Diaspora arabe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Diaspora arabe en France)
Aller à : navigation, rechercher

La diaspora arabe est constituée de l'ensemble des personnes qui s'identifient comme arabes et ne vivent pas dans un des vingt-deux pays de la Ligue arabe.

La diaspora arabe est particulièrement présente en Europe (notamment en France), au Proche-Orient, en Afrique subsaharienne et en Amérique du Nord.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

La diaspora arabe dans le monde est estimée à environ 40 millions de personnes[réf. nécessaire].

Canada[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arabes canadiens.

Québec[modifier | modifier le code]

D'après l'enquête nationale auprès des ménages de 2011, les Arabes représentent 2,2 % de la population du Québec[1] et 5,9 % de la population de Montréal[2].

Les Arabes au Québec sont principalement originaires du Maghreb.

France[modifier | modifier le code]

La loi française interdisant les statistiques ethniques, il n'existe que des estimations variables et discutées. Les Arabes en France sont probablement principalement venus du Maghreb (d'Algérie, du Maroc et de Tunisie), même si tous ne se considèrent pas comme «arabes» et ne sont pas arabophones. Selon l'Insee les personnes d'origine maghrébine sur deux générations (immigrés et descendants directs) représentent au moins 6,5 % de la population française en 2008.

Toutefois, selon l'historien du Maghreb Pierre Vermeren, les estimations de l'Insee/Ined se limitent à deux générations, et en extrapolant à partir des chiffres de 2008, il y aurait en réalité, sur quatre générations, 4 à 5 millions ayant au moins un ascendant algérien, autour de 3 millions ayant au moins un ascendant marocain, et 1 million ayant au moins un ascendant tunisien, soit entre 8 et 9 millions de personnes en France ayant au moins un ascendant maghrébin [3],[4].

Selon le Conseil de l'Ordre des médecins en France, 10 % des 276 354 médecins inscrits au tableau de l'Ordre au 1er janvier 2014 sont nés dans un pays membre de la Ligue arabe (8,5% au Maghreb et 1,5 % au Liban ou en Syrie )[5].

Nouvelle-Calédonie[modifier | modifier le code]

Après la «révolte» dite des Mokranis en 1871, une centaine de «chefs insurgés» algériens ont été déportés avec leur famille en Nouvelle-Calédonie en 1873[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Enquête nationale auprès des ménages de 2011 : Tableaux de données
  2. Population totale dans les ménages privés selon les groupes de minorités visibles, agglomération de Montréal, 2011
  3. Pierre Vermeren, «Face à l'islam de France, du déni à la paralysie», L'Express, 03/06/2014
  4. Pierre Vermeren, «France-Maroc : je t’aime, moi non plus», Orient XXI, 22 janvier 2015
  5. 19,6% des médecins sont nés à l'étranger et parmi eux 43,6% sont nés au « Petit Maghreb », ce qui fait référence à l’Algérie (25%), le Maroc (11,5%) et la Tunisie (7,1%), Les flux migratoires et les trajectoires des médecins, CNOM, 2014, p.9
  6. Merle (Isabelle), Expériences coloniales. La Nouvelle-Calédonie (1853-1920), Paris, Belin, 1995, 479 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]