Direction de l'ordre public et de la circulation

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La Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) est l'une des six grandes directions de police, dites « directions actives » de la Préfecture de police de Paris (PP). Elle est chargée du maintien de l'ordre public (manifestations festives ou revendicatives sur la voie publique), de la protection du siège des institutions de la République et des représentations diplomatiques, du contrôle du respect des dispositions du code de la route et, en particulier, de la prévention et de la lutte contre la délinquance et les violences routières.

Depuis le décret n° 2009-898 du , la DOPC est également compétente pour les trois départements dits « de la petite couronne » soit les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

Missions[modifier | modifier le code]

Au sein de la préfecture de police (PP), la DOPC assure quatre missions prioritaires :

  • Gérer la circulation et encadrer les grands événements
  • Garantir l’ordre public
  • Fluidifier et sécuriser le trafic routier régional
  • Protéger les institutions

Organisation et moyens[modifier | modifier le code]

La Direction de l’Ordre Public et de la Circulation s'appuie sur quatre sous-directions[1] :

  • la sous-direction de l’ordre public qui est dotée d'une salle d'information et de commandement spécialisée ;
  • la sous-direction de la protection des institutions, des gardes et des transferts ;
  • la sous-direction de la circulation et de la sécurité routière ;
  • la sous-direction de l’administration et des moyens.

La sous-direction de l'ordre public dispose de certaines unités organiques de la Préfecture de Police, mais aussi d'unités placées temporairement pour emploi auprès d'elle, dont :

  • Les compagnies d’intervention de la DOPC, au nombre de six, en plus d'une compagnie d'intervention de nuit, qui sont spécialisées dans le maintien de l'ordre et le rétablissement de l'ordre (encadrement de manifestations, émeutes...), ainsi que le renfort aux autres unités pour la protection des palais nationaux et la sécurisation d'évènements divers. Chaque compagnie compte une ULI2R (Unité Légère d'Intervention et de Réaction Rapide), chargée en temps normal des mêmes missions que le reste de la compagnie mais susceptible d'être engagée en priorité sur des missions dangereuses, et de servir de primo-intervenant en cas d'attaque terroriste avant l'arrivée des unités spécialisées.
  • Les unités de force mobiles (UFM) appartenant à la Gendarmerie nationale avec les escadrons de gendarmerie mobile (EGM)[2] ou à la Police nationale avec les compagnies républicaines de sécurité (CRS).

Ces moyens sont répartis pour utilisation entre trois districts d'ordre public.

La sous-direction de la protection des institutions, des gardes et des transferts dispose notamment de :

  • La brigade d'intervention (BI), principalement chargée d'intervenir en cas d'attaque des palais nationaux, ministères et des personnalités s'y trouvant, mais dont les missions quotidiennes incluent également les missions de sécurisation (notamment avec des tireurs de précision en « couverture haute ») lors de manifestations nécessitant la protection de personnalités. Par ailleurs, la BI apporte son expertise aux autres services de la préfecture de Police lors d'interpellations judiciaires. Elle peut renforcer, en cas de crise (terrorisme, prise d'otage), la Brigade de recherche et d'intervention de la préfecture de police (BRI-PP, qui dépend de la direction de la Direction régionale de la police judiciaire de Paris) dans ses missions de libération d'otages, de lutte contre le grand banditisme et le contre-terrorisme;
  • L'Unité Générale de Protection (UGP), consacrée à la protection des palais nationaux, ministères... et des personnes menacées, et dont le plus important travail consiste en des gardes statiques (factions);
  • La Compagnie de Garde de l'Elysée (CGE), chargée de la protection extérieure du Palais de l'Elysée (les missions de protection intérieure, les services l'honneur et la protection directe du président reviennent au GSPR);
  • l'Unité Mobile d'Intervention et de Protection (UMIP), effectuant des patrouilles mobiles régulières entre les lieux menacés (palais nationaux, ministères, mais aussi les représentations diplomatiques les plus importantes ou les plus menacées). L'unité est organisée avec six circuits et sur chacun d'entre eux, deux véhicules, de manière à ne pas effectuer de gardes statiques devant ces lieux et à pouvoir, en cas de problème en un point, de rapidement monter un puissance par l'arrivée des autres patrouilles de l'unité. L'UMIP dispense également des conseils de sécurité aux responsables de ces lieux;
  • La Compagnie de Transferts d'Escorte et de Protection (COTEP), chargée du transfert de détenus entre prisons ou d'une prison vers le palais de justice et des reconduites à la frontière des personnes expulsées;
  • L'unité de garde du dépôt du palais de justice, assurant la garde des détenus présents dans le dépôt du palais de justice, où ils attendent d'être jugés, ou d'être conduits en prison.
  • Service de garde des centres de rétention administrative (CRA) de Paris, assurant la garde des détenus des CRA de Paris et de banlieue, où sont enfermées les personnes ne pouvant se trouver sur le territoire national, en attente de leur expulsion. Pour les centres hors de la zone de compétence de la préfecture de police de Paris, cette mission revient à la police aux frontières.
  • L'Unité de Sécurisation Opérationnelle de la Capitale (USOC), divisée en plusieurs brigades, destinées à remplacer progressivement les militaires de l'opération Sentinelle dans leurs mission de patrouille et de protection des lieux stratégiques. Les véhicules de cette unité se distinguent des autres véhicules de police par l'ajout de la mention "vigipirate" en rouge.
  • Le Service de Sécurisation du Tribunal de Paris (SSTP), chargé de la protection du tribunal, de la surveillance des audiences, ainsi que de l'escorte des prévenus entre les salles d'audience et le dépôt. Ce service ne se charge que du nouveau tribunal se situant porte de clichy. Sur le site historique du palais de justice de l'île de la cité, ces missions sont assurées par le commandement militaire du palais de justice de Paris, à l'aide d'effectifs de la gendarmerie mobile et de la garde républicaine.
  • La Compagnie de Garde de l'Hôtel Préfectoral (CGHP), responsable de la protection de la caserne de la cité, abritant la préfecture de police de paris, ainsi que d'autres sites dépendant de la préfecture.

