Didier Vermeiren

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Didier Vermeiren
Didier Vermeiren, Adam, 1999 Tatemodern.jpg
Adam, Tate Modern Collection (1999).
Naissance

Bruxelles
Nationalité
Activité
sculpteur, photographe
Mouvement
minimalisme, art conceptuel

Didier Vermeiren, né en à Bruxelles, est un sculpteur belge.

Ses premières œuvres, au début des années 1970, se situent au croisement de l’art conceptuel, du minimalisme et de la tradition moderne de la sculpture. Par la suite, la documentation photographique de ses propres œuvres a pris de l'importance, au point de former partie intégrante de son travail et de susciter la création d’œuvres — photographiques — à part entière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Didier Vermeiren vit et travaille à Paris et Bruxelles. Il enseigne depuis 2002 à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf en Allemagne et depuis 1991 à De Ateliers (en) Amsterdam (Pays-Bas). Il est membre du Conseil d'administration du Musée Rodin.

Œuvre[modifier | modifier le code]

À partir de la fin des années 1970, Didier Vermeiren s'est penché sur la question du socle, fondamentale dans l'histoire de la sculpture moderne[1], notamment à travers les « sculptures de socle » qui feront alors sa renommée[2], et lui vaudront d'être exposé par le Museum of Modern Art en 1984 dans le cadre d'une exposition de groupe consacrée à la scène artistique contemporaine[3].

Traditionnellement, le socle n’appartenait pas à l’œuvre, mais servait à projeter la figure de l’espace « réel » à l’espace artistique ou monumental[4]. Puis, la fonction du socle comme piédestal a progressivement disparu au cours du XXe siècle. Si certains artistes, comme Brancusi, ont fait du socle, en l’incorporant à l’œuvre, une partie intégrante de leur travail[5], d'autres, qui ne souhaitaient plus que la sculpture fût séparée du sol par cet élément de présentation, se sont avisés de la disposer à même le sol, de plain-pied avec le spectateur[6]. Autrement dit, la modernité a fait du socle un attribut inutile. Prenant cette évolution à son compte, voulant l’interroger de fond en comble, Vermeiren a repensé la raison d'être du socle pour en faire un volume autonome dans l'espace : si le socle est une base ou un fondement, il peut être déployé pour lui-même et à partir de lui-même, absorbant tout le destin de l’œuvre. Seule demeure la pure présence au sol et ses multiples possibilités plastiques[7]. De là vient le dialogue constant avec l’espace. Car c’est la mise en présence des œuvres dans l'espace et le redéploiement de celui-ci avec elles et à partir d'elles qui fait alors l'objet de toute exposition. Comme le dit Vermeiren, l’espace n’est pas vide, il est plastique ; d’où son idée que les œuvres le creusent et le sculptent[8].

Cette incorporation de l’espace par la sculpture — de tout l’espace, jusqu’au firmament — constitue l’un des traits majeurs de la sculpture du XXe siècle. C’est ainsi que Carl Andre, en dialogue avec la Colonne sans fin de Brancusi, a pu déclarer un jour que ses sculptures, pour horizontales, plates et ramassées au sol qu’elles fussent, n’en supportaient pas moins, sur toute l’étendue de leur surface, « une colonne d’air » (que l’on pouvait se figurer s’élevant « sans fin » au-dessus des œuvres, ou bien limitée par la voûte céleste ou celle du bâtiment)[9].

Dès les années 70, Vermeiren a entrepris de reprendre à son compte ce travail d’incorporation de l’espace et de délimitation plastique de la pure présence au sol. On peut songer à ces œuvres constituées d’un volume au matériau solide et lourd (parallélépipède plus ou moins volumineux en pierre, plâtre ou fer) posé sur un volume identique, mais au matériau mou et léger (mousse de polyuréthane), avec un jeu d’écrasement de l’un par l’autre qui manifeste, mais en en l'inversant, la pondération en jeu dans toute pratique sculpturale[10]. Puis, dans une confrontation directe à la question du socle — qui est en même temps la question de la tradition —, des « répliques[11] » de socles de sculptures (Rodin, Carpeaux…) furent exposées pour elles-mêmes, le plus souvent dans le matériau (plâtre, bronze…) des œuvres que leurs originaux supportaient au musée[2]. Ce n’était plus seulement l’espace tout court qui était incorporé, mais l’espace même de la tradition — par un geste de la mémoire[12]. Le socle n’était donc pas simplement pour Vermeiren un « ready-made », un volume ou un objet trouvés là[13], mais il mettait en jeu la provenance même de l’œuvre d’art[14]. Dans un devenir proprement plastique, le volume choisi était redéployé, travaillé, « sculpté » (modelage, moulage, assemblage…), afin que pût s’accomplir l’œuvre d’incorporation de l’espace et de la présence. Pour ce faire, un « socle » pouvait être présenté à front renversé sur son semblable, ou bien sur son négatif (son propre moule), ou bien encore retourné comme un gant, toutes armatures dehors.

