Dextrométhorphane

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Dextrométhorphane
Structure du dextrométhorphane
Structure du dextrométhorphane
Identification
Nom UICPA (4bS,8aR,9S)-3-methoxy-11-methyl-6,7,8,8a,9,10-hexahydro-5H-9,4b-(epiminoethano)phenanthrene
Synonymes

ent-3-méthoxy-17-méthylmorphinane[1]

No CAS 125-71-3
Code ATC R05DA09
PubChem 15978238
SMILES
InChI
Apparence poudre cristalline et blanche
Propriétés chimiques
Formule brute C18H25NO  [Isomères]
Masse molaire[2] 271,3972 ± 0,0167 g/mol
C 79,66 %, H 9,28 %, N 5,16 %, O 5,9 %,
Propriétés physiques
fusion 122 à 124 °C (bromhydrate) 111 °C (base libre)
ébullition Décomposition à environ 125 °C
Solubilité Soluble dans l’eau et dans l'éthanol (bromhydrate) Insoluble dans l'eau et très soluble dans le chloroforme (base libre)
Masse volumique 1,113 g·cm-3
Point d’éclair 116,199 °C
Propriétés optiques
Indice de réfraction 1.585
Écotoxicologie
DL50 165 mg/kg (orale chez la souris)
LogP 3.893
Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité 11%[3]
Métabolisme hépatique (par les enzymes CYP2D6 majoritairement, CYP3A4 et CYP3A5 minoritairement)
Demi-vie d’élim. 3-5 heures
Excrétion

rénale

Considérations thérapeutiques
Voie d’administration Oral
Caractère psychotrope
Catégorie Hallucinogène dissociatif, stimulant faible
Mode de consommation

Ingestion

Autres dénominations

DXM, DM

Risque de dépendance Modéré
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le dextrométhorphane est l'isomère dextrogyre du lévométhorphane (qui lui est un opiacé), mais il ne possède aucune action opioïde, bien qu'il possède la structure de la morphine. C'est en revanche un antagoniste du récepteur NMDA, autrement dit un dissociatif. Il est utilisé comme médicament contre la toux. Il est aussi détourné de son usage médical pour ses effets psychotropes, à forte dose, et est alors couramment dénommé DXM.

Historique[modifier | modifier le code]

Le dextrométhorphane est utilisé pour soigner la toux, pour la première fois en 1958 aux États-Unis puis dans le reste du monde. À l'origine présenté en comprimé, le produit est retiré de la vente en 1972 aux États-Unis du fait de son usage détourné.

Le médicament réapparait en 1970 sous forme de sirop, plus difficile à ingérer en grandes quantités. Seuls quelques amateurs continuent à l'utiliser de manière détournée durant les années 1980-1990[réf. nécessaire].

Plusieurs cas de décès (principalement aux États-Unis) sont concomitants à la consommation récréative du dextrométhorphane, néanmoins ces décès ne semblent pas être dus à la consommation seule de dextrométhorphane. Il y a notamment le décès d'une adolescente de 16 ans suite à la consommation de 20 pilules Coricidin[4] soit 600 mg de dextrométhorphane et du chlorphéniramine, alors que pour le DXM la DTmin., dose de substance la plus faible causant un effet toxique, est de 30 mg/kg[5] chez l'enfant ainsi que chez l'homme, et la DL50, la dose létale, est de 165 mg/kg[5] chez la souris. Or la chlorphéniramine est un anticholinergique qui peut causer des réactions graves à des doses élevées. Cela peut être aggravé par le fait que le dextrométhorphane et la chlorpheniramine sont tous deux métabolisés par le CYP2D6. Cela pourrait augmenter la concentration plasmatique des deux médicaments. Un autre danger est la demi-vie longue de la chlorphéniramine (environ une journée entière), ce qui peut entraîner des niveaux élevés de celui-ci en s'accumulant dans le corps si le medicament Coricidin est utilisé fréquemment. Des décès ont ainsi résulté d'une surdose de chlorphéniramine[6]. Le dextrométhorphane seul ne semble donc pas être la cause de décès à des doses récréatives.