La sous-direction régionale de circulation et de sécurité routière dispose de plusieurs unités dont :

  • Le Service des Compagnies Centrales de Circulation (SCCC), composé de quatre compagnies chargées d'assurer la fluidification de la circulation routière aux heures de fort trafic, des opérations de sécurité routières dans Paris intra muros (vitesse, alcoolémie), mais également des missions de déviation de la circulation lors de rassemblements ou d'évènements bloquant les grandes artères, voire du renfort de l'encadrement d'évènements neutralisant la circulation (arrivée du tour de France, commémorations, évènements culturels). De ce service dépend également l'UROC (Unité de Renfort Opérationnel de la Circulation);
  • La compagnie du périphérique, essentiellement dédiée aux missions de police route (contrôles de vitesse, d'alcoolémie et infractions diverses) et à la prévention et la sécurisation des accidents sur le périphérique parisien, ainsi que la fluidification du trafic et les opérations d'ouverture et de fermeture du boulevard;
  • Le Service des Compagnies Motocyclistes (SCM), chargé, à moto, des missions de sécurité routière et de lutte contre les infractions routières dans Paris, ainsi que les escortes de véhicules d'urgence ou de convois officiels, mais aussi du renfort aux compagnies centrales de circulation ou à la compagnie du périphérique lors de missions de contrôle routiers;
  • Les Compagnies Territoriales de Circulation et de Sécurité Routière (CTCSR), au nombre de trois (une par département de la petite couronne), chargées des mêmes missions que les compagnies centrales de circulation et du SCM (motocyclistes) dans chacun de ces départements;
  • Les CRS autoroute nord, sud, est et ouest Île de France, chargées de la sécurisation des autoroutes franciliennes, des missions du police route et de sécurisation des accidents sur celles-ci;
  • La brigade de répression de la délinquance routière, chargée de la recherche des infractions routières, essentiellement à l'aide de patrouilles routières et de véhicules banalisés. Plusieurs services spécialisés mènent également des actions de sensibilisation aux dangers de la route auprès de toutes les catégories d’usagers en milieu professionnel et scolaire;
  • L'Unité de Traitement Judiciaire des Délits Routiers (UTJDR), chargée des enquêtes relatives aux délits routiers et du traitement judiciaire (garde à vue, audition...) des personnes interpellées par les autres unités pour des délits routiers;
  • L'Unité de Vidéo Verbalisation (UVV), opérant depuis les locaux de la préfecture de police et surveillant les caméras de surveillance de la voie publique pour constater et verbaliser les infractions au code de la route;
  • Unité de Contrôle des Transports de Personnes (UCTP), plus connue sous leur surnom de "Boers", assurant le contrôle des taxis et VTC pour lutter contre d'éventuelles manquements à la réglementation de leur part, ainsi que pour lutter contre les taxis clandestins;
  • Unité d'Education et d'Information Routière, chargée des missions de prévention et de sensibilisation à la sécurité routière auprès de divers publics, notamment dans les établissements scolaires et dans le salons, festivals ou évènements ou est représentée la police nationale.

Bilan annuel en chiffres[modifier | modifier le code]

Selon les informations communiquées par la préfecture de police, l'activité de la DOPC peut se mesurer à l'échelle du nombre d'événements ou d'infractions gérés ou constatés annuellement[3]

  • 5 200 événements festifs, sportifs, inaugurations et cérémonies
  • 2 300 opérations de maintien de l’ordre, dont 1 600 manifestations revendicatives
  • 500 voyages officiels
  • 8 millions de déplacements motorisés par jour entre Paris et la banlieue
  • 25 000 infractions à la vitesse constatées par les policiers
  • 576 000 procès-verbaux relevés par 11 radars automatiques fixes, dont 8 sur le boulevard périphérique, et 5 radars automatiques embarqués à bord de véhicules
  • 79 000 contrôles d’alcoolémie

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté n° 2005-21067 relatif aux missions et à l’organisation de la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation. http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr%2Fpp_documentation%2Farrete%2Farrete_2005_21067.htm
  2. ou - plus rarement - compagnies et pelotons d'intervention de la garde républicaine)
  3. Présentation de la DOPC sur le site de la préfecture de police. Voir liens externes ci-dessous.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]