut pas dire qu'il n'y a pas d'effet dans l'absolu, mais il n'est de toute évidence pas significatif par rapport à l'environnement bruité).
La différence que tu cites entre intense et chronique est simplement une modélisation conventionnelle de radioprotection, mais ne traduit pas des données expérimentales. Les données expérimentales portent sur des fortes doses, à partir desquelles on extrapole cette "règle" de 10%/Sv (que l'on suppose donc linéaire pour les besoins de la modélisation) ; et on sait par ailleurs (qualitativement) qu'une succession de doses moyennes donne un effet moindre qu'une grosse dose en un coup, alors pour tenir compte de ça on met ce facteur deux de réduction, mais il faut bien comprendre que c'est totalement conventionnel. Et surtout, ça concerne des expositions chroniques à des débits de doses qui restent importants. Il me semble me souvenir que c'est expliqué dans les publications de l'ICRP ou de l'UNSCEAR qui détaillent et justifient le modèle retenu.
Quand le débit de dose est faible -jusqu'en zone jaune incluse, pour fixer les idées, donc de l'ordre de 1 mSv/h- on n'a jamais réussi à détecter quoi que ce soit. Là, en revanche, il y a eu des seuils signalés dans le domaine médical : "Des rats mâles restent fertiles pendant 10 générations s'ils sont exposés à 20 mSv par jour mais un accroissement, même léger, au-delà de cette limite inhibe totalement la spermatogenèse". C'est cohérent avec ce que l'on sait par ailleurs sur les vitesses de destruction et de réparation de l'ADN : Le taux de cassure double brin de l'ADN (~1/cGy) devient de l'ordre du taux de réparation (~ heure) pour des débits de doses de l'ordre de 10 mGy/h, donc mécaniquement, à des débits supérieurs, les ruptures tendent à s'accumuler et la cellule s'étouffe sous le travail en retard. Inversement, pour des débits de doses suffisamment inférieurs (et ~1 mSv/h n'est pas idiot), la cellule peut faire son travail de réparation, et un faible débit de dose ne change pas qualitativement son point de fonctionnement par rapport à ce qui se passe au naturel (agressions chimiques, agitation thermique,...). 1 mSv/h au quotidien, ça fait tout de même 8.76 Sv/an - ah, quand même... mais, donc, sans effet détectable ni scientifiquement attendu - quand il s'agit d'une exposition continue. C'est ce qui explique que les habitants du Kerala peuvent avoir une exposition annuelle de l'ordre de 100 mSv tout en ne souffrant pas d'un excès de cancer (au contraire, ils ont une espérance de vie de dix ans supérieure au reste de l'inde !).
En termes de santé publique, sachant donc que la limite des effets biologiquement assurés est du côté de 1 mGy/h, on peut prendre le facteur cent habituel et dire qu'une zone doit effectivement être considérée comme insalubre quand le débit de dose continu susceptible d'être rencontré est supérieur à 10 µSv/h, donc de l'ordre de 0.1 Sv/an (=12 µSv/h). En dessous, a priori, donc, inutile de s'affoler. La "zone jaune" de la réglementation française commence à 25 µSv/h et va jusqu'à 2000 µSv/h, c'est un bon point de repère. Autant je renâclerais à m'exposer à une dose de 50 mSv en une fois, autant ça ne me ferait ni chaud ni froid d'habiter dans une zone où le débit de dose serait de 50 mSv/an (5.7 µSv/h), qui reste une "zone verte", du moment qu'on me garantit qu'il n'y a aucun point chaud - typiquement, que même s'il y a des zones un peu "jaunes" dans le coin, je ne rencontrerais jamais de zone s'approchant du "orange" (de loin, parce que la limite de 2000 µSv/h est vraiment "chaude", pour le coup - perso je préférerai cinq à dix fois moins comme limite de viabilité).
Sauf que pour réglementer la radioprotection, on fixe des critères sur l'exposition cumulée sans se préoccuper du débit de dose - c'est parfaitement justifié pour les environnement "nucléaires" où quand on prend des doses c'est de tout manière à des débits largement supérieurs, que l'exposition soit chronique ou pas, mais c'est donc complètement à côté de la plaque quand il s'agit d'évaluer les conséquences sanitaires d'un environnement où la radioactive est faible et diffuse. Dans ce cas, l'approche LNT (qui par définition ne tient pas compte du débit de dose) conduit à des résultats aberrants : après Fukushima les japonais identifient comme "point chaud" des zones où le débit de dose conduit à une exposition supérieure à 20 mSv/an (2.3 µSv/h), en "zone bleue", cinq à dix fois en-dessous de la limite de salubrité, simplement parce que c'est une limite réglementaire (pour les travailleurs nucléaire) au-delà de laquelle on n'a pas le droit d'exposer les gens, et du coup il vont décontaminer et/ou évacuer ces zones - qui, en toute rigueur, sont objectivement salubres...