Ainsi, si les sculptures de Vermeiren renvoient souvent à d’autres sculptures de l’histoire de l’art, cette démarche ne prend sens que dans la mesure où ses œuvres se renvoient aussi les unes aux autres au sein de son propre travail. Une sculpture est toujours comme le terme d’une suite et forme une réponse aux œuvres précédentes. C’est ce qui fait que le travail de Vermeiren est toujours en même temps la mémoire de son propre travail. L’artiste déploie donc, dans chacune des expositions qui lui sont consacrées, un regard à la fois rétrospectif et prospectif[15].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Skulpturenpark Walfrieden, Wuppertal, 2012
  • 1974
    • Galerie Delta, Bruxelles
  • 1976
    • Galerie Albert Baronian, Bruxelles
    • Galleria Massimo Minini, Brescia
  • 1977
    • Galerie Maier Hahn, Düsseldorf
  • 1979
    • 814 Spring Street, Los Angeles
    • 11 rue Clavel, Paris
  • 1980
    • Vereniging voor het Museum van Hedendaagse Kunst, Gent
  • 1981
    • Galleria Massimo Minini, Brescia
  • 1982
    • Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen
  • 1983
    • Galerie Eric Fabre, Paris
  • 1984
    • Artist Space, New York (catalogue d'exposition)
    • Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen
  • 1985
    • Galerie Pietro Sparta, Chagny (catalogue d'exposition)
  • 1987
    • Galerie Art & Project, Amsterdam
    • Palais des Beaux-Arts, Bruxelles & Villa Arson, Nice (catalogue d'exposition)
  • 1988
    • Galleria Massimo Minini, Brescia
    • Le Consortium, Dijon
  • 1990
    • Donald Young Gallery, Chicago
    • Bonnefantenmuseum, Maastricht (catalogue d'exposition)
  • 1991
    • Centre d'Art Contemporain du Domaine de Kerguéhennec, Bignan (catalogue d'exposition)
    • Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen
  • 1992
    • Galerie Jean Bernier, Athènes
    • Galerie Ghislaine Hussenot, Paris
  • 1993
    • Museum Haus Lange, Museum Haus Esters, Krefeld (catalogue d'exposition)
  • 1995
    • Kusthalle Zürich (catalogue d'exposition)
    • Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris (catalogue d'exposition)
    • XLIVe Biennale di Venezia, pavillon Belge (catalogue d'exposition)
  • 1998
    • La Criée, Centre d'art contemporain, Rennes
  • 2000
    • Galerie Nächst St. Stephan, Wien
    • Galerie Xavier Hufkens, Bruxelles
  • 2002
    • Galerie Massimo Minini, Brescia
  • 2003
    • Collection de Solides, Van Abbemuseum, Eindhoven, NL (catalogue d'exposition)
  • 2005-2006
    • Solides géométriques – Photoreliefs – Vues d’atelier, Musée Bourdelle, Paris (catalogue d'exposition)
  • 2009
    • Galerie Greta Meert, Bruxelles
  • 2012
    • Galerie Greta Meert, Bruxelles Sculptures 1974 – 1995
    • Musée Dhont – Dhaenens, Deurle Sculptures
    • La Maison Rouge, Paris Didier Vermeiren, Sculptures et Photographies
  • 2012-2013
    • Skulpturen Park, Walfrieden, Wuppertal Didier Vermeiren, Sculptures (catalogue d'exposition)
  • 2013
    • Église Saint Philibert, Dijon Étude pour un Monument à Philippe Pot (1996-2012)
  • 2016
    • Galerie Greta Meert, Bruxelles
  • 2017
  • 2018
    • Galerie Laurence Bernard, Genève, Sculptures / Photographies

