Deux frères

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Deux frères
Réalisation Jean-Jacques Annaud
Scénario Alain Godard
Jean-Jacques Annaud
Acteurs principaux
Sociétés de production Pathé
Pathé Renn Productions
Two Brothers Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Aventure
Durée 109 minutes
Sortie 2004

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Deux frères (Two Brothers à l'international) est un film franco-britannique de Jean-Jacques Annaud, sorti en 2004. Il met en scène Guy Pearce et Freddie Highmore dans les rôles principaux.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans les années 1920 en Indochine, deux jeunes frères tigres, Koumal et Sangha, naissent loin de toute civilisation, dans les ruines d'un temple khmer à la splendeur passée.

Alors que Koumal et Sangha grandissent tranquillement dans leur milieu naturel, ils sont capturés par des pilleurs, venus chercher quelques statues des temples d'Angkor. Les deux frères seront séparés puis vendus, Sangha à un prince local, Koumal à un cirque.

Un an plus tard, ils se retrouveront dans le décor meurtrier d'une arène, dans le cadre d'un combat entre les deux félins. Mais au cours de cette sanglante bataille, ils se reconnaîtront, et parviendront à s'enfuir ensemble.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le dresseur Thierry Le Portier avec un bébé tigre.
Drapeau de la Belgique Belgique, Drapeau de la France France, Drapeau de la Suisse Suisse romande :
Drapeau des États-Unis États-Unis :
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni :

Distribution[modifier | modifier le code]

Source VF : Voxofilm[3]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, alors qu'il travaille sur L'Ours (1988), le réalisateur Jean-Jacques Annaud se rend régulièrement dans des zoos pour trouver l'animal qu'il mettra en vedette. Il est alors toujours fasciné par le regard des tigres, même s'il choisit finalement l'ours car, souvent debout, il serait plus facilement identifiable. Mais il garde toujours le félin dans un coin de sa tête. À la fin des années 1990, alors qu'il est en vacances sur l'île yéménite de Socotra, Jean-Jacques Annaud commence l'écriture d'un script[4]. Pour peaufiner son écriture, il se rend dans le parc national de Ranthambore dans le Rajasthan où il côtoie des spécialistes du tigre asiatique[4]. Il échange également avec Thierry Le Portier, dresseur avec lequel il avait travaillé sur L'Ours[5].

Il situe son histoire dans l'Indochine française des années 1920, car il est passionné par cette période[5].

Distribution[modifier | modifier le code]

Christian Clavier était initialement pressenti pour incarner le personnage de l'ambassadeur. Le rôle est finalement revenu à Jean-Claude Dreyfus[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le temple Angkor Vat, sur le site d'Angkor, au Cambodge.
Le temple Beng Mealea, sur le site d'Angkor, au Cambodge.

Le tournage débute le et dure six mois. Il a lieu en Thaïlande et au Cambodge, notamment sur le site d'Angkor, et en particulier le temple en ruine de Beng Mealea. Jean-Jacques Annaud a eu beaucoup de mal à négocier avec les autorités pour tourner avec des tigres sur ce site très visité, classé au patrimoine mondial[4].

Certaines scènes ont également été tournées en France, notamment aux studios 91 de Saint-Germain-lès-Arpajon, et à Paris[6].

Très tôt dans son processus de création, Jean-Jacques Annaud hésite entre tourner en 35 mm ou avec une caméra numérique. Il réalise un test avec un tigre de Thierry Le Portier au Puy du Fou. Après montage, il est bluffé par la qualités des images numériques. De plus, le tournage avec les animaux est souvent difficile et imprévisible : avec une caméra numérique, il peut laisser tourner sa caméra sans gâcher de pellicule[5].

Le dresseur Thierry Le Portier a utilisé près de 30 tigres dont 18 bébés. Un “hôtel” à tigres à même été créé près du plateau[4].

