Destruction de sites liés à l'Islam précoce

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Les restes du cimetière Jannatul Baqi à Médine, en Arabie saoudite

La destruction de sites liés à l'Islam précoce est un processus toujours en cours essentiellement dans la région du Hedjaz en Arabie saoudite occidentale, en particulier dans les villes saintes de La Mecque et Médine. Il s'agit principalement de la démolition de mosquées anciennes, de cimetières, de maisons et autres sites associés au Prophète musulman Mahomet et d'autres personnalités historiques de l'Islam naissant[1]. En Arabie saoudite, beaucoup de ces démolitions sont justifiées par l'extension continue de la Mosquée sacrée à La Mecque, et de la Mosquée du Prophète à Médine, et de leurs annexes toujours plus vastes pour accueillir les pèlerins du Hajj, dont le nombre croît avec les années[2].

L'État saoudien aurait ainsi, en 2014, détruit 98 % de son patrimoine historique et religieux depuis 1985[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

A la Mecque, la Forteresse d'Ajyad de l'Empire ottoman et la colline sur laquelle elle reposait (en haut à gauche, vue en 1905), furent rasées en 2002 pour permettre la construction de l'hôtel Abraj Al Bait Towers (photo ci-dessous); on remarque la Mosquée sacrée et la Kaaba en son centre sur les deux photographies.

La péninsule arabique fut largement unifiée en 1932 par le troisième État saoudien, le Royaume d'Arabie saoudite. La campagne militaire conduite par le Roi Abdulaziz ibn Saoud et son armée de tribus bédouines conquit le Hedjaz et força les Hachémites à l'exil. Les nouveau maître du Nejd, des tribus nomades arabes largement illettrées, se trouvèrent avoir les rênes d'une société sophistiquée. Une structure politique cohérente fondée sur le Majlis al-Shura (conseil consultatif) était en place depuis des siècles. Une administration centrale gérait un budget annuel qui finançait des écoles secondaires, une armée et des forces de police[4] De même, l'expression religieuse était très différente entre le Hedjaz et le Nedj. Les rituels et la culture du Hedjaz étaient naturellement très religieux. Les célébrations honorant Mahomet, sa famille et ses compagnons, de hommages aux saints, les visites des tombeaux et des sites sacrés liés à ceux-ci faisaient partie des coutumes de l'Islam du Hedjaz[5]. Lorsque l'autorité administrative échut dans les mains des Musulmans wahhabites de l'intérieur, les ‘ulema wahhabites (clergé) considérèrent les traditions locales comme superstitions infondées superposées à la pratique religieuse requise, et dès lors source de corruption de celle-ci et d'hérésie[6]. Il s'ensuivit une destruction des bâtiments, tombes, mausolées, mosquées et autres sites associés à la famille et aux compagnons de Mahomet[7].

En 1801 et 1802, les Saoudiens sous les ordres de Abdul-Aziz bin Muhammad attaquèrent et capturèrent les villes saintes chiites de Karbala et Najaf situées de nos jours en Irak, massacrèrent de nombreux musulmans et détruisirent les tombes d'Al-Hussein ibn Ali, petit-fils de Mahomet, et fils d'Ali (Ali bin Abu Talib), le beau-fils de Mahomet. En 1803 et 1804, les Saoud capturèrent La Mecque et Médine, et en détruisirent les monuments historiques et divers sanctuaires musulmans et des tombeaux, telle la tombe de Fatima, la fille de Mahomet, et voulurent détruire celle de Mahomet elle-même, en tant qu'objet d’idolâtrie et donc préjudiciable au monde musulman[8],[9],(en) [10]. À La Mecque, les tombes des proches de Mahomet, dont celles de sa première femme, Khadija bint Khuwaylid, furent détruites au cimetière de Jannatul Mualla[11]. Les premiers démembrements de ces sites débutèrent en 1806 lorsque l'armée wahhabite du Premier État saoudien occupèrent Médine et rasèrent systématiquement les constructions du cimetière Al Baqi[12]. Ce vaste cimetière adjacent à la Mosquée du Prophète (Al-Masjid al-Nabawi) abritait les restes de nombreux membres de la famille de Mahomet, de ses disciples et diverses personnalités majeures de l'Islam précoce. Les Turcs ottomans, pratiquant un islam plus tolérant, moins rigoriste et plus mystique, avaient érigé divers mausolées à Al-Baqi. Ils furent entièrement rasés. Les mosquées de la ville furent également dégradées et la tombe de Mahomet elle-même faillit être détruite[13]. Les critiques venues des communautés musulmanes du monde entier, jusqu'en Inde, mirent fin à toute action en ce sens. Les revendications contre le contrôle turc de cette région furent en partie cause de la guerre saudi-ottomane (1811–1818) au cours de laquelle la défaite saoudienne força les tribus wahhabites à se retirer du Hejaz vers l'intérieur. Les troupes turques prirent progressivement le contrôle de la région et reconstruisirent sur les sites sacrés entre 1848 et 1860, en déployant art et raffinement avec leurs meilleurs artisans[14].

