Discussion:Corrida/Version du 20 août 2010

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Corrida aux arènes d'Arles

La corrida (mot espagnol, de correr : courir) est une forme de course de taureaux consistant en un combat à l'issue duquel le taureau est mis à mort. Elle est pratiquée essentiellement en Espagne, au Portugal, dans le Midi de la France, dans certains États d'Amérique latine (Mexique, Pérou, Colombie, Venezuela, Équateur et Bolivie).

Sommaire

Présentation[modifier le code]

Mithra et le taureau[1] (scène d'un sacrifice d'un taureau, entre 168 et 256 ap. J.-C.)

Les « jeux taurins », éventuellement la mise à mort du taureau en public dans la corrida, sont sans doute[2] une survivance des sacrifices d'animaux qui ont été si importants dans certaines cultures.

Article détaillé : Histoire de la corrida.

Dans le langage courant, corrida désigne de nos jours la course de taureaux telle qu'elle se pratique principalement en Espagne, Portugal, France et certains pays d'Amérique latine. Au cours d’une corrida, six taureaux (le plus généralement) sont combattus et mis à mort par des matadors aidés de peones et de picadors.

Au Portugal, la mise à mort en public est en principe interdite. Elle n'est effectuée que dans quelques communes, notamment à Barrancos ; ailleurs, la mise à mort est effectuée après le retour du taureau au toril.

La corrida est pratiquée sous une forme « édulcorée », sans picadors, sans banderilles et sans mise à mort, dans certains États des États-Unis, notamment la Californie et le Nouveau-Mexique.

Déroulement d'une corrida[modifier le code]

« En Espagne, la seule chose qui commence à l'heure, c'est la corrida »[3]. Federico García Lorca, dans un superbe poème prémonitoire du Romancero Gitano, fait allusion à ce moment : « A las cinco de la tarde. »

Le sorteo[modifier le code]

Article détaillé : Sorteo.

Le jour même de la corrida, à midi, a lieu le sorteo, répartition des taureaux entre les matadors par un tirage au sort. Le sorteo est fait en présence du président de la corrida et d'un représentant de chacun des trois matadors. Préalablement au sorteo, les représentants des matadors inspectent les taureaux, puis ils forment les lots en essayant de répartir les taureaux le plus équitablement possible en fonction de leurs facilités ou difficultés supposées. Les numéros des taureaux sont inscrits par paires sur de petits papiers (traditionnellement du papier à cigarettes) par le représentant du plus ancien des matadors ; les papiers sont ensuite roulés en boule par le représentant du matador le plus jeune, puis mis dans le chapeau du mayoral recouvert d'un journal. Chacun tire alors une boule par ordre d’ancienneté, le représentant du matador le plus ancien en premier.

Une fois déterminé le lot de chaque matador, c'est celui-ci qui décidera de l'ordre de sortie des deux taureaux qui lui ont été attribués.

Jusque vers la fin du XIXe siècle, il n'y avait pas de sorteo : l'ordre de sortie était déterminé par l'éleveur lui-même ; les éleveurs avaient pris l'habitude de faire sortir en cinquième position celui des taureaux dont ils pensaient qu'il serait le meilleur, d'où le dicton « No hay quinto malo ». (« Il n'y a pas de mauvais cinquième ».) Luis Mazzantini, Antonio Reverte et Guerrita imposeront ce tirage au sort : ils accusaient les éleveurs de favoriser tel ou tel torero[4].

A la suite du sorteo, on sépare les taureaux les uns des autres. C'est l'apartado, opération qui consiste à placer chaque taureau dans sa loge ou chiquero, cellule obscure d’environ trois mètres sur deux, dans laquelle il attend l'heure de la corrida avant d'être lâché dans l'arène. Le mot « enchiqueramiento » est synonyme d'« apartado »[5]. Dans quelques rares plazas : Bilbao, Pampelune ou Madrid, le public peut assister à l'apartado[6].

Le paseo[modifier le code]

Article détaillé : Paseo.
Fin du paseo

La corrida commence par un défilé de tous les participants : le paseo (ou paseíllo). À l'heure prévue, le président présente un mouchoir blanc ; aux accents d’un paso doble le cortège s'ébranle, précédé par les alguaziles (ou alguacilillos). Viennent au premier rang les trois matadors, classés par ordre d'ancienneté : à gauche (dans le sens de la marche) le plus ancien, à droite le deuxième d'ancienneté, au milieu le moins ancien. Si un torero se présente pour la première fois dans la « plaza », il avance tête nue, sinon il est coiffé du chapeau traditionnel la « montera ». Derrière suivent les peones, également classés par ancienneté, puis les picadors, eux aussi classés selon l'ancienneté.

Viennent ensuite les areneros ou monosabios, employés des arènes qui ont pour fonction de remettre en état la piste entre deux taureaux.

Vient enfin le train d'arrastre, attelage de mules chargé de traîner la dépouille du taureau hors de l’arène[7].

La lidia[modifier le code]

Article détaillé : Lidia.

Puis vient l'heure du combat, en espagnol « lidia ».

Une corrida formelle comprend en principe la lidia de six taureaux. Pour chacun d'entre eux, la lidia se déroule selon un protocole immuable. Ce protocole est décomposé en trois parties, appelées tercios[8].

Premier tercio : le tercio de pique[modifier le code]

Sortie du taureau
Article détaillé : A porta gayola.
Début de la lidia : passes de cape

Après la sortie du taureau, le matador ou le torero (non confirmé encore), et ses peones effectuent des passes de cape (capote en espagnol), pièce de toile généralement de couleur lie de vin à l'extérieur et jaune (ou bleu azur) à l'intérieur, qui sert de leurre. Ces premières passes de capote permettent au matador d’évaluer le comportement du taureau : corne maitresse, manière de charger, course, etc.

Pour aider leur chef de cuadrilla à évaluer le comportement du taureau, les peones appellent celui-ci à tour de rôle et l'attirent vers les différents points de l'arène, l'incitant à aller au bout de sa charge. Puis le matador effectue lui-même quelques passes de capote afin de compléter son étude du taureau.

Il existe une multitude de passes de capote. La plus fréquente, la plus simple et généralement considérée comme la plus belle, est la véronique (espagnol : veronica) dans laquelle le torero présente le capote tenu à deux mains, face au taureau, en faisant un geste similaire à celui que, selon l'imagerie traditionnelle, fit sainte Véronique en essuyant le visage du Christ en route pour le Calvaire. Il existe également la demi-véronique (espagnol : media-veronica) inventée par Juan Belmonte (qui prétendit un jour l’avoir créée « car j'avais la flemme de faire l'autre moitié »[9]), la chicuelina (inventée par « Chicuelo »), la gaonera (inventée par Rodolfo Gaona), la mariposa (« papillon »)[10].

Entrée des picadors
Articles détaillés : Picador et Pique (du picador).
Picador

Autrefois, le picador était le principal héros de la corrida, le plus attendu des toreros ; les toreros à pied n'étaient que ses aides. Ce n'est que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle qu'il a commencé à perdre sa suprématie, pour devenir au milieu du XIXe un subalterne du matador.

Le rôle du picador est de tester la bravoure du taureau à l'aide de sa pique, lance en bois de hêtre de 2,60 mètres de long terminée par une pointe d'acier : la puya.

En principe, il est appliqué deux piques minimum (il n'y a pas de maximum), mais en cas de taureau faible, le président peut réduire ce nombre à une seule. Lorsque par chance, le taureau fait preuve d’une bravoure exceptionnelle, une pique supplémentaire est parfois donnée avec le regatón : le picador prend sa pique à l'envers, et « pique » avec l’extrémité du manche, le regatón, et non avec la puya[11].

Deuxième tercio : le tercio de banderilles[modifier le code]

Articles détaillés : Banderilles et Banderillero.
Banderillero

Le deuxième tercio consiste à poser les banderilles (espagnol : banderillas), bâtons d'environ 80 cm de long, terminés par un harpon de 4 cm de long et recouverts de papier de couleur.

Les banderilles sont généralement posées par les peones , mais certains matadors ou certains novilleros les posent eux-mêmes.

En principe, il est posé trois paires de banderilles. Toutefois, le président de la course peut décider d’en réduire le nombre ; le matador peut demander au président l'autorisation que soit posée une quatrième.

Dans le cas d'un taureau franchement « manso » (sans bravoure), en particulier un taureau qui a refusé toutes les piques et a fui les appels faits à la cape, le président peut décider de lui faire poser des banderilles noires, dont le harpon est légèrement plus long et qui sont une marque « d'infamie »[12].

Troisième tercio : le tercio de mise à mort[modifier le code]

La faena de muleta
Article détaillé : Faena.

La faena de muleta est le travail à pied du matador à l'aide d'un leurre en tissu rouge, la muleta. La faena de muleta prépare le taureau à la mort.

À l'origine, la faena de muleta se limitait à quatre ou cinq passes ; aujourd'hui, le matador qui en ferait si peu déclencherait une énorme bronca. Tout comme celles de capote, les passes de muleta sont innombrables. La « naturelle » (espagnol : natural) est une passe où la muleta est tenue dans la main gauche, le taureau chargeant depuis la droite du matador ; c’est la passe de base. Dans la «passe de poitrine » (espagnol : pase de pecho ou tout simplement pecho) la muleta est tenue dans la main gauche, le taureau chargeant depuis la gauche du matador. Dans le « derechazo » (mot espagnol signifiant « de la droite »), la muleta est tenue dans la main droite et agrandie à l'aide de l'épée ; c'est en quelque sorte une « naturelle à l'envers ». La « passe de poitrine de la droite » est de même une « passe de poitrine à l'envers ». Dans les « passes aidées », le matador tient la muleta dans la main gauche et à l'aide de l'épée tenue dans la main droite, il soutient et agrandit l'étoffe.

On distingue également la bandera (« drapeau »), le molinete (« moulinet »), l'« orticina » (inventée par Pepe Ortiz), la « manoletina » (attribuée à « Manolete »)[13].

L’estocade
Article détaillé : Estocade.
Matador se préparant à l'estocade

Ce tercio se termine par l’estocade à l’aide de l'épée.

Le descabello
Article détaillé : Descabello.

Parfois, après l'estocade, le taureau tarde à s'écrouler. Le matador doit alors descabellar : il plante une épée spéciale (verdugo) entre la base du crâne et le début de la colonne vertébrale, au même endroit que celui où le puntillero plantera sa puntilla[14] .

La puntilla
Articles détaillés : Puntilla et Puntillero.

Après l'estocade (et éventuellement après le descabello), le coup de grâce est donné par l'un des peones (appelé puntillero) à l'aide d'une puntilla, poignard à lame courte et large, plantée entre la base du crâne et le début de la colonne vertébrale, afin de détruire le cervelet et le début de la moelle épinière[15] .

Si el tiempo no lo impide

Comme tous les spectacles se déroulant en plein air, le déroulement de la corrida dépend pour partie de la météo. La pluie en soi n'est pas gênante ; seule une pluie trop violente, transformant la piste en océan de boue, peut empêcher la corrida d'avoir lieu. Les habitués de Bilbao connaissent d'ailleurs le crachin habituel de la capitale de la Biscaye ; quant aux habitués d'Arles, il se rappellent sans doute de ce cinquième taureau d'El Sierro combattu par Roberto Domínguez au début des années 90, sous un véritable déluge.

Le vent est beaucoup plus gênant : faisant s'agiter intempestivement capotes et muletas, il peut rendre difficile voire quasiment impossible le déroulement normal de la corrida. Quand le vent reste modéré, les matadors alourdissent le bas de la muleta : ils l'aspergent d'eau puis le laissent traîner sur le sable.

En Espagne, la mention « si el tiempo no lo impide » (« si le temps ne l'empêche pas ») figure généralement sur les affiches. Le développement des arènes couvertes – notamment Saragosse partiellement couverte, Saint Sébastien et Logroño totalement fermées - rendra peut-être un jour inutile cette mention.

Appréciation d’une corrida par le public[modifier le code]

Article détaillé : Bronca.

Le public évalue le spectacle tauromachique en fonction de plusieurs critères. Pour le matador, le courage et la faculté à prendre des risques sont appréciés, parce qu'il affronte un animal qui garde une force considérable malgré les banderilles et les piques qui l'ont affaibli. L'autorité de l'homme sur l'animal et son élégance aux passes de cape ou de muleta font aussi partie des critères d'appréciation. Enfin l'estocade finale est un moment décisif. Elle doit être sincère, rapide et efficace. C'est ce que les spécialistes appelent « la minute de vérité »[16].

