Diaconesses de Reuilly

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La Fondation Diaconesses de Reuilly regroupe une communauté religieuse protestante fondée en 1841 à Paris par le pasteur Antoine Vermeil et Caroline Malvesin et des œuvres sanitaires, médico-sociales et sociales. La communauté compte 75 sœurs consacrées d'origines diverses au sein du protestantisme : réformée, luthérienne, baptiste, mennonite, Armée du salut.

L’association a été reconnue d’utilité publique en 1860 et a pris la forme juridique d'une fondation en 2009[1].

La maison-mère, où vivent de façon permanente une vingtaine de sœurs, se trouve à Versailles (Yvelines). Les divers établissements gérés par la Fondation couvrent les champs sanitaire, social et médico-social. Deux mille salariés et bénévoles contribuent au fonctionnement des établissements de la Fondation.

Origine[modifier | modifier le code]

Le le pasteur Antoine Vermeil rencontre Caroline Malvesin à Bordeaux, où il a été pasteur de 1824 à 1840 dans le quartier des Chartrons, où il fut à l'origine de la création du temple des Chartrons[2]. Caroline Malvesin, qui y dirigeait un pensionnat de jeunes filles, suivit le pasteur à Paris afin de l'aider, lui et son épouse, dans l'organisation d'œuvres charitables. Cette action se concrétisa dans diverses réalisations : infirmerie pour jeunes tuberculeux, refuge pour prostituées, visites et réinsertions de prisonnières.

Outre cette action en faveur des plus déshérités, le pasteur et Caroline Malvesin furent inspirés par la création d'une première communauté religieuse en Allemagne en 1836, et conclurent, devant l’état d’un protestantisme divisé, que la restauration des ordres religieux pouvait devenir un ferment d’unité dans l’Église.

La fondation de communauté religieuses en général, et donc celle des diaconesses, ne fut pas immédiatement bien accueillie par les églises protestantes. Les concepts de vœux, d'obéissance, d'engagement semblaient aller à l'encontre des fondements de la foi réformée. Le soutien financier et moral fut néanmoins important de la part de certaines personnalités du Réveil telles que Henriette André-Walther.

Engagement et démarche éthique[modifier | modifier le code]

« Les valeurs auxquelles se réfère l’action de la Fondation Diaconesses de Reuilly se résument en quelques mots-clés : ouverture et hospitalité, parole et dignité, compétence et bienveillance, respect et limites, innovation et institution »[3].

Le conseil d'administration de la fondation est dotée d'un comité d'éthique.

Les établissements de la fondation sont dotés de groupes de réflexion éthique[3].

Établissements[modifier | modifier le code]

Les établissements de la Fondation Diaconesses de Reuilly couvrent plusieurs champs de la protection sociale :

Deux mille salariés et bénévoles contribuent au fonctionnement des établissements de la Fondation

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Le conseil administration comprend 12 membres bénévoles. Il est présidé par le Pasteur Marcel Manoël.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 24 novembre 2009 approuvant la dissolution d'une association reconnue d'utilité publique, abrogeant le décret qui a reconnu cette association comme établissement d'utilité publique, autorisant le transfert de ses biens à une fondation et portant reconnaissance d'une fondation comme établissement d'utilité publique (lire en ligne)
  2. Vermeil pasteur à Bordeaux de 1824 à 1840
  3. a et b « Fondation Diaconesses de Reuilly - Contact », sur www.oidr.org (consulté le 1er février 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]