Expositions de groupe (sélection)[modifier | modifier le code]

Sculpture, tirage de série (ensemble de cinq épreuves) plâtre, 1988, socle du musée Rodin, Meudon, supportant l'Appel aux armes, plâtre, 1912, exposition Zeitlos, Hamburger Bahnhof, Berlin, 1988.
  • 1984
  • 1985
    • Athènes – Site de la création, création d’un site, Dracos Art Center, Athènes, Grèce (cat.)
    • Process und Konstruktion, Munich, Allemagne (cat.); Museo de Bellas Artes, Buenos Aires, Argentine (cat.)
    • 18e Biennale de Sao Paulo, Sao Paulo, Brésil
    • Van Abbemuseum, Eindhoven, Pays-Bas (cat.)
  • 1987
    • L’époque, la mode, la morale, la passion, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France (cat.)
  • 1988
    • Zeitlos, Hamburger Bahnhof, Berlin, Allemagne (catalogue d'exposition), curateur Harald Szeemann
  • 1993
    • GAS-Grandiose Ambitieuse Silencieuce, CapcMusée d’art contemporain, Bordeaux, France (cat.)
  • 1996
    • Passions privées, Musée d’art moderne de la ville, Paris, France (cat.)
  • 1997
    • L’empreinte, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France (cat.)
  • 2001
    • La sculpture contemporaine au jardin des Tuileries, Jardin des Tuileries, Paris, France (cat.)
  • 2005
    • La sculpture dans l’espace. Rodin, Brancusi, Giacometti…, Musée Rodin, Paris, France (cat.)
  • 2007
    • Drawing on Sculpture : Graphic Interventions on the Photographic Surface, Henry Moore Institute, Leeds, Royaume-Uni
  • 2013
    • Quaranttanni d’arte contemporanea, Massimo Minini, 1973-2013, Triennale de Milan, Italie
  • 2016
    • Almanach 16, Le Consortium, Dijon, France
  • 2017
    • Rodin, L'Exposition du centenaire, Grand Palais, Paris
  • 2019 - 2020
    • Distance Extended / 1979 - 1997, Herbert Foundation, Gand

Films[modifier | modifier le code]

  • 123 plans sur la sculpture de Didier Vermeiren, réal. Elsa Cayo, Tri Films, Paris, 16 mm, 26 min, couleur, 1988[16]
  • Obstacle au mouvement, Didier Vermeiren, sculptures et photographies, réal. Elsa Cayo, Tri Films, Paris, 35 mm, 15 min, n&b, 1999

Livres et catalogues d'exposition[modifier | modifier le code]

  • Construction de distance, éd. Frac Bretagne, 2017
    Didier Vermeiren : Sculptures, Pietro Sparta & Pascale Petit, Chagny, 1985
  • Didier Vermeiren, Société des Expositions du Palais des beaux-arts, Bruxelles, Villa Arson, Nice, 1987
  • Didier Vermeiren : Sculpture, tirage de série (ensemble de cinq épreuves) plâtre, 1988, socle du musée Rodin, Meudon, supportant l’Appel aux armes, plâtre, 1912, Le Consortium, Dijon, 1989
  • Didier Vermeiren, Photographies d’expositions, Bonnefantenmuseum, Maastricht, 1990
  • Didier Vermeiren, Centre d’art contemporain du Domaine de Kerguéhennec, Bignan, 1992
  • Didier Vermeiren, Haus Lange, Haus Esters, Krefeld, 1993
  • Didier Vermeiren : sculptures, photographies : XLVIe Biennale de Venise, 1995, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1995
  • Didier Vermeiren, Kunsthalle, Zürich, Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris, 1995
  • Didier Vermeiren : Collection de solides, Van Abbemuseum, Eindhoven, 2003
  • Didier Vermeiren : Solides géométriques – Vues d’atelier, Musée Bourdelle, Paris, 2005
  • Didier Vermeiren : Skulpturen, éd. Skulpturenpark Waldfrieden, Wuppertal, 2012
  • Didier Vermeiren : Construction de distance, Frac Bretagne, 2017