Le public est souvent très sévère sur la présentation de l'animal : des cornes abimées provoquent une bronca et une demande de changement d'animal[17]. La bravoure de l'animal et sa capacité de combattre se jugent à sa charge franche. Un taureau fuyard ou déficient provoque la colère des spectateurs.

Les récompenses[modifier le code]

S'ils ont apprécié la prestation du matador, les spectateurs réclament au président que lui soient accordées une, voire deux oreilles, et même deux oreilles et la queue. Pour ce faire, ils doivent agiter un mouchoir blanc, mais l'expérience montre que nombre de spectateurs (surtout en France) se contentent de crier, siffler ou applaudir. Le président accorde une oreille, deux oreilles, deux oreilles et la queue en présentant un, deux ou trois mouchoirs blancs. Les trophées sont coupés sous la surveillance de l'alguazil qui les remettra au matador après que la dépouille du taureau aura été tirée hors de la piste. Il ne reste plus au matador qu'à faire une vuelta al ruedo : il fait le tour de la piste en longeant la barrière et salue le public ; les spectateurs les plus enthousiastes lui envoient des bouquets de fleurs, des cigares, leur chapeau, leur foulard etc. Le matador garde les fleurs et les cigares, et renvoie les chapeaux, foulards, etc., à leur propriétaire.

Si aucune oreille n'a été accordée, le public pourra toutefois, par ses applaudissements nourris et répétés, demander au matador de « saluer à la barrière » (le matador entre en piste et salue le public en restant à proximité de la barrière), de saluer « au tiers » (le matador s'avance à mi-chemin de la barrière et du centre de la piste), de saluer « au centre » (le matador salue en s’avançant jusqu'au centre de la piste), voire de faire une « vuelta al ruedo ».

Si la prestation du matador a été fort peu appréciée, elle peut entraîner une bronca : les spectateurs mécontents crient, sifflent, et il peut même arriver que certains jettent des bouteilles sur la piste. (Un tel geste est largement condamné par les aficionados.) Parfois la réaction est pire pour le matador que la plus forte des broncas : le silence.

Si le taureau a été exceptionnellement bon, le président pourra lui accorder à lui aussi une vuelta al ruedo en présentant un mouchoir bleu. Et s'il a été plus qu’exceptionnellement bon, le président pourra, avant l'estocade, ordonner sa grâce en présentant un mouchoir orange El indulto.

Quand le matador a fini de saluer, il ne reste plus au président qu’à sortir son mouchoir blanc afin d’ordonner l'entrée en piste du taureau suivant.

En fin de corrida, les matadors quittent l'arène l'un après l’autre, par ordre d'ancienneté. Si l'un d'entre eux a été particulièrement brillant, il sortira a hombros, sur les épaules de ses admirateurs. Peut-être – récompense suprême – sera-t-il autorisé à sortir par la Grande Porte. À Séville, il devra pour cela avoir coupé trois trophées (soit trois oreilles, ou deux oreilles et une queue) au minimum ; à Madrid, deux trophées suffiront (étant généralement admis que si une seconde oreille madrilène et une seconde oreille sévillane ont environ la même valeur, la première oreille madrilène en a bien plus que la première oreille sévillane) ; ailleurs, c'est selon le sérieux de l'organisation, le niveau d'exigence et de compétence du public, les coutumes locales[18].

Les protagonistes de la corrida[modifier le code]

Le taureau[modifier le code]

Taureau dans la place
Article détaillé : Toro de lidia.

Le principal protagoniste de la corrida est le taureau : La corrida de toros se déroule dans une plaza de toros où le taureau est tué par un matador de toros.


À la sortie du toril, il est marqué de la devise, flot de rubans de diverses couleurs, chaque ganadería ayant sa propre devise.

Les trois principales qualités d'un taureau sont la bravoure : qualité fondamentale du taureau de combat. Elle se manifeste par sa promptitude à charger à la moindre sollicitation et par la répétition inlassable de ses charges.

Il lui faut aussi de la noblesse qui se manifeste par la faculté de l'animal à charger en ligne droite, en baissant la tête.

Et enfin de la caste , c'est à dire qu'il doit appartenir à une race de taureaux sélectionnés soigneusement dans des élevages. On dira de tel élevage qu'il est de « caste vasqueña » pour dire qu'il descend de taureaux élevés par le ganadero José Vasquez, ou de « caste vistahermosa » pour signifier qu'il descend de taureaux élevés par le Comte de Vistahermosa.

« L'Église a joué un rôle important dans l'élevage des taureaux de combat dès le début du XVIIe siècle. Les chartreux du couvent de Jerez de la Frontera, les dominicains de Jerez ou de Saint-Jacinthe à Séville, les trinitaires de Carmona (Andalousie), etc. [...], furent des éleveurs de toros bravos[19]. » Des prêtres sont aussi à l'origine d'élevages réputés « durs ». Marcelino Bernaldo de Quirós, curé de Rota, céda ses taureaux à un autre prêtre, Francisco Trapero, dont les croisements avec des Vistahermosa sont à l'origine des Miura ou des Martín[20],[21].

D'une manière générale, l'animal doit présenter toutes les qualités que l'on recherche chez le taureau. Sinon il sera qualifié de soso (fade). C'est à dire donnant un combat sans relief et ennuyeux parce que facile à berner[22].

Races fondatrices et encastes contemporains[modifier le code]

A l'intérieur d'une caste, un encaste est un groupe réduit à l'échelle d'une ganadería. L'encaste, par sa sélection, affine les caractéristiques de la caste et forme une nouvelle origine[23]. Le taureau de combat, qui fait partie de l'espèce Bos primigenius f. taurus, est le résultat de nombreux croisements entre les races fondatrices qui ont donné naissance aux encastes contemporains.

La généalogie des races fondatrices ou castes se décline selon la chronologie suivante:

De Bos Taurus Celticus descend : Bos Taurus Africanus, duquel descend : Bos taurus Ibericus. De Bos taurus Ibericus descendent: la race navarraise, la race Castillane, la race andalouse[24]. De la race castillane descendent : Raso del Portillo, Jijona[24]. De la race andalouse descendent : la race Cabrera (1740), la race Gallardo (1790), la race Vásquez (1750), la race Vistahermosa, (1770). De Cabrera descendent la branche historique de Miura (1842)-Gallardo et la race Pablo Romero (1885), de la race Vásquez descend Veragua ( 1850), de Vistahermosa (1770) descendent : Marqués de Saltillo (1854), Murube (1851), Parladé (1904,) Santa Colonna (1905),[24]

L'élevage du taureau[modifier le code]

taureau de la ganadería de Victorino Martín.
Article détaillé : Tienta.

Jusqu'à la fin du XVIe siècle, les « toros rustauds » vivaient en totale liberté dans de grands espaces.[25]. Au XVIIe siècle ils furent utilisés comme animaux de course ou de travail avant de finir sur l'étal des boucheries[26]. Les premiers éleveurs à faire une sélection de « toros bravos » furent Don Vicente Vásquez et le comte de Vistahermosa[27].

Aujourd'hui, les taureaux sont spécialement sélectionnés en fonction de leurs qualités supposées au combat et de leur masse corporelle (parfois plus de 600 kg, mais le plus souvent entre 480 et 550 kg).

Les ganaderías assurent un élevage dans des conditions d'isolement pour garantir que le taureau entrant dans l'arène n'a jamais vu d'homme à pied : les éleveurs circulent exclusivement à cheval ou en véhicule. L'objectif est d'obtenir des taureaux « braves ».

Afin d'obtenir les qualités recherchées, les vaches reproductrices sont sélectionnées au cours d'une épreuve appelée tienta (ou tentadero) : La vache affronte un picador muni d'une pique dont la puya est beaucoup plus petite que celle utilisée en corrida. Si elle fait preuve d'une « bravoure » suffisante elle est alors toréée à la muleta, soit par un matador qui profite de l'occasion pour s'entraîner. Souvent, le matador est suivi de toreros débutants qui essaient de se faire remarquer par les professionnels présents.

À la suite de la tienta, seules les meilleures vaches seront gardées pour engendrer les futurs combattants[28].

Les sementales (« étalons ») sont eux aussi sélectionnés au cours d'une tienta de machos. Mais aussi selon une autre méthode dite « por acoso » (poursuite, harcèlement) ou « por acoso y derribo » qui se déroule en plein champ. Deux cavaliers munis d'une garrocha (aiguillon) isolent une bête du troupeau et la poursuivent en ligne droite avant de la déséquilibrer en la piquant à l'arrière. La bête roule au sol. On jugera de sa combativité sur sa réaction après s'être relevée[28].

Jusqu'à son départ pour l'arène, le taureau vivra en quasi liberté dans d immenses prairies. Si les latifundia du passé ont disparu, les élevages de taureaux continuent encore aujourd'hui de s'étendre sur plusieurs centaines, parfois milliers, d'hectares [29].

Chaque vache porte un nom ; traditionnellement, tous ses fils porteront le même nom, ses filles porteront un nom en rapport. Ainsi, si une vache s’appelle « Andaluza », ses fils s'appelleront tous « Andaluz », ses filles s'appelleront « Andaluza », « Extremeña », « Aragonesa », mais aussi « Sevillana », « Granadina », « Cordobesa », etc.

Les principales ganaderías[modifier le code]

Article détaillé : Ganadería.

Les taureaux sont élevés dans des ganaderías (« élevages »). Parmi les ganaderías les plus connues on peut citer : Miura : Les taureaux de cette ganadería sont généralement considérés comme les plus dangereux, les plus fougueux et les plus combatifs (ils sont aussi des animaux traditionnellement très hauts sur pattes ce qui en fait des adversaires difficiles à maîtriser). Cette ganadería s'honore d'avoir donné le plus grand nombre de taureaux graciés pour leur combativité. Fondée en 1849 par Antonio Miura, elle appartient encore aujourd'hui à Eduardo et Antonio Miura, descendants du fondateur. En 1879, le taureau de race navarraise Murciélago (« chauve-souris »), de la ganadería de Joaquín del Val, a été gracié pour sa combativité et ensuite offert à Antonio Miura. De lui descendent nombre de taureaux de cet élevage prestigieux. Mais le plus connu reste Catalán élu meilleur taureau du XXe siècle par l'ensemble des observateurs taurins. Un autre nom reste dans les mémoires est celui d'Islero, responsable de la mort de Manolete.

Autre ganadería prestigieuse : celle de Victorino Martín. Il a formé son élevage à partir de l'ancien fer d'Escudero Calvo, de pur encaste Albaserrada, au début des années 1960[30].

L'éleveur est représenté pendant la course par son mayoral (régisseur ou intendant). Quand le lot de taureaux a été exceptionnel, on voit parfois le mayoral porté a hombros pour honorer son élevage.

Le prix d'un taureau de combat (qui comprend son transport jusqu'aux arènes) varie selon la taille et l'origine, mais on considère qu'il varie entre quelques milliers d'euros pour un novillo et plusieurs dizaines de milliers d'euros pour les plus réputés.

Le matador[modifier le code]

Article détaillé : Matador.

Le matador est le principal des toreros : comme son nom l'indique, il est chargé de tuer le taureau. Son travail comprend : les passes de cape, la maîtrise dutercio de piques : c'est lui qui doit amener son taureau au picador, parfois assisté de ses peones. Il est le seul à effectuer les passes de muleta au trosième tercio et se charge de la mise à mort avec l'épée et éventuellement le descabello.

Généralement, il y a six taureaux et trois matadors par corrida. Chaque matador combat donc deux taureaux : le matador le plus ancien combat les premier et quatrième, le deuxième par ordre d'ancienneté combat les deuxième et cinquième, le plus jeune combat les troisième et sixième.

Chaque matador est à la tête d' une cuadrilla ou équipe de « subalternes » à son service.La cuadrilla est composée de peónes, du picador, du mozo de espadas. Le matador est également assisté par un apoderado.

Article détaillé : Cuadrilla.

Les assistants du matador[modifier le code]

Les peónes
Article détaillé : Peón.

Il sont les aides du matador. Ils l'assistent lors des différentes phases de la lidia, notamment au premier tercio. Le plus souvent, ils posent également les banderilles, c’est pourquoi le terme « banderillero » qui, stricto sensu désigne celui qui pose les banderilles, est couramment utilisé comme synonyme de « peón ». Dans chaque cuadrilla il y a trois peones.

