Diabolus In Musica

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En musique, au Moyen Âge, le Diabolus in Musica (litt. « le diable dans la musique ») était le nom donné à la présence d'un intervalle de trois tons (aujourd'hui appelé triton). Cet intervalle (quarte augmentée, à ne pas confondre avec l'intervalle de quinte diminuée, formé de 2 tons et 2 demi-tons) engendre une attente ou tension pour l'auditeur, contrairement à une quarte juste qui produit un effet conclusif et apaisant appelé aussi résolution. Cet effet d'intervalle désagréable était d'autant plus présent puisque contrairement à aujourd'hui les instruments n'étaient pas tempérés.

Cet intervalle fut nommé Diabolus in Musica et est interdit par l’église au Moyen Age dans la musique religieuse baroque[réf. nécessaire].

« Il semble avoir été envisagé comme un « intervalle dangereux » lorsque Guido d'Arezzo développa son système hexacordal avec l'introduction du si en tant que note diatonique, tandis que l'intervalle recevait en même temps son surnom de Diabolus In Musica le diable dans la musique. »

— Denis Arnold, « Tritone »[1].

Néanmoins, certains compositeurs continuèrent de l'utiliser dans la musique profane pour surprendre et déstabiliser l'auditeur[2].

Plusieurs œuvres portent ce titre :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Denis Arnold, « Tritone », in The New Oxford Companion to Music, Volume 1: A-J, Oxford University Press, 1983 (ISBN 0-19-311316-3) (traduction).
  2. Renaud Lambert, « Un diable dans la gamme », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)