Chimie[modifier | modifier le code]

Le dextrométhorphane est utilisé sous forme de sel de bromohydrate de dextrométhorphane (C18H26BrNO,H2O / masse molaire = 303,7 g⋅mol-1), poudre cristalline, blanche, soluble dans l’eau et dans l'éthanol. Son point de fusion est de 122 à 124 °C à partir duquel a lieu une décomposition de la substance[1].

Pharmacologie[modifier | modifier le code]

Le DXM, une fois dans l'organisme, est majoritairement transformé par le CYP2D6 en DXO, métabolite actif, mais aussi en 3MM par le CYP3A4. Ces métabolites sont aussi transformés par ces mêmes enzymes, ainsi le DXO est transformé en 3HM par le CYP3A4 et le 3MM est transformé en 3HM par le CYP2D6.

Pharmacodynamie[modifier | modifier le code]

DXM :

DXO :

  • antagoniste incompétitif des récepteur NMDA (Ki=900 nM)[7]
  • agoniste des récepteurs σ1 et σ2 (Ki=144 nM et 4 000-11 000 nM)[7],[15]
  • inhibiteur de la recapture de la noradrénaline

(Une faible valeur de Ki signifie une forte affinité de liaison ; à l'inverse un Ki élevé signifie une faible affinité)

Le DXM et le DXO sont tous les deux psychoactifs avec des effets comportant des différences. Le DXM est principalement un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et dans une moindre mesure de noradrénaline (ainsi ses effets sont proches de ceux des antidépresseurs), son action sur les récepteurs sigma est responsable de la confusion, de l'effet sédatif, anesthésique et antitussif, il n'a par contre quasiment aucune affinité pour les récepteurs NMDA contrairement au DXO qui quant à lui est un puissant antagoniste des récepteurs NMDA (ce qui en fait un puissant hallucinogène dissociatif semblable à la kétamine).

L'enzyme CYP2D6 est inactive dans un très faible pourcentage de la population chez qui seul le DXM agit.

Certaine variétés d'agrumes contiennent une enzyme qui inhibe l'enzyme CYP3A4. En l'inhibant, l'action du CYP2D6 est augmentée, métabolisant plus de DXM en DXO que d'habitude, et pendant plus longtemps. Les effets deviennent alors plus longs, plus intense et plus dissociatifs (ratio DXO/DXM plus important).

Le CBD contenu dans le cannabis possède le même effet inhibiteur de CYP3A4.

Inversement la fluoxétine (Prozac©) est un inhibiteur du CYP2D6, la métabolisation du DXM en DXO n'a donc tout simplement pas lieu (le DXM est donc le seul à agir).

Usage médical[modifier | modifier le code]

Il est utilisé comme médicament antitussif.

Posologie[modifier | modifier le code]

Comprimés de 250 mg de dextrométhorphane suédois.
Capsules molles de dextrométhorphane.

À faibles doses, soit entre 15 et 20 mg, le dextrométhorphane peut élever le seuil de la toux et ce, pour quatre à six heures. Il est également possible de prendre une dose légèrement plus grande, soit 30 mg pour avoir un effet de six à huit heures. Cependant, il ne faut normalement pas dépasser 120 mg par jour sinon l'effet psychotrope du DXM peut commencer à se faire sentir et ainsi entrainer des troubles du comportement semblables à une sorte d'ivresse (il est donc recommandé d’être prudent notamment pour la conduite d'un véhicule voire de ne pas prendre le volant si les effets se révèlent trop handicapants).

En ce qui concerne les enfants, la dose recommandée est de 0,2 à 0,4 mg par kilogramme par dose (pour quatre à six heures) avec un maximum de 60 mg par 24 heures.

Il faut être vigilant lorsqu'on tente d'inhiber la toux. Normalement, il s'agit d'un réflexe pour dégager les voies respiratoires. Lorsque ce réflexe est inhibé, toutes les sécrétions se retrouvent dans les poumons, bronches et trachée. Il est recommandé de prendre le dextrométhorphane plutôt en fin de journée, afin de laisser le temps à l'organisme de chasser les sécrétions de l'organisme.

Interactions médicamenteuses[modifier | modifier le code]

Le dextrométhorphane réagit avec d'autres médicaments : les IMAOs, la paroxétine, la fluoxétine, la sélégiline et la quinidine.