Le picador ou piquero

Il fait partie de la cuadrilla du matador dont il est un des subalternes[31]. Le picador a lui-même des subalternes : les monosabios (textuellement singes savants) ou valets de piste chargés de l'aider[32]. Le picador plante les piques dans l'échine du taureau lors du premier tercio. Chaque cuadrilla compte deux picadors, qui officient à tour de rôle.

Le mozo de espadas
Article détaillé : Mozo de espadas.

Le mozo de espadas (« valet d’épées ») assiste le matador depuis la contrepiste. Il lui fournit un capote de remplacement en cas de déchirure, lui tend les banderilles s'il les pose lui-même, lui remettra l'épée à la fin de la faena de muleta. Il entretient le matériel et l'habit de lumières, s'occupe des réservations d'hôtel, hier des billets de train, aujourd'hui des billets d'avions quand le matador doit toréer le lendemain dans une ville éloignée, sert de chauffeur, de conseiller technique, d'interprète, etc.

L’apoderado
Article détaillé : Apoderado.

Littéralement « fondé de pouvoir ». C'est l'équivalent de l'impresario dans le show-business, du manager dans la boxe.

Le monde du matador[modifier le code]

De nombreux codes, us, et coutumes jalonnent la vie d'un matador. Codes vestimentaires, étapes à franchir, habitudes personnelles, le monde du matador est aussi celui du mundillo(littéralement : petit monde, le mot englobe tout ce qui concerne la « planète des toros[33]. » avec son vocabulaire particulier

L’alternative
Article détaillé : Alternative (corrida).

L'alternative est la cérémonie au cours de laquelle le novillero devient matador de toros.

Si l'alternative a été prise ailleurs qu'à Madrid, lorsque le nouveau matador vient pour la première fois dans la capitale espagnole, il doit la « confirmer » au cours d'une cérémonie identique à celle de l'alternative. Il en est de même au Mexique, pour les matadors n'ayant pas pris l'alternative à Mexico....

L’apodo
Article détaillé : Apodo.

Nombre de matadors portent un pseudonyme, en espagnol « apodo », ainsi, El Cordobés (Le Cordouan), El Gordito (« Un peu gros mais pas trop »), « Manolete » (« Petit Manuel ») El Estudiante (« L'Étudiant »), El Gallo (« Le Coq »).

Le brindis
Article détaillé : Brindis.

Le matador peut faire un « brindis », dédier son combat à telle personne qu'il veut honorer. Il s'avance dans sa direction, arrivé à la barrière il lui tient un discours plus ou moins long et plus ou moins convenu, puis lui envoie sa montera (« coiffure »). La personne honorée la lui rendra à la fin du combat.

Parfois, le matador fait le brindis « au public » : il va au centre de la piste, puis fait un tour complet sur lui-même, tenant sa montera à bout de bras. Puis il la jette négligemment par-dessus son épaule et n'a plus qu'à s'avancer vers le taureau. Dans la superstition et les coutumes du monde taurin, on pense que si la montera tombe à l'endroit, c'est bon signe ; si elle tombe à l'envers, c'est mauvais signe. Aussi, parfois le matador la pose délicatement au sol, afin d'être sûr qu'elle soit dans le bon sens. La montera à l'envers signifie une tombe = mauvais présage. Si elle est à l'endroit la tombe est refermée donc c'est meilleur signe pour le matador.

Le chef de lidia
Article détaillé : Chef de lidia.

Le plus ancien des matadors est appelé jefe de lidia, « chef de lidia ». Cela n'est pas seulement un titre honorifique : au cas où un autre matador serait blessé, le chef de lidia aurait la charge de son taureau.

L'escalafón
Article détaillé : Escalafón.

L'escalafón est le classement des matadors, d'après le nombre de corridas auquel ils ont participé dans la saison tauromachique (Temporada) ; chacuns étant départagés par le nombre d'oreilles et de queues coupées.

L’habit de lumières
Article détaillé : Habit de lumières.
L’habit de lumières, détail de la chaquetilla

La tenue des toreros est appelée « habit de lumières », traduction - trop - littérale de l'espagnol « traje de luces ». Une meilleure traduction serait « habit de paillettes », car si « luz » signifie « lumière », « luces » qui est le pluriel de « luz » se traduit par « lumières » mais aussi par « paillettes ». Dans l'expression « traje de luces », le mot « luces » est en fait employé dans cette seconde acception.

La couleur rouge

Selon une idée reçue, le taureau fonce sur ce qui est rouge, ce qui explique la couleur de la muleta. En fait, le taureau ne distingue pas les couleurs ; il a une vision bi-chromique, soit le blanc et le noir ; par contre, il est très sensible au mouvement. Ce qu'utilise le torero pour déclencher sa charge. La cape (capote) ou la "muleta" sont des leurres.

Ironiquement, l'énervement du taureau contre la couleur rouge apparaît comme un préjugé anthropologique, car de récentes études montrent que l'homme, lui, est effectivement excité par la couleur rouge [34].

La superstition

Avant l'habillage du matador, ses vêtements sont toujours posés sur une chaise, jamais sur le lit : ça porte malheur. L'explication la plus courante est que des vêtements étendus sur un lit rappellent un cadavre étendu sur le lit de mort.

Il ne faut jamais « essayer » les vêtements d'un matador, pour voir à quoi on ressemble, ça porte également malheur. Enfiler les vêtements du matador rappellerait le partage de ses affaires que feront ses héritiers après sa mort. Quand un matador brinde le taureau à un spectateur et confie donc sa montera à la personne honorée, il ne faut surtout pas que cette personne se la pose sur la tête !

Certains matadors comme Manzanares redouteraient la couleur jaune et ne porteraient jamais d'habit de cette couleur. Le jaune rappelerait la couleur des cadavres. D'autres matadors comme Luis Francisco Esplá n'auraient aucune superstition à ce sujet[réf. nécessaire] .

Le président et ses assesseurs[modifier le code]

Le président est chargé de l'ordre de la place. Il ordonne le début de chaque course, les changements de tercios, l'attribution des trophées. Ses décisions sont notifiées à l'aide de mouchoirs (blancs pour le changement de tercio et l'attribution des trophées, rouge pour ordonner la pose de banderilles noires, orange pour gracier le taureau, vert pour ordonner son changement, bleu pour lui accorder une vuelta al ruedo).

En Espagne, c'est un commissaire de police, désigné par les autorités étatiques. En France, selon le règlement de l'Union des villes taurines françaises (UVTF), il est désigné par le maire de la commune ; le plus généralement, il sera choisi parmi les présidents des clubs taurins locaux.

Il est assisté de deux assesseurs. En Espagne, ils sont désignés par les autorités de l'État, comme le président. Il est toutefois possible de désigner comme assesseur un matador retraité. En Andalousie, depuis le 1er avril 2006, peuvent également être nommés assesseurs des « aficionados notoirement compétents ».

Les alguaziles[modifier le code]

Alguazils des arènes de El Puerto de Santa María
Article détaillé : Alguazil (corrida).

Les alguaziles (ou alguacilillos) sont les « policiers » de la place. Au nombre de deux, ils défilent en tête du paseo. Sous les ordres du président, ils veillent au respect du règlement par tous les acteurs. Le cas échéant, ils remettent également les trophées au matador. C'est également l'un d'entre eux qui remet au torilero (« gardien du toril ») la clé du toril.

Le personnel de l'arène[modifier le code]

Les employés des arènes

Ce sont les areneros. Ils sont chargés de l'entretien du la piste qu'il remettent en état après après chaque taureau et après le passage de l'arrastre[35],[36]. Ils s'occupent aussi des réparations à faire dans les annexes de la piste pendant la durée de la course. Leur costume varie d'une place à l'autre[37].

Les valets de piste

On les appelle souvent les monosabios. Vers 1847, on les appelait les chulos (valets), nom générique donné aux gens du peuple[32]. Ils étaient alors areneros des arènes de Madrid . « Cette année là, on présenta sur la scène du théâtre Cervantes, une troupe de singes savants vêtus de rouge. En même temps, l'organisateur de la plaza de Madrid s'avisa de vêtir ses chulos de la même blouse rouge. Inévitablement, des titis se mirent à les traiter de monos sabios [32]

Article détaillé : Monosabio.
Les mulilleros

Ils sont chargés de conduire l'attelage de mules évacuant la carcasse du taureau en fin de course.

La musique[modifier le code]

Article détaillé : Paso doble.

Le paso doble et son « tacatchac tacatchac » qu’Igor Stravinski de passage à Madrid écoutait fasciné de sa chambre d'hôtel, sont inséparables de la corrida. La musique accompagne le paseo et fait patienter le public entre deux taureaux. Elle souligne une faena de muleta qui commence à atteindre les sommets de la qualité, ainsi que la pose des banderilles lorsqu'elle est faite par le matador lui-même. Elle accompagne parfois la pose des banderilles par un peón lorsque, lors de la pose d’une paire précédente, ce peón a été particulièrement brillant. Enfin, quand le picador pique avec le regatón, le plus souvent cette pique supplémentaire se fait en musique.

Faire jouer la musique en cours de faena de muleta est déjà une récompense. L'ordre de jouer est donné par le président (sauf à Séville où c'est le chef d'orchestre qui décide) ; souvent une partie du public la réclame en criant « música, música ». À Madrid, depuis 1939, la musique ne joue jamais en cours de faena.

Principaux « tubes » :

L'empresa[modifier le code]

C'est l'organisateur de la corrida, celui qui engage les matadors, achète les taureaux, et espère engranger les bénéfices.

Dans les plus grandes arènes, l'empresa est une entreprise privée. Certaines empresas sont propriétaires des arènes (en Espagne, Barcelone, Saint-Sébastien, Logroño, entre autres), d'autres sont locataires des arènes qui appartiennent aux collectivités locales (Arles, Nîmes, Madrid, Valence) ou à des privés (en France notamment Béziers où les arènes appartiennent à une société anonyme ; en Espagne, notamment Séville où les arènes appartiennent à une confrérie militaro-religieuse, la Real Maestranza de Caballería).

Dans d'autres arènes, c'est la municipalité qui gère directement leur plaza en régie municipale par l'intermédiaire d'un directeur technique et artistique qui propose les cartels[38]. C'est le cas notamment en France de Dax.

Dans les plus petites arènes, où les bénéfices sont plus aléatoires, l'empresa est le plus souvent une association loi de 1901 (ou équivalent en Espagne).

Le public[modifier le code]

Le public est varié. Traditionnellement, on classe les spectateurs en deux grandes catégories : les « toreristas » et les « toristas ».

Les toreristas seraient essentiellement attirés par l'art du matador, son adresse, l'élégance de ses passes. Tant pis si son art ne s'exerce que devant des taureaux souvent faibles, voire trop faibles, et d'une noblesse qui frise la « soseria » (« stupidité »), tant pis si trop souvent le spectacle n’est pas au rendez-vous tellement le taureau est inexistant.

Les toristas seraient essentiellement attirés par le spectacle du taureau démontrant sa bravoure, surtout face au picador. Ils n'apprécieraient que les matadors qui mettent en valeur le taureau, révèlent ses qualités et ses défauts. Tant pis si bien souvent, le spectacle n'est pas au rendez-vous, les taureaux étant trop difficiles, voire impossibles à toréer ; tant pis si les matadors qui affrontent ce genre de taureaux sont souvent condamnés à le faire en raison de l'insuffisance de leur talent.

À ces deux principales catégories, il faut ajouter les « turistas » reconnaissables essentiellement au fait qu'ils parlent anglais, allemand, italien, néerlandais, ou français avec l'accent « pointu ». À noter toutefois que nombre d'Anglais, d'Allemands ou de Parisiens sont des aficionados très connaisseurs, alors que nombre d'Espagnols ou de méridionaux qui ne se rendent à la corrida qu’un fois l'an, dans leur ville, sont sans doute des « casi-turistas ».

Les arènes et le règlement[modifier le code]

À la bonne place[modifier le code]

Article détaillé : Arènes.

À l'origine, les corridas avaient lieu sur des places publiques, fermées par des barrières ou des charrettes. Ces arènes de fortune existent encore, notamment à Ciudad Rodrigo, dans la province de Salamanque. À Madrid, elles se déroulaient sur la Plaza Mayor.

