Discussion:Georges Bataille

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Discussion:Georges Bataille/Archives 2016 Discussion:Georges Bataille/Archives 2017

Partie restant à développer et à référencer[modifier le code]

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[À développer]

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[À développer]

Le Bleu du ciel avec ses tendances nécrophiles et politiques, ses nuances autobiographiques ou testimoniales, et ses moments philosophiques chamboulent Histoire de l'œil, fournissant un traitement beaucoup plus sombre et morne de la réalité historique contemporaine. Ma mère est un roman publié à titre posthume en 1966. {Il fut plutôt faussement considéré comme inachevé. En réalité, Bataille n'a pas fini le recopiage du manuscrit final, mais a accolé deux manuscrits l'un après l'autre (le manuscrit « vert » et le manuscrit « jaune ») de sorte que le texte possède un dénouement et une fin acceptable, offrant une cohérence permettant le commentaire littéraire. Ma mère est un récit sur l’initiation aux vices d'un fils par sa mère. Loin d'être simplement un roman provoquant (avec la suggestion évidente de l'inceste), il représente plutôt une synthèse des préoccupations de Bataille durant l'ensemble de son œuvre alliée à la totale maturité de son style littéraire.[réf. nécessaire]

Dans les faits, il y a un parallèle entre l’Abbé C.

de Bataille et le Dialogue entre un prêtre et un moribond de Sade. Chez les deux auteurs le thème central reste la transgression du sacré, du divin. Si pour Sade le Dialogue est l’une de ses affirmations les plus irréductibles de son athéisme, dans l’ABC de Bataille, il y a la certitude que Dieu est mort (l’idée de Dieu, précise Bernard Noël, parce que nous savons bien que tout ce qui s’engage dans le temps est condamné à périr.« L'érotisme est le point nodal de toute leur vision du monde concentrant en ses feux toute la systématique d'une pensée profondément originale ». Sade résume son Dialogue ainsi : « Le prédicant devint un homme corrompu par la nature pour ne pas avoir su expliquer ce qu’était la nature corrompue », et pour Bataille, la chute de l’Abbé C. se résume ainsi : « Étant prêtre, il lui fut aisé de devenir le monstre qu’il était. Même il n’eut pas d’autre issue. » Mais alors que pour Sade profaner les reliques, les images de saints, l’hostie, le crucifix, ne devait pas plus importer aux yeux du philosophe que la dégradation d’une statue païenne, pour Bataille, le sacré reste immanence. Pour Sade transgresser le sacré revient à cultiver le blasphème, car, explique-t-il dans La Philosophie dans le boudoir : «Il est essentiel de prononcer des mots forts ou sales, dans l’ivresse du plaisir, et ceux du blasphème servent bien l’imagination. Il n’y faut rien épargner ; il faut orner ces mots du plus grand luxe d’expressions ; il faut qu’ils scandalisent le plus possible ; car il est très doux de scandaliser : il existe là un petit triomphe pour l’orgueil qui n’est nullement à dédaigner ».[réf. nécessaire]

Bataille reste résolument étranger à ce type de jubilation même si sa notion de sacré n’est pas celle des religions. Selon Christian Limousin, là où le chrétien définit le sacré comme un rapport homogénéisant au divin, Bataille entend crachat, excrément, rupture de l’identité[réf. nécessaire] Selon Limousin, le sacré de Bataille s’inscrit dans un mouvement universel de la vie à la mort, un mouvement que le christianisme aimerait refouler. Il se manifeste sur les marges, dans le domaine de l’interdit : c’est en transgressant les tabous que nous expérimentons le sacré et un sentiment d’appartenance au monde. Bataille le cherche et le trouve dans les exhalaisons physiques (sang, sueur, larmes, excrément), les émotions extrêmes (rire, colère, ivresse, extase sexuelle), et dans les activités inutiles (poésie, jeu, crime, érotisme). Chez lui, si le sacré et l’abjection s’épousent, c’est sous une forme de dépassement des antinomies. Cela dit, Bataille sera toujours pour les tabous qui donnent un sens à cet excès. Car le divin ou le sacré sont quelque chose d’ambigu, « à la fois saint et maudit, pur et impur, blanc et noir, fascinans et tremendum » ; « le sacré est le tout autre, séparé, hétérogène », et « cette hétérologie comprend les formes les plus nobles comme les plus basses. Jeu cruel, l’art a le pouvoir d’engendrer une altérité folle, belle, laide ou effrayante »[réf. nécessaire] S’il détourne les mots, ouvre des concepts, il disjoint le sacré de la substance transcendante. Il explique dans L’expérience intérieure : « J’entends par expérience intérieure ce que d’habitude on nomme expérience mystique : les états d’extase, de ravissement, au moins d’émotion méditée » et quand, en 1947, Méthode de méditation recherche une définition de l’opération souveraine, « la moins inexacte image » lui semble être « l’extase des saints ». Si pour lui le sacré reste à la fois fascinant et repoussant, c’est qu’il est l’espace où la violence peut et doit se déchaîner.« L'érotisme est perversité au sens étymologique du terme : il tourne le vice en vertu, devinant que ce qui était défendu est en fait délicieux. Et plus le tabou est ressenti comme pesant, plus sa transgression sera délicieuse.Pour Bataille « La transgression n'abolit pas l'interdit mais le dépasse en le maintenant. L'érotisme est donc inséparable du sacrilège et ne peut exister hors d'une thématique du bien et du mal ». « Le détour par le péché est essentiel à l'épanouissement de l'érotisme : là où il n'y a pas de gêne, il n'y a vraiment pas de plaisir »[réf. nécessaire]