Le 21 avril 1925, les mausolées et les dômes du cimetière d'Al-Baqi à Médine furent de nouveau rasés[14], de même que les repères de la localisation exacte des dépouilles des membres de la famille de Mahomet et de leurs descendants. Des parties de la célèbre Qasida al-Burda, le poème du XIIIe siècle composée en l'honneur de Mahomet par Bousiri, et inscrites sur la tombe de Mahomet, furent recouvertes de peinture. Parmi les sites visés à cette époque figurent les tombes des martyrs de la bataille de Uhud, dont la tombe de Hamza ibn Abd al-Muttalib, l'oncle de Mohamed et l'un de ses plus fervents partisans, la mosquée de Fatimah Al Zahraa’, fille de Mahomet, la mosquée des Deux Phares (Manaratayn) ainsi que le Qubbat Al-Thanaya[14], la coupole construite sur le lieu d'enterrement de l'incisive de Mahomet, qui fut cassée lors de la bataille de Uhud. À Médine, le Mashrubat Umm Ibrahim, qui est la maison de l'épouse égyptienne copte de Mahomet, Marie et le lieu de naissance de leur fils Ibrahim Ibn Muhammad, de même que le site funéraire adjacent de Hamida al-Barbariyya, mère de l'Imam Musa al-Kadhim, furent également détruits à cette époque[14]. Le site fut pavé et fait désormais partie de la grande esplanade de marbre blanc à côté de la mosquée. Le comité d'experts mandaté par le Gouvernement saoudien pris la décision de la destruction de ces lieux et bâtiments en application de règlements islamiques visant à prévenir des vénérations conduisant au shirk[15].

Le XXIe siècle a vu un accroissement des démolitions des sites de Médine et de La Mecque. Comme le Hajj annuel continue d'attirer des foules toujours croissantes en nombre, les autorités saoudiennes ont jugé nécessaire de dégager des espaces bâtis pour étendre les infrastructures liées au pèlerinage. En 2010, le plus vaste projet d'extension jamais envisagé fut estimé à 13 milliards de dollars US[16]. Alors que tous s'accordent en général pour accroitre les infrastructures en faveur du grand nombre de pèlerins, le développement de constructions diverses tels de grands hôtels, restaurants, centres commerciaux et même deux centres balnéaires de luxe[17] est vu par certains comme une ultra-commercialisation d'un site divin pour les Musulmans. L'afflux d'investissements à La Mecque et Médine font penser pour certains que l'argent et la croissance économique justifient avant tout ces investissements pour les autorités saoudiennes. Cela seraient également en conformité avec les conceptions wahhabistes imposées aux Villes saintes[18], supprimant ainsi tout élément qui ne serait pas conforme aux croyances véhiculées par le Wahhabisme. Selon The Independent, la maison de Mawalid où Mahomet serait né, devrait être démolie pour faire place à un imposant palais royal, qui ne serait que partie d'un complexe plus vaste à La Mecque, pour lequel des centaines de monuments historiques seraient détruits[19].

Premières destructions[modifier | modifier le code]

Tombeau d'Eve, avant sa destruction, à Djeddah en 1913.
Tombeau d'Amina, après sa destruction, en 1998.
Tombeau de Khadija, avant sa destruction, cimetière de Jannat al-Mualla, à La Mecque.
Tombeau de Fatima, à La Mecque, après sa destruction.
Cimetière d'Al Baqi, avant sa démolition, à Médine en 1925. Toutes les femmes de Mahomet sont enterrées à cet endroit, en dehors de Khadija et de Maymouna.
Lycium shawii appelé Gharqad qui a donné son nom au cimetière d’al-Baqî`[20] à Médine.

En 1803 et 1804, les Saoudiens ont conquis militairement les villes sacrées de La Mecque et de Médine (les musulmans se mettant en état d'ihram) et démoli plusieurs tombes des Ahl al-Bayt et des Sahaba, outre des monuments anciens, mais seulement des « ruines » selon les wahhabites, telles que la tombe de Fatima Zahra, la fille de Mahomet [21].

Les plus importantes destructions de sites ont commencé en 1806 lorsque l'armée wahhabite occupait Médine. Les armées wahhabites ont rasé le Baqi, ou cimetière qui contenait les restes des figures centrales de l'islam des débuts (salafs). Les mosquées ont également été visées et la tombe du prophète Mahomet faillit même être démolie[22]. Mais, à la suite des protestations des musulmans non-wahhabites dans le monde, l'Empire ottoman envoie une armée, et en 1818, Mohammed Ali Pacha reprend le Hedjaz aux Al Saoud, et ces monuments sont reconstruits, pour un coût de 700 000 livres de l'époque[14].

