Digital Détox Day 8

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Les Digital Détox Day 8 ou 3D8[1] relayés en premier par la Fédération Addiction[2], développent une éducation et prévention des comportements numériques, chaque 8 du mois. Sans but commercial, cette initiative citoyenne concerne les enjeux et risques liés à l'hyperconnexion et aux comportements addictifs numériques : efficience intellectuelle (ex. attention), santé mentale (ex. stress numérique) et santé physique (ex. maladies cardiovasculaires), sujets sociétaux (ex. cybersécurité, fake news)) et environnementaux.

Il s'agit de prendre un moment (ex. une heure) chaque 8 du mois, pour repenser nos usages numériques, par de meilleurs comportements et pratiques. Ce moment peut être pour soi, mais peut être pris de façon collective : organisé par exemple au travail par équipes, en classe par groupes guidés par les enseignants ou en famille par des échanges parents-enfants. Ces moments n'excluent pas le numérique : ils peuvent être nourris par les livrets blancs téléchargeables (guides gratuits)[3] ou guider vers tous les liens internet utiles (Inserm, Insee, Légifrance, Arcep, Wikipédia, etc.).

Dix-huit mois après le vote du Droit à la déconnexion le 8 août 2016[4] l'initiateur des 3D8 Thierry Le Fur expert en comportements numériques et addictifs[5], observe sur le terrain sa trop lente mise œuvre, confirmée en 2019 : seuls 10% des entreprises organisent la gestion des mails durant les absences de salariés, 10% forment à la gestion du temps de travail et 23% créent des chartes de bonnes pratiques des mails par exemple[6].

Ainsi le 8 janvier 2018 naissent les Digital Détox Day (DD8 ou DDD8, devenu 3D8 en mars 2019[7]). Leur objectif est de développer une éducation permanente aux pratiques et comportements numériques : initialement prévus pour le monde du travail, ils sont élargis au monde scolaire et privé. Ces livrets blancs 3D8 ont pour seule vocation d'être des guides et une incitation par les sources multiples qu'ils proposent, à découvrir ce que les sciences et l'expérience nous disent, ce les organismes proposent en prévention et éducation. L'important, est le principe-clé d'une éducation ou formation, par une bonne habitude ou un rituel mensuelle régénérant. En effet un « rituel a pour fonction de donner des repères dans l'espace et dans le temps, il est un élément structurant de la vie »[8] face aux risques tel l'échec scolaire[9].

Principes fondateurs[modifier | modifier le code]

Le choix du terme digital détox day : le fond et la forme[modifier | modifier le code]

Sur le fond, l'hyperconnexion développe des usages toxiques sur les plans physiologiques, psychologiques et sociologiques. Sur le plan physiologique le stress numérique permanent peut développer un stress chronique générant un excès de cortisol toxique[10] et le manque de sommeil un toxique déséquilibre de gestion des bêta-amyloïdes, selon les prix Nobel de physiologie et médecine 2017[11] traitant de notre horloge biologique. Sur le plan psychosociologique, les 3D8 abordent l'information et le relationnel. La contraction d'informations toxiques donne le mot infox (ou fake news) dont la détox est une réponse. De nouvelles réponses gouvernementales apparaissent, tel le « guide des questions à se poser face à une information »[12]. Les relations toxiques spécifiques au numérique sont souvent chronophages et de formes multiples : relations polémiques (avec notre entourage, par des troll), orbiting[13] (centration amoureuse), revenge porn (vengeance par diffusion de photos intimes), etc.

Sur la forme, le terme « détox » se développe par des reportages tels « 90 jours détox » de Pierre Labbé[14]. Ce documentaire alterne le témoignage du journaliste qui se déconnecte 90 jours et des illustrations scientifiques : « en prévention – surtout des addictions –, éveiller les consciences doit souvent se faire de manière vivante »[15] ce qui correspond à l'esprit digital détox. Les principaux médias santé tels « Allô Docteurs »[16], « Top Santé »[17] ou « Doctissimo »[18] utilisent désormais le concept de « digital(e) détox » et numérique, pour développer une pédagogie de meilleurs usages et de prévention.