À partir du milieu du XVIIIe siècle on commence à construire des plazas de toros (« places de taureaux », en français « arènes »), dédiées spécialement aux courses de taureaux. Les plus anciennes arènes encore en activité sont celles de Séville, ouvertes en 1761 ; viennent ensuite celles de Ronda ouvertes en 1786. La plaza de Las Ventas à Madrid a été ouverte en 1931.

En France, on organise des corridas dans les amphithéâtres romains de Fréjus, Arles et Nîmes. Ailleurs, il s'agit d'arènes modernes, construites sur le modèle espagnol[39].

Dans toutes les arènes d'importance il y a une chapelle (capilla), permettant aux toreros qui le désirent d'aller se recueillir avant la corrida[40].

Dans le temps imparti[modifier le code]

Le temps imparti au matador pour mettre à mort le taureau est limité : il est fixé en principe à un quart d'heure. Cinq minutes avant la fin du temps réglementaire le président fait donner le « premier avis » par une sonnerie de trompette. Trois minutes après le premier avis, « deuxième avis ». Deux minutes plus tard sonne le « troisième avis » : le matador doit se retirer derrière la barrière, le taureau est ramené au toril où il sera abattu. Laisser sonner les trois avis est considéré comme la pire honte que puisse connaître un matador.

Pourquoi quinze minutes ? Il est souvent affirmé qu'au-delà de cette durée le taureau comprend que son véritable adversaire n'est pas la muleta mais l'homme qui tient la muleta (le taureau ne perçoit pas les couleurs et les mouvements de la même façon que l'homme, ce qui permet durant un temps de le leurrer), c'est pourquoi il doit être tué avant qu'il se rende compte du subterfuge[41],[42].

D'autres estiment que tous les taureaux n'ont pas forcément compris le subterfuge au bout d'un quart d'heure, et qu'il faudrait autoriser un matador à prolonger le spectacle, s'il voit que le taureau met plus qu'un quart d'heure à comprendre. Ils pensent également que le matador devrait être autorisé à démontrer le temps de compréhension du taureau[43].

Le quart d'heure règlementaire n'est toutefois pas respecté partout de la même façon, et le décompte ne commence pas partout au même moment.

Autrefois en Espagne et en France, les quinze minutes étaient décomptées à partir de la première passe de muleta. Depuis 1991, elles le sont à partir du moment ou le président donne l'ordre de changer de tercio.

Au Mexique, les avis sont décomptés à partir de la première tentative d'estocade. Le matador dispose donc, non d'un quart d'heure, mais d'un temps illimité jusqu'à la première tentative d'estocade, puis de sept minutes à compter de ce premier essai. Cette spécificité n'est pas due aux taureaux eux-mêmes, car certains élevages mexicains ont été constitués récemment à partir de taureaux importés d'Espagne ; dans plusieurs corridas au Mexique, les taureaux sont espagnols[44].

En Andalousie, depuis le 1er avril 2006, le premier avis est en principe sonné dix minutes après le changement de tercio, comme partout ailleurs en Espagne ou en France. Mais si le matador tente une estocade moins de huit minutes après la première passe de muleta, le premier avis est sonné deux minutes après. Le président doit donc avoir deux chronomètres : un qu'il lance lorsqu'il fait sonner le changement de tercio pour décompter les dix minutes, l'autre qu'il lance lors de la première tentative d'estocade si elle intervient avant la huitième minute, pour décompter les deux minutes restantes. En Andalousie, une tentative d'estocade accélèrerait donc la vitesse d'apprentissage du taureau. Et la règle est la même pour le taureau andalou, castillan ou portugais. Et partout ailleurs en Espagne ainsi qu'en France, un seul chronomètre reste nécessaire pour tous les taureaux.

Selon la qualité de la prestation du matador, le président pourra adapter à sa convenance les dix minutes. Si la prestation du matador ne plaît pas au public, nombre de spectateurs crieront « aviso, aviso », et le président n’attendra pas que six cents secondes se soient écoulées pour faire sonner les dix minutes. De même, si la prestation plaît au public, le président pourra laisser au matador quelques minutes de plus.

Une autre explication est parfois avancée : la limite des quinze minutes obligerait le matador à briller en privilégiant la qualité de ses passes. Cette explication n'est toutefois pas non plus satisfaisante, dans la mesure où un matador peut enchaîner en moins de dix minutes un nombre important de passes très médiocres. À l'inverse, les admirateurs de « Gitanillo de Triana », matador des années 20, soutenaient que leur idole arrêtait le temps[45]

La règlementation en Espagne[modifier le code]

Où que ce soit, la corrida répond à une réglementation stricte. En Espagne, la mention « Con el permiso de las autoridades » (« avec la permission des autorités ») figure d’ailleurs sur les affiches.

Avant 1917, il n'existe aucune véritable règlementation de la corrida, chaque ville, chaque arène a ses propres règles coutumières. En fait, ces règles sont très proches les unes des autres, les arènes andalouses imitant généralement les pratiques en vigueur à Séville, les autres imitant généralement les pratiques en vigueur à Madrid, Madrid et Séville s'inspirant mutuellement[46].

Une loi de 1917 crée un règlement unique pour toute l'Espagne. En 1962, ce règlement est entièrement refondu. En 1991, la loi Corcuera (du nom du ministre de l’intérieur) refond à nouveau le règlement.

Le développement de l'autonomie des communautés autonomes a autorisé le transfert d'une partie de la règlementation en matière de tauromachie [47]. En fait, dans presque toutes les communautés, la loi Corcuera reste en vigueur, seule l'Andalousie ayant, depuis le 1er avril 2006, un règlement particulier mais ne différant de la loi Corcuera que sur des points de détail. Toutefois, d'après un communiqué de UVTF : « la constitution espagnole dans son article 149-28 stipule que l'État détient la compétence exclusive en matière de défense du patrimoine culturel, artistique et monumental espagnol[47]. »

En Catalogne la corrida devrait être interdite à partir du 1er janvier 2012[48]. Elle serait déjà interdite aux Îles Canaries depuis 1991, selon le quotidien catalan La Vanguardia[49]. Lorenzo Ollarte Cullen, ancien président de la communauté autonome des Îles Canaries s'inscrit en faux contre cette affirmation dans le quotidien El Mundo[50].

Une possible interdiction provoque une controverse tant en France qu'en Espagne :

Article détaillé : Critique de la corrida.

La règlementation en France[modifier le code]

La loi Grammont[modifier le code]

Article détaillé : Loi Grammont.

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, selon certains, la loi du 2 juillet 1850 dite Loi Grammont condamnant les sévices aux animaux, était applicable aux courses de taureaux ; selon d'autres, elle ne l'était pas. Les tribunaux et les préfets ont eu pendant longtemps des opinions diverses sur le sujet. Certains préfets les interdisaient, d'autres les autorisaient ; organisateurs et matadors n'étaient pas systématiquement poursuivis devant le tribunal ; quand ils étaient poursuivis, parfois ils étaient punis d'une lourde amende, parfois ils étaient relaxés. Il suffisait de changer de préfet ou qu’un magistrat change de tribunal pour que la pratique change radicalement. On a vu pendant cette période des corridas organisées un peu partout en France ; il y en a même eu au Havre et à Roubaix[51].

Au début du XXe siècle, la Cour de cassation a jugé une bonne fois pour toutes que la loi Grammont s'appliquait aux corridas. Dès lors, la pratique s'est établie d’une manière étonnante :

Dans certaines zones, il y avait fort peu de volonté d’organiser des corridas. Quand par hasard, quelqu’un voulait en organiser une, le préfet l’interdisait systématiquement et l’interdiction était respectée. Et si, par extraordinaire, la corrida avait quand même lieu, organisateurs et matadors se retrouvaient devant le tribunal correctionnel qui les condamnait à une amende. Dans ces lieux, la corrida a totalement disparu, sans jamais avoir pu s’implanter réellement.

Dans d’autres zones, nombre de corridas étaient organisées ; les préfets ne les interdisaient quasiment jamais ; quand par hasard il venait au préfet l’idée de l’interdire, la corrida avait presque toujours lieu malgré l’interdiction ; le plus souvent, personne n'assignait les contrevenants devant le tribunal ; quand il y avait procès, les coupables étaient condamnés à des peines symboliques. Dans ces endroits, la corrida a donc continué d’exister malgré la loi Grammont.

Le ministre de la Justice pouvait évidemment exiger des parquets qu’ils poursuivent systématiquement, qu’ils demandent lors du procès une peine « exemplaire ». Mais rappelons que, si les procureurs sont sous les ordres du ministre de la Justice, les juges sont indépendants.

Pour mettre fin à cette situation ambiguë, le législateur a donc adopté une position pragmatique :

Lorsque les courses de taureaux n’existent en vertu d’aucune tradition locale, que leur organisation ne vise pas à satisfaire les goûts d’une large partie de la population pour ces spectacles, ne s’agissant que d’opérations financières montées par d’habiles commerçants qui spéculent sur la mode et sur l’attrait de la nouveauté, elles continuent d’être interdites.

Lorsque les courses de taureaux existent en vertu de traditions locales, que leur organisation répond à une demande d’une large partie de la population locale qui y a goût, alors elles sont expressément autorisées.

En 1951, un alinéa a été ajouté à la loi Grammont : « Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition ininterrompue peut être invoquée. » Cet alinéa a été complété en 1959 : la tradition doit être « locale et ininterrompue ».

La loi reste vague concernant les lieux où la corrida est devenue légale : « lorsqu’une tradition locale... », et non : « dans les départements dans lesquels une tradition locale... » ou « dans les communes dans lesquelles une tradition locale... » ; ou encore : « dans les départements de X, Y, Z... » ou « dans les communes de x, y, z... ».

Si des corridas ne sont organisées que dans des lieux dans lesquels personne ne conteste l’existence d’une « tradition locale ininterrompue », cette absence de toute contestation est la démonstration qu’elles sont toutes organisées à l’intérieur des « frontières ».

Si des corridas sont organisées dans des lieux dans lesquels une contestation s’élève, le tribunal sera chargé de définir, au cas par cas, si on se trouve en deçà ou au-delà de la « frontière », permettant progressivement de délimiter celle-ci.

Dans ce fameux troisième alinéa, le terme « local » est sujet à interprétation : selon les opposants aux corridas, ce terme renverrait à « localité », donc à « commune ». La corrida serait donc légale uniquement dans les communes dans lesquelles une tradition peut être invoquée.

Nombre de procès ont été intentés à des organisateurs de corridas, le premier au Grau-du-Roi (Gard). Les tribunaux ont jugé que le terme « local » renvoie à un « lieu », non à une circonscription administrative déterminée, rien ne permettant d’ailleurs de dire si cette circonscription administrative doit être la commune ou le département, le canton ou l’arrondissement. Ils ont donc jugé que le « lieu » était un « ensemble démographique » ayant une communauté d’histoire, de coutumes, de mode de vie dont les limites ne coïncident pas avec des limites administratives. Toute commune se trouvant à l’intérieur de cet « ensemble démographique » peut donc se prévaloir de l’existence de la « tradition », quand bien même, sur son territoire, aucune corrida n’aurait jamais été organisée.

Le terme « ininterrompu » est lui aussi est sujet à interprétation : la durée de l'interruption nécessaire pour qu'on ne puisse plus considérer la tradition comme ininterrompu est sujet à polémique.

À Bordeaux et alentours, des corridas ont été organisées de manière régulière jusqu’en 1962. La vétusté des arènes bordelaise ayant contraint le préfet d’y interdire l’organisation de spectacles, il n’y a donc plus eu de corridas en région bordelaise. En 1988, la ville de Floirac, limitrophe de Bordeaux a organisé des corridas. La cour d’appel de Bordeaux a jugé que la non organisation de corridas pendant une durée aussi longue soit-elle, ne suffisait pas à elle seule à « interrompre » la tradition, lorsque cette absence d’organisation est due à un fait extérieur. Selon cette jurisprudence, pour « interrompre » la tradition il faut :

  • soit qu’une évolution des mœurs, de la manière de vivre, etc., entraîne la désaffection de la population locale vis-à-vis de la corrida, de sorte que ces spectacles cessent d’être organisés ;
  • soit que l’absence d’organisation de corridas entraîne une évolution des mœurs, de la manière de vivre, etc., de la population locale, qui finit par avoir pour conséquence la désaffection de la population locale vis-à-vis de ce spectacle.

Depuis, des arrêts de la Cour d’appel de Toulouse (3 avril 2000) et de la Cour de cassation (7 février 2006) sont venus confirmer cette jurisprudence.

