Dicastère pour le service du développement humain intégral

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Dicastère pour le service du développement humain intégral
Histoire
Fondation
31 août 2016
Prédécesseurs
Cadre
Type
Siège social
Pays
Organisation
Fondateur
Préfet
Secrétaire
Bruno-Marie Duffé, Augusto Zampini-Davies (secrétaire-adjoint)
Sous-secrétaires
Card. Michael Czerny, P. Fabio Baggio, P. Nicola Riccardi, Mgr Segundo Tejado Muñoz
Préfet
Site web

Le dicastère pour le service du développement humain intégral est un organe de la curie romaine créé par le pape François en 2016 en remplacement des conseils pontificaux « Justice et Paix », « Cor Unum », pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement et pour la pastorale des services de la santé.

Historique[modifier | modifier le code]

Le dicastère est créé le par la promulgation du motu proprio du pape François Humanam progressionem, daté du 17 août[1],[2].

Les statuts du dicastère, sont dans le même temps publiés ad experimentum [3],[4].

La création de ce nouveau dicastère fait suite au travail mené depuis l'élection de François par le conseil des cardinaux ou C9 sur l'organisation de la curie romaine. L'idée d'un rapprochement des instances responsables des questions liées à la charité, au développement, aux migrants, à l'environnement et à la santé apparaissait de manière explicite dans les comptes-rendus de ce conseil depuis décembre 2014. Quelques jours auparavant, avait déjà été créé à l'issue de la même réflexion et sur le même schéma le dicastère pour les laïcs, la famille et la vie.

Après l'instauration de ce nouveau dicastère, les conseils pontificaux "Justice et Paix", "Cor Unum", pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement et pour la pastorale des services de la santé sont supprimés au .

Compétences[modifier | modifier le code]

Les compétences générales du dicastère sont définies à l'article premier de ses statuts : « le dicastère exerce la sollicitude du Saint-Siège en ce qui concerne la justice et la paix, notamment les problèmes relatifs aux migrations, à la santé, aux œuvres caritatives et au soin de la création ». On y précise encore « le dicastère promeut le développement humain intégral à la lumière de l'Évangile et dans le sillon de la doctrine sociale de l'Église. À cette fin, il entretient des relations avec les conférences épiscopales, collaborant avec elles afin que soient promues les valeurs liées à la justice, à la paix, ainsi qu'au soin de la création. [..]Le dicastère exprime également la sollicitude du Souverain Pontife vers l'humanité souffrante, notamment les indigents, les malades et les exclus, et il suit avec l'attention requise les problèmes relatifs aux nécessités de tous ceux qui sont contraints d'abandonner leur patrie ou qui en sont privés, des marginaux, des victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, des détenus, des chômeurs, des victimes des formes contemporaines d'esclavage et de torture et les autres personnes dont la dignité est menacée »[4].

Organisation[modifier | modifier le code]

L'organisation du dicastère est définie dans l'article 2 de ses statuts[4]. Il ne s'agit ni d'une congrégation en dépit du fait que le dicastère est présidé par un préfet, ni d'un conseil pontifical bien qu'il reprenne les compétences précédemment dévolues à des conseils pontificaux.

Le dicastère est présidé par un préfet issu du corps épiscopal. Il est assisté d'un secrétaire et d'au moins un sous-secrétaire qui peuvent être des clercs ou des laïcs. Il est doté d'un certain nombre d'officiels et de consulteurs.

Les statuts précisent que ses membres doivent être issus du clergé mais également des fidèles laïcs, engagés dans les divers champs d’activité du dicastère et venant des quatre coins du monde, afin de respecter le caractère universel de l’Église.

Une section particulière du dicastère, chargée des migrants, est placée sous la responsabilité directe du pape. C'est la section des migrants et des réfugiés.

Les articles 4 et 5 des statuts[4] précisent comment s'organisent les relations du dicastère avec les autres organismes dans et hors du Saint-Siège.

Trois commissions sont créées sous l'égide du dicastère et sous la responsabilité de son préfet: elles sont chargées respectivement des questions liées à la charité, à l'écologie et aux opérations sanitaires.

Les statuts précisent les relations du dicastère avec la secrétairerie d'État qui reste, en particulier, seule compétente pour ce qui est des relations avec les états.

Le dicastère est en lien étroit avec l'académie pontificale des sciences sociales qui demeure indépendante et soumise à ses propres statuts.

Il est l'organisme de référence pour la confédération Caritas Internationalis. C'est également lui qui est compétent au titre du Saint-Siège s'agissant des associations internationales de charité et des fonds institués dans ce même but.

Responsable s[modifier | modifier le code]

Préfets[modifier | modifier le code]

  • Depuis le 31 août 2016 : cardinal Peter Turkson, jusqu'alors président du Conseil pontifical Justice et Paix[5].

Secrétaires[modifier | modifier le code]

Sous-secrétaires[modifier | modifier le code]

Section pour les réfugiés et les migrants[modifier | modifier le code]

Autres sections[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

Mosaïque du Christ pantocrator de l'église Saint-Sauveur-in-Chora à Istanbul.

Le Conseil pontifical Justice et Paix, « s'emploie à ce que, dans le monde, soient promues la justice et la paix selon l'Évangile et la doctrine sociale de l'Église catholique » (art. 142). Il est supprimé le , ses compétences étant reprises par le dicastère pour le service du développement humain intégral[9].

Commentaire selon Jean (Jn 12, 1-11)

Le Christ pauvre

« La misère humaine est le signe de la condition de la faiblesse de l'homme et de son besoin de salut.

Le Christ Sauveur a eu pitié d'elle, lui qui s'est identifié à ceux qu'il appelait les plus petits de mes frères (Mt 25, 40) : c'est à ce qu'ils auront fait pour les pauvres que Jésus Christ reconnaîtra ses élus. Lorsque la Bonne-Nouvelle est annoncé aux pauvres, c'est le signe de la présence du Christ. Jésus dit : « Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours », non pas pour opposer au service des pauvres l'attention qui lui est accordée. Si, d'une part, le réalisme chrétien apprécie les efforts louables faits pour vaincre la pauvreté, de l'autre il met en garde contre les positions idéologiques et contre les messianismes qui alimentent l'illusion d'éliminer totalement de ce monde le problème de la pauvreté.

Cela n'adviendra qu'au retour du Christ, quand il sera de nouveau avec nous pour toujours. Entre-temps, les pauvres nous sont confiés et c'est sur cette responsabilité que nous serons jugés à la fin : notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de lui si nous omettons de répondre aux graves besoins des pauvres et des petits qui sont ses frères. »

— Compendium de la doctrine sociale de l'Église, n° 183, Paris, Cerf-Bayard-Fleurus-Mame, 2008, p. 101-102[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexe s[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]