Ainsi le mot « détox » comme contraction de désintoxication (ex. Désintoxication numérique) répond à des réalités en santé. Relayé par les médias, la « digital détox » entre aussi dans le dictionnaire d'Oxford[19]. L'usage du terme anglo-saxon « digital day » est désormais admis en France : le Secrétariat d'État au numérique français communique sur le France Digital Day[20] (N.B. Sans lien avec les 3D8 ou la détox digitale).  

Le 8 de chaque mois[modifier | modifier le code]

Une date fixe et repérable tel le « 8 de chaque mois », permet d'ancrer une habitude ou un rituel et de le planifier : il favorise une synergie professionnelle dans l'entreprise ou l'équipe, et personnelle en famille (parents-enfants). Les 3D8 sont l'invitation libre à une éducation régulière, les livrets blancs un support pour des informations « à la source »[21].

Le choix du 8 provient de la recherche d'une date symbolique. Dans le monde professionnel celle du vote du droit à la déconnexion fait le plus sens : votée le 8/8/16, le chiffre 8 est retenu. Il est conforté par d'autres « 8 du mois » qui font sens. Le 8 février clos la ‘‘Journée mondiale sans téléphone portable (6,7 et 8 février). Le 8 mars est la Journée internationale du droit des femmes[22], car les femmes actives ont moins de temps libre et social que les hommes[23] et sont souvent plus sollicitées par les tâches ménagères[24]. 23,1% d'entre elles sont en dette sévère non compensée, contre 14,3% des hommes[25]. Le 8 mai est le jour de la Libération (8 mai 1945) v.s. addiction (ad-dicere en latin signifie « dire à » (mettre en esclavage))[26]. Le 8 juin est l'anniversaire de la 1re publication de la Méthode de Descartes[27].

De manière pragmatique, les débuts de mois sont aussi plus propices à ce type de rituel. En effet les « débuts de mois » pour beaucoup, sont moins contraignants au travail que les fins (atteintes d'objectifs mensuels, travaux périodiques telle la paie). À titre personnel, les débuts de mois peuvent être aussi être plus faciles économiquement : la moindre sortie déconnectée (ex. « soirée pizza » prônée par Céline Cabourg (Portable, la face cachée des écrans))[28] est plus incertaine lors de « fins de mois » difficiles.

Les 3D8 et le numérique : le dualisme prévaut[modifier | modifier le code]

Le dualisme caractérise deux principes inséparables, nécessaires et irréductibles l'un à l'autre et qui coexistent[29]: ainsi le numérique peut faciliter la vie de l'humain, mais ne doit pas l'aliéner. De même le droit à la déconnexion en rappelle la part « irréductible l'un à l'autre » pour ne pas être réduit par le numérique, ni vouloir le combattre. Par exemple l'I.A. (Intelligence artificielle) imposée fait de plus en plus peur[30]. Le scandale de Boeing avec ses drames humains et ses répercussions systémiques financières[31], augmente la perception d'un numérique incontrôlable et sans éthique. Ce dernier point devient essentiel : la question d'un clivage numérique vs humain, ou d'un dualisme responsable est dorénavant posée.  

Ainsi les 3D8 ne sont pas des adversaires du numérique. Rééquilibrer les usages en réduisant les excès, évite ces drames qui transforment légitime prudence en défiance puis méfiance systématique. Ainsi les 3D8 s'autorisent à utiliser abondement  le numérique : livrets blancs numériques, autotests numériques[32], liens hypertext dont Wikipédia tant sur les sujets de santé (ex. stress numérique), que d'activités numériques (ex. fake news).

Enjeux et sujets-clé du numérique[modifier | modifier le code]

Les enjeux sont représentés dans les « 3D8 » par trois grandes familles, intimement liées : Santés & Vitalités, Performances & QVT (Qualité de Vie au Travail), Bien-être & Bonheurs.

Santés & Vitalités : les « 5S » de l'hyperconnexion[modifier | modifier le code]

Les « 3D8 » proposent pour comprendre les impacts de l'hyperconnexion sur la santé physique, l'acronyme les « 3S », le plus souvent élargi aux « 5S », développés dans le 3D8 de novembre 2018[33].

Les « 5S »[modifier | modifier le code]

La permanence numérique génère des troubles selon 5 S : Surexcitation mentale voire Stress chronique, Sommeil fracturé et/ou Sédentarité prolongée avec risques de Surpoids.