Le règlement de l'Union des villes taurines françaises[modifier le code]

En France, la seule réglementation existant à propos de la corrida l'interdit par principe et ne l'autorise que par exception. Aucune loi analogue à la loi Corcuera n’existe. Certaines associations réclament la création d’une « Fédération française de corrida » à l'image des fédérations sportives. Il semble peu vraisemblable qu’une telle fédération puisse voir le jour. Toute réglementation écrite ne peut donc qu’être d’origine municipale.

Durant longtemps, on a en France, appliqué coutumièrement le règlement espagnol. En 1972, l'Union des villes taurines françaises (UVTF) a établi un règlement très largement inspiré du règlement espagnol et invité ses membres à le rendre obligatoire sur leur territoire, par arrêté municipal. Toutes ne l'ont pas fait, mais dans ces communes, ainsi que dans les communes taurines qui ne sont pas membres de l’UVTF, ce règlement est appliqué coutumièrement. On peut lire à peu près tous les livres en français consacrés à la corrida, ainsi que les revues taurines, les pages taurines des quotidiens régionaux : tous font référence à cette application[52].,[53],[54].

Règlementation au Portugal[modifier le code]

Au Portugal, la mise à mort en public est interdite en pratique depuis le milieu du XVIIIe siècle, et a été formellement et définitivement interdite par une loi de 1928, sous le régime du dictateur Salazar. Malgré l'interdiction, elle a continué d'être pratiquée dans quelques communes, notamment à Barrancos, village de l'Alentejo proche de la frontière espagnole. Une loi de 2000 a autorisé les mises à mort en public dans les communes dans lesquelles elles continuaient d'être pratiquées.

Toreador[modifier le code]

Article détaillé : Toreador.

Ce terme désignait les toreros à cheval d’avant le XVIIIe siècle. Son utilisation est désormais à contresens : cela fait plus de trois siècles qu'il n'y a plus de toreadors. Celui qui, de nos jours combat le taureau, que ce soit à pieds ou à cheval, est un « torero » : matador, peón, banderillero, picador ou rejoneador, tous sont des « toreros ». Celui des toreros qui tue le taureau après l'avoir combattu à pieds est un « matador » (mata toro)[55],[56].

Matadors notoires[modifier le code]

Article détaillé : Liste de matadors.

Au début du XXIe siècle, environ deux cent cinquante à trois cents matadors composent chaque année l’escalafón. Les figuras (« vedettes ») font jusqu’à une centaine de corridas dans l’année, beaucoup n’en font qu’une ou deux[57].

Morts dans l'arène[modifier le code]

Édouard Manet : Le torero mort

La corrida n'est sûrement pas l'activité humaine la plus risquée : la majorité des matadors atteint l'âge de la retraite. La liste des toreros décédés en activité est pourtant déjà fournie : cinquante-cinq matadors tués dans l'arène, auxquels il faut ajouter cent onze novilleros, cinquante-neuf picadors et cent-vingt banderilleros.

Les arènes et les ferias[modifier le code]

Article détaillé : Liste d’arènes.

Plus de mille cinq cent corridas sont organisées chaque année en France et en Espagne, auxquelles s'ajoutent les corridas latino-américaines, ce dans plusieurs centaines d'arènes. Le lien ci-dessus permet de connaître les principales arènes et les dates auxquelles elles organisent des corridas.

Autres formes de courses de taureaux[modifier le code]

La corrida de rejón[modifier le code]

Article détaillé : Corrida de rejón.
Une corrida de rejón

Pratiquée partout où se pratique la corrida à pied, c’est la corrida à cheval. Le taureau est combattu par un cavalier, le rejoneador. Son déroulement est similaire à celui de la corrida à pied. Toutefois, elle diffère en cela en privilégiant le travail du cheval et de son cavalier. La première femme "rejoneada" et ayant ouvert la porte aux femmes à cette discipline fût la Señora Conchita Cintrón.

La « course portugaise » (tourada)[modifier le code]

Article détaillé : Course portugaise.

Au Portugal, la mise à mort en public est interdite en fait depuis le XVIIe siècle, en droit depuis 1928 ; de plus, le picador est également interdit. De ce fait, la corrida à pied n'y est que marginale, la corrida à cheval constituant l'essentiel de la tauromachie portugaise. Celle-ci est similaire à son homologue espagnole, qu'elle a d'ailleurs inspirée (Voir ci-dessus le chapitre « Histoire de la corrida »). Dans les deux cas, la mise à mort est remplacée par la pega effectuée par les forcados.

Après son retour au toril, le taureau est en principe emmené à l'abattoir pour y être abattu ; parfois, il est ramené dans son élevage et soigné, afin de servir de reproducteur.

La course camarguaise[modifier le code]

Article détaillé : Course camarguaise.

Il s'agit là d'un sport consistant pour les raseteurs à tenter de décrocher une cocarde accrochée entre les deux cornes du taureau, puis deux glands accrochés chacun à une corne, enfin deux ficelles, entourant chacune l'une des cornes.

Ce sport est pratiqué en France, dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Gard, de l'Hérault et dans quelques communes du département de Vaucluse. Il est régi par la Fédération française de la course camarguaise dont le siège est à Nîmes.

À noter qu'il s'agit ici de taureaux camarguais (les « Camargue » ou « raço di biòu »), par opposition aux taureaux espagnols. Le taureau Camargue est plus petit (entre 300 et 450 kg pour les mâles), plus nerveux et rapide que son cousin espagnol, et ses cornes sont en forme de lyre.

La course landaise[modifier le code]

Article détaillé : Course landaise.

Il s'agit là d'un sport consistant pour les « écarteurs » ou les « sauteurs » à défier une vache et à faire des sauts au-dessus ou des écarts à son passage.

Ce sport est pratiqué en France, dans les départements des Landes (d'où son nom) et du Gers. Il est régi par la Fédération française de la course landaise dont le siège est à Saint-Pierre-du-Mont (Landes).

La course de recortadores[modifier le code]

Article détaillé : Course de recortadores.

La course de recortadores est un sport pratiqué essentiellement dans le nord de l'Espagne (Navarre, Aragon, Castille-León, Pays basque, communauté autonome de Valence et communauté autonome de Murcie). On peut la considérer comme une survivance de la tauromachie d'avant Francisco Montes.

Le toreo comique ou « charlotade »[modifier le code]

En espagnol cette forme de course porte le nom de toreo comico ou charlotada.

Article détaillé : Toreo comique.

Le toreo comique, forme de tauromachie aujourd'hui sensiblement tombée en désuétude, a connu un franc succès jusque dans les années 1960. Il s'agit de parodies de corridas dans lesquelles les toreros se livrent à toutes les excentricités devant des veaux. Souvent les toreros sont des nains. On a vu également quelques troupes de toreo comique utiliser des singes toreros.

À la sortie d'une « vraie » corrida, on entend parfois des spectateurs s'exclamer « C'était la charlotade ! » La corrida à laquelle ils viennent d'assister avait sans doute atteint le degré zéro de la qualité.

Le toro-piscine[modifier le code]

Jeu en vigueur essentiellement dans le Midi de la France, consistant à lâcher une vachette camarguaise ou landaise aux cornes emboulées dans l'arène. Ceux qui le veulent se livrent à des jeux : la statue (les concurrents doivent rester debout sur un tonneau, le gagnant étant le dernier à rester sur son tonneau), la partie de cartes (les concurrents doivent s'asseoir sur les tonneaux en formant un carré, comme s'ils jouaient aux cartes), le toro-ball (ça ressemble au hockey sur gazon, sauf que les crosses sont remplacées par des balais), etc. Au milieu de la piste, se trouve une piscine faite avec un mur de balles de paille et une bâche étanche ; le but consiste à faire entrer la vachette dans la piscine ; le plus spectaculaire consiste à y entrer en même temps que la vache ! Les gagnants touchent des primes, afin de donner un enjeu.

À la sortie d'une « vraie » corrida, on entend parfois des spectateurs s'écrier « C'était le toro-piscine ! ». Sans doute ont-ils assisté à la même corrida que ceux pour qui c'était une charlotade.

Les lâchers de taureaux dans les rues[modifier le code]

Dans nombre de villes et villages d'Espagne et du Midi de la France, lors des fêtes locales, ont lieu des lâchers de taureaux dans les rues. Ces lâchers peuvent être considérés comme une survivance de la tauromachie ancienne et prennent d'innombrables formes et variantes locales. Les principales sont les suivantes.

L'encierro[modifier le code]

Article détaillé : Encierro.

Encierro est un terme espagnol signifiant littéralement « enfermement ». Au sens premier, ce mot désigne le fait d'enfermer les taureaux aux corrales, cours généralement attenantes aux arènes, dans lesquelles ils seront gardés jusqu'au jour de la corrida.

Dans un deuxième sens, il désigne le lot de taureaux destiné à la corrida. « Pour telle corrida, l'encierro est de Victoriano del Río » signifie donc « Pour telle corrida, le lot de taureaux vient de l’élevage de Victoriano del Río ».

Dans certaines villes d'Espagne, les corrales ne sont pas attenants aux arènes, de sorte que les taureaux doivent y être amenés le jour même de la corrida ; ils sont accompagnés par des cabestros, bœufs dressés à cet usage. Dans un troisième sens, l'encierro est donc le trajet effectué par les taureaux, depuis les corrales jusqu'aux arènes. Ceux qui en ont envie en profitent donc pour descendre dans la rue, sur le trajet de l'encierro, et font le parcours devant (ou derrière pour les moins téméraires !) les taureaux. Aujourd'hui, dans ces villes, l'encierro n'est donc plus fait pour des questions de nécessité (les quelques hectomètres qui séparent les corrales des arènes pourraient tout aussi bien être effectués en camion), mais devient un but en soi. Les plus célèbres des encierros sont ceux de Pampelune, lors des fêtes de San Fermín (du 7 au 14 juillet), mais nombre de villages du nord de l'Espagne en ont d'aussi spectaculaires et moins médiatisés[58].

Dans les villes et villages des Bouches-du-Rhône, du Gard et de l'Hérault, les encierros sont en fait des lâchers de taureaux de Camargue dans une rue fermée à ses deux extrémités par des charrettes et des barrières, ou sur une place publique dont les accès sont fermés de la même manière[59].

L’abrivado[modifier le code]

Article détaillé : Abrivado.
Abrivado à Calvisson dans le Gard

Mot provençal signifiant « arrivée ». Autrefois les taureaux qui participaient aux courses camarguaises faisaient le trajet à pieds, accompagnés par les gardians. Dans les traversées de villages, les jeunes du pays tentaient de les faire échapper pour ensuite s'amuser avec. Afin de limiter les risques de voir leurs taureaux leur échapper, les gardians leur faisaient donc traverser le village au galop, à la vitesse la plus élevée possible.

Aujourd'hui, les abrivado sont organisées spécialement. Les rues sont barrées par des barrières de grande hauteur afin d'empêcher les taureaux de s'échapper en rase campagne, les gardians font semblant d'empêcher les atrapaïre (« attrapeurs » en provençal) de faire échapper le taureau, les atrapaïre rivalisent d'adresse et de témérité. Il est même organisé des concours d’abrivado, plusieurs éleveurs y participant et étant jugés sur le nombre de taureaux qu'ils ramènent au bercail.

À noter : Abrivado est un mot féminin ; comme tous les mots provençaux, il est invariable au pluriel. On écrit donc « une abrivado, des abrivado ». Quant à la prononciation du O final, il s’agit d'une voyelle atone, comme le O final en italien, en espagnol ou en portugais. Si vous parlez couramment l'une de ces trois langues, prononcez le O de abrivado comme dans Pesaro, Toledo ou Ronaldo. Si vous n'êtes ni italophone, ni hispanophone, ni lusophone, la moins mauvaise méthode consistera à faire comme si la dernière lettre était un E muet et prononcer abrivade[60].

La bandido[modifier le code]

Décoration sur le sol (kolam) pour le Pongal, Tamil Nadu, Sud de l'Inde.

Mot provençal. La bandido était autrefois le retour des taureaux depuis les arènes après la course, et donnait lieu aux mêmes tentatives par les jeunes du pays de les faire échapper. Aujourd’hui, c'est une forme de lâchers de taureaux analogue à l'encierro. Selon les habitudes locales, tous les lâchers seront appelés encierros, ou tous seront appelés bandido, ou enfin, selon que c'est dans telle rue ou sur telle place, on utilisera l'un ou l'autre terme.

La formation du pluriel et la prononciation du O final appellent les mêmes remarques que pour abrivado.