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette question du socle a fait l'objet d'une exposition au musée Rodin en 2005, exposition qui comprenait d'ailleurs des œuvres de Vermeiren, cf. La Sculpture dans l'espace - Rodin, Brancusi, Giacometti, Bourgeois, Vermeiren, Musée Rodin, Paris, novembre 2005-février 2006]
  2. a et b Universalis, « Didier Vermeiren » (consulté le 23 mai 2017).
  3. (en) Museum of Modern Art, An International Survey of Recent Painting and Sculpture, New York, (lire en ligne), pp. 312-313.
  4. « Composé de ces deux éléments disparates — la littéralité du site, avec son espace physique immergé dans le temps historique, et le caractère figuré de la représentation, avec son espace structuré de manière symbolique —, le monument fait en général appel à un troisième élément, destiné à indiquer la corrélation entre des deux précédents : le socle », Rosalind Krauss, « Échelle/monumentalité, Modernisme/postmodernisme. La ruse de Brancusi », in Qu'est-ce que la sculpture moderne?, Centre Georges Pompidou, catalogue d'exposition, 1986
  5. Voir Rosalind Krauss, in « Échelle/monumentalité, Modernisme/postmodernisme. La ruse de Brancusi », in Qu'est-ce que la sculpture moderne?, Centre Georges Pompidou, catalogue d'exposition, 1986 : « Dans une œuvre comme le Coq (1935), le socle devient le générateur morphologique de la partie figurative de l'objet; dans les Cariatides (1915) et dans la Colonne sans fin (1920) la sculpture n'est que socle; tandis que dans Adame et Ève (1921), une relation réciproque est établie entre sculpture et socle. Celui-ci est défini comme quelque chose d'essentiellement transportable; indice du caractère nomade de l’œuvre, il est intégré à la substance même de la sculpture »
  6. On peut citer notamment Carl Andre, Donald Judd, Richard Serra
  7. « S'il y a une chose dont on est certain, c'est où démarre la sculpture. Elle démarre au sol, après, en hauteur et sur les côtés, elle n'a pas de limites, mais (...) le point crucial, le lieu où se joue la sculpture est au sol », entretien avec l'artiste 123 plans sur la sculpture de Didier Vermeiren, réal. Elsa Cayo, 26 min, 1988. Cet entretien avec l'artiste est intégralement retranscrit, mais en anglais, par la Tate Modern et accessible en ligne dans Tate Papers n°8, Didier Vermeiren, Je travaille sur la présence
  8. « L'espace fait la sculpture et la sculpture fait l'espace », entretien avec l'artiste 123 plans sur la sculpture de Didier Vermeiren, réal. Elsa Cayo, 26 min, 1988
  9. « I don't think of them as being flat at all. I think, in a sense, that each piece supports a column of air that extends to the top of the atmosphere. They're zones. I hardly think of them as flat, any more than one would consider a country flat, because if you look at it on a map it appears flat », Phyllis Tuchman, "An Interview with Carl Andre", Artforum n°10, juin 1970, pp. 60-61
  10. « Dans ces pièces avec le polyuréthane (...) les rapports traditionnels entre sculpture et socle sont inversés; si dans les rapports traditionnels le socle est plus résistant que la sculpture qui est posée dessus, ici c'est l'inverse qui se passe », 123 plans sur la sculpture de Didier Vermeiren, réal. Elsa Cayo, 26 min, 1988
  11. Voir Michel Gauthier, « Transferts (sur les «répliques» de socles dans la sculpture de Didier Vermeiren) » in Les Cahiers du Musée national d'art moderne n°47, p. 117-131, 1994
  12. « Les travaux de Vermeiren renferment la mémoire à la fois du Palais de Giacometti, des enfants dansant de Donatello, des pièces au sol de Carl Andre et de la Colonne sans fin de Brancusi. Car le matériau du sculpteur n'est pas le plâtre, le bronze ou le marbre mais le souvenir, la mémoire », Dominic van den Boogerd, « Kariatide at moonlight », in Didier Vermeiren, Collection de Solides, Van Abbemuseum, Eindhoven, 2003