Un exemple probant est celui du sommeil fracturé (endormissement décalé et biorythmes déréglés, durée insuffisante, coupure la nuit pour regarder son smartphone, dette de sommeil) : selon le BEH (bulletin épidémiologique hebdomadaire) mis en ligne par l'INVS « le déclin est d'abord celui du temps de sommeil total des adultes dans la semaine : en moyenne 6 heures 42 minutes par 24 heures en 2017, soit pour la première fois en dessous des 7 heures minimales quotidiennes habituellement recommandées pour une bonne récupération[34]. Plus inquiétant encore, « ceux qui dorment moins de 6 heures par nuit représentent dans cette étude 35,9% des sujets ».

Un exemple quantifié est celui de la sédentarité. Alarmés par la sédentarité grandissante, les Universités de Leicester et de Loughborough en collaboration avec l'institut national pour la recherche médicale britannique réalisent une méta-analyse sur 700 000 personnes[35]. La sédentarité traitée ici par les excès de position assise, double les risques de décès prématurés liés aux maladies cardiovasculaires, à 3 types de cancer (prostate, sein, colon) et au diabète de type 2 : rester assis six heures ou plus augmenterait le risque de 40 % de mourir dans les quinze ans, par rapport à une personne qui passerait trois heures en position assise.

Maladies de longue durée : les 3 grandes familles[modifier | modifier le code]

Les Maladies CardioVasculaires[modifier | modifier le code]

Les Maladies CardioVasculaires concernent le cœur et la circulation sanguine. 142 000 décès annuels en font la première cause de décès chez la femme et la deuxième cause chez l'homme[36] . Elles sont regroupées selon trois grandes catégories : cardiopathies ischémiques (ex. infarctus du myocarde), autres cardiopathies et maladies cérébro-vasculaires (ex. AVC). Les usages excessifs et chroniques du numérique sont les plus à risques pour les maladies cardiovasculaires, car les « 5S » peuvent être concernés simultanément.

La surexcitation mentale empêche de déconnecter. Cela est particulièrement vrai au travail, du risque rare de Karōshi (littéralement « mort par dépassement du travail » par AVC ou arrêt cardiaque), au plus fréquent de stress. D'une part le stress aigu double à triple le risque d'infarctus, d'autre part le stress numérique chronique génère des risques de surpoids et de sommeil fracturé (la méforme liée au surpoids et au manque d'énergie incitant à son tour à être plus sédentaire)[37].

Le sommeil fracturé double à minima les risques cardiovasculaires [38] et quadruple le risque AVC[39]. La sédentarité excessive double à minima ces risques[35].

Trois principaux types de cancer[modifier | modifier le code]

Les excès numériques impactent de façon plus inattendus les risques cancers, plus particulièrement celui du sein, de la prostate et du colon. La même méta-étude (cohorte de 18 études sur 700 000 participants) outre-manche, indique un doublement des risques des cancers cités. Il en va de même pour le sommeil (ex. augmentation de 55% de risque de cancer de la prostate chez les moins de 65 ans). Quant au cumul des « 5S », d'une part il dérégule notre organisme et notre métabolisme, d'autre part il affaiblit notre capacité à lutter contre la maladie : par exemple selon le cancérologue français Thierry Bouillet[40], le risque de récidive diminue de 40 à 50% pour ces mêmes cancers. La fatigue et les douleurs diminuent chez 80 % des patients ayant une activité physique[41] : cela correspond aux « cercles vertueux » prônés par les 3D8[42].

Diabète de type II (et obésité/surpoids)[modifier | modifier le code]

Les excès numériques qui génèrent sédentarité et surpoids, correspondent aux deux premières causes à niveau de preuve « convaincant » ou « probable » de diabète de type 2[43].

De même le sommeil fracturé par les excès numériques, impacte les risques de diabète selon des hypothèses multiples. Soit directement « des nuits plus courtes ou au contraire plus longues que la moyenne semblent augmenter le risque de diabète de type 2 ou d'intolérance au glucose (2,5 fois plus) »[44]. Dans une autre étude c'est la perturbation du rythme circadien qui augmente le risque de pré-diabète. Soit indirectement car le sommeil fracturé est générateur de surpoids. Selon l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INVS)[45], « les nouvelles technologies ont un impact sur le sommeil », et « une trentaine d'études épidémiologiques transversales et longitudinales menées dans sept pays et sur de larges populations ont montré un lien entre un sommeil court et l'élévation de l'indice de masse corporel (IMC), à la fois chez l'adulte et l'enfant. » indique l'Sfrms (Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil)[46].