Le jallikattu[modifier le code]

Article détaillé : Jallikattu.


Le jallikattu est une tradition religieuse hindoue du sud de l'Inde connue également sous le nom de Manju Virattu (chasse du taureau). Elle se pratique dans l'État du Tamil Nadu, lors de la fête du Pongal, où l'on honore le bétail pour son labeur et où on l'adore tout particulièrement. Elle consiste à lâcher un ou plusieurs taureaux sur une place où des hommes tentent de maîtriser, à mains nues, l'animal qui a été béni en tout premier lieu par des brâhmanes.

La Corrida dans les arts[modifier le code]

Littérature[modifier le code]

Pour les écrivains du début de XIXe siècle, la corrida a été découverte en même temps qu'ils découvraient l'Espagne et sa culture[61], l'une et l'autre suscitant de fortes émotions et un enthousiame sincère. Parfois agréablement horrifié comme le rapporte Alexandre Dumas[62], où passionné comme Prosper Mérimée pour qui « les combats de taureaux sont un spectacle dont on ne se lasse pas quand on les voit huit jours de suite à Madrid[61]. » L'Espagne était alors devenue un genre littéraire et la tauromachie y avait une large place[61]. Au XXe siècle les écrivains aficionados sont devenus des légendes comme Blasco Ibáñez ou Hemingway. Dans tous les cas, la corrida a donné lieu a des récits enflammés[61].

Passage Hemingway à Ronda, Andalousie où se trouvent les plus anciennes arènes d'Espagne
  • Prosper Mérimée, Les Courses de taureaux, 1830, publié dans La Revue de Paris, et Notes de voyages, 1835-1840, réédition Hachette, Paris, 1971
  • Laure Junot d'Abrantes; Mémoires de Madame la Duchesse d'Abrantes, Volume III, éditions Hauman, Bruxelles, 1837
  • Théophile Gautier, Voyage en Espagne, paru d'abord en 1840 sous le titre Tra los Montes, publié de nouveau sous le titre français en 1843. édition Charpentier, 1859.
  • Alexandre Dumas, De Paris à Cadix ou Impressions de voyage, De Paris à Cadix, 1847, Garnier frères, Paris.
  • Jean Charles Davillier et Gustave Doré, Voyage en Espagne, (1862) réédition Hachette-Stock, 1980
  • Vicente Blasco Ibáñez,Arènes sanglantes, 1908. Roman. Raconte la carrière d'un matador. On peut ne voir dans cette œuvre qu'une épique saga, d'autant que de mauvaises traductions existent. Il s'agit en fait d'une remarquable critique sociale parmi toutes celles qui ont marqué le début du siècle dernier espagnol.
  • Henry de Montherlant, Les Bestiaires, roman, 1926.
  • Ernest Hemingway, Mort dans l'après-midi , 1932, publié en France par Gallimard, collection Folio. Considéré comme une véritable « bible de la tauromachie » et l'invention d'un nouveau réalisme.
  • Federico Garcia Lorca, Chant funèbre pour Ignacio Sánchez Mejías(LLanto por Ignacio Sánchez Mejías) publié en espagnol en 1935, traduit en français par R. Simon en 1945, réédition Actes Sud, 1992, (ISBN 2868698646). Ce poème a rendu célèbre le vers A las cinco de la tarde le poème figure parmi les plus connus de la poésie contemporaine[63].
  • Joseph Peyré, Sang et lumière, Grasset, 1935.
  • Jean Cocteau, La Corrida du 1er Mai, 1957, réédition Grasset 2003
  • Ernest Hemingway, L'été dangereux , 1960, publié en France par Gallimard, collection Folio. Un an avant de se donner la mort, Hemingway suit, tout un été, en Espagne, l'affrontement de deux grands matadors : Dominguín et Ordóñez.

Peinture[modifier le code]

Goya: Pepe Hillo salue le taureau

Jan van der Straet, dit Giovanni Stradano ou Johannes Stradanus peintre flamand, (Bruges 1523-Florence ) a réalisé plusieurs gravures sur la corrida . Notamment la Mise à mort du taureau XVIe siècle conservée au Musée des cultures taurines de Nîmes[64].

Francisco de Goya, a produit un très grand nombre d'aquatintes sur la corrida, la mort des toreros[65],[66]. Sa série la plus connue se compose de 33 eaux fortes et aquatintes réunies sous le titre La Tauromaquia (1815-1816)

Gustave Doré : La Tauromachie de Gustave Doré, une série de trente cinq dessins et six lithographies exécutés à partir de 1854, pour illustrer « Voyage aux eaux des Pyrénées » d'Hippolyte Taine, complété par les gravures destinées à illustrer le « Voyage en Espagne » du baron Jean Charles Davillier, œuvre publiée de 1862, à 1873.

Édouard Manet, La Corrida

Édouard Manet, malgré le soutien inconditionnel de Charles Baudelaire, fut très critiqué pour ses œuvres de tauromachie, notamment pour l'Épisode d’une course de taureaux et ses tableaux relatifs à la corrida qui donnèrent lieu à des caricatures de Bertall dans « Le Journal amusant » du . Manet les conserva plus de dix ans dans son atelier avant que les frères Goncourt les découvrent en 1872 et lui rendent hommage[67]. L'Épisode d’une course de taureaux (1865/1866) a été découpée par l'artiste, donnant ainsi deux peintures séparées[68] :

  1. L'Homme mort, huile sur toile, conservée à la National Gallery of Art de Washington,
  2. La Corrida, l'autre partie découpée par Manet. C'est une huile sur toile de 48 x 108 cm, portant la signature posthume de Manet. Elle est conservée à la Frick Collection à New York[69].
Manet a également réalisé, dans sa période hispanisante, en relation avec la tauromachie :
  1. Combat de taureau, huile sur toile, conservée au Musée d'Orsay à Paris[70].
  2. Le Matador saluant (1866-1867), huile sur toile autonome qui a fait partie des « refusés » au Salon de Paris de 1865 ; elle est conservée au Metropolitan Museum of Art à New York[71].
  3. Mlle V. en costume d'espada également conservée au Métopolitan de New York[72]

Henri de Toulouse-Lautrec : « La Tauromachie », illustration de couverture pour la reliure de La Tauromaquia de Francisco de Goya par René Wiener, (1894)[73]. Grand admirateur de Goya, Toulouse-Lautrec, appréciait les spectacles de tauromachie et il assistait très souvent aux corridas données dans les Arènes de la rue Pergolèse à Paris. Pour l'étude préparatoire, le peintre a réalisé une huile sur carton intitulée « La Tauromachie », qui comptait au nombre des chefs-d œuvres de la collection Yves Saint-Laurent-Pierre Bergé. Il a été vendu chez Christie's en février 2009 pour la somme de 529,000€[74].

Vincent van Gogh a peint le public et les arènes d'Arles en 1888. Le tableau se trouve à Saint-Pétersbourg

Orazi, peintre français de l'École de Paris : Corrida, œuvre présentée au salon de mai 1949

Pablo Picasso grand aficionado depuis l'âge de cinq ans[75]. Tout jeune, il allait avec son père dans les arènes de Málaga et c'est ensuite en France, à Arles, à Nîmes et dans tout le sud qu'il continue à suivre les ferias. Cette passion de son enfance ne l'a jamais quitté. Il avouait que s'il avait eu à choisir, il aurait été picador et non torero[75]. Il a entraîné dans son sillage tout un monde d'intellectuels. Dès 1910, il initie Georges Braque et Max Jacob à l'art de la corrida[76]. Sa contribution la plus importante à l'art de la tauromachie est son livre Toros y toreros, publié en 1953 avec un texte de son ami le torero Luis Miguel Dominguin[75] avec une étude de Georges Boudaille. Autre contribution importante de Picasso : La Tauromaquia, d'après le texte du torero Pepe Hillo. Ce livre est le plus cher de tous ceux qu'a illustrés le peintre[77],[78],[79]. El carnet de la Tauromaquia est une réutilisation d' illustrations d'extraits du texte de Pepe Hillo sous forme de carnet de poche. La corrida est également très présente dans son important travail avec les céramiques[80]. Sa première peinture de corrida connue date de 1889 et s'intitule Petit picador jaune. Le Cheval éventré de 1917 est une première approche de ce qui deviendra plus tard le cheval de Guernica[75].

Salvador Dalí est un des grands peintres aficionados, il a réalisé :Le Torero hallucinogène, 1970, conservé au Salvador Dali Museum, États-Unis et La Tauromachie de Salvador Dali, 1966, série de gravures comprenant La mise à mort , La Passe (Elle natural), Le Picador, Les Banderilles, Le Matador.

Francis Bacon a réalisé trois Études pour une corrida en 1969. L'Étude pour une corrida n°2 est conservée au musée des beaux-arts de Lyon depuis 1997[81],[82],[83]. L'Étude pour une corrida n°2, est une huile sur toile d'une hauteur de 198,3 cm et largeur de 147,5 cm[84]. L'œuvre a fait l'objet de l'affiche pour la feria de Nîmes 1992[85]. « le ballet mortel qui unit le matador au taureau ne s'éloigne ni de l'œuvre ni de la vie de Bacon[84], » qui aimait prendre des risques en peinture comme il en prenait au jeu, principalement à la roulette à Monte-Carlo. Il en fait un jeu étourdissant de courbes et contre courbes, homme et bête s'entrelacent, se mêlent, pour traduire le rythme des coups de cornes et des voltes de muleta[84].

Claude Viallat. En 2008, la ville de Nîmes a édité trois livrets sur Claude Viallat. Deux d'entre eux sont consacrés à la tauromachie. « Claude Viallat Peinture tauromachiques »[86] et un autre sur « La collection tauromachique de Claude Viallat »[87] exposée au Musée des cultures taurines de Nîmes.Il a également réalisé les affiches des ferias de Nîmes 1986 et 2008.

Miquel Barceló, inspiré par le thème de l'arène et du taureau : « Mes tableaux sur la corrida montrent le plus souvent une arène vue de haut, comme si elle était le cratère d'un volcan ou l'œil d'un cyclone. Au début, je peignais de grands tourbillons sans penser à la tauromachie. Puis, peu à peu, j'ai mis des toreros au cœur de ces forces centrifuges qui projetaient tout vers les marges du tableau. [88]. ». Il a également réalisé l'affiche de la feria de Nîmes 1988[89] et celle de la San Isidro pour les arènes de Las Ventas de Madrid en 1990[90]

Cinéma[modifier le code]

Le monde du cinéma comptait de nombreux aficionados parmi les stars : Ava Gardner à Hollywood, et en France : Brigitte Bardot, qui s'enthousiasmait pour le torero Chamaco père, comme le montre le documentaire De lumière à El Cordobès [91]. Il y avait aussi les stars aficionados-toreros comme Orson Welles et Budd Boetticher.

Budd Boetticher consacra l'essentiel de sa vie de réalisateur à filmer des corridas et il s'était fait torero dans sa jeunesse. Orson Welles raconte, dans un entretien avec un journaliste de Arriba le 10 février 1951, que lui aussi, il avait cherché à se faire torero dans les années 1930 (à partir de 1935 surtout) et qu'il avait sillonné l'Espagne sous l'apodo de « El Americano ». Mais après deux blessures, l'une au cou, l'autre à la cuisse, il a renoncé à son ambition, déclarant : « Je ne pus atteindre ce que je me proposais... C'est (la tauromachie) un véritable art de Titan »[92].

Orson Welles a fait répandre ses cendres dans la finca (propriété) de son ami Antonio Ordóñez, près de Ronda[93]. Il a d'ailleurs laissé quelques témoignages de son afición dans un épisode tiré de All is true (1993) : My Friend Bonito, et Corrida à Madrid, série diffusée sur la chaine ABC en 1955 sous le titre Around the world with Orson Welles et Orson Welles on the Art of Bullfighting, ABC, 1961[93].

Toutefois à l'exception des documentaires, la quasi-totalité des films ayant la corrida pour sujet est considérée comme étant de faible intérêt[94], sauf quelques œuvres qui méritent d'être citées[95] pour leurs qualités ou parce qu'on peut les considérer comme des curiosités (La Femme et le Pantin).