  13. « C'est vrai que je m'approprie quelques chose qui existe déjà, mais je ne pense pas que ça puisse être vu comme un ready-made. Le socle est quelque chose qui appartient déjà au monde de l'art. Le ready-made, c'est quelque chose qui est pris à l'extérieur de l'art et qui est introduit dans l'art », entretien avec l'artiste dans 123 plans sur la sculpture de Didier Vermeiren, réal. Elsa Cayo, 26 min, 1988
  14. « Avant la sculpture, il y avait donc la sculpture. C'est bien ce que nous signifie le travail de Vermeiren, qui revendique son ancrage dans l'histoire d'un art au principe duquel se situerait ainsi une sorte d'écho perpétuel (...) La répétition, la traduction, sont cela même qui forme l'histoire de la sculpture. », Jean-Pierre Criqui, « Six remarques sur la Sculpture de Didier Vermeiren », in Didier Vermeiren, Centre d'art contemporain du Domaine de Kerguéhennec, Locminé, 1991, p. 12. Voir aussi Jean-Pierre Criqui, « Sans titre, 1994 », in Didier Vermeiren, Galerie nationale du Jeu de Paume, Réunion des musées nationaux, Paris, 1995, p. 13: « Né de la sculpture, il (Vermeiren) y retourne sans cesse — et cette réflexivité concerne tout autant l’œuvre de l'artiste, qui se développe en se prenant pour une part comme modèle, que l'histoire de son art, qu'il médite et prolonge simultanément. »
  15. « Mes sculptures renvoient à d'autres sculptures, elles renvoient à d'autres sculptures d'autres sculpteurs, mais elles renvoient, à l'intérieur même de mon travail, à d'autres sculptures dans mon travail », 123 plans sur la sculpture de Didier Vermeiren, réal. Elsa Cayo, 26 min, 1988. On trouve une citation de ce même propos dans Erik Verhagen, « Endogène / Exogène. Les signes suspendus de Didier Vermeiren », in Didier Vermeiren, Solides Géométriques - Vues d'Atelier, cat. d'exposition, Musée Bourdelle, Paris, 2005, p. 20. Voir aussi Erik Verhagen, « Didier Vermeiren, La réalité de plusieurs possibles », in artpress n°392, juin 2012, p. 48 : « Pour Vermeiren (...) le moment d'exposition est pour lui toujours synonyme d'un présent où des dynamiques rétrospective et prospective se conjuguent au sein d'un même mouvement, et où les pièces anciennes dialoguent et se révèlent à travers les récentes, ces dernières annonçant par ailleurs et en toute probabilité celles qui leur feront suite »
  16. « Vermeiren, Didier : 123 plans sur la sculpture de Didier Vermeiren - Le Centre du Film sur l'Art », sur centredufilmsurlart.com (consulté le 1er mars 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry de Duve, « Didier Vermeiren » in + - 0 n°15, p. 30-31, 1976
  • Thierry de Duve, « Didier Vermeiren » in Parachute n°7, p. 30-31, 1977
  • Thierry de Duve, « Didier Vermeiren » in Tournai, Ancienne imprimerie de l’avenir, Tournai, 1979
  • Alain Vanderhofstadt, « Didier Vermeiren » in Artistes n°15, p. 76 Aude Bodet, « Didier Vermeiren » in art press n°70, 1983
  • Philippe-André Rihoux, « Didier Vermeiren : de l’objet spécifique à l’Histoire » in A,E,I,U,O, n° 10-11, 1984
  • Alain Vanderhofstadt, « Le sculpter » in Alibis, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, 1984
  • Christian Besson, « Didier Vermeiren » in Alibis, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, 1984
  • Christian Besson, «Didier Vermeiren» in artpress n° 95, p. 61, 1985
  • René Denizot, « Le corps du délit » in Didier Vermeiren : sculptures, Pietro Sparta & Pascale Petit, Chagny, 1985
