Discussion:Alix de Hesse-Darmstadt

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Exécution[modifier | modifier le code]

La version que je viens de supprimer reprenait la version antisémite propagée par les Russes blancs dans les années 1920, faisant croire à un complot judéo-bolchévique.

Toute l'analyse récente montre qu'il s'agit d'une version mythique antisémite. Voici ce qu'écrit Pierre-André Taguieff :

« Rien n'est plus instructif sur les rapports qu'entretiennent les mythes et les événements historiques que d'étudier la manière dont l'imaginaire du crime rituel juif a été réactivée à l'occasion d'un épisode sanglant de la révolution bolchevique, dénoncée comme entreprise criminelle « judéo-bolchévique ». En janvier 1917, une nouvelle édition du livre de Serge Nilus contenant les Protocoles des sages de Sion paraît sous le titre : Il est tout près, à la porte... L'Antéchrist approche et le règne du diable sur terre est proche. Deux mois après le massacre, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, de la famille tout entière du tsar [...] on découvre que l'impératrice Alexandra Feodorovna en possédait un exemplaire dans sa chambre de la maison d'Ipatiev, à Ekaterinbourg. Le lieutenant Pierre Chabelski-Bork, antisémite fanatique qui deviendra membre de l'Union du Peuple russe (à partir de 1920), se trouve à Ekaterinbourg, en septembre 1918, lors de la découverte des Protocoles dans la maison d'Ipatiev, et conduit sa propre enquête sur l'assassinat. La légende d'un "complot juif" contre la Sainte Russie, incarnée par la famille impériale, a enfin de quoi se nourrir : ledit complot aurait été organisé par le Juif Yakov M Sverdlov, "ami et compagnon d'armes" de Lénine, et l'assassinat commis par un commando "judéo-bolchévique" dirigé par un autre Juif, Ynakel ou yakov M. Yourovski, secondé par un autre Juif, Chaya I. Golochtchokine. Dans le document de propagande diffusé aux États-Unis par l'Association "Unité de la Russie", Qui gouverne la Russie ? (1920), il est précisé que, sur les dix membres identifiés du groupe des assassins de la famille impériale, on dénombre deux Russes, un Arménien et sept Juifs. Nicolas Sokoloff, juge d'instruction près le tribunal d'Omsk, chargé d'enquêter par l'Amiral Koltchak, le 7 février 1919, sur le meurtre du tsar et de sa famille, ajoute cette précision dans son livre publié en 1924 : "Celui qui joua le rôle principal dans le meurtre de la famille impériale fut Yakov Yourovski. Ce fut lui qui en conçut le plan et en assura l'exécution." L'interprétation des faits est dès lors fixée dans les milieux tsaristes : les "Sages de Sion" sanguinaires, incarnés par Trotski, ont donné à leurs hommes de main, eux-mêmes juifs, l'ordre d'assassiner la plus emblématique des familles chrétiennes. La réalité historique est toute différente : les maitres bourreaux étaient des Russes "ethniquement purs" (Piotr Z. Ermakov, Alexandre Beloborodov, Fédor Syromolotov, Serguei Tchoutzkaev, Fédor Loukoyanov), et Yourovski n'était que l'un des comparses juifs des tueurs, avec Pinkus Weiner, Chaya Golochtchokine et Lev Sosnovski. Mais la rumeur du crime rituel avait été lancée, permettant de transformer le schème légendaire de l'enfant "martyr", "tué par les Juifs", sur la famille impériale "martyrisée par les Juifs". La possession des Protocoles par l'impératrice au moment de sa mort et la présence d'un swastika (croix gammée) qu'elle a crayonné dans l'embrasure d'une fenêtre, découverte faite par les enquêteurs de l'armée blanche sibérienne de l'amiral Koltchak et aussitôt largement diffusée, va permettre aux Russes blancs d'affirmer qu'il s'agit d'un crime rituel juif, illustrant lui-même le déroulement du sanguinaire "complot judéo-bolchévique. C'est en référence à cet horrible assassinat, hautement symbolique, que la "terreur rouge" va être dénoncée comme un crime rituel de masse, par tous les ennemis déclarés du "judéo-bolchévisme", du début des années 1920 aux années 1930. » Pierre-André Taguieff, La judéophobie des Modernes, p. 284.

Cordialement, --D.N. (d) 27 novembre 2011 à 15:31 (CET)

Découverte des corps et rapports de survie[modifier | modifier le code]

Dans cette section, on dit que les corps d'Alexis et d'Anastasia ont été découverts séparément des corps du reste de la famille. Or l'article sur Maria dit que c'est son corps et non celui d'Anastasia qui a été retrouvé par après. Tous les livres que j'ai lu et les reportages que j'ai vu le disent clairement aussi. L'analyse dentaire du crane retrouvé par après ne peut être que celui de Maria. Le roman "Le serviteur du Tsar" de Robert Alexander part d'ailleurs de ce fait. Sylvain1989 (d) 8 avril 2012 à 23:48 (CEST)

Bonjour. Dans ce cas là, il serait bon d'indiquer les ouvrages en références (cf. Aide:Références Harvard). Cordialement, Celette (d) 9 avril 2012 à 14:57 (CEST)