  • Toro. Film documentaire noir et blanc de Gilbert Bovay, le portrait de Manolete, le rite de la corrida, l'encierro, mythe et métaphysique de la corrida. Film tourné en Andalousie, à Cordoue et à Vera. 42 min[96].
  • La course de taureaux. Film documentaire de Pierre Braumberger, 1951, avec le concours d'Auguste Lafront (Paco Tolosa) et de Michel Leiris[97]. C'est le premier documentaire expliquant les corridas ; aujourd’hui encore, il est considéré comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur.
  • Aruzza, la vie du torero mexicain Carlos Arruza, réalisé par l' américain Budd Boetticher en 1972, couleurs, 73 mn. Passionné de tauromachie au point d'abandonner sa lucrative carrière de réalisateur de westerns, Budd Boetticher s'est installé à Mexico où il s'était essayé, dans sa jeunesse, au toreo recevant ainsi une grave blessure. Boetticher a obtenu un Oscar du cinéma pour une fiction sur la tauromachie :La Dame et le Toréador (1951 au cinéma|1951) qui présente de spectaculaires courses de taureaux[98],[99]
  • Les Années Arruza film documentaire d’Emilio Maillé, 1998 , avec le témoignage de Budd Boetticher. 56 mn, productions, Canal +, Flach Film, Rumba . Sélection Festival de Munich, 1998.
Tyrone Power dans Arènes sanglantes (Blood and sand)
Affiche du film Arènes sanglantes (1922)

Musiques[modifier le code]

Chansons
Classique

Medias[modifier le code]

Télévision[modifier le code]

  • Signes du toro, émission de 25 minutes diffusée sur France 3 Aquitaine et France 3 Sud. Les derniers numéros (ainsi que de nombreux bonus) sont visibles sur les sites internet de France 3 Aquitaine et France 3 Sud. Cette émission remplace les défunts Tercios (France 3 Aquitaine) et Face au toril (France 3 Sud).
  • Tendido sud, émission hebdomadaire de 52 minutes diffusée sur Télé Miroir, chaîne hertzienne du Pays nîmois et de la Camargue, également disponible sur la TNT de Nîmes. La dernière émission est visible sur le site internet de Télé Miroir, les anciens numéros étant archivés sur le serveur de vidéos www.mykewego.fr, ainsi que sur d'autres sites internet de partage de vidéos.
  • Et de nombreuses émissions et retransmissions de corridas en direct sur la télévision espagnole.

La presse[modifier le code]

Le premières revues taurines sont apparues en France[105].

Les plus anciennes sont : La Course landaise[105],[106], fondée en 1905; et Toros, revue semi-hebdomadaire, créée à Nîmes en 1925[105]. Il existe encore d'autres revues spécialisées : Semana grande, le seul hebdomadaire taurin français; Plaza, revue bimestrielle; Terres Taurines revue trimestrielle dont le rédacteur en chef est André Viard; Planète Corrida, revue mensuelle; Toro Mag, revue mensuelle.

D'autre part, presque tous les quotidiens de la PQR diffusés dans les départements taurins ont une page hebdomadaire, voire quotidienne (pendant les ferias) sur la tauromachie.

Dans la presse nationale, Libération propose la chronique de Jacques Durand, mensuelle d’octobre à mars, hebdomadaire d’avril à septembre ; Le Monde publie la chronique intermittente de Francis Marmande.

En Espagne, presque tous les quotidiens ont une page hebdomadaire ou quotidienne sur la tauromachie. Il existe aussi une presse spécialisée : Aplausos; 6 Toros 6.

Jeux vidéos[modifier le code]

Voir aussi[modifier le code]

Articles connexes[modifier le code]

Bibliographie[modifier le code]

Références consultées pour les sources
  • Eric Baratay et Élisabeth Hardouin-Fugier, La Corrida, vol. n°568, Paris, PUF, (ISBN 2130468829) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bartolomé Bennasar, Histoire de la tauromachie, Paris, Desjonqueres, (ISBN 2-904227-73-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert Bérard (dir.), Histoire et dictionnaire de la Tauromachie, Paris, Bouquins Laffont, (ISBN 2221092465) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Paul Casanova et Pierre Dupuy, Toreros pour l'histoire, Besançon, La Manufacture, (ISBN 2737702690) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Paul Casanova et Pierre Dupuy, Dictionnaire tauromachique, Marseille, Jeanne Laffitte, (ISBN 2862760439) préface de Jean Lacouture Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Dupuy et Jean Perrin, Ombres et soleils sur l'arène, Lyon, La Manufacture, (ISBN 2737700817) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Durand, Humbles et Phénomènes, Lagrasse, Verdier, (ISBN 286432184X) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Lucien Clergue et Jean-Marie Magnan, La décennie Ojeda, la década Ojeda, Marval, (ISBN 286234123[à vérifier : ISBN invalide]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Véronique Flanet et Pierre Veilletet, Le Peuple du toro, Paris, Hermé, (ISBN 2866650344) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alexandre Hurel et Frédérique Badiola, La corrida dans la littérature : Récits et témoignages d'écrivains voyageurs au XIXe siècle, Urrugne, Pimientos, (ISBN 2912789974) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Lacouture, Signes du taureau, Paris, Julliard, (ISBN 1-883145-00-7) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Auguste Lafront, Encyclopédie de la corrida, Paris, Prisma,
  • Auguste Lafront, La Corrida, tragédie et art plastique, Paris, Prisma, préface de Joseph PeyréDocument utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Popelin et Yves Harté, La Tauromachie, Paris, Seuil, 1970 et 1994 (ISBN 2020214334) (préface Jean Lacouture et François Zumbiehl) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Popelin, Le Taureau et son combat, Paris, Seuil, (ISBN 2877061779) Document utilisé pour la rédaction de l’article (préface Jean Lacouture et François Zumbiehl)
  • Claude Pelletier, L'heure de la corrida, Paris, Découvertes Gallimard, (ISBN 2070531899) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jeans Testas, La Tauromachie, Paris, PUF, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Zumbiehl, Le discours de la corrida, Lagrasse, Verdier, (ISBN 2864325292) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Zumbiehl, Des taureaux dans la tête, vol. 2, Paris, Autrement, (ISBN 2746705176 et 2746705168) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Sur la peinture
ouvrage collectif comprenant aussi des articles de John Berger, Gaëtan Picon, David Sylvester, Michel Leiris, Jacques Dupin, Jean-Louis Schefer, Lawrence Alloway,Michael Fried.
Documents et biographies
  • Dominique Aubier. Deux secrets pour une Espagne, Le mythe de la tauromachie et son symbolisme. éd. Qorban-Arthaud, 1964.
  • Dominique Aubier, Guerre à la Tristesse, photos Inge Morath, préface Henry de Montherlant. Couverture Pablo Picasso. Ed. Delpire 1966.
  • Joël Bartolotti, Gallito, Éditions de l’Union des Bibliophiles Taurins de France, 1997. La vie de « Gallito » alias « Joselito », mort en 1920, aujourd’hui encore considéré comme l’un des plus grands – si ce n’est le plus grand – de tous les matadors.
  • Bartolomé et Lucile Bennasar, Le voyage en Espagne, anthologie des voyageurs français et francophones du XVIe siècle au XIXe siècle siècle, Paris, Robert Laffont, 1998
  • José Bergamin El Arte de Birlibiloque, 1930, publié en France par Le temps qu'il fait, 1990 et 1998. (ISBN 286853001X). Un texte d'exégèse d'un grand intellectuel Espagnol, disciple d'Unamuno.
  • José Bergamin, La musica callada del toreo, 1981, publié en France sous le titre La Solitude sonore du toreo au Seuil, 1989. Un grand texte sur l'esthétique de la Tauromachie par un grand intellectuel espagnol. Bergamin y prend le contre-pied de nombre des thèses qu'ils développait dans L'Art de Birlibirloque.
  • Camilo José CelaL'aficionado,, Verdier, 1992, les principaux textes taurins du prix Nobel de littérature espagnol, amoureux du toreo de salon
  • Larry Collins et Dominique Lapierre, …Ou tu porteras mon deuil, Robert Laffont, 1967, publié poche collection Livre de poche. La vie et le destin du légendaire « El Cordobés ».
  • François Coupry, La corrida, éditions Milan, 1997, collection les essentiels, (ISBN 2841135284)
  • Pierre Daulouède, Les carnets du vétérinaire, ou la corrida à l’envers,, édité par la Peña Taurine Côte Basque, 1990.
  • Pierre Daulouède, Toromanie, Atlantica, 2003. Une « suite » aux carnets du vétérinaire.
  • Domingo Delgado de la Cámara, Le toreo revu et corrigé, traduction de Manuel Rodríguez Blanco, Loubatières, 2004.
  • Jacques Durand, Chroniques de sable,Chroniques de sable, Atlantica, 2000, textes et récits du chroniqueur taurin du journal Libération.
  • Nicolás Fernández de Moratín, Lettre historique sur l'origine et les progrès des fêtes tauromachiques en Espagne, 1777. Écrit à la demande du prince Pignatelli, l'ouvrage réfute toute parenté entre les jeux romains et les courses de taureaux espagnoles [107]
  • Élisabeth Hardouin-Fugier, Histoire de la corrida en Europe du XVIIIe au XXIe siècle, 2005. Décrit de façon critique la manière par laquelle ce spectacle a commercialement et politiquement réussi. Plus qu'une véritable « Histoire » ce sont les tenants et les aboutissants liés au phénomène corrida qui sont décrits. Il y a des erreurs de dates et des confusions entre personnes quasi-homonymes, et des erreurs historiques notamment au sujet de Francisco de Goya et de sa La Tauromaquia; ISBN 2-7539-0049-3 ; Éditions Connaissances et Savoirs.
  • Francis Marmande, Curro, Romero y Curro Romero, Verdier, 2001, Un livre sur le célèbre Curro Romero, le Pharaon de Séville, qui toréa jusqu'à l'âge de 66 ans, suscitant l'extase et l'exaspération des aficionados.
  • Francis Marmande, À partir du lapin, Verdier, 2002. À partir des chroniques de Francis Marmande au journal Le Monde .
  • Victorino Martín García, Victorino par Victorino, traduction de Roger Dumont, Atlantica, 2002.
  • Alain Montcouquiol,Recouvre-le de lumière, Verdier, 1997. Un ouvrage poignant écrit par l'ancien matador « Nimeño I », apoderado de son frère Christian « Nimeño II », qui après avoir été grièvement blessé par un taureau de Miura et gardé un bras paralysé, se suicida. Ce texte fut joué par Philippe Caubère en 2003.
  • Anne Plantagenet, Manolete, le calife foudroyé, Ramsay, 2005. Le destin d’un « révolutionnaire » de la corrida.
  • Marine de Tilly, Corridas - De sang et d'or , éditions du Rocher, 2008, ISBN 978 2 268 06515 1
  • Francis Wolff, Philosophie de la corrida , Paris, Fayard, 2007, collection "Histoire de la Pensée".
  • François Zumbiehl, « la Tauromachie, art et littérature », postface de Florence Delay, L'Harmattan, Paris, 1990, 151 pages, (ISBN 2738406858)
  • Ethique et esthétique de la corrida, numéro spécial de la Revue critique, septembre 2007, Paris : Éditions de Minuit. Dès sa naissance, la corrida a inspiré artistes, poètes et théoriciens. La revue fondée par Georges Bataille devait tôt ou tard lui consacrer un numéro spécial. « Parce qu’elle n’est ni un sport, ni un jeu, ni un sacrifice, qu’elle est plus qu’un spectacle et moins qu’un rite, qu’elle n’est pas tout à fait un art ni vraiment un combat, elle emprunte à toutes ces pratiques, qui sont la culture même, et en fait un tout original en les poussant hors d’elles mêmes. »
  • Tauromachie en Amérique Latine, ouvrage collectif sous la direction de Jean Ortiz, Atlantica, 2004.
  • La corrida dans la littérature du XIXe siècle 'Lord Byron , Prosper Mérimée , Théophile Gautier , Alexandre Dumas), ouvrage collectif, témoignages d'écrivains édition Pimientos, 2009, (ISBN 2-912789-97-6[à vérifier : ISBN invalide])
  • Francis Wolff, « 50 raisons de défendre la corrida », édition Mille et une nuits, Paris - collection Les petits libres, numéro 74, mai 2010, (ISBN 2755505761).
    Un philosophe répond à 50 questions pour défendre et expliquer la tauromachie.
Critiques de la corrida
  • Claire Starozinski:
    • La Face cachée des corridas, Alliance Suppression Corridas, 2006, (ISBN 2951304323)
    • On est toujours le taureau de quelqu'un, préface de Théodore Monod, 2003 Alliance Suppression Corridas.
  • Alain Perret( préfacé par Théodore Monod et Philippe Val), La Mafia Tauromaniaque, pamphlet