Lorsque le patient consomme de tels produits, il est conseillé de se diriger vers le chlophédianol, commercialisé sous le nom de Ulone.

Interactions alimentaires[modifier | modifier le code]

Le dextromethorphane réagit avec certaines variétés d'agrumes (contenues notamment dans le jus de pamplemousse blanc) qui inhibent l'enzyme CYP3A4 en augmentant le ratio DXO/DXM.

Usage détourné et récréatif[modifier | modifier le code]

Le dextrométhorphane est contenu en petite quantité dans des médicaments contre la toux. Certains usagers en absorbent en importante quantité dans le but d'obtenir un effet psychotrope, cependant le dextrométhorphane est également disponible en comprimés, gélules et capsules et est désormais largement utilisé de manière récréative via ce type de galénique.

D'autres usagers préfèrent extraire le dextrométhorphane des médicaments, à l’aide d'un procédé relativement simple ( principalement l'extraction à l'eau froide ).

Fumer du dextrométhorphane est exclu car le DXM est totalement détruit à hautes températures. Souvent, les consommateurs « parachutent » (enveloppent la substance/drogue dans un feuille de papier à cigarette avant de l'avaler) le DXM.

Interactions[modifier | modifier le code]

Une prise de dextrométhorphane concomitante à une prise de MDMA (ou tout autre stimulant sérotoninergique) augmente grandement les chances de survenue d'un syndrome sérotoninergique (accumulation d'une quantité excessive de la sérotonine dans le corps) car la MDMA déclenche la libération massive de sérotonine alors que le DXM empêche, lui, la recapture de la sérotonine.

L'utilisation combinée de dextrométhorphane avec les inhibiteurs des monoamine-oxydases (IMAO), un groupe d'antidépresseurs, peut être dangereuse. Ainsi, un usager ayant consommé des IMAO dans les quatorze jours précédant la prise de dextrométhorphane s'expose à des interactions dangereuses.

Une prise simultanée de dextrométhorphane avec du cannabis ou avec certaines variétés d'agrumes peut augmenter considérablement les effets, amenant à une sensation de summum, ou peut conduire à un bad trip (ces deux produits, agissant sur le CYP450 3A4, augmentent le ratio DXO/DXM).

Effets et conséquences[modifier | modifier le code]

Les effets psychotropes comprennent une désorientation spatio-temporelle (le temps semble ralentir voire s’arrêter), perte de la notion de peur, stress, dégoût, des sensations d'extra-corporalité, une incoordination motrice (impression de marcher comme une machine), des hallucinations visuelles et auditives.

Les effets physiques peuvent induire des nausées, des vomissements, pertes du goût, une hyperthermie, des démangeaisons voire éruptions cutanées. Suite à un dosage élevé, il est possible de ressentir ce qu'on pourrait grossièrement qualifier une « gueule de bois ».

L'intoxication aiguë se traduit par une hyperexcitabilité, anxiété, nystagmus, dépression respiratoire, tachycardie, coma toxique.

D'après les amateurs de dextrométhorphane, l'expérience est divisible en quatre paliers distincts[16]. Les dosages pour chaque palier (plateau) dépendent du poids de la personne. Au-delà du second plateau les effets deviennent moins récréatifs et sont plus intenses et introspectifs.