Bataille jeta aussi les bases de son œuvre érotique, de son érotisme qui est une : « ouverture entre les ouvertures pour accéder tant soit peu au vide insaisissable de la mort », a commenté Michel Leiris. L’érotisme de Sade ne lui ressemble en rien. Pierre Klossowski l’a analysé en ces termes : « La persévérance du Divin Marquis, toute sa vie durant, à n’étudier que les formes perverses de la nature humaine prouve qu’une seule chose lui importait : la nécessité de rendre à l’homme tout le mal qu’il est capable de rendre ».Pour le Divin, la seule attitude face à la mort reste la recherche d’une ultime volupté. C’est du moins les phrases qu’il met dans la bouche du moribond expliquant à son confesseur : « Renonce à l’idée d’un autre monde, il n’y en a pas, mais ne renonce pas au plaisir d’être heureux… Mon ami, la volupté fut toujours le plus cher de mes biens, je l’ai encensé toute ma vie, et j’ai voulu la terminer dans ses bras ».[réf. nécessaire]

Bataille, qui toute sa vie s’était « dépensé jusqu’à toucher la mort à force de beuveries, de nuits blanches et de coucheries », était tout à fait hostile à cet ultime type de libertinage. Pour lui la réduction de l’être humain à un corps source de plaisir physique refoulait, à l’instar du christianisme, la dimension spirituelle de l’érotisme. Mais les deux événements sont concomitants. Dès lors Bataille critiqua le christianisme qui fait croire à l’immortalité de l’âme et au report du plaisir jusqu’au paradis. Pour lui ce refoulement de la mort s’accompagne du refoulement de la sexualité et atteint son comble dans le culte de la Vierge Marie, lui qui avait écrit le Rire de Nietzsche, lui dont le rire fêlé passait pour sarcastique, il privilégia avec une ironie noire un dernier éclat de rire, ce rire, disait-il, qui précipite « l’agonie de Dieu dans la nuit noire », persuadé qu’il était que « dans le rire infini la forme divine fond comme du sucre dans l’eau »[réf. nécessaire]

Confusion lettre privée / essai de G. Marcel (dans section 1.6 Pendant la guerre et l'après-guerre)[modifier le code]

Outre que la note sur Stuart Kendall n'a aucune pertinence (réfutée par nombre de références autrement fiables et le texte lui-même du tract "Nom de Dieu !" avec ses signataires - cf sujet plus haut)

nouvelle confusion (ou plutôt falsification !) ridicule [1]:

"Le texte de la lettre de Bataille à Jean Bruno, daté de 1943, ne paraîtra qu'en 1945 dans un livre intitulé Homo Viator éditions Aubier sous le titre de chapitre de : « Le refus du salut et l'exaltation de l'homme absurde"

Cf le texte (intégral) de cette lettre PRIVEE de mail 1943 dans BATAILLE, Choix de lettres, éd. Michel Surya, Gallimard, 1997, p. 183 qui commence par : "Mon cher Bruno, que devenez vous ?..." avec l'extrait "J'ai vu un tract surréaliste (...) Pas d'intérêt sinon comique". La lettre fait une demi-page et n'a pas d'autre intérêt que ces 2 lignes sur le tract. C'est UNE LETTRE PRIVEE qui n'a été éditée intégralement qu'en 1997 par Surya.

Et Gabriel Marcel l'aurait fait "paraître" dans un chapitre intitulé « Le refus du salut et l'exaltation de l'homme absurde" de son essai (texte philosophique) Homo viator (Aubier, 1945), chapitre écrit en décembre 1943 (Cf Surya, p. 381) ??!! Ridicule - on croit rêver ! Sans même connaître ces textes, le bon sens même ne peut accréditer une telle affirmation-déformation.

https://books.google.fr/books?id=7iTMpb5VffUC&pg=PA39&lpg=PA39&dq=Le+refus+du+salut+et+l'exaltation+de+l'homme+absurde+gabriel+Marcel+Homo+viator&source=bl&ots=bJ2m3Hb0oF&sig=sguTAi_ksUTJ8m8W455i_iEG2S0&hl=ja&sa=X&ved=0ahUKEwiFxOST9rXTAhXLULwKHSjzBhYQ6AEIKTAB#v=onepage&q=Le%20refus%20du%20salut%20et%20l'exaltation%20de%20l'homme%20absurde%20gabriel%20Marcel%20Homo%20viator&f=false


cf les 2 notes qui se suivent de M. Surya, in Georges Bataille, la mort à l'œuvre (p. 381 in éd. 2012 ; p. 404 in éd. 1992), la 1ere concernant la lettre à J. Bruno et la suivante l'essai de G. Marcel - qui n'ont strictement rien à voir ! Le texte exact, déformé par Lepetitlord (dans quel but ?), est :

« Cet article daté de décembre 1943 ne paraîtra qu'en 1945 dans un livre intitulé "Homo Viator" (Aubier), sous le titre de chapitre de : "Le refus du salut et l'exaltation de l'homme absurde". »

LE SUJET de la phrase est « CET ARTICLE » (de G. Marcel) et non « Le texte de la lettre de Bataille à Jean Bruno » (ce qui n'a rien à voir), comme l'a écrit Lepetilord... de même que le n° de page (p. 647) qu'il indique en note 148, alors qu'il s'agit en fait de la p. 381 ! Si ce n'est pas juste pour contrarier (?), on se demande bien pourquoi cette flagrante falsification ??!! Et c'est le même qui ose parler de "trifouillis", "interventions sauvages", "salmigondis", "poodle raconte n'importe quoi", et j'en passe, à l'égard de mes corrections ! [2] [3]

Une REGLE ABSOLUE, pourtant mondialement bien connue, est qu'on doit faire une CITATION sans AUCUNE déformation, à la virgule prêt ! (idem quant au respect des réf.)

--Hotter3