Dieulivol

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Dieulivol
Dieulivol
La mairie (mars 2012).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Le Réolais et Les Bastides
Intercommunalité Communauté de communes rurales de l'Entre-Deux-Mers
Maire
Mandat
Bernard Dalla-Longa
2014-2020
Code postal 33580
Code commune 33150
Démographie
Gentilé Dieulivolais
Population
municipale
335 hab. (2016 en augmentation de 8,77 % par rapport à 2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 29″ nord, 0° 06′ 41″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 111 m
Superficie 10,47 km2
Localisation

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Dieulivol (Dieu L'i Vòl en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Dieulivolais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, dont le Dropt constitue la limite sud du territoire communal, se trouve dans l'Entre-deux-Mers, dans l'est du département de la Gironde, en limite du département de Lot-et-Garonne, à 68 km à l'est-sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 38 km au nord-est de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 7 km au nord-est de Monségur, chef-lieu de canton[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Sainte-Colombe-de-Duras (Lot-et-Garonne) au nord-est, Baleyssagues (Lot-et-Garonne) à l'est, Cours-de-Monségur au sud-est, Monségur au sud, Le Puy au sud-ouest, Saint-Ferme à l'ouest et Pellegrue au nord sur environ 500 mètres.

Communes limitrophes de Dieulivol
Pellegrue Sainte-Colombe-de-Duras
(Lot-et-Garonne)
Saint-Ferme Dieulivol Baleyssagues
(Lot-et-Garonne)
Le Puy Monségur Cours-de-Monségur

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée, hors du village, par la route départementale D 15e5 qui mène au Puy au sud-ouest et à Duras à l'est. Le village est desservi par la route départementale D 15e6 qui est une sorte de déviation de la précédente.

L'accès le plus proche à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) est le no 4, dit de La Réole, distant de 28 km par la route vers le sud-ouest.

L'accès no 1, dit de Bazas, à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 45 km vers le sud-ouest.

L'accès le plus proche à l'autoroute A89 (Bordeaux-Lyon) est le no 12, dit de Montpon, qui se situe à 43 km vers le nord.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 18 km par la route vers le sud-sud-ouest, de Lamothe-Landerron sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine. Celle de La Réole offrant plus de trafic se trouve à 20 km par la route vers le sud-ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est issu du latin Deus illo vult, « Dieu le veuille »[3].

Il est admis que le nom de la commune est lié au cri des Croisés, à partir du XIème siècle : "Diex li volt", "Dieu le veut".

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le XIIIe siècle, Dieulivol est une place fortifiée qui fut le centre d'importants combats, notamment, durant la guerre de Cent Ans, puis, lors des guerres de religion. De cette période, il subsiste quelques vestiges du château, ainsi que l'église qui fut la chapelle castrale.

Dieulivol appartenait au diocèse de Bazas. Au XVe siècle la paroisse ses trouve dans la juridiction de Saint-Ferme, les abbés de Saint-Ferme portent le titre de seigneurs de Dieulivol jusqu'à la Révolution française.

À la Révolution, la paroisse Saint-Pierre de Dieulivol forme la commune de Dieulivol[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1950 André Pellet   Conseiller général (1937-1940 et 1945-1950)
1950 1964 Jacques Goulard    
1964 2013
(démission pour raison de santé)
Jean-Jacques Goulard    
2013 En cours Bernard Dalla-Longa   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la communauté de communes du Monségurais ayant été supprimée, la commune de Dieulivol s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Sauveterrois siégeant à Sauveterre-de-Guyenne.

Elle intègre ensuite la communauté de communes rurales de l'Entre-deux-Mers le .

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2016, la commune comptait 335 habitants[Note 1], en augmentation de 8,77 % par rapport à 2011 (Gironde : +7,04 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 030830841858844856811740730
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
705690600550576531511494515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
469516512402444418434451433
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
419332266232248263256255328
2016 - - - - - - - -
335--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg L'église Saint-Pierre, construite au XIIIe siècle, a été inscrite monument historique en 1925[10].
  • Grotte dite "de la Vierge", créée à partir de 1942, sous l'égide du maire André Pellet et de l'abbé Desmazières. En août 1943, elle accueillit, Notre-Dame-de-Boulogne, ce qui attira des milliers de pèlerins, en pleine guerre.
  • Le centre bouddhiste du « village des Pruniers », fondé en 1982 par le Vénérable moine Thich Nhât Hanh dans les communes de Loubès-Bernac et Thénac[11],[12], a ouvert le "Hameau Nouveau" à Dieulivol dans l'ancien domaine Pellet.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


  • Réginald Biron, dit Dom Biron (1876-1947), moine bénédictin en 1898, à l'abbaye de Farnborough (Angleterre), fondée par l'Impératrice Eugénie en 1881. On le retrouve à l'ambassade de France à Copenhague (Danemark) durant la première guerre mondiale, puis devient prêtre de la paroisse de Dieulivol en 1928. Chercheur et écrivain, il a publié une dizaine de livre spécialisés. Il meurt en 1947, à Arcachon dans une maison pour religieux.
  • Desmazières Stéphane, ou, Monseigneur Desmazières (1903-1999). Prêtre, aumônier des Scouts de France puis Evêque de Beauvais. Né à Lille, il arrive à Dieulivol durant la débâcle de 1940. Il marquera Dieulivol de son empreinte (grotte de la Vierge, création d'une chorale qui réunira une partie des réfugiés venu de l'est de la France occupée..). Il repose dans la nef de cathédrale de Beauvais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Deux livres de Benoît Pénicaud :

  • Dieulivol, l'Histoire oubliée d'un bourg du Haut Entre-deux-Mers (2008 réédité en 2009)
  • Fabien Guerre (1814-1899), un petit notable en Gironde sous le Second Empire (2011).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 5 avril 2012.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 57,2 km pour Bordeaux, 31,6 km pour Langon et 3,6 km pour Monségur. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 5 avril 2012.
  3. Géraud Lavergne, « Les noms de lieux d'origine ecclésiasticque » (sic), Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 15, no 68, 1929, p. 319.
  4. Historique des communes, p. 19, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 8 avril 2013.
  5. Blog Histoire oubliée, consulté le 2 juillet 2014.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Inscription de l'église Saint-Pierre », notice no PA00083539, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 5 avril 2012.
  11. Élodie Viguier, « Aux Pruniers, la sagesse se récolte », Sud Ouest édition Dordogne, 5 octobre 2016, p. 5.
  12. Nos hameaux, site du village des Pruniers, consulté le 6 octobre 2016.