  • 1er plateau (1,5 à 2,5 mg·kg-1) : effet très léger, stimulation motrice, légère anesthésie, euphorie etc. Ce plateau pourrait être comparé aux effets de la MDMA (c'est l'effet inhibiteur de recapture de la sérotonine et de la noradrénaline qui domine ce plateau) ;
  • 2e plateau (2,5 à 7,5 mg·kg-1) : effet bien plus intense, la coordination motrice est affectée, distorsions visuelles importantes (taille des objets, d'une pièce entière, modification des perspectives). Il arrive parfois des visions les yeux fermés. Impression de « fusion » avec la musique, sensation de planer, d'être léger, grande anesthésie (impression d’être dans un corps en plastique), la peur est également grandement inhibée (à ce plateau, c'est l'effet agoniste au récepteur sigma qui domine) ;
  • 3e plateau (7,5 à 15 mg·kg-1) : Ce plateau est particulier car il nécessite la plupart du temps, une relaxation et un léger travail de respiration (similaire à la méditation) pour être atteint (dans le cas contraire les effets sont les mêmes qu'au plateau 2 mais en beaucoup plus intenses), les effets sont des hallucinations les yeux ouverts mais surtout des hallucinations extrêmement fortes et souvent complexes les yeux fermés, impression de ne plus avoir de corps quand les yeux sont fermés, sensation de déplacement rapide. Confusion mentale paradoxalement plus faible que pour les plateaux inférieurs. Coordination motrice très affectée. À l'approche du quatrième plateau, l'usager peut ressentir une sensation de projection astrale (l'effet antagoniste des récepteurs NMDA commence à prendre le dessus) ;
  • 4e plateau (>15 mg·kg-1) : effet similaire au K-Hole de la kétamine. Dissolution complète de la réalité, plus aucune conscience de son corps ou de qui on est, impression de mort imminente. Perte de connaissance, à la suite de laquelle on semble tomber à l'intérieur de soi-même et explorer son subconscient, extrêmement difficile voire impossible de se déplacer et de parler, ainsi qu'une difficulté à reconnaître les personnes (état proche d'un individu psychotique). À la suite de ce plateau très intense, le retour à la normale est un long processus pouvant perdurer plusieurs jours (l'effet antagoniste des récepteur NMDA domine largement à ce plateau) ;
  • Au-delà de 20 mg·kg-1, l'expérience peut devenir extrêmement dangereuse et causer la mort du sujet par dépression respiratoire.
  • Un autre plateau aurait été rapporté lors de prises successives de dextrométhorphane à peu d'intervalles (3 à 4 heures). Les usagers l'ont nommé le plateau sigma. Il est rapporté comme très intense et beaucoup plus long, les boucles temporelles et les pertes d'identité sont fréquentes et peuvent être désagréables. Seuls quelques usagers l'ont atteint car il nécessite une grande expérience du produit.

Certains individus réagissent violemment au dextrométhorphane et ressentent systématiquement les effets pendant plusieurs jours, et ceci quelle que soit la dose ingérée. Les paliers cités peuvent varier selon les sujets, et être modifiés en association avec d'autres drogues comme le cannabis et certaine variétés d'agrumes contenues notamment dans le jus de pamplemousse blanc (augmentation des effet pouvant amener à un état proche du 4e plateau quelle que soit la dose qui a été administrée au sujet, la dose influençant quasiment uniquement la durée du trip), le poppers (sorte d'autisme ponctuel).

La dépendance au dextrométhorphane à dose récréative est d'ordre psychique, la dépendance physique n'étant pas avérée, contrairement à l'addiction à d'autres substances à doses psychotropes comme l'héroïne et les autres opiacés/opioïdes. Dans certains cas, le dextrométhorphane peut donner des pulsions suicidaires (arrêt brutal d'un usage massif et quotidien). Si le sirop/les comprimés utilisés contiennent du paracétamol, qui est extrêmement dangereux à hautes doses (plus d'un gramme par prise), la prise peut entraîner des problèmes hépatiques gravissimes comme des lésions hépatiques irréversibles pouvant conduire à la mort.

Les effets néfastes d'une utilisation régulière sur le moyen terme sont de l'ordre psychique, l'utilisateur peut souffrir de troubles dissociatifs plus ou moins prononcés ( déréalisation / dépersonnalisation ), d'hypomanie, de paranoïa chronique, d'idéations violentes, de comportements antisociaux, de troubles de la mémoire, de difficultées d'élocution, ainsi que des symptômes dépressifs lors de l’arrêt de la consommation. Des attaques de panique ainsi que des crises de psychoses ( encore plus en cas de Bad Trip ) reportées par certains utilisateurs pourraient également être dues à une consommation excessive de dextrométhorphane. Une consommation régulière sur le long terme peut amener à des symptômes physiques semblables à ceux provoqués par d'autres produits dissociatifs : Rétention urinaire, perte de poids et perte de contrôle musculaire. Ces symptômes ne doivent pas être pris à la légère si présents, et la consommation doit être stoppée. Comme pour la plupart des produits psychotropes, une utilisation régulière prolongée peut avoir de graves conséquences[17].