Autres risques en santé physique[modifier | modifier le code]

Pour 2019, les 3D8 mettent l'accent sur les trois familles de maladies précitées, qui représentent la majorité des décès[47]. Notons que les risques liés aux « 5S » ne sont toujours pas pris en compte par une politique de prévention globale. À titre d'exemple en France, aucune étude n'agrège les données des risques de morbidité et mortalité prématurées liées aux « 5S » : faute de ces indicateurs, le développement d'une prévention des comportements numériques reste plus réactive que proactive.

Ainsi certains autres risques santé, sont paradoxalement souvent mieux connus (vue, l'ouïe…) bénéficiant même de néologismes dédiés tel la « text neck »[48] pour les troubles musculo–squelettiques liés au cou ou la « textonique » ou tendinite du texto du pouce (au travail : ténosynovite De Quervain qui affecte pouce et poignée[49]).

Performances & QVT : la Table des 12 Lois des Temps de la performance numérique.[modifier | modifier le code]

Dès l'origine de ses travaux, l'initiateur des 3D8 Thierry Le Fur, s'intéresse aux rapports des temps et temporalités numériques et développe par exemple les repères 1-3/5 heures[5]. À partir de 3 heures d'un même usage numérique (ex. uniquement un jeu en ligne), le comportement peut devenir addictif. À partir de 5 heures d'usages multiples (jeu, réseautage, information, vidéo…) à titre privé, le comportement est excessif et à risque (ex. sédentarité, manque de temps de sommeil). La Chine utilise dorénavant des repères préventifs similaires : Mark Rent responsable des jeux vidéos de Tencet indique qu' « à partir de 3 heures le jeu ralenti, après 5 heures le joueur ne gagne plus de points. Si c'est un mineur, au bout de 3 heures la vitesse à laquelle il évolue dans le jeu baisse de moitié, au bout de 5 heures il ne peut plus du tout progresser, donc les jeunes ne sont plus motivés pour jouer toute la journée. »[50].

Dans le monde du travail, il observe que les neurosciences viennent dorénavant préciser les impacts des temps et temporalités (ex. durées, rythmes, moments) de travail, que des adages souvent ancestraux invitaient à suivre. Par exemple « on ne peut pas bien faire deux choses à la fois » pour des tâches qui demandent une vraie réflexion est maintenant prouvé : ce multitasking proposé comme facteur de productivité, est même considéré comme une supercherie par des chercheurs reconnus[51]. Ainsi naît la « Table des 10 Lois des Temps et de la performances », présentée en 2017, du monde du travail (ex. Medef) au monde des addictions (Addictions Suisse)[52]. Elle inclue dès l'origine les travaux sur notre horloge biologique, nobélisés le 2 octobre 2017[53]. Cette Table devient en 2018 « la Table des 12 Lois des Temps et de la performance ». Elle s'intègre dans l'approche trivariée Santé–Performance–Bien-être « des 3 Tables des temporalités numériques », diffusée dans le 3D8 « Bien-être & déconnexion » et devient le fil rouge des 3D8.

La Table « performances » vise à regagner en efficience sur les sujets que l'hyperconnexion perturbe, selon 4 grandes familles : la nécessité de déconnexion, la concentration, l'organisation personnelle (et en équipe) et la vitalité mentale. Les lois s'appuient d'une part sur les travaux de neuf personnalités reconnues (PhD. Fraisse, Pr Parkinson, PhD. Illich, PhD Jackson, PhD. Meyer, PhD. Carlson, M. Pareto, Pr Taylor et Dr Steel) et d'autre part sur les trois chrono-sciences (chronobiologie, chrono-alimentation (ou chrononutrition) et chrono-écologie[54]). Par exemple la Loi XII (ou zéro selon la lecture) est la « clé de voûte » et s'appuie sur les travaux du PhD. Paul Fraisse. « Plus une activité est captivante, moins on voit le temps passé » [55] explique pourquoi le numérique si attractif et captivant, efface nos repères temps : ainsi peut-on dériver vers une conduite chronique voire addictive.