Musique[modifier | modifier le code]

Two Brothers
Original motion picture soundtrack
Bande originale de Stephen Warbeck
Sortie
Durée 59:32
Genre musique de film
Compositeur Stephen Warbeck
Label Decca
Critique

La musique du film est composée par le Britannique Stephen Warbeck.

Liste des titres
  1. The Two Brothers - 2:44
  2. In the Forest - 3:10
  3. The Search for Kumal - 5:24
  4. The Raft - 2:27
  5. La vergine degli angeli - 4:41 (tiré de l'opéra La forza del destino de Giuseppe Verdi)
  6. Aidan & Kumal - 2:21
  7. Chasing the Truck - 1:58
  8. The Hunt - 3:15
  9. The Tiger Broken - 1:47
  10. Goodnight Story - 3:00
  11. Havoc - 1:23
  12. Sangha the Outcast - 2:47
  13. Aidan & Raoul - 3:15
  14. Recognition - 3:23
  15. Kumal & Sangha - 1:50
  16. Through the Flames - 3:01
  17. To Freedom - 3:10
  18. Return to the River - 2:57
  19. Goodbye - 6:59 (contient Plaisir d'amour composée par Jean-Paul-Égide Martini)

Sortie[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

En France, les critiques sont assez partagées. Sur le site AlloCiné, qui recense 15 titres de presse, le film obtient une note moyenne de 3,5/5[8]. Du côté des avis positifs, Pierre Vavasseur écrit dans Le Parisien que c'est « un film généreux, humaniste, plein d'humour, de tendresse et d'émotion »[8]. Aurélien Ferenczi de Télérama pense c'est « moins un manuel d'éthologie assaisonné d'écologie new age qu'un solide film d'aventures exotiques, plutôt bien ficelé (...). Idéal pour remplacer une visite au zoo en famille, en cas de pluie »[8].

Certains sont plus partagés, comme Thomas Sotinel du Monde qui regrette « Une intrigue désuète, située dans une Indochine qui fait penser au Congo de Tintin »[8]. Dans Libération, Gilles Renault regrette que Jean-Jacques Annaud soit trop « obnubilé par ses bestioles » et qu'il « en oublie vite que des acteurs ordinaires traversent également le cadre à intervalles réguliers »[8]. Olivier De Bruyn de Première remarque que le film « plébiscite la fable enfantine et le divertissement transgénérationnel » sans chercher un « réalisme documentaire »[8].

Dans L'Humanité, Vincent Ostria pense que « Annaud tente de rééditer son succès de l'Ours en faisant plier la nature à des fantasmes simplistes. Ce qui a pour effet d'appauvrir le réel, de transformer les fauves en automates, et les acteurs en caricatures »[8].

Aux États-Unis, les critiques sont plutôt positives : le film totalise notamment 78% d'opinions favorables pour 114 critiques recensées par l'agrégateur Rotten Tomatoes[9].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a coûté environ 60 millions d'euros, mais n'a rapporté que 19 175 579 $ au box-office américain. Il totalise 42 995 296 $ de recettes dans le reste du monde, pour un total de 62 170 875 $ dans le monde entier. En France, le film totalise 3 326 113 entrées[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Deux Frères », sur JP's box-office (consulté le 11 décembre 2014)
  2. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. « Fiche de doublage VF du film » sur Voxofilm, consulté le 26 février 2012
  4. a, b, c, d et e « Secrets de tournage », sur AlloCiné (consulté le 11 décembre 2014)
  5. a, b et c « Deux Frères, l'aventure d'un film », sur site officiel de Jean-Jacques Annaud (consulté le 11 décembre 2014), cliquer sur le film Deux frères puis "l'aventure d'un film", faire défiler les pages
  6. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  7. (en) « Stephen Warbeck Two Brothers (Original Motion Picture Soundtrack) », sur AllMusic.com.
  8. a, b, c, d, e, f et g (en) « Critiques presse Deux Frères », sur AlloCiné
  9. (en) « Two Brothers », sur Rotten Tomatoes