Discussion:Développement durable

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Passage à recycler[modifier le code]

Controverses sur le développement durable[modifier le code]

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Limites et dérives du concept[modifier le code]

{{TI|Certaines parties de cette section peuvent contenir}} Comme tous les concepts de l'idéologie humaine, le développement durable trouve aussi ses limites. En effet, la société capitaliste, dans laquelle nous sommes, a su redistribuer les dividendes de la prédation des ressources à l'économie (sous la forme de ré-investissements) et aux sociétés (hausse du revenu des salariés) pendant toute son existence. La balance entre ces deux pôles s'est réalisée au gré de l'évolution économique, des équilibres économiques et des convictions politiques de quelques dirigeants. Mais comment prendre en compte l'environnement dans cette balance ?

  1. Le risque de dégradation le plus important est que le label « développement durable » soit récupéré pour appuyer des politiques ou justifier des actes n'ayant aucun rapport avec la notion même du développement durable. Il s'agit du phénomène d'écoblanchiment (en anglais greenwashing), qui peut toucher tous les secteurs d'activité[1]. Par exemple, les valeurs supposées « immatérielles » attachées aux « technologies de l'information et de la communication » ne suppriment pas la consommation de papier et n'améliorent pas la qualité environnementale des produits[2].
  2. Un autre risque est que le concept de développement durable dérive vers une vision malthusienne et inadaptée de l'évolution de la société humaine. Pourquoi les pays riches, maintenant développés industriellement, imposeraient-ils aux pays en développement une vision limitative de leur développement industriel ? Le concept est bon, ses objectifs louables, mais il sert peut-être à justifier une politique protectionniste de certains pays craignant une trop grande concurrence. En pratique, les pays développés ne se privent pas de commercer avec la Chine, malgré les risques de dérive de l'empreinte écologique de celle-ci.
  3. Un autre risque est celui d'une communication mal équilibrée dans sa diffusion. Soit la communication ne serait pas suivie d'actions, dans le domaine de l'innovation par exemple, et l'entreprise se fragiliserait par rapport à ses concurrents plus innovants. Soit au contraire la communication ne dévoilerait pas le contenu d'une information confidentielle. Dans les deux cas, la stratégie de cohérence et la compétitivité des entreprises en pâtiraient, malgré le contexte de la révolution internet.
  4. Un autre risque est celui d'une dérive vers des modèles de substitution à durabilité faible, qui admettent que le capital naturel est substituable par un capital de connaissances humaines. Des auteurs tels que Pearce et Turner maintiennent que la dégradation du capital naturel est irréversible, en soulignant que la capacité de l'environnement à assimiler les pollutions est limitée[3] ; d'autres auteurs appartenant au courant de l'économie écologique mettent en avant le caractère irremplaçable de certaines ressources naturelles, qui rend le capital naturel non substituable[4].
  5. Un autre risque, plus pernicieux encore, est souligné par Bernard Salengro, qui, citant une étude réalisée par les experts du cabinet Alpha Études, sur les chartes et autres déclarations de bonne conduite qui se multiplient dans le cadre des programmes de développement durable[5], dénonce une manipulation mentale et regrette « le manque d'engagements fermes » qui se cache « derrière un vocabulaire pompeux », où l'on retrouve les expressions « développement durable », « entreprise citoyenne », « responsabilité sociétale », bref tout un « vernis éthique »[6]. On peut craindre que le manque d'éthique dans les institutions et dans les entreprises masque en réalité le manque d'action morale, au nom de l'intérêt (en fait de l'entreprise)[7].
  6. Un autre risque vient de l'accaparement, par les puissances qui maîtrisent les technologies de l'information, des procédures de normalisation et de régulation internationales. De ce fait, les plus riches risquent d'imposer un modèle qui aboutit de fait à une répartition encore plus injuste des savoirs, et par conséquent des ressources naturelles. Les logiciels dits open source et les sociétés ou organisations favorisant leur mise en œuvre (dont les SSLL), peuvent peut-être contribuer à réduire ce risque.
  7. Un autre risque est que les critères d'évaluation élaborés selon des modèles idéologiques soient mal équilibrés et croisés entre des notions révolues de l'environnement, du domaine social, et de l'économie. La mise en œuvre de modèles globaux biaisés (retour à des utopies ou à certaines formes d'idéologies, …) tend à pervertir des idéaux déjà suffisamment compromis. Par exemple, par le biais du souci de l'environnement, on masque parfois certaines carences culturelles de la civilisation.
  8. Un autre risque est que les analystes financiers chargés d'évaluer les rapports du développement durable des institutions et des entreprises ne disposent pas de la formation nécessaire sur les concepts de développement durable et qu'ils ne soient pas aptes à les utiliser, car ils sont dépourvus de la perception et des outils d'analyse adaptés.

