Discodermolide

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Discodermolide
Image illustrative de l’article Discodermolide
Structure du discodermolide
Identification
Nom UICPA carbamate de (3Z,5S,6S,7S,8R,9S,11Z,13S,14S,15S,16Z,18S)-8,14,18-trihydroxy-19-[(2S,3R,4S,5R)-4-hydroxy-3,5-diméthyl-6-oxooxan-2-yl]-5,7,9,11,13,15-hexaméthylnonadéca-1,3,11,16-tétraén-6-yle
No CAS 127943-53-7
PubChem 643668
ChEBI 80700
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C33H55NO8  [Isomères]
Masse molaire[1] 593,7917 ± 0,0329 g/mol
C 66,75 %, H 9,34 %, N 2,36 %, O 21,56 %,

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le discodermolide est un polycétide naturel qui intervient dans la stabilisation des microtubules. Il a été isolé en 1990 par Gunasekera et al. à partir de Discodermia dissoluta, une éponge vivant en eaux profondes[2],[3]. Il agit comme immunosuppresseur à la fois in vitro et in vivo[4],[5], comme puissant inducteur d'un phénotype de sénescence accélérée[6], et comme cytostatique en synergie avec le paclitaxel[7]. C'est l'un des plus puissants promoteurs de l'assemblage de la tubuline. Ses propriétés biologiques intéressantes et son extrême rareté dans le milieu naturel (à peine 20 ppm pondéral dans l'éponge marine congelée) ont poussé à réaliser sa synthèse totale, qui fournit à présent la totalité du discodermolide des études cliniques et précliniques[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (en) Sarath P. Gunasekera, Malika Gunasekera, Ross E. Longley et Gayle K. Schulte, « Discodermolide: a new bioactive polyhydroxylated lactone from the marine sponge Discodermia dissoluta », Journal of Organic Chemistry, vol. 55, no 16,‎ , p. 4912-4915 (DOI 10.1021/jo00303a029, lire en ligne)
  3. (en) Sarath P. Gunasekera, Malika Gunasekera, Ross E. Longley et Gayle K. Schulte, « Discodermolide: a new bioactive polyhydroxylated lactone from the marine sponge Discodermia dissoluta [Erratum to document cited in CA113(9):75187b] », Journal of Organic Chemistry, vol. 56, no 3,‎ , p. 1346-1346 (DOI 10.1021/jo00003a090, lire en ligne)
  4. (en) Ross E. Longley, Dierdre Caddigan, Dedra Harmony, Malika Gunasekera et Sarath P. Gunasekera, « Discodermolide — A new, marine-derived immunosuppressive compound. I. In vitro studies », Transplantation, vol. 52, no 4,‎ , p. 650-656 (PMID 1833864, lire en ligne)
  5. (en) Ross E. Longley, Dierdre Caddigan, Dedra Harmony, Malika Gunasekera et Sarath P. Gunasekera, « Discodermolide — A new, marine-derived immunosuppressive compound. II. In vivo studies », Transplantation, vol. 52, no 4,‎ , p. 656-561 (PMID 1926345, lire en ligne)
  6. (en) Laura E. Klein, B. Scott Freeze, Amos B. Smith III et Susan Band Horwitz, « The Microtubule Stabilizing Agent Discodermolide is a Potent Inducer of Accelerated Cell Senescence », Cell Cycle, vol. 4, no 3,‎ , p. 501-507 (PMID 15711127, DOI 10.4161/cc.4.3.1550, lire en ligne)
  7. (en) Ross E. Longley, Sarath P. Gunasekera, Denise Faherty, John McLane et Francis Dumont, « Immunosuppression by Discodermolide », Annals of the New York Academy of Sciences, vol. 696,‎ , p. 94-107 (PMID 8109858, DOI 10.1111/j.1749-6632.1993.tb17145.x, lire en ligne)
  8. (en) Stuart J. Mickel, Robert Daeffler et Walter Prikoszovich, « A Study of the Paterson Boron Aldol Reaction as Used in the Large-Scale Total Synthesis of the Anticancer Marine Natural Product (+)-Discodermolide », Organic Process Research & Development, vol. 9, no 1,‎ , p. 113-120 (DOI 10.1021/op049800a, lire en ligne)