Deuxième bataille de Legé

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Bataille de Legé
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Vue de Legé, lithographie de Thomas Drake, album vendéen, vers 1850.

Informations générales
Date 8 décembre 1793
Lieu Legé
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
• Adjudant-général Guillaume François-Athanase Charette
Jean-Baptiste Joly
Forces en présence
inconnues ~ 1 000 à 2 000 hommes
Pertes
87 morts
120 blessés[1]
27 morts
40 blessés[1]

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 53′ 11″ nord, 1° 35′ 51″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

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Bataille de Legé

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Bataille de Legé

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Bataille de Legé

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Bataille de Legé

La bataille de Legé a lieu lors de la guerre de Vendée. Le , les Républicains repoussent une attaque vendéenne contre la ville.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 8 décembre 1793, Jean-Baptiste Joly attaque un détachement républicain de la garnison de Legé aux Lucs-sur-Boulogne. Attiré par le bruit de la fusillade, Charette arrive avec ses forces en refort et s'empare de quelques ambulances, près de la forêt de Touvois. Les Républicains regagnent Legé et le combat s'engage devant la ville, sur la route de Nantes. Les Républicains tentent une nouvelle sortie mais ils rétrogradent rapidement. La fusillade dure une heure, mais les Vendéens se heurtent aux retranchements qu'ils avaient eux-mêmes construits lorsqu'ils occupaient la ville et des renforts républicains les contraignent à battre en retraite. Ils gagnent Les Lucs-sur-Boulogne où ils restent trois jours[2].

Selon Le Bouvier-Desmortiers, les Vendéens ont 27 morts et 40 blessés contre 87 tués et 120 blessés pour les Républicains[1]. Le 12 décembre, l'adjudant-général Guillaume, commandant du poste de Legé, écrit au général Vimeux : « L'attaque impétueuse que m'a faite Charette a beaucoup affaibli mes forces. J'attendais avec impatience les munitions qui m'arrivent aujourd'hui[3]. »

« Nous nous avançâmes du côté d'où partait une fusillade assez suivie : c'était le vieux Joly qui battait complètement un détachement sorti de Legé pour l'attaquer au Luc. Chemin faisant nous rencontrâmes près delà forêt de Touvois, quelques ambulances mal escortées ; nous nous en emparâmes et nous poursuivîmes les fuyards vers Legé; cette escarmouche fut le commencement d'un combat très vif ; un détachement sortit de Legé pour nous reconnaître, nous le forçâmes à rentrer précipitamment dans les retranchemens. Alors le combat commença : nous nous battîmes pendant une heure et demie a demi-portée ; la fusillade formait un feu continuel et l'ennemi avait de plus cinq pièces de canon et un obusier. M. Charette avait autrefois fait faire à l'extérieur do Legé des fossés assez élevés et les arbres avaient été abattus à portée de canon ; les retranchements ne servirent qu'à nos ennemis. Un renfort leur arriva sur le soir et nous fûmes obligés de nous retirer. Notre mauvais succès fut attribué à la maladresse que nous avions eue d'attaquer par le chemin de Nantes beaucoup plus découvert que celui de Roche- Servière.

Après une contremarche fort longue nous arrivâmes le lendemain au Luc ; nous en partîmes trois jours après. Les généraux avaient décidé au conseil d'aller dans le haut Poitou recruter ceux qui n'avaient pas passé la Loire et revenir chasser l'ennemi trop nombreux pour notre petite armée[2]. »

— Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]