Diaspora arabe

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La diaspora arabe est constituée de l'ensemble des personnes qui s'identifient comme arabes et ne vivent pas dans un des vingt-deux pays de la Ligue arabe.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

La diaspora arabe est présente en particulier en Europe, au Proche-Orient, en Afrique et en Amérique.

Canada[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arabes canadiens.

Québec[modifier | modifier le code]

D'après l'enquête nationale auprès des ménages de 2011, les personnes qui se déclarent « Arabes » représentent 2,2 % de la population du Québec[1] et 5,9 % de la population de Montréal[2].

France[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas vraiment de revendication d'appartenance à une identité arabe parmi la population vivant en France. Il semble donc que le terme de diaspora arabe soit impropre en l’occurrence. Par contre il y a des liens d’appartenance revendiqués par une bonne partie des personnes originaires du Maghreb avec leur pays d'origine. Il est plus correct de parler de diaspora algérienne, de diaspora marocaine et de diaspora tunisienne[3].

Selon une étude de l'INSEE publiée en 2012, les personnes d'origine maghrébine sur deux générations uniquement (immigrés et leurs enfants) étaient un peu plus de 3,5 millions en 2008 soit 5,7 % de la population métropolitaine en 2008 (alors de 62,5 millions)[4].

D'après Pierre Vermeren, professeur d'histoire du Maghreb contemporain à l'Université Panthéon-Sorbonne, qui n'est donc pas démographe, en 2014 « les estimations hautes décrivent une France qui compterait 4 à 5 millions d'Algériens et descendants, autour de 3 millions de Marocains, 1 million de Tunisiens[5]. » L'origine de ces estimations n'est pas indiquée, elles entrent en contradictions avec toutes les données démographiques de l'INED et de l'INSEE.

En 2015, dans le cadre d'une étude dédiée à l'estimation de la population d'origine étrangère vivant en France en 2011, la démographe Michèle Tribalat estime la population originaire du Maghreb à 4,189 millions de personnes. Celle-ci se décompose en 2,235 millions de personnes originaires d'Algérie, de 1,365 million du Maroc, et de 589 000 originaires de Tunisie[6].

Selon le Conseil de l'Ordre des médecins en France, 10 % des 276 354 médecins inscrits au tableau de l'Ordre au 1er janvier 2014 sont nés dans un pays membre de la Ligue arabe (8,5% au Maghreb et 1,5 % au Liban ou en Syrie )[7].

Nouvelle-Calédonie[modifier | modifier le code]

Après la « révolte » dite des Mokranis en 1871, une centaine de « chefs insurgés » algériens ont été déportés avec leur famille en Nouvelle-Calédonie en 1873[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Enquête nationale auprès des ménages de 2011 : Tableaux de données
  2. Population totale dans les ménages privés selon les groupes de minorités visibles, agglomération de Montréal, 2011
  3. Les diasporas maghrébines et la construction européenne, Gildas Simon , Revue européenne des migrations internationales, 1990 volume 6, p97-105
  4. Fiches thématiques - Population immigrée - Immigrés - Insee Références - Édition 2012
  5. « Face à l'islam de France, du déni à la paralysie », contribution de l'universitaire Pierre Vermeren parue dans l'L'Express du 3 juin 2014
  6. Une estimation des populations d’origine étrangère en France en 2011, EPS, 2015, tableau 5
  7. 19,6% des médecins sont nés à l'étranger et parmi eux 43,6% sont nés au « Petit Maghreb », ce qui fait référence à l’Algérie (25%), le Maroc (11,5%) et la Tunisie (7,1%), Les flux migratoires et les trajectoires des médecins, CNOM, 2014, p.9
  8. Merle (Isabelle), Expériences coloniales. La Nouvelle-Calédonie (1853-1920), Paris, Belin, 1995, 479 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]