Dextrométhorphane
Noms commerciaux
  • Pulmofor retard(Suisse)
  • Bissoltussin, Bronchosedal DXM, Dexir, Nortussine Mono, Toularynx DXM, Toux-San DXM, Tusso Rhinathiol, Vicks Vaposyrup, Zirorphan… (Belgique)
  • Pulmodexane, Tussidane, Ergix toux sèche, Tuxium, Humex, Vicks, Clarix, Atuxane, Drill (France)
Sels Bromhydrate
Classe Antitussif

Législation[modifier | modifier le code]

Selon les pays et la forme (gélule, comprimé ou sirop), la vente de dextrométhorphane est libre en pharmacie ou sur ordonnance.

En Suisse il est vendu sans ordonnance sous le nom de Pulmofor retard, Bexomed et COOP VITALITY Dextrométhorphane caps ret.

En Belgique, le dextrométhorphane n'est pas considéré comme stupéfiant. Seule le dextrométhorphane sous forme de sirop et contenant moins de 120 mg par flacon est autorisé à la vente libre (Bissoltussin; Bronchosedal DXM; Dexir; Nortussine Mono; Toularynx DXM; Toux-San DXM; Tusso Rhinathiol; Vicks Vaposyrup; Zirorphan…), à partir de plus de 120 mg par flacon, la spécialité (Actifed) n'est vendue que sous prescription médicale ou sur demande écrite du client. Le dextrométhorphane sous forme de comprimé (Touxium) n'est délivrée que sous prescription médicale datée et signée par la main du médecin[18]. Le dextrométhorphane étant connu pour provoquer des effets psychotropes, le pharmacien peut ne pas délivrer le produit à un client s'il estime que celui-ci en fera un usage récréatif ou s'il en fait un usage abusif. L'usage récréatif de ce produit est puni par la loi belge[19]

En France, il est vendu sans ordonnance en sirop et en comprimés. Les ventes de Tussidane ont augmenté au cours de la dernière année[Laquelle ?][réf. nécessaire], les autorités ont recensé une hausse des jeunes entre 15 et 20 ans présents à l'hôpital pour cause d'"overdose" de ce médicament[réf. nécessaire] (augmentation de 57% depuis l'année 2013[réf. nécessaire]). Certaines pharmacies des grandes agglomérations ont décidé de ne plus fournir ce genre de médicaments ou alors de demander une ordonnance à compter du 1er janvier 2013 comme l'explique Gaëlle Fourna[réf. nécessaire], responsable de la pharmacie de l'Homme de fer à Strasbourg: « Nous avons constaté une forte hausse des ventes dans les différentes pharmacies avoisinantes, nous avons donc pris cette décision dans le but de réduire l'accession simple à des "drogues" » a-t-elle déclaré ; « nous avons essayé de trouver les personnes responsables de ces achats mais sans succès ».

Molécules voisines[modifier | modifier le code]

Du fait de son caractère d'anesthésiant dissociatif, il induit des effets psychotropes, similaires à ceux induits par la kétamine ou le PCP.