  • Michel Assenmaker, « La sculpture », in Didier Vermeiren : sculptures, Pietro Sparta & Pascale Petit, Chagny, 1985
  • Michel Assenmaker, extrait de « La sculpture » in Dichgans, Dujourie, Dumas... Vermeiren, Stedelijk Van Abbemuseum, Eindhoven, 1985
  • Alain Vanderhofstadt, « Didier Vermeiren » in 18e Biennale de São Paulo, Biannale, São Paulo, 1985
  • Alain Coulange, « Didier Vermeiren, la durée coeffcient de la pesanteur » in art press n°102, p. 32-34, 1986
  • Christian Besson, « Sémantique de Didier Vermeiren » in Plus n°2, p. 50-52, 1986
  • Philippe Piguet, « Didier Vermeiren » in L’Œil n°382, p. 85, 1987
  • Yolande Duvivier, « Du sculptural chez Didier Vermeiren » in La revue nouvelle n°5-6, 1987
  • Joseph Mouton, « La beauté austère de Didier Vermeiren » in art press n°120, p. 68, 1987
  • Michel Assenmaker, « De la photographie à la sculpture chez Didier Vermeiren : éléments de lecture » in Didier Vermeiren, Société des Expositions du Palais des beaux-arts, Bruxelles ; Villa Arson, Nice, 1987
  • Christian Besson, « Champ et véhicule chez Didier Vermeiren » in Didier Vermeiren, Société des Expositions du Palais des beaux-arts, Bruxelles ; Villa Arson, Nice, 1987
  • Erica Overmeer, Moritz Küng, « Didier Vermeiren » in Forum 04, 1988
  • Valérie Dupont, « Preuves de sculpture par Didier Vermeiren » in Art en Bourgogne n°1, Art Plus Université, Dijon, 1989
  • Alain Vanderhofstadt, in Didier Vermeiren : sculpture, tirage de série (ensemble de cinq épreuves) plâtre, 1988, socle du musée Rodin, Meudon, supportant l’Appel aux armes, plâtre, 1912, Le Consortium, Dijon, 1989
  • James Yood, « Didier Vermeiren » in Artforum international vol. 29 n°2, 1990
  • Denis-Laurent Bouyer, « Didier Vermeiren, aux bases de la sculpture » in Sans titre n°12 (entretien), 1990
  • Jan Foncé, « Discours de la Méthode sculpturale » in Forum International n°5, 1990
  • René Denizot, « Didier Vermeiren : l’exposition de la sculpture », in Galeries Magazine n°40, p. 86-89, 1990
  • Hervé Gauville, « Didier Vermeiren : blanc de décoffrage », in Libération, 14 octobre, 1992
  • Moritz Küng, « De Sculptura » in Kunst & Museumjournaal vol. 2, n°4, p. 51-52, 1992
  • Jean-Pierre Criqui, « Six remarques sur la sculpture de Didier Vermeiren » in Didier Vermeiren, Centre d’art contemporain du Domaine de Kerguéhennec, Bignan, 1992
  • Bernard Marcelis, « Didier Vermeiren » in art press n°156, p. 92 1991, 1992
  • Jean-Yves Jouannais, « Didier Vermeiren » in art press n°163, p. 90, 1992
  • Jean-Charles Agboton-Jumeau, « Didier Vermeiren » in Forum International vol.III n°15, 1992
  • Julian Heynen, « Didier Vermeiren : je travaille sur la présence » in Didier Vermeiren, Haus Lange, Haus Esters, Krefeld, 1993
  • Julian Heynen, « Skulpturen und alle Körper » in Didier Vermeiren, Haus Lange, Haus Esters, Krefeld, 1993
  • Dominic Van den Boogerd, « On Rodin, Memory, and the Sculpture of Didier Vermeiren » in Sculptures, Open Air Museum of Sculpture, Middelheim Museum, Anvers, 1993
  • Alain Vanderhofstadt, « Didier Vermeiren » in L’art en Belgique depuis 1980, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
  • Harald Szeemann, « Didier Vermeiren » in GAS-Grandiose Ambitieuse Silencieuce, CapcMusée d’art contemporain, Bordeaux, 1993
  • Simon Duran, « Didier Vermeiren » in Collection de la Caisse des dépôts et consignations, Maison des peintres et des sculpteurs, Moscou, 1993
  • Jean-Pierre Criqui, « Didier Vermeiren » in Artforum international vol.31 n°6, 1993
  • Michel Gauthier, « Transferts (sur les «répliques» de socles dans la sculpture de Didier Vermeiren) » in Les Cahiers du Musée national d'art moderne n°47, p. 117-131, 1994