Bon, on ne va pas refaire le monde, comme disait Schiller, "les dieux eux-mêmes luttent en vain contre la stupidité"... Mais vu ce que ça va leur coûter, ils vont certainement approfondir la réflexion sur ce qui est réellement nécessaire comme radioprotection dans un environnement à radioactivité faible et diffuse.
Cordialement, Biem (d) 13 novembre 2011 à 10:55 (CET)
Hello,
Concernant les 50mSv pour les travailleurs exposés, j'ai pas de débat: c'est effectivement un risque professionnel, comme dans n'importe quel autre métier. Je mettrais quand même 2 bémols:
  • Cette limite à 50mSv m'embête quand même car elle peut induire en erreur un lecteur potentiel qui serait un travailleur du nucléaire français : cette dose est OK aux USA, acceptable en Europe (j'avais oublié), mais pas en France.
  • Malheureusement, j'ai vu dans un reportage que la protection au long cours des travailleurs exposés n'est pas bonne que ça en France : si un cancer se déclare plus d'un certain nombre d'années après l'exposition, contrairement à l'amiante le lien de causalité n'est pas avéré et la maladie n'est pas classée en maladie professionnelle.
Merci pour ta réponse détaillée sur les faibles doses en chronique. C'est intéressant : je vois ta position, et au moins tu es cohérente avec tes idées.
Par contre, tu prends régulièrement l'exemple de la bonne santé des populations dans des régions à forte radioactivité naturelle, mais je n'en tire pas les mêmes conclusions que toi: pour moi, cela prouve simplement qu'une population peut s'adapter à des régions à forte radioactivité naturelle, par sélection des génotypes les plus radiorésistants. Dans ces régions, je ne pense pas qu'on trouve des masses des prédispositions génétiques au cancer type Li-Fraumeni. Maintenant, qu'est-ce qui se passe quand tu prends une population quelconque, donc avec une proportion quelconque d'individus radiosensibles, et que tu la transplantes tout d'un coup dans un environnement radioactif? Concrètement: qu'est-ce qui se passe pour ces individus radiosensibles? Est-ce que 50mSv/an est acceptable ou non pour ces individus?
A ma connaissance, la question n'est pas éclaircie (et je doute qu'elle le soit de sitôt). Et comme en l'occurrence je viens d'une famille à risque (BRCA1), je crois que même en dose répartie annuelle, sans pic d'activité ni point chaud, je vais passer sur l'offre des 50mSv ;-)
Cdt, Mayhew (d) 13 novembre 2011 à 13:43 (CET)
Bonjour Mayhew ;
  • Il ne faut pas faire une fixation sur les 50 mSv. Ces limites ont varié dans le temps et dans l'espace ; et varient suivant qu'il s'agit d'exposer une population générale, un travailleur du nucléaire, ou (cas de Fukushima) un travailleur en train de gérer une crise, voire d'intervenir pour répondre à un danger immédiat et avéré. S'agissant d'effets stochastiques, en terme D&D, il n'y a pas de différence radicale entre "ne pas tirer un Un" sur un dé à vingt faces ou sur un dé à six faces, dans les deux cas on fait la grimace et il ne se passe généralement rien. Mais s'agissant d'un ordre de grandeur, tout le monde reconnaît que la limite est "quelque part par là", il n'y a guère de discussion à ce niveau.
  • La question des maladies professionnelles est surtout un problème de "charge de la preuve" : dans le cas d'une maladie professionnelle, on présume par défaut qu'elle est due au travail ; le problème des cancers est que le lien statistique est très vague : tout le monde en a, ça n'est pas très spécifique, et le risque supplémentaire suite à une exposition professionnelle est faible (de nos jours, grâce aux progrès de la radioprotection), d'où difficulté à caractériser le côté "professionnel". Pour la classification du risque radiologique en maladie professionnelle, la loi d'indemnisation des vétérans des essais nucléaires donne déjà une liste de maladies radio-induites indemnisables à ce titre, je ne doute pas qu'elle soit étendue à terme aux "victimes" du nucléaire civil. Reste à savoir, une fois encore, à partir de quel seuil d'exposition on considérera que le risque professionnel a été avéré (c'est un oxymore, puisque les seuils sont justement calculés pour que l'effet éventuel reste sous la détection statistique ...) - on verra bien. Le point est que l'agent qui a dépassé sa "dose légale" a en tout état de cause un sacré plus pour prouver un risque professionnel avéré, c'est tout (en plus, un "manquement à une obligation légale de sécurité", c'est juteux pour les indemnisations...).