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  1. Jean-François Notebaert et Wilfried Séjeau, Écoblanchiment : quand les 4×4 sauvent la planète, éditions Les Petits Matins, 2010
  2. Florence Rodhain, Bernard Fallery, après la prise de conscience écologique, les TIC en quête de responsabilité sociale, pp. 5-6 [PDF]
  3. D. Pearce, K. Turner, Economics of natural resources and the environment, Londres, Harvester Weatsheaf, 1990, 378 p.
  4. P. Ekins, « Identifying critical natural capital : conclusions about critical natural capital », Ecological Economics, vol. 44, n° 2-3, 2003, pp. 277-292
  5. Alpha Études. Chartes éthiques et codes de conduite : état des lieux d’un nouvel enjeu social. Étude sur les principales sociétés privées et publiques françaises
  6. Bernard Salengro, Le management par la manipulation mentale, sur le site books.google.fr
  7. André Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral ?. Comte-Sponville en conclut à la nécessité d'une morale dépassant le cadre de l'entreprise (les quatre ordres)

Système d'information et analyse suivant les piliers du développement[modifier le code]

Le l convient d'admettre que l'existence d'une telle situation reste à montrer, il ne faut pas écarter cette hypothèse juste par réaction contestataire. Enfin, la seule référence exposée ici concerne uniquement « les entreprises », or, pour répondre à l'injonction de penser global, et dans une vision systémique il est impératif d'élargir le champ de cette réflexion. En effet, l'étude des effets de la « dématérialisation » dans un contexte d'économie mondialisée ne peut pas se faire uniquement à une échelle micro-économique. Concernant la forme, la dernière phrase de ce paragraphe qui pose la question du lien entre dématérialisation et « qualité environnementale des produits. » n'est pas très compréhensible. Pourquoi parler de « produits » face au concept de dématérialisation ?

Le deuxième paragraphe effleure quant à lui, la problématique du système d'information dans la dimension économique. Concernant le fond, l'interprétation quelque peu trop succincte peut être, des propos de JM.JANCOVICI est ambiguë voire subjective. Ensuite, il est peut être bon de rappeler que les progrès dans les domaines de l'informatique mais certainement de manière plus prononcée encore, dans les domaines des télécommunications numériques, ont favorisé la mondialisation de l'économie. Mais il relève d'une vision peut être déterministe d'attribuer l'accroissement des flux économiques (matériels ou immatériels d'ailleurs) au seul fait des Technologies de l'Information et de la Communication.

Concernant la forme, il y a une absence très surprenante dans cet argumentaire. Rien concernant le lien entre système d'information et la dimension sociale du développement durable. Peut-être que des sociologues tels que Philippe BERNOUX (1999, La sociologie des entreprises - 2009, LA sociologie des organisations - 2010, La sociologie du changement) ou Dominique WOLTON (2000, Internet, et après ? - 2009, Informer n'est pas communiquer) peuvent apporter un cadre de réflexion intéressant.

Stéphane CLAUZONNIER (www.symbio-tic.fr)

Développement durable ou soutenable ?[modifier le code]

A mon avis, la traduction de sustainable development en développement durable est une perversion du sens du terme. Les deux concepts sont différents : un développement soutenable n'est pas forcément durable, i.e. possible sur une longue durée. Yann (discuter) 10 novembre 2013 à 10:21 (CET)

C'est une opinion, et proche du travail inédit. La traduction généralement acceptée est développement durable, mais si vous trouvez une source qui va de votre côté, nous pouvons en reparler. Maximini Discuter 10 novembre 2013 à 10:28 (CET)

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Environmental Sustainability Index (en) = ESI 141.218.36.113 (discuter) 23 avril 2014 à 04:51 (CEST)

Développement durable versus décroissance[modifier le code]

Ayant beaucoup contribué ces derniers jour à la page WP "Décroissance (économie)", je souhaiterais pouvoir contribuer à cette page en y insérant un court paragraphe pour mettre en balance les deux notions. 31.34.107.194 (discuter) 2 décembre 2015 à 16:08 (CET)

