Constructions aéronautiques Émile Dewoitine

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Les Constructions aéronautiques Émile Dewoitine était une société française de construction d'avions fondée par Émile Dewoitine à Toulouse en octobre 1920[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Assemblage du fuselage d'un Dewoitine D.333 en 1934. Celui-ci était entièrement en duralium.

Les premiers produits de la société ont été une série de chasseurs à aile haute qui ont été largement ignorés par l'armée de l'air française, mais achetés en grande quantité à l'étranger et construit sous licence en Italie, en Suisse et en Tchécoslovaquie. La société a été liquidée en janvier 1927. Le seul programme actif (le D.27) étant transféré à EKW en Suisse[2].

La société a été recréée à Paris en mars de l'année suivante, sous la dénomination Société française aéronautique (Avions Dewoitine) ou SAF. Après une brève poursuite de la production du D.27, l'entreprise reconstitué a produit une série de chasseurs, la famille D.500, qui est devenue une des composantes majeures de l'aviation française durant les années 1930.

Elle a également conçu des avions civils, tels que le D.333 et son dérivé le D.338[1], conçu pour relier, par les airs, pour la première fois, l'Indochine française, et, éventuellement, Hong Kong.

L'entreprise a été nationalisée en mars 1937[3], et renommé Société nationale des constructions aéronautiques du Midi (SNCAM). Elle a produit le D.520[4], le chasseur le plus performant de l'armée de l'air française au début de la guerre, mais en nombre trop faible pour constituer une opposition sérieuse à la Luftwaffe dans la bataille de France.

Dewoitine, en tant qu'entité reconnaissable, s'est achevé lors de son absorption dans la SNCASE[5] en décembre 1940, date à laquelle Émile Dewoitine quitta la société pour rejoindre la SIPA. Dès lors, aucun autre avion n'a été produits sous le nom de Dewoitine.

Quelques modèles[modifier | modifier le code]

Max Hymans, rapporteur de la Commission de l'air de la Chambre des Députés à l'escale de Vienne et en partance pour Moscou devant un Dewoitine D 338 en 1936, le pilote étant Paul Codos, à l'extrême gauche sur la photo.

Émile Dewoitine a sorti entre 1922 et 1940, 35 types d'avions différents :

  • 1922
    • D.1 chasseur monoplan parasol. 234 exemplaires à l'exportation ;
  • 1923
    • p. 2 planeur à aile médiane ;
    • D.7 monoplace de course ;
    • D.8 chasseur monoplan à fuselage métallique « haute altitude » ;
  • 1924
    • D.9 chasseur dérivé du D1, entièrement métallique. 165 exemplaires construits ;
    • D.14 monoplan de transport civil ;
  • 1925
    • D.19 chasseur monoplan, 3 exemplaires construits pour la Suisse ;
  • 1926
    • D.25 chasseur biplace, 5 exemplaires construits dont 4 pour l'Argentine ;
  • 1928
    • D.28 monoplan de transport 6 passagers ;
  • 1929
    • D.26 chasseur monoplan métallique, 10 exemplaires construit par Dewoitine et assemblé par EKW en Suisse.
    • D.27-III chasseur monoplan métallique, 65 exemplaires construits en Suisse par EKW;
  • 1931
    • D.30 monoplan de transport 10 passagers ;
  • 1931
  • 1932
    • D.31 trimoteur de transport 10 passagers ;
    • D.481 monoplan aile basse pour entraînement ;
    • D.500 chasseur monoplan aile basse, 97 exemplaires construits pour l'Armée de l'Air française ;
    • D.430 trimoteur triplace, aile haute de « police coloniale » ;
    • D.501 chasseur monoplan aile basse, 143 exemplaires construits ;
  • 1933
    • D.332 L'Émeraude trimoteur de transport 8 passagers, établit le record Paris-Saïgon, s'écrasa dans le Morvan lors du vol retour le 15 janvier 1934 ;
  • 1934
  • 1935
    • D.333 trimoteur de transport 10 passagers, 3 exemplaires construits exploités par Air France ;
    • D.510 chasseur monoplan aile basse, 120 exemplaires construits ;
  • 1936
    • D.338 trimoteur de transport 22 passagers, 31 exemplaires construits pour Air France ;
    • D.620 trimoteur de transport 30 passagers ;
  • 1938
    • D.342 trimoteur de transport 24 passagers ;
    • D.520 chasseur monoplan, 907 exemplaires construits pour l'Armée de l'Air française, dont 403 avant l'armistice ;
  • 1939
    • D.770 bimoteur triplace de bombardement ;
  • 1940

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Bill Gunston, World Encyclopedia of Aircraft Manufacturers, Annapolis, Naval Institute Press,