En tant qu'antagoniste des récepteurs NMDA, cette molécule est susceptible de provoquer des lésions d'Olney lorsqu'elle est consommée en trop grandes quantités ou pendant une période de temps trop longue. Dans les études expérimentales[Lesquelles ?], les lésions d'Olney dues aux DXM n'apparaissent chez les rats qu'à des doses très élevées, de l'ordre de 40 mg·kg-1, ce qui pourrait vouloir dire que les doses consommées par les utilisateurs récréatifs de DXM, qui varient entre 1,5 et 20 mg·kg-1, n'induiraient pas de lésions d'Olney[réf. nécessaire].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pharmacopée européenne 5.0 - 01/2005
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. B. Kukanich et M. G. Papich, « Plasma profile and pharmacokinetics of dextromethorphan after intravenous and oral administration in healthy dogs », Journal of Veterinary Pharmacology and Therapeutics, vol. 27, no 5,‎ , p. 337–41 (PMID 15500572, DOI 10.1111/j.1365-2885.2004.00608.x)
  4. http://articles.latimes.com/2006/dec/05/science/sci-robotripping5 Article sur la mort d'une adolescente suite à la prise de Coricidin
  5. a et b http://datasheets.scbt.com/sc-204716.pdf Dextromethorphan Hydrobromide Material Safety Data Sheet
  6. (PMID 7318380)
  7. a, b, c et d Y Chou, JF Liao, WY Chang, MF Lin et CF Chen, « Binding of dimemorfan to sigma-1 receptor and its anticonvulsant and locomotor effects in mice, compared with dextromethorphan and dextrorphan », Brain Research, vol. 821, no 2,‎ , p. 516–9 (PMID 10064839, DOI 10.1016/S0006-8993(99)01125-7)
  8. B Wong, D Coulter, D Choi et D Prince, « Dextrorphan and dextromethorphan, common antitussives, are antiepileptic and antagonize N-methyl-d-aspartate in brain slices », Neuroscience Letters, vol. 85, no 2,‎ , p. 261–6 (PMID 2897648, DOI 10.1016/0304-3940(88)90362-X)
  9. J Church, MG Jones, SN Davies et D Lodge, « Antitussive agents as N-methylaspartate antagonists: further studies », Canadian journal of physiology and pharmacology, vol. 67, no 6,‎ , p. 561–7 (PMID 2673498, DOI 10.1139/y89-090)
  10. Ihab R. Kamel, Woodrow W. Wendling, Dong Chen, Karen S. Wendling, Concetta Harakal et Christer Carlsson, « N-Methyl-D-Aspartate (NMDA) Antagonists—S(+)-ketamine, Dextrorphan, and Dextromethorphan—Act as Calcium Antagonists on Bovine Cerebral Arteries », Journal of Neurosurgical Anesthesiology, vol. 20, no 4,‎ , p. 241–8 (PMID 18812887, DOI 10.1097/ANA.0b013e31817f523f)
  11. AR Schwartz, AF Pizon et DE Brooks, « Dextromethorphan-induced serotonin syndrome », Clinical toxicology (Philadelphia, Pa.), vol. 46, no 8,‎ , p. 771–3 (PMID 19238739)
  12. EE Codd, RP Shank, JJ Schupsky et RB Raffa, « Serotonin and norepinephrine uptake inhibiting activity of centrally acting analgesics: structural determinants and role in antinociception », The Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics, vol. 274, no 3,‎ , p. 1263–70 (PMID 7562497)
  13. M Henderson et RW Fuller, « Dextromethorphan antagonizes the acute depletion of brain serotonin by p-chloroamphetamine and H75/12 in rats », Brain Research, vol. 594, no 2,‎ , p. 323–6 (PMID 1280529, DOI 10.1016/0006-8993(92)91144-4)
  14. P. K. Gillman, « Monoamine oxidase inhibitors, opioid analgesics and serotonin toxicity », British Journal of Anaesthesia, vol. 95, no 4,‎ , p. 434–41 (PMID 16051647, DOI 10.1093/bja/aei210)
  15. Richter, A.; Löscher, W., « Dextrorphan, but not Dextromethorphan, Exerts Weak Antidystonic Effects in Mutant Dystonic Hamsters », Brain Research, vol. 745, no 1–2,‎ , p. 336–338 (PMID 9037429, DOI 10.1016/S0006-8993(96)01254-1)
  16. (en) DXM FAQ - The DXM Experience
  17. http://www.erowid.org/chemicals/dxm/faq/dxm_side_effects.shtml#toc.6
  18. [1]
  19. Directive ministérielle relative à la politique des poursuites en matière de détention et de vente au détail de drogues illicites (Moniteur Belge du 16 mai 2003)[2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Bem JL, Peck R. Dextromethorphan. An overview of safety issues. Drug Saf. 1992;7:190-199.
  • (en) Otton SV, Wu D, et al. Inhibition by fluoxetine of cytochrome P450 2D6 activity. Clin. Pharmacol. & Therapeutics. 1993;53:401- 409.
  • (en) Zhou GZ, Musacchio JM. Computer-assisted modeling of multiple dextromethorphan and sigma binding sites in guinea pig brain. Eur. J. Pharmacol.. 1991;206:261-269.