Devoirs de mémoires

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Ne doit pas être confondu avec Devoir de mémoire.
Devoirs de mémoires
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Collectif d'associations
Fondation
Fondation 2004[1]
Identité
Président Leïla Dixmier
Jean-Claude Tchicaya
Membres Au moins une trentaine
Représentativité Âge moyen : 27 ans
Site web http://collectifddm.free.fr/collectif.htm
http://www.myspace.com/cddm

Le collectif « Devoirs de mémoires » est un regroupement d'association loi de 1901 antiracistes dont les domaines d'action sont, initialement, la préservation de l'histoire durant les périodes d'esclavage et de la colonisation française, autour de la question noire. Ses thèmes se sont élargis à la lutte contre le racisme et contre la discrimination raciale, quelle que soit l'ethnie. Ils ont ensuite été complétés par un appel aux jeunes des banlieues à s'inscrire sur les listes électorales, sous le nom Devoir de réagir[1].

Le collectif s'inscrit dans une dynamique de connaissance et de reconnaissance mutuelle de l'Histoire commune d'une population noire, arabe, asiatique ou autre en France, dans une démarche citoyenne, pédagogique, de transmission de savoirs mais aussi de communication pour agir sur les représentations et sur les mentalités. Une aspiration de se saisir de tous les outils nécessaires à la diffusion d'un savoir émancipateur, qui participe à la construction des identités individuelles et collectives.

Autrement exprimé : « Son objectif est de « restaurer le passé [...] sans verser dans les visions manichéennes qui désignent les bons et les méchants », et de rappeler « à [la] société, à l'État, aux politiques, [leurs] mémoires plurielles et [leurs] devoirs de mémoires […] » »[2].

Thèmes[modifier | modifier le code]

Les thèmes des conférences sont : le massacre de Sétif, les traces de la colonisation dans la société française, les pratiques policières depuis cinquante ans[3], la réhabilitation des « exclus de l'histoire » comme la communauté kabyle qui a construit le métro de Paris[4], etc.

L'association est connue pour avoir appelé les jeunes des banlieues à s'inscrire sur les listes électorales en 2005, le 20 décembre à Clichy-sous-Bois, ville symbole et d'origine des émeutes de novembre 2005[5],[6]

Elle a fait l'objet de plusieurs publications dans les médias dont le journal Le Monde[7].

Organisation[modifier | modifier le code]

L'association compte des personnalités parmi ses parrains :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les guerres de mémoires: La France et son histoire, Pascal BLANCHARD, Isabelle VEYRAT-MASSON, Benjamin STORA, La Découverte Poche, 2014, (ISBN 270718179X et 9782707181794) 411 pages, [1]
  2. Christine Deslaurier et Aurélie Roger, « Passés coloniaux recomposés : Mémoires grises en Europe et en Afrique », Politique africaine, Karthala, no 102,‎ , p. 7 (ISBN 2-84586-788-3, ISSN 0244-7827).
  3. Mustapha Kessous, « Le collectif Devoirs de mémoires demande un débat public sur les violences policières », Le Monde, 20 novembre 2005.
  4. Jacques Gantié, « Joey Starr, "Mauvaise réputation" », interview dans Nice-Matin, 21 mai 2006, reproduit sur Le Blog TV News.
  5. Stéphanie Binet, « Un appel pour donner un coup de jeunes aux urnes », Libération, 12 décembre 2005.
  6. Julie Trassard, « La carte d'électeur, cru 2005, fait carton plein », Libération, 30 décembre 2005.
  7. « La France, l'esclavage et la colonisation. La question noire en France », Le Monde 2, no 79, 20 août 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]