Dibrome

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Article connexe : Brome.

Dibrome
image illustrative de l’article Dibrome
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Dibrome
Identification
No CAS 7726-95-6
No ECHA 100.028.890
No EC 231-778-1
Apparence liquide fumant, rouge à brun, d'odeur âcre[1]
Propriétés chimiques
Formule brute Br2  [Isomères]
Masse molaire[2] 159,808 ± 0,002 g/mol
Br 100 %,
Propriétés physiques
fusion −7,2 °C[1]
ébullition 58,8 °C[1]
Solubilité dans l'eau à 20 °C : 31 g·l-1[1]
Masse volumique 3,1 g·ml-1[1]
Pression de vapeur saturante à 20 °C : 23,3 kPa[1]
Viscosité dynamique viscosité cinématique à 20 °C :
0,314 mm2·s-1
Point critique 103,0 bar, 314,85 °C[4]
Thermochimie
Cp
Cristallographie
Symbole de Pearson [5]
Classe cristalline ou groupe d’espace Cmca (no 64)[5]
Strukturbericht A14[5]
Structure type I2[5]
Précautions
SGH[8]
SGH05 : CorrosifSGH06 : ToxiqueSGH09 : Danger pour le milieu aquatique
Danger
H314, H330, H400,
SIMDUT[9]
D1A : Matière très toxique ayant des effets immédiats gravesE : Matière corrosive
D1A, E,
NFPA 704
Transport
886
   1744   
[7]
Écotoxicologie
Seuil de l’odorat bas : 0,0099 ppm
haut : 0,46 ppm[10]

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le dibrome (Br2) est une molécule composée de deux atomes de brome. C'est l'unique forme moléculaire (allotrope) de l'élément brome.

Le dibrome est un liquide rouge très volatil. Il est très toxique par inhalation et provoque de graves brûlures. Les vapeurs attaquent les muqueuses, la peau et le système respiratoire. Sa solution aqueuse s'appelle « l'eau de brome », qui est beaucoup moins nocive.

Propriété oxydante[modifier | modifier le code]

Le dibrome a un pouvoir oxydant élevé : E°(Br2/Br-) = 1,07 V.

Ainsi, l'eau de brome permet de mettre en évidence la présence d'une double liaison (voir Test au dibrome) en l'oxydant.

Précautions[modifier | modifier le code]

Du fait de son fort pouvoir oxydant, et parce qu'il est extrêmement volatil, le dibrome dégage des vapeurs toxiques, suffocantes et rougeâtres.

Au contact de la peau, il engendre des plaies qui cicatrisent très lentement.

Le dibrome est détruit par une solution de thiosulfate de sodium.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f BROME, fiche(s) de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée(s) le 9 mai 2009
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. a, b et c (en) Robert H. Perry et Donald W. Green, Perry's Chemical Engineers' Handbook, USA, McGraw-Hill, , 7e éd., 2400 p. (ISBN 978-0-07-049841-9), p. 2-50
  4. « Properties of Various Gases », sur flexwareinc.com (consulté le 12 avril 2010)
  5. a, b, c et d « The Molecular Iodine (I2) Crystal Structure (A14) », sur cst-www.nrl.navy.mil (consulté le 17 décembre 2009)
  6. « brome » sur ESIS, consulté le 11 février 2009
  7. Entrée du numéro CAS « 7726-95-6 » dans la base de données de produits chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand responsable de la sécurité et de la santé au travail) (allemand, anglais), accès le 27 novembre 2008 (JavaScript nécessaire)
  8. Numéro index 035-001-00-5 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE no 1272/2008 (16 décembre 2008)
  9. « Brome » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  10. « Bromine », sur hazmap.nlm.nih.gov (consulté le 14 novembre 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]