Pour le monde du travail, une opération de type 3D8 régulière, contribue à la qualité de vie digitale au travail sous ses multiples formes : transformation numérique, droit à la déconnexion, prévention santé et équilibre des temps, dans le cadre ou non de la N.A.O. (négociation annuelle obligatoire), de chartes ou d'accords d'entreprises.  

Bien-être et bonheurs : un ensemble ![modifier | modifier le code]

Les parties bien-être et bonheurs se dessinent en filigrane dans les 3D8. Elles sont nourries par les parties santé et performances.

Elles font l'objet d'invitations multiples à déconnecter, pour bénéficier de moments "ressourçants". Il peut s'agir de moments de réflexion sur l'immédiateté numérique et le « ici et maintenant » (ex. présent, présentéisme et présentisme), le bienfait des cercles vertueux v.s. les engrenages de l'hyperconnexion, les softs skills ou l'intelligence digitale comportementale[56]. La lecture pour approfondir ses connaissances, particulièrement des sources des articles aux lectures suggérées est favorisée. Les activités physiques pour réduire la sédentarité excessive est encouragée : par exemple en 2019, la cité des sciences et de l'industrie propose une découverte d'activités physiques[57] à travers l'exposition à la cité des sciences de corps et sport.  

Il est à noter que les 3D8 n'ont pas vocation ni à inventer, ni imposer une vision du bonheur, encore moins à le promettre, mais à en favoriser ses différentes dimensions (santé, performances, équilibres de vie, etc.). Par ailleurs dès lors qu'un enjeu de santé mentale ou physique peut concerner un lecteur ou participant - lui-même ou son entourage - les 3D8 indique qu'il doit consulter ou inviter à consulter un psychothérapeute agréé ou un médecin.

La pédagogie des 3D8 : les « 3D » et un fil rouge.[modifier | modifier le code]

Les 3D8 ont pour vocation de sensibiliser et d'informer, de donner des repères. Pour ce faire il adopte une pédagogie en 3 dimensions : Découvrir – Discerner – Démarrer. Ces trois dimensions sont parfois développées de façon spécifique dans un 3D8 (ex. Découvrir où j'en suis – février 2018). Mais le plus souvent ils sont développés au fil des 3D8 par éléments progressifs : c'est particulièrement vrai pour les données et études du monde numérique, car elles évoluent en permanence.

Découvrir dans ce monde numérique, où j'en suis[modifier | modifier le code]

Le monde numérique[modifier | modifier le code]

Le numérique est un phénomène sociétal : le connaître est nécessaire pour ne pas être déconnecté de notre nouveau monde, et pour l'utiliser à moindres risques selon ses multiples dimensions.

Parmi celles-ci, citons principalement les usages numériques en France et dans le monde (ex. économie, social et environnement) et celles concernant les enfants, adolescents et ''adulescents''.

Les données santé à maîtriser concernent d'une part les risques en santé physique, d'autre part ceux liés à la pandémie digitale comportementale et leurs impacts sur les performances mentales. Celles-ci concernent de plus en plus les pratiques au travail, qu'il s'agisse de stress numérique voire d'épuisement professionnel ou de concentration par exemple.

Moi-même, où j'en suis ?[modifier | modifier le code]

Il s'agit de quantifier et qualifier ses usages, grâce à des autodiagnostics, décrits par exemple dans le 3D8 « où j'en suis » de février 2018 : santé mentale (ex. stress numérique), hyperconnexion (ex. temps et moment d'usages, notifications), addictions (ex. jeu en ligne, jeu d'argent, réseaux sociaux) et digicomportements au travail

Discerner les usages positifs versus toxiques[modifier | modifier le code]

Connaître les possibilités et limites de notre cerveau (et corps) [modifier | modifier le code]

Il s'agit de préciser grâce aux sciences et neurosciences, ce que le bon sens et l'expérience nous indiquent depuis des décennies. Celà concerne nos besoins fondamentaux sommeil, temps d'attention et de récupération, alimentation, activité), la neurobiologie des addictions synthèse de travaux (ex. Collège de France[58])), les dérives vers une conduite chronique voire addictive (ex. spirale des 9C)[59], et les outils pour y voir clair dans ses priorités personnelles et ses motivations.

