Diane (1752)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Diane.
Diane
Image illustrative de l'article Diane (1752)
Modèle réduit d'une frégate de 24 canons d'un type voisin de la Diane

Type Frégate
Histoire
A servi dans Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Quille posée [1]
Lancement
Équipage
Équipage 200 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 36,27 m
Maître-bau 9,45 m
Tirant d'eau 5,39 m
Déplacement 850 t
Propulsion voile
Caractéristiques militaires
Armement 24 canons

La Diane était une petite frégate lancée pendant la vague de construction qui sépare la fin de guerre de Succession d'Autriche (1748) du début de la guerre de Sept Ans (1755)[2]. Construite par Blaise Geslain à Rochefort en 1751 et lancé en 1752, elle portait 24 canons. Le navire fut perdu en 1758, pendant le siège de Louisbourg.

Carrière[modifier | modifier le code]

Le siège de Louisbourg, en 1758, lors duquel fut perdue la Diane.

En 1755, ce bâtiment était commandé par le capitaine Michel Joseph Froger de l'Éguille lorsqu'il fut envoyé en éclaireur pour annoncer l'arrivée d'importants renforts pour le Canada sous les ordres de Dubois de La Motte[3]. La Diane précéda l'escadre de quelques semaines pour préparer l'arrivée des troupes. Elle quitta la France le 14 mars 1755 alors que le gros de la force française appareillait début mai[4],[1].

En 1758, elle se trouvait à Louisbourg lorsque la place fut cernée par les forces anglaises. Le 29 juin, elle fut coulée dans la passe menant à l'océan avec un autre navire pour en barrer l'accès aux Anglais[5]. Sacrifice vain : Louisbourg capitula le 27 juillet 1758. La Diane fait partie des 56 frégates perdues par la France lors de la guerre de Sept Ans[6].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dans Vaisseaux de ligne français de 1682 à 1780, « 2. du deuxième rang », Ronald Deschênes donne 1751 comme année de construction.
  2. Villiers 2015, p. 126.
  3. Troude 1867-1868, p. 326.
  4. Dictionnaire de la flotte de guerre française, Jean-Michel Roche
  5. Le navire civil coulé avec elle se nommait La Ville de Saint-Malo. La veille avaient été coulés au même endroit le vaisseau l’Apollon avec les frégates la Fidèle, la Chèvre et la Biche. Casgrain 1891, p. 487
  6. 37 frégates prises par l'ennemi ; 19 frégates brûlées ou perdues par naufrage. Chiffres donnés par Vergé-Franceschi 2002, p. 1327.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française, Rennes, éditions Ouest-France,
  • Patrick Villiers, La France sur mer : De Louis XIII à Napoléon Ier, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », , 286 p. (ISBN 978-2-8185-0437-6). 
  • Jean-Michel Roche (dir.), Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1, de 1671 à 1870, éditions LTP, , 530 p. (lire en ligne)
  • Onésime Troude, Batailles navales de la France, t. 1, Paris, Challamel aîné, 1867-1868, 453 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Henri-Raymond Casgrain, Guerre du Canada. 1756-1760, t. 1, Editions L.-J. Demers et frère (Québec), (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Lacour-Gayet, La Marine militaire de la France sous le règne de Louis XV, Honoré Champion éditeur, 1902, édition revue et augmentée en 1910 (lire en ligne)

Liens internes[modifier | modifier le code]