Notes et références[modifier le code]

  1. Mithra, fresque de Doura Europos.
  2. Véronique Flanet et Pierre Veilletet, Le Peuple du toro, chapitre « métamorphoses de la corrida », Éditions Hermé, 1986, p. 12 (ISBN 2-86665-034-4)
  3. Yves Harté dansFlanet Veilletet 1987, p. 102
  4. Casanova et Dupuy 1981, p. 156
  5. Casanova et Dupuy 1981, p. 16
  6. Bérard 2003, p. 281
  7. Claude Popelin, « La Tauromachie», préface de Jean Lacouture et François Zumbiehl, édition augmentée par Yves Harté, Le Seuil, Paris, 1970-1994, p. 212, 22, 215, 188, 190, 259, 29,31 (ISBN 2020214334)
  8. Paul Casanova et Pierre Dupuy,« Dictionnaire tauromachique, Jeanne Laffitte, 1981, p. 162 (ISBN 2862760439)
  9. Paul Casanova et Pierre Dupuy,« Dictionnaire tauromachique, Jeanne Laffitte, 1981, p. 105-106 (ISBN 2862760439)
  10. Jean Testas, « La Tauromachie», PUF, Que sais-je, Paris, 1974p.  93 à 98 (ISBN 2130468829)
  11. Jean Testas, « La Tauromachie», PUF, Que sais-je, Paris, 1974p. 88 à 92 (ISBN 2130468829)
  12. Jean Testas, « La Tauromachie», PUF, Que sais-je, Paris, 1974p. 99-101
  13. Jean Testas, « La Tauromachie», PUF, Que sais-je, Paris, 1974p. 101 à 114
  14. Auguste Lafront - Paco Tolosa : « Encyclopédie de la corrida », éditions Prisma, 1950, p. 106 à 114
  15. Auguste Lafront - Paco Tolosa : « Encyclopédie de la corrida », éditions Prisma, 1950, p. 215
  16. Claude Popelin, « La Tauromachie», préface de Jean Lacouture et François Zumbiehl, édition augmentée par Yves Harté, Le Seuil, Paris, 1970-1994, p. 128-129
  17. Popelin-Harté 1970-1994,p. 50
  18. Casanova, Dupuy et 1981, p. 170
  19. Bennassar 1993, p. 103
  20. Bennassar 1993, p. 103-104
  21. Bérard 2003, p. 109
  22. Bérard 2003, p. 878
  23. Bérard 2003, p. 468
  24. a b et c Bérard 2003, p. 108
  25. Flanet et Veilletet 1987, p. 142
  26. Flanet et Veilletet 1987, p. 143
  27. Flanet et Veilletet 1987, p. 144
  28. a et b Flanet et Veilletet 1987, p. 147 Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Flanet Veilletet 147 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  29. Flanet et Veilletet 1987, p. 148
  30. Bérard 2003, p. 121
  31. Casanova et Dupuy 1981, p. 129
  32. a b et c et al. 1981, p. 108
  33. Casanova Dupuis 1981, p. 1112
  34. (en) Russell A. Hill and Robert A. Barton, « Psychology: Red enhances human performance in contests », dans Nature, vol. 435, no 7040, 19 mai 2005.
  35. Casanova Dupuis 1981, p. 18
  36. Casanova Dupuis 1981, p. 18
  37. Bérard 2003, p. 283
  38. Bérard 2003, p. 466
  39. Jacques Durand, Olivier Cena, Luis Francisco Esplá, Daniel Humair, Michel Glaize : « ¡Toro ! » , Ed. bilingue Marval, París.1994 p.  11
  40. Bérard 2003, p. 355
  41. Le Peuple du Toro. ibid
  42. Jean Lacouture : « Signes du taureau », p.  161-163. Julliard 1965
  43. Le Peuple du toro.Carlos Serrano, éditions Hermé p.  63
  44. Claude Popelin : La Tauromachie. Préface de Jean Lacouture et François Zumbiehl.1e édition 1970. Refondue et augmentée par Yves Harté en 1994. p. 112 à 117. Éditions du Seuil .ISBN: 2-02-021433-4
  45. Refilon, « L'Évolution de la tauromachie du Cid campeador à Luis Miguel Dominguin », préface du duc de Mirepoix de l'académie française, Gründ, Paris, 1960, p. 75-79 .
  46. Claude Popelin.p 216. op cit
  47. a et b communiqué de UVTF en fichier attaché
  48. l'interdiction ne prend effet qu'à partir du 1er janvier 2012
  49. (es), Agence EFE, article « Canarias prohibió en 1991 los espectáculos sangrientos con animales », 27 juillet 2010, La Vanguardia.
  50. (es), Lorenzo Ollarte Cullen, ex-président de tribune « La prohibición de la tauromaquia: un capítulo del antiespañolismo catalán », 29 juillet 2010, El Mundo, dans laquelle il indique notamment : « En los medios taurinos del país, desde hace varios años, ha ido cobrando fuerza la inexacta idea de que las corridas de toros están prohibidas en la Comunidad Autónoma de Canarias. Tal supuesta prohibición es absolutamente inexistente. »
  51. Torodrome : Une Histoire de la corrida à Roubaix. Pierre-Alban Delannoy. Union des Bibliophiles Taurins de France, 1994. (ISBN 2-909521-07-9). Toros et crinolines : Les corridas au Havre en 1868. Marc Thorel. Union des Bibliophiles Taurins de France, 1986. (ISBN 2-904202-06-5) édité erroné.
  52. Claude Popelin, « La Tauromachie», préface de Jean Lacouture et François Zumbiehl, édition de 1970 revue et augmentée par Yves Harté en 1994, Le Seuil, Paris, le règlement est détaillé dans ses grandes lignes p. 240 à 244 (ISBN 2020214334)
  53. Paul Casanova et Pierre Dupuy,« Dictionnaire tauromachique, Jeanne Laffitte, 1981, p. 147 (ISBN 2862760439)
  54. Véronique Flanet et Pierre Veilletet (sous la direction de), « Le Peuple du toro », ouvrage collectif, Paris, 1986 p. 175 (ISBN 286650344[à vérifier : ISBN invalide])
  55. Casanova-Dupuy, Jeanne Laffite 1881, p. 104
  56. Jean Testas , Seuil, 1974, p. 70-71,
  57. Jacques Durand, « Humbles et Phénomènes », éditions Verdier, Lagrasse, 1995,p. 147 (ISBN 286432184X)
  58. Auguste Lafront, p. 104
  59. Pierre Dupuy et Jean Perrin : « Ombres et soleils sur l'arène », La Manufacture, Lyon, 1988,p. 183-184
  60. l'Abrivado camarguais consulté le 18 février 2010
  61. a b c et d Hurel et Badiola 2009, p. 5-12
  62. Voyage de Paris à Cadix, Michel Lévy frères, 1854, description d'une corrida avec Romero p. 132 à 149,
  63. Jean-Louis Lopez, chapitre « La bibliothèque de l'amateur », Le Peuple du toro, éditions Hermé, p. 182
  64. Pelletier 1992, p. 20,21,170
  65. Rose-Marie y Rainer Hagen, « Francisco de Goya », Taschen, Cologne, 2003. (ISBN 3822822968[à vérifier : ISBN invalide])
  66. Alfonso Pérez Sanchez, Goya, « Barcelone », édition Planeta-De Agostini, 2004, (ISBN 8467411553[à vérifier : ISBN invalide])
  67. Dominique Lobstein, « Manet », édition Jean-Paul Guisserot, 2002, p.  28-29 (ISBN 2877476952)
  68. Françoise Cachin, Charles S.Moffett, Juliet Wilson Bareau, « Manet 1832-1883 », Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1983, 544 pages, p. 195-197 (ISBN 2711802302)
  69. (Cachin, Moffett et Wilson 1983, p. 196)
  70. Françoise Cachin, Charles S.Moffett, Juliet Wilson Bareau, « Manet 1832-1883 », p. 237
  71. Françoise Cachin, Charles S.Moffett, Juliet Wilson Bareau, « Manet 1832-1883 », p. 240
  72. Françoise Cachin, Charles S.Moffett, Juliet Wilson Bareau, « Manet 1832-1883 », p. 110
  73. Thérèse Charpentier, « Un aspect peu connu de l'activité de Lautrec : sa collaboration à la reliure d'art », dans La Gazette des Beaux-Arts, n° 56, 1960, p.165 à 177. Musée Historique Lorrain, Nancy
  74. La Tauromachie de Toulouse-Lautrec
  75. a b c et d Claude Popelin, La Tauromachie, préface de Jean Lacouture et François Zumbiehl, édition augmentée par Yves Harté, Le Seuil, Paris, 1970-1994, p. 219 (ISBN 2020214334)
  76. Éric Baratay et Élisabeth Hardouin-Fugier, La Corrida, Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 1995 p. 59 (ISBN 2130468829)
  77. Il a été vendu aux enchères chez Artcurial pour 62 400 €, La Tauromaquia chez Arcurial
  78. Pierre Daix, dictionnaire Picasso, Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 1995, section Carnets p. 162 (ISBN 2221074432)
  79. Sebastan Goeppert, Herma Goeppert-Franl, Patrick Cramer, « Pablo Picasso : les livres illustrés » éditions Patrick Cramer, Genève, 1983, p. 100, 415, 419
  80. Jaime Sabartés et Wilhelm Boeck, p. 451
  81. Études pour une corrida
  82. Lebenztejn 1996, p. 53
  83. Maïllis 2000, p. 36
  84. a b et c Prat 1995, p. 68
  85. Nîmes, feria 1992. Affiche de Francis Bacon
  86. Mai 2008, Ministère de la culture et de la communication-Ville de Nîmes, (ISBN 2914215207)
  87. Édité par le Ministère de la culture et de la communication, la Ville de Nîmes, le Conseil général du Gard, la Région Languedoc-Roussillon, 2008
  88. taureaux de Barceló
  89. Barceló, Nîmes 1988
  90. Miquel Barceló, « Toros », édition Bischofberger, Zurich, 1991, (ISBN 3905173336)
    Photographies de Lucien Clergue confrontées aux peintures mixtes sur toile de Barceló, commentaire de Rodrigo Rey-Rosa traduit par Paul Bowles
  91. Canal +, l'été des docs, Léon Desclozeaux, de Lumière à El Cordobès, durée 53 mn, diffusé le 25 Juillet 1995 à 22h10
  92. Claude Popelin, Le Taureau et son combat, éditions de Fallois, Paris, 1993, p. 17 (ISBN 2877061779)
  93. a et b Histoire et dictionnaire de la Tauromachie, ouvrage collectif sous la direction de Robert Bérard, Bouquins Laffont, Paris, 2003, p. 392 (ISBN 2221092465)
  94. Véronique Flanet et Pierre Veilletet, Le Peuple du toro, Éditions Hermé, 1986, p. 184
  95. Véronique Flanet et Pierre Veilletet, p. 185, 188 et189
  96. © Gilbert Bovay, 1967. Film disponible en CD.
  97. Histoire et dictionnaire de la Tauromachie, ouvrage collectif sous la direction de Robert Bérard, Bouquins Laffont, Paris, 2003, p. 393 (ISBN 2221092465)
  98. Dictionnaire des films, sous la direction de Bernard Rapp et Jean-Claude Lamy, Larousse, 1990, p.  190 (ISBN 2035120305[à vérifier : ISBN invalide])
  99. Budd Boetticher par Michael Henry, Dictionnaire du cinéma, Larousse, 1986, p. 68 (ISBN 2035123038)
  100. Dictionnaire des films, sous la direction de Bernard Rapp et Jean-Claude Lamy, Larousse, 1990, p. 47
  101. Véronique Flanet-Pierre Veilletet, p. 186
  102. a et b Véronique Flanet-Pierre Veilletet, p. 185
  103. Gustave Kobbé,Tout l'opéra de Monteverdi à nos jours, éditions Robert Laffont, 1987, p. 521-525 (ISBN 2-221-05666-3)
  104. Gustave Kobbé,Tout l'opéra de Monteverdi à nos jours, éditions Robert Laffont, 1987, p. 1027-28
  105. a b et c Pelletier 1993, p. 101
  106. magazine la Course landaise
  107. Jean Testas, « La Tauromachie», PUF, Que sais-je, Paris, 1974 p. 11

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