Diocèse de Città di Castello

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Diocèse de Città di Castello
(la) Dioecesis Civitatis Castelli o Tifernatensis
image illustrative de l’article Diocèse de Città di Castello
Duomo de Città di Castello
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Église catholique
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse suffragant
Création VIIe siècle[1]
Titulaire actuel Domenico Cancian
Paroisses 60 (3 vicariats)
Prêtres 73 réguliers, 58 séculiers et 11 diacres
Religieux 15
Religieuses 126
Superficie 820 km2
Population totale 62,683 (2007)
Population catholique 61,483
Pourcentage de catholiques 98,1 %
Site web www.cittadicastello.chiesacattolica
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse de Città di Castello (en latin: Dioecesis Civitatis Castelli o Tifernatensis) est une juridiction de l'église catholique située à Città di Castello en Italie. Le diocèse est suffragant de l'archidiocèse de Pérouse - Città della Pieve appartenant à la région ecclésiastique d'Ombrie[2].

En 2007 le diocèse comptait 61 483 baptisés sur 62 683 habitants. Il est actuellement sous l'autorité de Domenico Cancian, F.A.M.

Territoire[modifier | modifier le code]

Structure[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 550, Fantalogus sur ordre du roi ostrogoth Totila detruit la ville appelée alors Tifernum ou Civitas Tiberina. Città di Castello a été reconstruite plus tard autour d'un château, donnant origine au nom utilisé aujourd'hui. Pendant la persécution de Dioclétien, Saint Crescentianus, un chevalier romain et dix autres personnes ont souffert le martyre à Tifernum

Le premier évêque connu est Ennode, présent lors d'un Conseil de romain (465) sous pape Hilaire. L'évêque Florius, un ami de Grégoire Ier était présent lors du saccage de la ville par les ostrogoth,

En 711 les arianistes lombards mettent à mort l'évêque de la ville, Albertus et son diacre Britius.

À la suite de la Donation de Pépin (752), la ville est rattachée au Saint-Siège. En 1375 Città di Castello se joint à l'insurrection des villes de l'État pontifical.

Le cardinal Robert de Genève, le futur antipape Clement VII) entreprend la reconquête de la ville aidé par les mercenaires bretons, mais est repoussé.

Sous le pape Martin V, la ville est prise par Braccio da Montone (1420), pui, Niccolò Vitelli, avec l'aide Florence et de Milan prend le pouvoir.

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la ville resta sous la domination de l’Église qui confia la régence à un gouverneur dépendant du pouvoir romain.

En 1474, le pape Sixte IV envoya son neveu le cardinal Giuliano della Rovere (futur pape Jules II). Après des négociations infructueuses il mit le siège devant la ville, mais Niccolo Vitelli dut abandonner la ville devant l'armée commandée par Frédéric III de Montefeltro.

L'année suivante, les Vitelli tentèrent de reprendre la ville, mais furent dissuadés César Borgia[3].

Les Vitelli finirent par prendre le dessus et mirent à la tête de la ville Paolo et Vitellozzo Vitelli. Ce dernier fut tué par César Borgia dit (le Valentin), lors du Piège de Senigallia 1502. Celui-ci se proclama duc de la ville et la maintint sous le pouvoir de l’église durant tout le pontificat du pape Alexandre VI.

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la ville resta sous la domination de l’Église qui confia la régence à un gouverneur dépendant du pouvoir romain.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Personnalités religieuses[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]