Diariata N’Diaye

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Diariata N’Diaye
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Diariata N’Diaye, née à Saint-Dié-des-Vosges, est une slameuse féministe française engagée contre les violences contre les femmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Saint-Dié-des-Vosges, dans une famille d'origine sénégalaise de quatorze enfants, Diariata N’Diaye devient slameuse à l’âge de 11 ans. À 15 ans, elle forme un groupe de filles, VersaStyles[1].

Elle est victime d'un mariage forcé au Sénégal, à l'âge de 15 ans, événement qui lui inspire ultérieurement une chanson « Française d’Afrique », puis elle revient en France et achève ses études secondaires, en obtenant un baccalauréat littéraire à 19 ans[1].

En 2007, elle fonde le groupe « Dialem », avec le guitariste Patrick Dethorey[2]. L'observatoire des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis lui demande d’écrire un spectacle, pour sensibiliser les jeunes sur les violences faites aux femmes. Le spectacle Mots pour maux est joué dans les collèges. Il est suivi d'un débat avec le public, et d'ateliers d’écriture. Pour écrire ses textes, Diariata N’Diaye s'inspire des témoignages et histoires vécues recueillies lors des ateliers d'écritures qu'elle mène avec des jeunes[3].

En 2015, Diariata crée l'association Resonantes qui a pour objet de lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes [4]. En parallèle, elle lance App-Elles, une application numérique et gratuite pour téléphone. Cette application est conçue pour lutter contre les violences faites aux femmes. Ce dispositif permet d'envoyer un message d'alerte ainsi que la position GPS à trois contacts[5].

En 2018, elle crée un bracelet connecté, qui donne l'alerte et enregistre l'environnement sonore en le tapotant. L'idée est que ces données sonores puissent servir de preuves à la justice[1].

En 2019, l'application App-elles est primée au Consumer Electronics Show à Las Vegas[6].

L'association Resonantes a reçu en juin 2019, une dotation de 200 mil euros de la part de la Fondation "La France s'engage" qui soutient les projets a dimension social qu'ont prouvé leur efficacité[7].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Arnaud Wadjik, « Sexisme. L'artiste nantaise lutte contre les violences avec sa start-up », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mars 2018)
  2. « Diariata N'Diaye, une slameuse en lutte contre les violences faites aux femmes », TV5MONDE,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mars 2018)
  3. « Diariata N’Diaye, artiste engagée », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 24 mars 2018)
  4. « Resonantes », sur association.resonantes.fr (consulté le 23 janvier 2020)
  5. Victoria Laurent, « App-Elles : une application pour lutter contre les violences faites aux femmes », Marie Claire,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mars 2018)
  6. « Diariata N’Diaye, faire appel à elle », sur Libération.fr, (consulté le 24 octobre 2019)
  7. « Diariata N’diaye : quand l’engagement se traduit par l’innovation | Bpifrance servir l'avenir », sur www.bpifrance.fr (consulté le 23 janvier 2020)
  8. Cécile Fournier, « Contre les féminicides, Diariata a inventé un bracelet connecté », Nouvel Obs,‎ (lire en ligne)
  9. (en-US) « CES 2019 : La tech française qui sauve des vies », sur All Turtles (consulté le 24 octobre 2019)
  10. « Un manifeste pour un monde digital inclusif pour la 7eme Journée de la Femme Digitale », sur CB News (consulté le 21 mai 2020)
  11. (en-US) « Margaret Awards – Journée de la Femme Digitale » (consulté le 23 janvier 2020)

Articles connexes[modifier | modifier le code]