Le fil rouge des temporalités numériques (Cf. les 3 Tables des Temps numériques)[modifier | modifier le code]

Les Français disposent en moyenne de 3 heures et demi de temps libre par jour s'ils occupent un emploi, de 5 heures s'ils n'ont pas d'activité professionnelle [60] et utilisent 4 heures de numérique à titre personnel par jour[61]. Quand la totalité du temps libre est consacré au numérique, ou quand au-delà il implique de prendre du temps sur une autre activité (ex. sommeil), les Temps & temporalités digitales imposent d'être repensées.

C'est le fil rouge des 3D8, qui invite pour 'efficience mentale et les performances, à améliorer concentration, organisation, énergie mentale et pour la santé et la vitalité, à mieux bouger, manger et dormir pour être en bonne santé et en forme. Le Bien-être et les bonheurs en découlent pour partie, quand on apprend à bénéficier du numérique sans ses inconvénients.

Démarrer des actions durables[modifier | modifier le code]

Stratégies individuelles [modifier | modifier le code]

Un cadre sera connecté 250 000 heures dans sa vie[62], un bébé pucé dès sa naissance s'il devient plus que centenaire se rapprochera du million d'heures de vie connectée[63]. Pour mieux vivre avec le numérique, il ne s'agit pas seulement d'adopter un bon réflexe ou une astuce temporaire, mais de disposer d'une vraie stratégie. Pour ce faire, les 3D8 inspirés par l'addictologie, s'appuie sur l'approche trivariée produit-environnement-personne développé par le Dr Olievenstein : pour chacune de ces trois dimensions il est possible de réduire les risques d'hyperconnexion.

Pour la personne (soi-même) : il est possible d'utiliser des techniques d'attention (ex. pleine conscience) ou des thérapies cognitivo-comportementales individuelles ou de groupe, de se programmer des moments d'activités sportives et ludiques (hors numérique), de se faire accompagner par un coach ou de consulter un psychothérapeute par exemple.

Face au produit (ex. smartphone) : il intéressant de trouver des substituts à son usage (ex. le réveille-matin pour éviter de le consulter la nuit), d'apprendre à le gérer (ex. désactiver facilement les notifications), de savoir repérer ses excès numériques (alertes automatiques de temps excessifs passés) par exemple.

Avec l'environnement qui peut être multiple (famille, travail, associatifs) : chaque dimension est à appréhender différemment. Concernant les média tels les réseaux sociaux, il s'agit de différencier les relations positives des toxiques : les chronophages, harceleurs et trolls, dépressiogènes, etc. Au travail, cela concerne la gestion des mails et des notifications à toutes heures par exemple.

Stratégies collectives  [modifier | modifier le code]

Progressivement chaque type de collectif est touché par l'hyperconnexion : le monde du travail et associatif, le domaine de l'éducation et la cellule familiale. De l'interdiction des portables pendant le Conseil des Ministres à celle prônée par Didier Deschamps à Clairefontaine avec l'équipe de France[64], les organisations cherchent à réguler leurs usages. Les 3D8 recensent les stratégies possibles, les lois y afférant, les applications, des témoignages et cas pratiques selon trois axes principaux : le monde du travail, le domaine de l'éducation et la sphère privée.

Le monde du Travail, fait l'objet d'un cadre légal de Droit à la déconnexion propre à « la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels »[4]. Les organisations l'intègrent de façon variable dans les projets de Qualité de Vie au Travail, de Ressources Humaines, de Santé ou d'Équilibre des temps et de la transformation numérique. Il est abordé dans le cadre de la Négociation Annuelle Obligatoire, qui selon l'entreprise (ex. sa taille) fait l'objet d'un accord [65]. Diagnostic, sensibilisation et mise à disposition d'outils sont les actions les plus courantes : outre ces thèmes, les 3D8 suggèrent de nouveaux sujets de réflexion tels les soft skills. Il s'agit de compétences dites douces ou transversales (ex. intelligence émotionnelle), complémentaires ou subsidiaires aux compétences techniques tels le numérique.

Le domaine de l'éducation, où le portable fait l'objet d'interdiction : « L'interdiction porte sur l'utilisation des téléphones mobiles et de tout autre équipement terminal de communications électroniques (tablette ou montre connectée, par exemple) dans l'enceinte des écoles et des collèges »[66]. Cependant une éducation spécifique aux comportements et pratiques numériques tels les 3D8 – suffisamment régulière pour être pédagogique et intégrer en temps réel toutes évolutions et risques (ex. défis dangereux tel shell on challenge[67]), devrait accompagner les élèves et les parents.