  • Les populations plongées dans un environnement radioactif ne le sont pas nécessairement depuis longtemps. Il y a le cas des populations de Maïak qui sont assez bien suivis, et sur lesquels il n'y avait pas de sélection de population ; le cas des bâtiments neufs contaminés au Cobalt-60 à Taïwan est également "intéressant" pour ça. Ces études sont en cours, elles durent fatalement des dizaines d'années, on verra bien le résultat - mais les premiers résultats tendent à être en faveur d'une absence d'effet négatif (voire d'un effet d'hormèse suspecté ou significatif).
  • Je n'ai aucune idée de la manière dont les individus radiosensibles de type Li-Fraumeni réagissent à un excès de radiations, et je doute qu'il y ait des études statistiques sur la question (il ne sont heureusement pas tellement nombreux). S'il faut leur faire subir une radiothérapie où les radiations sont sensé soigner, que se passera-t-il ? On peut naturellement supposer que pour les débits de doses dont on sait qu'ils sont carcinogènes, ces populations seront (probablement) plus exposées (voir par exemple cet article, où la "dose" de radiothérapie était de 45 Gy - glup - ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère...). Mais dans la tranche des 10 mSv/an, où beaucoup suspectent au contraire un effet d'hormèse, que se passera-t-il ? Bien malin qui peut le préciser. En réalité, s'ils ont des cancers, on les soignera, comme pour n'importe qui. Au pire, ce sont des populations "allergiques aux radiations" de même qu'il y en a qui sont allergiques au pollen de Bouleau, au point parfois d'en mourir. Bon. Il y en a plus allergiques au pollen de bouleau, et le bouleau est plus répandu que les taches radioactives : pour quoi faut-il se mobiliser ? Faut-il en faire une question de santé publique et éradiquer les bouleaux ? On peut vivre avec dans un cas comme dans l'autre, en évitant les zones à risques ; c'est alors plus un problème de connaissance et de signalisation que d'éradication du risque : il faut voir le coût social accepté dans un cas ou dans l'autre. Autant vive toute sollicitude vis à vis des défavorisés (tous), autant il faut rester méfiant face à des grands discours indignés faisant campagne pour "rectifier le sort de tel ou tel oublié" : c'est faire passer à la trappe tous les autres ; le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit.
  • S'agissant de déficits dans les Gènes suppresseurs de tumeur, c'est clairement un handicap en tout état de cause, et génétiquement transmissible. Côté handicap, chacun individuellement peut / doit "vivre avec" - après tout, on ne choisit pas son génome et on ne peut pas le changer ; et la société étant fondée sur le "vouloir-vivre-ensemble" il est juste de s'organiser pour faciliter la vie à tout handicapé (dans la mesure du possible, voir point précédent) : s'ils ont des cancers, on les soignera, comme pour n'importe qui. Côté transmission, est-il juste d'imposer ce fardeau aux générations futures - et pourquoi celui-là plutôt qu'un autre ? Savoir quelle est l'attitude éthique (collective ? individuelle ?) quand à sa transmission est un problème plus qu'épineux et je ne me risquerais pas à le discuter.
Mais aux niveaux maxima fixés pour l'irradiation en France, tu restes largement en-dessous des 50 mSv, donc pas de problème. Cordialement, Biem (d) 14 novembre 2011 à 12:26 (CET)
Allez, je laisse tomber:
  1. Je reste sur ma position : ce dessin est joli, mais il est destiné aux travailleurs du nucléaire, pas au grand public.
  2. Ca n'a pas une grande importance, donc on va passer à autre chose.
A+, Mayhew (d) 14 novembre 2011 à 16:21 (CET)
Bonjour à tous. Ce tableau est destiné initialement aux travailleurs du nucléaire. Le grand public peut vouloir s'intéresser à l'exposition des travailleurs du nucléaire (notammant après un grand événement médiatique comme Fukushima). Ce tableau est alors particulièrement intéressant, et très joli comme vous le soulignez justement. De plus, la France n'est pas le seul pays (francophone) à fixer des limites d'exposition. Pourquoi ne pas simplement donner une explication complétant ce tableau s'il vous pose problème ? --Tryonisos (d) 23 janvier 2012 à 11:59 (CET)
Ca marche, je vais compléter la légende. Cdt, ConradMayhew (d) 27 janvier 2012 à 00:31 (CET)

