Didier Savard

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Didier Savard
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Didier Savard, né le à Saint-Germain-en-Laye et mort le [1], est un scénariste et dessinateur français de bande dessinée.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'abord professeur d'anglais, Savard commence à réaliser des dessins de presse pour Survivre et vivre en juin 1971 (numéro 8), revue du groupe fondé par Claude ChevalleyAlexandre Grothendieck et Pierre Samuel, dont il deviendra l'un des animateurs. Les dessins de Savard deviennent rapidement un support rhétorique majeur du journal[2].

Il collabore aussi à Libération à partir de 1972, où il publie notamment un feuilleton baptisé Le fabuleux destin d’Augusto Pinochet en 1973, mais aussi à Méfi !, Fluide glacial, et La Gueule ouverte dans les années 1970.

Il s'installe à Arles en 1974. Il publie en 1979 de Demain ça ira encore mieux, un recueil de ses dessins de presse publiés durant les années 70.

En 1982, son style passe à une franche ligne claire pleine d'élégance qui assure le succès de ses séries Dick Hérisson (qui paraît dans Charlie mensuel) et Leonid Beaudragon (scénario de Jean-Claude Forest, dans Okapi en 1986).

Il reprend également la série Perlin et Pinpin sur des scénarios de sa coloriste Sylvie Escudié, avec un dessin plus stylisé et fantaisiste.

Sa principale série restera Dick Hérisson, dont le personnage principal, un détective des années 30, évolue entre la Arles et la Provence, et la Bretagne, terres d'adoption de Savard. Dick Hérisson et son complice le journaliste Jérôme Doutendieu se trouvent mêlés à des enquêtes dans lesquelles le fantastique n'est jamais loin, la série étant très influencé par le Harry Dickson de Jean Ray.

Il réalise en 1997 pour le quotidien Le Monde une aventure parodique de Tintin intitulée Objectif Monde[3], dans laquelle il fait défiler certaines des scènes les plus fameuses des aventures du célèbre reporter, dont il est par ailleurs un grand admirateur. Ce pastiche réalisée avec la très exceptionnelle autorisation des ayants droit, marque le 70eme anniversaire des albums de Tintin.

À noter que Didier Savard a également collaboré avec la journaliste, productrice, écrivaine et spécialiste de musique de film Sophie Loubière[4] dans l'élaboration de deux feuilletons radiophoniques de 100 épisodes (« Le Secret du coffre rouge ») et 50 épisodes (« Le Mystère Mornefange »).

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Trophée 813 de la Meilleure bande dessinée 1985 pour Les Voleurs d'oreilles
  • 1987 : Alfred moins de 12 ans au festival d'Angoulême pour Le Fantôme de Mandchou fou
  • Prix RTL 9 du meilleur album d’aventures 2000 pour Le 7e cri (Dargaud, 2000)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Recueils de dessins de presse[modifier | modifier le code]

  • Demain ça ira encore mieux, Encre Noire, 1979
  • La Satiété du spectacle, Artefact, 1984

Albums de bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées dans des revues[modifier | modifier le code]

  • Trois hommes dans un bateau / un roman de Jerome K. Jerome ; adapté par Rodolphe ; ill. Didier Savard ; coul. Rose Wagon, dossier Simone Mizikas, Je Bouquine n° 41, juillet 1987, p. 85-105.
  • Conte de Noël / une nouvelle de Charles Dickens ; adapt. Leigh Sauerwein ; ill. Didier Savard ; coul. Rose Wagon ; dossier Christine Legrand, Je Bouquine n° 58, décembre 1988, p. 65-85.
  • Objectif Monde, Le Monde, 28 janvier 1999.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Didier Savard, créateur de la série Dick Hérisson, est décédé », (consulté le 5 juillet 2016)
  2. Céline Pessis, Les années 1968 et la science Survivre … et Vivre, des mathématiciens critiques à l’origine de l’écologisme, EHESS-Centre A. Koyré, , 20 p. (lire en ligne), p. 17
  3. « Un nouveau Tintin reporter au journal "Le Monde" ! »
  4. Mathias Pisana, « Sophie Loubière: «Didier Savard avait une dimension dramatique» », sur Le Figaro, (consulté le 14 juillet 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]