La sphère privée, où le législateur cherche progressivement à protéger les utilisateurs de numérique contre la cybercriminalité, les fake news, la haine sur internet ou les pratiques à risques. Mais les domaines de santé physique et mentale, de bien-être ou de relations parents-enfants par exemple, devraient bénéficier d'actions de sensibilisation. C'est en parti pour répondre à ce besoin, que les 3D8 initialement destinés au monde du travail, sont élargis au salariés-parents et donc à l'éducation.

Demain[modifier | modifier le code]

Le projet original des 3D8 s'inscrit désormais dans une démarche durable. Le cap de la première année est franchi. Il est relayé chaque mois par l'institution spécialisée en réduction des risques en comportements addictifs : la Fédération Addiction. Progressivement il est nourri et relayé par des experts et des organismes reconnus[68]. Désormais, le monde du travail et de l'éducation se préoccupent de plus en plus de l'hyperconnexion et des comportements numériques addictifs, rendant la démarche pertinente.

Dans le monde du travail, on observe l'accélération de signatures d'accords d'entreprise[69] sur la transformation numérique, le droit à la déconnexion, les équilibres de temps vie professionnelle/vie privé et la qualité de vie digitale au travail. Mais pour les rendre opérationnels, le monde du travail doit développer méthodologies, outils et opérations régulières.

Dans le monde de l'éducation nationale, à l'école l'interdiction des portables apporte deux enseignements : d'une part le sujet est sérieux, d'autre part une maîtrise de l'hyperconnexion est possible. Mais pour la rendre durable, les enseignants se doivent de développer une éducation régulière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 3D8 », sur Fédération Addiction, Mensuel (consulté le 23 mai 2019)
  2. « Projet associatif et statuts », sur Fédération Addiction (consulté le 23 mai 2019)
  3. Belloc de Gauzelle, Mémoire sur la culture du tabac et sur les moyens de la rétablir dans le royaume, sans diminuer les revenus du roi, (lire en ligne)
  4. a et b « LOI n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels (1) - Article 55 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 23 mai 2019)
  5. a et b Bruno Lefebvre et Matthieu Poirot, « IV. Développer des pratiques saines de management : les sept leviers du mieux-vivre en entreprise », dans Stress et risques psychosociaux au travail, Elsevier, (ISBN 9782294713040, lire en ligne), p. 95–96
  6. Karine Roudaut et Nicolas Jullien, « Les usages des outils de réseau social par des salariés : Des registres privés et professionnels individualisés », Terminal, no 120,‎ (ISSN 0997-5551 et 2429-4578, DOI 10.4000/terminal.1610, lire en ligne, consulté le 23 mai 2019)
  7. « Livret DDD8 Mars 2019 : Journée des femmes », sur calameo.com (consulté le 23 mai 2019)
  8. Claude-Marie Dupin, « Les rituels : enrichissement de la vie », Actualités en analyse transactionnelle, vol. 130, no 2,‎ , p. 53 (ISSN 2272-060X, DOI 10.3917/aatc.130.0053, lire en ligne, consulté le 23 mai 2019)
  9. Bernard Julia, « Cinquante ans de réformes de la physique scolaire », Reflets de la physique, no 54,‎ , p. 44–45 (ISSN 1953-793X et 2102-6777, DOI 10.1051/refdp/201754044, lire en ligne, consulté le 23 mai 2019)
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  11. (en-US) « The Nobel Prize in Physiology or Medicine 2017 », sur NobelPrize.org (consulté le 23 mai 2019)
  12. « Fake news : guide des questions à se poser face à une information », sur Gouvernement.fr (consulté le 23 mai 2019)
  13. « L'"orbiting" : ce nouveau comportement amoureux toxique issu des réseaux sociaux », sur Femme Actuelle (consulté le 23 mai 2019)
  14. Louis Hincker, « Les poésies de Jean-Pierre Lacombe Saint-Michel », Littératures, no 73,‎ , p. 123–130 (ISSN 0563-9751 et 2273-0311, DOI 10.4000/litteratures.427, lire en ligne, consulté le 23 mai 2019)
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  16. « Addiction au numérique : apprenez à vous déconnecter », sur Allo docteurs, (consulté le 23 mai 2019)
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