  • Moritz Küng, « Zürich vom Wesen der Skulptur » in Werk, Bauen + Wohnen n°4, 1995
  • Laurent Busine , « Olim Statua Eram» in Didier Vermeiren : sculptures, photographies : XLVIe Biennale de Venise 1995, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1995
  • Régis Durand, « Didier Vermeiren, condensation et développement » in art press n°201, p. 51-56, 1995
  • Simon Duran, « La désorientation de l’espace et le projet de sculpture de Didier Vermeiren » in Didier Vermeiren, Kusthalle, Zürich & Galerie nationale du Jeu de Paume, Paris (texte all./fr.), 1995
  • Jean-Pierre Criqui, « Sans titre, 1994 » in Didier Vermeiren, Kunsthalle, Zürich ; Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris (texte all./fr.), 1995
  • Hervé Gauville, « Sculptures à part entière. Les socles de Didier Vermeiren renversent la vision du genre; La statuaire à rebours », Libération, 23 mai 1995
  • Marie-Line Nicol, «Didier Vermeiren : l’atelier à quatre heures du matin, 1995, Tirage argentique, 40 x 30,7 cm » in Art présence n°23, p.3-8, 1997
  • Michel Gauthier, « Didier Vermeiren : des hommes qui marchent » in Art présence n°26, p. 24-31 (entretien), 1998
  • La sculpture contemporaine au jardin des Tuileries, Ministère de la Culture et de la Communication, 2000
  • Philippe Piguet, « Didier Vermeiren, Rudiments de sculpture » in L’Œil, n°551, p. 39, 2003
  • Jean-Pierre Criqui « A brief tour of Collection de Solides », in Didier Vermeiren : collection de solides, Van Abbemuseum, Eindhoven (texte nl/angl.), 2003
  • Dominic Van den Boogerd « Karyatide at moonlight », in Didier Vermeiren : collection de solides, Van Abbemuseum, Eindhoven (texte nl/angl.), 2003
  • Hervé Gauville, « Volumes en puissance » in Libération, 16 novembre 2005
  • Paul Ardenne, « Didier Vermeiren » in artpress n°318, p. 82-83, 2005
  • Erik Verhagen, « Endogène / Exogène. Les signes suspendus de Didier Vermeiren » in Didier Vermeiren : Solides géométriques – Vues d’atelier, Musée Bourdelle, Paris (texte fr. /angl.), 2005
  • Renaud Huberlant, « Typologie muséologique de la condition sculpturale » in L’Art même n°42, p. 30-31, 2009
  • Jon Wood, « The Studio Boxes of Didier Vermeiren » in Didier Vermeiren, Lenticular Photographs, Los Angeles Studio, 2007, Lapis Press, Los Angeles, 2009
  • Chistophe Domino, « Sculpter la sculpture » in Le Journal des arts n°373, p. 11, 2009
  • Céline Piettre, «Didier Vermeiren, le feu sous la glace» in Blouin Art Info, newsletter 2009
  • Cédric Loire, « Sculptures à une absente » in L’Art même n°56, p. 10-11, 20012
  • Philippe Dagen, « La sculpture à l’état spectral » in Le Monde, 19 juillet 2012
  • Erik Verhagen, « Didier Vermeiren, La réalité de plusieurs possibles », in artpress n°392, juin 2012.
  • Christophe Domino,« Vermeiren: sculpter la sculpture », in Le journal des arts, juillet-septembre 2012.
  • Charles Robb, « Permanent shift : the topology of Didier Vermeiren’s Cariatide à la Pierre » in Photography and Fictions : locating dynamics of practice : Queensland Festival of Photography 5 Conference, Brisbane, april 2014, Queensland University of Technology, Griffi University and Queensland Centre for Photography, Brisbane, 2012
  • Simon Duran « Sculptures » in Didier Vermeiren, Skulpturenpark Waldfrieden, Wuppertal (texte fr./ alld. / angl.), 2012
  • Julien Verhaeghe, « Didier Vermeiren », Zérodeux n°81, Revue d'art contemporain, 2017
  • Bernard Marcelis, « Didier Vermeiren, Construction de distance », art press n°443, avril 2017
  • Michel Gauthier « Recherche de la base et du présent » in Didier Vermeiren : Construction de distance, Frac Bretagne, Rennes (texte fr./ angl.), 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]