Diocèse de Tenerife

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Diocèse de San Cristóbal de La Laguna ou de Tenerife
(la) Dioecesis Sancti Christophori de Laguna/Dioecesis Nivariensis
Image illustrative de l'article Diocèse de Tenerife
Logotype
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse
Création 1819
Siège San Cristóbal de La Laguna
Titulaire actuel Mgr Bernardo Álvarez Afonso
Langue(s) liturgique(s) espagnol
Calendrier grégorien
Population totale 915 262
Site web http://www.obispadodetenerife.es/
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Localisation du diocèse
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Cathédrale de La Laguna

Le diocèse de Tenerife ou diocèse de San Cristóbal de La Laguna est l'un des deux diocèses couvrant les Îles Canaries en Espagne (l'autre étant le diocèse des Canaries). Ayant son siège à la cathédrale de Notre-Dame de los Remedios de San Cristóbal de La Laguna, c'est un diocèse suffragant de l'archidiocèse de Séville.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire diocésain couvre que la Province de Santa Cruz de Tenerife, c'est-à-dire les îles d'El Hierro, La Palma, La Gomera et Tenerife.

Histoire[modifier | modifier le code]

La christianisation[modifier | modifier le code]

L'arrivée du christianisme dans les îles de l'ouest des Canaries s'est faite (comme dans les îles orientales) avant la conquête finale de l'archipel et son incorporation dans la couronne de Castille qui a eu lieu en 1496 avec la conquête de l'île Tenerife. La christianisation a été motivée en vue de la conquête ultérieure[1].

Les frères missionnaires normands puis catalans et majorquins (en particulier franciscains et dominicains) se sont installés d'abord dans les îles orientales où l'évêché a été fondé et ils ont commencé à évangéliser les territoires occupés par les Occidentaux[1]. Ceux-ci (comme il arrivera plus tard dans les Amériques), ont accompagné les conquistadors dans leur mission d'évangéliser et de catéchiser les autochtones Guanches, qui, comme d'autres peuples anciens avaient leur propre religion de type animiste[1]. Le moine et missionnaire Fray Alfonso de Bolaños, surnommé l'« Apôtre de Tenerife », a christianisé environ 30 ans avant la conquête des îles.

La grotte de Chinguaro à Tenerife était le premier endroit où les Guanches autochtones adoraient la Vierge de Candelaria et le premier sanctuaire autochtone qui contenait une image chrétienne dans les îles Canaries.

La présence d'éléments chrétiens dans les îles de l'ouest des Canaries dans la période avant la conquête est un fait palpable. Un exemple de ceci est la présence dans deux de ces îles d'images mariales qui ont une grande notoriété à travers tout l'archipel : Notre-Dame de Candelaria à Tenerife (patronne des îles Canaries) et Notre-Dame-des-Neiges (patronne de La Palma)[1]. On croit que ces images ont été portées à ces îles par des missionnaires catalans ou mallorquins un siècle avant d'être vénérées par les aborigènes.

Après la conquête[modifier | modifier le code]

Don Cristóbal Bencomo y Rodríguez, confesseur du roi Ferdinand VII d'Espagne et archevêque d'Héraclée. Ce fut le grand promoteur de la création du diocèse de San Cristobal de La Laguna.

La création d'un diocèse à Tenerife s'est faite peu de temps après la conquête des îles Canaries, Alonso Fernández de Lugo (vainqueur de Tenerife) a demandé en 1513 aux Cortes que Tenerife ait un siège diocésain[2], demandant de déplacer le siège diocésain des îles Canaries de Las Palmas de Gran Canaria à San Cristóbal de La Laguna[3]. Cela ne s'est pas réalisé à ce moment-là.

Mais Alonso Fernández de Lugo avait auparavant essayé de déplacer le siège diocésain. Peu de temps plus tard, après la conquête des îles Canaries, Tenerife est rapidement devenu l'île la plus peuplée de l'archipel et San Cristóbal de La Laguna, la ville la plus importante dans les Canaries[3]. Fernández de Lugo, qui avait reçu le titre de "Primer Adelandado de Canarias" par les rois d'Espagne voulait donc élever le rang ecclésiastique de la ville de San Cristóbal de La Laguna, une ville qu'il a fondée et où il a placé sa résidence[3].

