Dewoitine D.750

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Dewoitine D.750
Constructeur Drapeau : France Société nationale des constructions aéronautiques du Midi (SNCAM) et Constructions aéronautiques Émile Dewoitine
Rôle bombardier-torpilleur embarqué
Premier vol
Nombre construits 1
Équipage
3
Motorisation
Moteur Renault 12R
Nombre 2
Type 12 cylindres en V
Puissance unitaire 500
Dimensions
Envergure 15,90 m
Longueur 10,39 m
Hauteur 2,89 m
Surface alaire 36,17 m2
Masses
À vide 2 917 kg
Avec armement 4 272 kg
Maximale 4 492 kg
Performances
Vitesse maximale 357 km/h (à 1 500 m)
Vitesse de décrochage 240 km/h
Plafond 8 100 m
Rayon d'action 1 450 km
Endurance 6
Armement
Interne 1 torpille de 650 kg
ou 1 bombe de 450 kg
ou 2 bombes de 225 kg
ou 4 bombes de 150 kg
Externe 3 mitrailleuses Darne de 7,5 mm : une tirant vers l'avant, une en poste arrière et une en position ventrale arrière.

Le Dewoitine D.750 était un prototype d’avion militaire de la Seconde Guerre mondiale français. Ce monoplan à aile basse[1], bimoteur et triplace, fut conçu comme bombardier-torpilleur. Il était prévu pour opérer à partir des nouveaux porte-avions de la Marine nationale française. Il effectua son premier vol le mais un seul exemplaire fut construit avant l’abandon du projet consécutif à la défaite de la France en juin 1940[1].

Conception[modifier | modifier le code]

En 1937, le Service technique de l'aéronautique du Ministère de l'Air publia sa fiche-programme A47 pour trouver un remplaçant à deux biplans vieillissants de l’Aéronavale : le bombardier-torpilleur Levasseur PL.7 et l'avion de reconnaissance Levasseur PL.101 (Green 1967, p. 25). Ces nouveaux avions devaient être embarqués à bord des deux nouveaux porte-avions de la classe Joffre prévus par la Marine, le Joffre et le Paul Painlevé[2]. Les spécifications exigeaient que le nouvel appareil, qui devait servir aussi bien dans les rôles de bombardier-torpilleur, bombardier en vol horizontal et avion de reconnaissance, ait une vitesse maximale de plus de 300 km/h, avec une autonomie en vol de 3.5 heures en mission de bombardement, et de 6 heures en mission de reconnaissance (sans charge offensive). Les spécifications exigeaient aussi que l’appareil soit bimoteur, ce qui était inhabituel pour un avion embarqué, surtout en 1937. L’équipage devait être de deux hommes en mission de torpillage, et trois en mission de bombardement en vol horizontal ou de reconnaissance (Green 1967, p. 25).

Deux constructeurs aéronautiques nationalisés présentèrent un projet :

Une version navalisée du bombardier terrestre Breguet Br.693, désignée Breguet Br.810, fut également envisagée[3].

Les deux concurrents étaient de configuration assez semblables : bimoteur à aile basse bi-dérive, à train d'atterrissage rétractable, de construction entièrement métallique, à revêtement travaillant[4]. Les principales différences se situaient au niveau de la voilure et de la motorisation. Le D.750 avait une aile droite classique sans dièdre, contrairement au CAO.600 à aile en mouette inversée. Le Dewoitine était propulsé par deux Renault 12R de 12 cylindres en V inversés[2], tandis que le prototype CAO avait des moteurs Gnome et Rhône.

Engagements[modifier | modifier le code]

Deux prototypes du D.750 furent commandés par le Ministère de l’Air le mais le premier vol n’eut lieu que dix mois plus tard, le avec aux commandes le chef pilote d'essai de la SNCAM Marcel Doret. Quatre jours plus tard, le 10 mai, la bataille de France éclatait et la marine française dut se battre avec les appareils plus ou moins obsolètes dont elle disposait en ligne à ce moment[4]. Le développement du projet fut stoppé, avec un seul prototype achevé et un second en cours d'assemblage. Après l’Armistice du 22 juin 1940 l’occupant allemand ne montra aucun intérêt à cette « prise de guerre » qui partit à la ferraille[2].

Aéronefs comparables

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bruno Parmentier, « Dewoitine D-750 », sur aviafrance, (consulté le 27 décembre 2017).
  2. a b c et d vigi, « Dewoitine D-750 », sur Aéronavale & Porte-avions. L’histoire de l’aviation navale de ses débuts à aujourd’hui, .
  3. (en) Norman Polmar, Minoru Genda (general), Eric M. Brown (captain), Robert M. Langdon (professor), Peter B. Mersky (commander) et James Caiella, Aircraft carriers : A history of carrier aviation and its influence on world events, vol. 1 (1909-1945), Dulles, Virginia, Potomac Books, Inc., , 576 p. (ISBN 1-57488-663-0, EAN 978-1-5748-8663-4, lire en ligne), p. 68.
  4. a et b (en) Paul E. Fontenoy, Aircraft Carriers : An Illustrated History of Their Impact, Santa Barbara, ABC-CLIO Inc., , 407 p. (ISBN 1-85109-578-0, lire en ligne), p. 46.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William Green, War Planes of the Second World War, vol. 8 - Bombers and Reconnaissance Aircraft, Londres, Macdonald & Co. Ltd., , 159 p. (ISBN 978-0-3560-1478-4), p. 25.

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