Veuillez noter que cette problématique est déjà abordée en fin d'article, et qu'une « mise en balance des deux notions » ne présente un intérêt encyclopédique que si elle est proposée par un auteur ou une institution reconnue. Ydecreux (discuter) 2 décembre 2015 à 16:18 (CET)
La critique de la notion de développement durable est en effet présente à la fin de la page. Mais je souhaiterais simplement mettre en valeur l'opposition de cette notion avec celle de décroissance : d'une part en mentionnant un article rédigé par un universitaire, d'autre part en insérant cette image. 31.34.107.194 (discuter) 3 décembre 2015 à 06:39 (CET)
Je ne vois pas trop l'intérêt de l'image (un nuage et quelques mots). En revanche, pas de problème pour ajouter la référence, qui colle assez bien avec le paragraphe existant. Je ferai cela ce soir si personne ne s'en charge avant ni ne s'y oppose. Ydecreux (discuter) 3 décembre 2015 à 09:27 (CET)
En 1987, le Rapport Brundtland (officiellement intitulé "Our Common Future" : Notre avenir à tous), publié par l'ONU, introduit la notion de développement durable.
En 2001, contestant ce concept, les fondateurs de la revue Casseurs de pub proposent celui de décroissance soutenable afin d’engager un débat public.
Bonjour, je n'ai pas noté de modification de votre part. Je comprends votre réserve. Je vous suggère donc l'encart d'une nouvelle photo et d'une nouvelle légende, mettant mieux dos-à-dos les concepts de développement durable (1986) et de décroissance soutenable (2001).
C'est en tout cas ce que je viens d'insérer sur la page "décroissance". - Lékrivin3 (discuter) 8 décembre 2015 à 15:18 (CET)
Bonjour, vous n'avez peut-être pas remarqué de changement car celui-ci n'est pas très visible dans le texte. Pourtant j'ai inséré la référence proposée par 31.34.107.194. À nouveau, je ne vois pas ce que l'image apporte : cette image (un nuage dans le ciel) n'exprime rien de précis. La position des tenants de la décroissance est exposée et un lien est fourni. Si le concept de décroissance se définit par rapport à celui du développement durable, l'inverse n'est pas vrai, donc il n'est pas nécessaire d'entrer dans plus de détails. Ydecreux (discuter) 8 décembre 2015 à 15:58 (CET)
Bonjour, Je pense aussi que cette image n'a pas d’intérêt encyclopédique sur cette page. Abaca (discuter) 8 décembre 2015 à 22:26 (CET)

Traduction littérale[modifier le code]

L'expression « développement soutenable » est présentée dans l'article comme la traduction littérale de « sustainable development », mais cette traduction n'est pas plus littérale que « développement durable ». Une traduction littérale est une traduction mot à mot, et la première traduction du mot sustainable est durable. L'expression « développement soutenable » est une traduction a priori correcte, reposant sur une traduction secondaire du mot sustainable. Ce n'est pas non plus un anglicisme (la traduction par soutenable est correcte), mais ce n'est pas la traduction qui a finalement été retenue parce que les traducteurs ont jugé que l'expression « développement durable » était celle qui reflétait le plus fidèlement le concept défini par les auteurs du rapport Brundtland. Ydecreux (discuter) 25 janvier 2017 à 16:06 (CET)

Oui, effectivement, traduire sustainable pas soutenable ne serait pas une traduction littérale du mot, mais un anglicisme. -- Heurtelions (discuter) 25 janvier 2017 à 17:57 (CET)

Edit-a-thon sur les ODD le 23 septembre[modifier le code]

Bonjour,

Samedi 23 septembre 2017, le Commissariat général au développement durable du ministère de la Transition écologique et solidaire et Wikimédia France organisent un Edit-a-thon sur le thème des objectifs de développement durable portés par l'ONU. Cette journée aura lieu à l'École des métiers de l'information (Paris XXe), institut de formation professionnelle qui héberge l'association Climate Chance.

Actuellement, une trentaine de participant-e-s sont inscrit-e-s ; les deux tiers ont prévu de suivre une formation préalable à la contribution (formation assurée par Wikimédia France, avec qui le commissariat a signé une convention). Il y aura tout de même des débutants qui auront besoin de conseils de la part de Wikipédien-ne-s confirmé-e-s.

Concernant le profil des participant-e-s, les personnes déjà inscrites viennent de différents horizons (associations, Assemblée des départements de France, Comité 21, FERAM, différents ministères, etc.). Cet atelier de contribution en lui-même répond au besoin de l'objectif 17 (notamment), par la mobilisation et le partage du savoir, ainsi que par le rassemblement de la société civile (selon la définition de l'ONU) sur le sujet - et évidemment, une présentation des principes de Wikipédia débouchant sur le gain de nouveaux contributeur-trice-s.

Je vous invite à à vous y inscrire, comme encadrant-e ou participant-e (vous trouverez le lien pour l'inscription sur la page de l'événement). N'hésitez pas à poser vos questions sur la page de discussion de l'événement. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, n'hésitez pas à participer à distance. A bientôt ! Piwam (discuter) 14 septembre 2017 à 16:21 (CEST)