À cette époque, le transfert de l'évêché à la ville de Las Palmas était récent, initialement, il était basé à San Marcial del Rubicón dans le sud de l'île de Lanzarote (qui est la première île conquise)[3]. Cependant l'idée de déplacer l'évêché à La Laguna a échoué. Les motifs du refus sont principalement dus au fait que la construction de la nouvelle cathédrale de Santa Ana à Las Palmas avait commencée, et que l'oligarchie de Grande Canarie voulait avoir une certaine stabilité et l'indépendance des autorités au pouvoir dans les îles Canaries qui avait son siège à La Laguna[3].

Peu après, il a tenté de partager le siège du diocèse entre Las Palmas et La Laguna, mais cette idée n'a pas prospéré. Par la suite, les demandes de création d'un diocèse précise que sa compétence devrait couvrir les îles de l'ouest des Canaries[3].

Plus tard, plusieurs demandes ont été faites à plusieurs reprises au cours des trois siècles suivants. L'idée n'a pas prospéré en raison de l'opposition de l'évêque de Grande Canarie (seul évêque des îles Canaries à l'époque)[2].

Aux XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle, il y eut un boom de la vie contemplative et religieuse. À Tenerife, Pedro de San José Betancur et José de Anchieta, sont les premiers indigènes canariens à être déclarés saints par l'Église catholique. Les deux sont considérés comme deux des plus grands missionnaires en Amérique latine. Une autre personnalité religieuse importante également née à cette époque jouit également d'une réputation de sainteté, la religieuse Maria de León Bello y Delgado (La Siervita), dont le corps reste intact.

Création du diocèse[modifier | modifier le code]

En 1818, le clergé et les autorités à Tenerife ont à nouveau demandé la création du diocèse au Saint-Siège (cette fois avec le soutien du roi Ferdinand VII d'Espagne) et reçoivent enfin une réponse positive du Pape[4]. Entre février et décembre 1819 le diocèse est institué par scission du diocèse des Canaries qui dirigeait tout l'archipel. Après plusieurs tentatives infructueuses de nommer un évêque, Ildefonso Joaquín Infante y Macías est nommé en 1877[2]. Le prêtre Cristóbal Bencomo y Rodríguez, confesseur du roi Ferdinand VII[5] et archevêque titulaire de Héraclée[5] a joué un rôle primordial dans cette création.

En 1959, la Fondation des missionnaires Identès est fondée dans le diocèse. Elle est composée de missionnaires religieux et laïcs, célibataires ou mariés.

Entre 1998 et 1999, le diocèse a tenu son premier synode diocésain (Synode diocésain Nivariense), porté principalement sur la compréhension de IIe concile œcuménique du Vatican, l'entrée dans le troisième millénaire de la naissance du Christ avec un renouveau spirituel du diocèse et de donner la bonne réponse aux profonds changements sociaux, politiques et culturels[6].

De nos jours[modifier | modifier le code]

L'actuel évêque, 12e du diocèse de San Cristóbal de La Laguna est Mgr Bernardo Álvarez Afonso. Le diocèse a environ 892.000 baptisés en 2014. C'est le diocèse des Canaries ayant à la fois le plus de prêtres (255) et de diacres permanents (6) ou de paroisses (312)[7].

Saints patrons[modifier | modifier le code]

Le saint patron du diocèse de San Cristóbal de La Laguna et la Notre-Dame des Remèdes[8]. Les petits saints patrons sont: Saint Ferdinand III de Castille et Saint Élisabeth de Portugal[8]. Pendant ce temps, la Vierge de la Candelaria (aussi vénéré dans ce diocèse), est la patronne des îles Canaries[9]. Saint-Christophe est le saint titular (mais pas saint patron) du diocèse parce qu'il porte le nom de la ville, et inclut donc le nom de ce saint.

Temples majeurs[modifier | modifier le code]

Basilique de la Candelaria

Évêques[modifier | modifier le code]

Saints et Bienheureux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]