Sievert comme évaluateur du risque stochastique[modifier le code]

Bonjour à tous, je me trompe peut-être lourdement mais je trouve que dans cet article, on ne fait pas assez le lien entre le Sievert et l'apparition des effets stochastiques. Cette unité n'a-t-elle pas été créée dans le but d'en être un indicateur ? De plus, je trouve que les parties traitant de l'effet déterministe sont hors sujet. Je pense par exemple à la section 3 : Dose reçue et signes cliniques où l'on présente un tableau contenant des valeurs en Gray (unité). Très intéressant, mais je ne pense pas qu'il soit à sa place dans cet article. Que pensez-vous de ces propositions ?

Actuellement je suis sur d'autres articles, ce qui vous laisse le temps de me répondre, mais je pense revenir prochainement pour faire un peu de tri dans l'article et prendre en compte les autres suggestions présentes sur la page de discution. Bien cordialement. --Tryonisos (d) 23 janvier 2012 à 12:30 (CET)

Hello.
Oui, je suis d'accord: l'article fait un peu gobe-tout. Et comme souvent aujourd'hui, on donne plein de formules mais peu de notions concrètes. J'ai moins de temps pour écrire en ce moment, mais bonne idée pour la refonte, et j'essaierai de filer un coup de main. Cdt, ConradMayhew (d) 27 janvier 2012 à 00:44 (CET)

Petite rectification sur de la définition de Wikipédia sur le sievert :[modifier le code]

Le sievert ( symbole : Sv) est l' << unité utilisée pour donner une évaluation de l'impact des rayonnements sur l'Etre Humain ou l'Homme & la Femme >> . Merci pour votre compréhension .

Vincent Thouvenot de La Membrolle / Choisille . — Le message qui précède, non signé, a été déposé par l'IP 90.24.19.236 (discuter), le 20 août 2012 à 05:22 (CEST).

L'homme désigne à la fois le mâle et la femelle, c'est le français qui est comme ça. Ainsi, Marie Curie est le premier homme a avoir reçu deux prix Nobel - il n'y a aucune raison à ce niveau de rabaisser le prix en considérant que c'était "la première femme à avoir deux prix Nobel" Biem (d) 20 août 2012 à 09:24 (CEST)

Comparaison tabac radioactivité[modifier le code]

Le passage qui suit me paraît erroné:

En termes de mortalité, fumer une cigarette est équivalent à recevoir une dose de 0,010 mSv18 ou 10 µSv, c’est-à-dire que la limite annuelle d’exposition pour la population générale en France est atteinte à environ un paquet par semaine, et dépassée à plus d’une cartouche tous les deux mois. La plupart des fumeurs dépassent très vite le seuil légal d'exposition de la population générale.

La source ne parle pas de la mortalité du tabac, mais de la radioactivité contenue dans le tabac. En outre, la mortalité due au faibles doses est controversée (certains chercheurs avançant même que les faibles doses sont bénéfiques par effet d'hormèse), par conséquent, la comparaison proposée est abusive. Je vais donc effacer ce passage, en proposant que quelqu'un connaissant mieux la question le réécrive.

--Kiskrof (discuter) 23 août 2014 à 09:34 (CEST)

Je ne comprends pas. La source de l'article parle bel et bien de la mortalité du tabac, et parle même des faibles doses, et la source semble être globalement en accord avec ce que vous dites. Cela dit, le passage reflète incomplètement la source, voire incorrectement puisque le passage parle de "limite annuelle d’exposition pour la population générale en France" dépassée avec un paquet par semaine, alors que la source parle de 5 paquets seulement. Le passage mérite d'être réécrit par rapport à la source, qui me semble bonne, mais pas supprimé. --Jean-Christophe BENOIST (discuter) 23 août 2014 à 10:35 (CEST)
J'ai compris ce que vous vouliez dire en refaisant le paragraphe. C'est le "en terme de" qui vous ennuyait (à juste titre). Cordialement --Jean-Christophe BENOIST (discuter) 23 août 2014 à 10:41 (CEST)