Digital Light Processing

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant les techniques, les sciences appliquées ou la technologie
Cet article est une ébauche concernant les techniques, les sciences appliquées ou la technologie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Logo de la technologie DLP
Puce DLP

Le Digital Light Processing (abrégé en DLP, qu'on pourrait traduire par « traitement numérique de la lumière ») est une technologie[1] de projection d'images reposant sur l'utilisation d'une puce contenant des miroirs orientables. À l'origine, cette technologie a été mise au point par l'entreprise américaine Texas Instruments (TI) en 1987 et plus particulièrement par le Dr Larry Hornbeck[2].

Texas Instruments est le principal fabricant de cette technologie.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Fonctionnement d'une puce DLP à 4 miroirs

Puce DLP[modifier | modifier le code]

La puce DLP est constituée d'un quadrillage de miroirs mobiles montés sur charnière. Il est possible de mettre jusqu'à 8 millions de miroirs sur une puce[3].
Chaque miroir représente un pixel de l'image, et peut prendre deux orientations différentes : soit il réfléchit la lumière d'une source brute (lampe) vers l'objectif de projection, soit il réfléchit cette lumière vers une surface qui absorbe les rayons. On obtient ainsi la projection d'un point blanc, ou d'un point noir.
Chaque miroir de la puce peut s'activer et se désactiver plusieurs milliers de fois par seconde. Ainsi, si un miroir reste plus longtemps en position activée qu'en position désactivée durant 1/25 ème de seconde (persistance rétinienne), le pixel sera gris clair. Une puce DLP peut restituer jusqu'à 1024 niveaux de gris.

Projecteur DLP[modifier | modifier le code]

Projecteur mono-DLP[modifier | modifier le code]

La lumière, émise par une lampe, passe à travers une roue chromatique (rouge, vert, bleu), et éclaire la puce DLP. Cette puce traite ainsi alternativement chaque couleur. Le mélange de l'ensemble des images monochromatiques sortant de la puce DLP donne une image naturelle grâce à la persistance rétinienne.

Une puce DLP peut donc restituer les 16,7 millions de couleurs d'un bluRay et jusqu'à 1024³ soit un peu plus d'un milliard de couleur pour le cinéma numérique

Trajet de la lumière dans un vidéoprojecteur mono-DLP
- Rouge : sortie de la roue chromatique
- Jaune : lumière dirigée vers l'objectif
- Bleu : lumière absorbée (pixel noir)

Projecteur tri-DLP[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il est nécessaire d'obtenir une forte luminosité, les fabricants de vidéoprojecteurs ont recours à trois puces DLP, qui traitent chacune une couleur fondamentale. L'ensemble des images traitées est mélangé dans un prisme, puis traverse l'objectif.
Cette configuration permet surtout de projeter chaque canal R,V,B, simultanément, et non séquentiellement, sans l' effet d'arc-en-ciel dû à la succession des images R,V,B, auquel certains spectateurs sont sensibles, surtout dans les films et videos noir et blanc.

C'est cette puce qui est universellement utilisée dans les projecteurs professionnels de salles de cinéma numérique.

Utilisation de LEDs[modifier | modifier le code]

Lorsqu'un fabricant désire concevoir un projecteur compact à usage nomade (pico-projecteur), les contraintes en autonomie, en compacité et en dissipation thermique l'obligent à recourir aux diodes électroluminescentes comme sources lumineuses. Des diodes vertes, rouges et bleues sont utilisées à la place de la lampe et de la roue chromatique. Elles s'allument alternativement en fonction de la composante de l'image à restituer.

Synchronisation 3D DLP Link[modifier | modifier le code]

Adaptée à la projection vidéo stéréoscopique (relief / 3D), la fonctionnalité complémentaire DLP Link[4] exploite un signal lumineux (rouge ou blanc) non perceptible par le spectateur mais détecté par une cellule intégrée aux lunettes actives de type à obturation LC[5].

DLP Cinema[modifier | modifier le code]

Il s’agit de la technologie développée par Texas Instruments et utilisée dans le domaine professionnel en cinéma numérique, notamment pour les écrans IMAX[6]. En 2014, Texas Instruments annonce avoir vendu 100 000 écrans[7] dans le monde par le biais de ses distributeurs Barco, Christie et NEC[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. les MEMS.
  2. Larry Hornbeck
  3. http://www.dlp.com/fr/technology/how-dlp-works/
  4. "Projecteur 3D DLP Llink : analyse", article publié par Florent Alzieu, le 16 mars 2010 sur le site Lesnumeriques.fr.
  5. Article de Nicolas Bécuwe, le 20 février 2011 sur le site HD Fever.
  6. Philippe Binant, Au cœur de la projection numérique, Actions, 29, 12-13, Kodak, Paris, 2007.
  7. « DLP Cinema de Texas Instruments : 100 000 écrans à travers le monde », sur Projection et Homecinéma,‎ (consulté le 5 janvier 2017)
  8. « Interview exclusive du patron de la division mondiale DLP/Cinéma Numérique ! », sur www.lesnumeriques.com (consulté le 5 janvier 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]