Diane d'Andoins

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Diane d'Andoins
Image dans Infobox.
Portrait de Diane d'Andoins et sa fille Catherine
attribué à Sofonisba Anguissola
Huile sur toile (1,70 m x 1,20 m)[1].
Titre de noblesse
Comtesse
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Diane d'Andoins
Surnom
La belle Corisande
Conjoint
Enfant
Antoine II of Gramont-Touloujon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Prononciation

Diane d'Andoins (ou d'Andouins), dite « la belle Corisande », comtesse de Guiche, née en 1554 à Hagetmau où elle est morte en [2], est surtout connue pour avoir été, entre 1582 et 1591, la maîtresse du roi de Navarre Henri III, devenu le roi de France Henri IV en 1589.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et formation[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Paul, baron d'Andoins[3], seigneur de Lescar, vicomte puis comte de Louvigny, et de Marguerite de Cauna. Elle est alors une des plus riches héritières du Béarn[4].

Mariage avec Philibert de Gramont (1567-1580)[modifier | modifier le code]

Émancipée le , elle épouse Philibert de Gramont (1552-1580) qui a alors 15 ans, sénéchal de Béarn, comte de Gramont et de Guiche, vicomte d'Aster et de Louvigny, seigneur de Lescure, gouverneur de Bayonne, le . Philibert meurt d'une blessure en 1580 au siège de La Fère en Picardie[4] et Diane se retrouve veuve à 26 ans.

Elle est la mère d'Antoine II, duc de Gramont (né vers 1572-1644), et d'une fille, Catherine.

Femme réputée d'une grande beauté et d'une culture étendue, qui a notamment été en relation avec Montaigne[4], elle s'éprend de littérature courtoise. C'est dans le roman de chevalerie Amadis de Gaule qu'elle trouve une héroïne à qui elle s'identifie, au point d'adopter son nom : « Corisande ».

Amie d'Henri de Navarre (1582-1591)[modifier | modifier le code]

Henri III de Navarre, alors chef des protestants de France (avec le titre de Protecteur), gouverneur de Guyenne, séjourne le plus souvent à Nérac, capitale de ses terres d'Albret ; vers 1580, il y passe plusieurs mois avec son épouse Marguerite de Valois.

Diane, catholique, est cependant l'amie de la protestante Catherine de Bourbon, sœur d'Henri, régente de la vicomté de Béarn en l'absence de son frère, et, comme leur mère Jeanne d'Albret, calviniste assez rigoureuse.

Henri rencontre Diane à l'occasion d'un séjour à Pau, au début des années 1580, et il la courtise assidûment. Elle est probablement à l'origine de la disgrâce de Françoise de Montmorency-Fosseux[pas clair].

Elle va avoir une grande influence sur lui entre 1582 et 1590, car, à la différence de ses autres maitresses, il l'associe à ses affaires[4], ce qui inquiète certains de ses proches de religion protestante.

En 1584, il devient héritier présomptif du royaume de France après la mort de François d'Anjou ; il se heurte alors à l'opposition violente de la Ligue catholique. En 1589, il devient (théoriquement) roi de France à la mort d'Henri III, mais va encore devoir faire la guerre pendant des années avant de pouvoir entrer à Paris (après avoir abjuré le protestantisme), puis être sacré à Chartres.

Durant cette période, elle vend pour lui ses diamants, engage ses biens, et va jusqu'à lui envoyer des levées de 20 000 Gascons, enrôlés à ses frais.

Après lui avoir écrit « avec son sang » la promesse de l'épouser[4], selon une anecdote rapportée par Agrippa d'Aubigné[5], Henri ne tient pas parole.

Certains généalogistes indiquent un fils, Antonin, né de cette liaison, mais cette information est douteuse[6].

Après la rupture (1591-1620)[modifier | modifier le code]

Elle meurt en février 1620 dans son château d'Hagetmau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Ribeton, Un musée Gramont à Bayonne, Bayonne, coll. « Bulletins de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne », , no. 141, p. 403.
  2. Les dates sont débattues et l'on propose également 1555 et 1620. Les dates retenues sont proposées par Jean Castarède, Assassinat d'Henri IV, un tournant pour l'Europe ?, éd. France-Empire, 2009, p. 166
  3. Paul était le fils de Gaston d'Andoins, fils de Jean d'Andoins et possiblement de Jeanne de Foix-Comminges, fille de Mathieu. Jean d'Andoins était le fils de Louis, lui-même fils d'un autre Jean, fils de Raimond d'Andoins et de Clarmontine de Béarn de Lescun, fille de Guillaume-Raimon de Béarn de Lescun et petite-fille d'Arnaud de Béarn, bâtard du vicomte Gaston VII, et de Clarmonde de Lescun.
  4. a b c d et e Jacqueline Boucher, Deux épouses et reines à la fin du XVIe siècle : Louise de Lorraine et Marguerite de France, éd. Université Jean-Monnet-Saint-Étienne, 1995, p. 175-177
  5. Agrippa d'Aubigné, Œuvres, éd. H. Weber, p. 426-427
  6. Raymond Ritter, dans Une dame de chevalerie, Corisande d'Andoins, comtesse de Guiche (1959), démontre qu'il s'agit du fils de Philibert et que la liaison du roi avec Corisande est restée stérile. La fille de Diane, Catherine, comtesse de Lauzun, est la grand-mère de Lauzun, l'époux secret de la Grande Mademoiselle

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia. Disponible sur Gallica.
  • Raymond Ritter, Cette Grande Corisande, Paris, Éditions Albin Michel, 1936. 416 p.
  • Raymond Ritter, Une dame de chevalerie, Corisande d'Andoins, comtesse de Guiche, 1959, éd. Albin Michel, 349 p.
  • Gloires de Gascogne, sous la direction de Robert Castagnon, Toulouse, Loubatières, 1996. (ISBN 2-86266-243-7)
  • Henri de Navarre, Lettres d'amour à Corisande, Éditions de Saint Mont, 2002. 80 p., (ISBN 2-84755-030-5)
  • Françoise Kermina, Henri IV et Corisande un amour de jeunesse, éditions Atlantica, 2010, (ISBN 2-75880-234-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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