Durant la Révolte arabe à la fin de la Première Guerre mondiale, les Hachémites, soutenus par l'Empire britannique, s'emparent du Hedjaz. Le 21 avril 1925, les compagnons d'Abdelaziz Ibn Saoud, ou Ikhwan le reprennent, et détruisent les lieux et les monuments en rapport avec des saints ou des imams, comme ce fut le cas à La Mecque avec la démolition des tombes de la famille du prophète Mahomet [23]. Alors que certains mausolées détruits à Médine comprenaient ceux des premiers chefs chiites, ceux-ci commémorent annuellement cette destruction.

En 1994, le mufti Abd al-Aziz ibn Baz, plus haute autorité religieuse du régime wahhabite, lance une fatwa stipulant qu'« il n'est pas permis de glorifier les bâtiments et les sites historiques. De telles actions mènent au polythéisme[24]. » Entre 500 et 600 mausolées et d'autres structures de l'islam des origines ont été démolis[25]. À cette époque, il a été estimé que 95 % des bâtiments âgés de plus de 1000 ans ont été rasés durant les 20 dernières années[26]. Toutefois, les populations du Hedjaz semblent être moins convaincues de cette politique que celles du Nejd, des voix se sont élevées pour protester contre la destruction de ces sites religieux, en particulier avec les futurs développements des mosquées de Médine et de La Mecque[27].

En 1998, les Saoudiens ont aplani au bulldozer et versé de l'essence sur la tombe d'Aminah bint Wahb, la mère de Mahomet, provoquant ainsi un fort ressentiment à travers tout le monde musulman[21].

Sites détruits[modifier | modifier le code]

Les destructions de sites historiques et archéologiques se comptent désormais par centaines, principalement en Arabie saoudite (régime wahhabite) avec une extension dans le monde musulman.

L'État saoudien aurait ainsi, en 2014, détruit 98 % de son patrimoine historique depuis 1985[3].

Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite[modifier | modifier le code]

Mosquées
Cimetières et tombes
Sites religieux historiques
Démolitions en projet[modifier | modifier le code]
Chambre de Aïcha abritant les tombes de Mahomet, Omar ibn al-Khattâb et Abou Bakr As-Siddiq, à Médine.
  • À la mosquée de La Mecque se trouve, au centre, la Kaaba et, à son angle sud-est, la Pierre noire. Dans son livre intitulé Le Pacte de Nadjd, Hamadi Redissi a publié en 2007 une ancienne lettre du mufti de Riyad, Suleyman ibn Suhaym (mort en 1767), à l'adresse des oulémas, selon laquelle le fondateur du mouvement éponyme lui-même : « [...] prétend que, s'il le pouvait, il détruirait la Pierre noire de la Kaaba »[41].
  • À la mosquée de Médine sont enterrés Mahomet, Abou Bakr et Omar ibn al-Khattâb. À la suite d'essais infructueux[32] au début du XIXe siècle pour démolir la coupole qui orne le lieu, le ministère saoudien des affaires islamiques a publié en 2007 un rapport soutenu par Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh, le mufti politique d'Arabie saoudite, qui statue que « le dôme vert doit être démoli et les trois tombes doivent être aplanies dans la mosquée du prophète. ». Ce point de vue a fait écho lors d'un discours du défunt Ibn 'Uthaymîn, l'un des religieux wahhabites les plus illustres d'Arabie saoudite, décédé en 2001 : « nous espérons qu'un jour nous serons en mesure de détruire le dôme vert du prophète Mahomet […][24]. ». Selon le nouveau plan d'aménagement de la mosquée de Médine communiqué en 2004 aux différents contremaîtres chargés de son extension, la tombe de Mahomet, abritée sous le dôme vert, serait vouée à la destruction et sa dépouille exhumée pour intégrer une tombe anonyme. Le document de consultation de 61 pages, élaboré par l’universitaire Dr Ali ben Abdelaziz al Shabal de l’Université islamique Imam Muhammad ibn Saoud à Riyad, a été distribué à la commission de la présidence des deux mosquées saintes du pays[42].
  • Sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem sont situées la mosquée du Dôme du Rocher, en haut, et la mosquée d'al-Aqsa, en contre-bas. Pour les wahhabites, ce troisième lieu saint de l'islam sunnite matérialiserait un culte rendu à Mahomet et non pas à Dieu, ce pour quoi il devrait être effacé[43].

Extension dans le monde[modifier | modifier le code]

De par l'expansion du wahhabisme dans le monde, et l'avènement de mouvements djihadistes dans des pays instables, de nombreux monuments ont été détruits par des partisans du wahhabisme en dehors de l'Arabie saoudite[44],[45].

Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan[modifier | modifier le code]

À la suite de l'envoi de Mutawas saoudiens en Afghanistan pour aider le gouvernement des talibans à former leur police de répression du vice et de promotion de la vertu, le gouvernement taliban a été convaincu de démolir les Bouddhas de Bâmiyân, sachant que toute représentation humaine est interdite par la doctrine wahhabite[44].

Drapeau de l'Irak Irak[modifier | modifier le code]

En 1801 et 1802, les wahhabites saoudiens sous le règne d'Abdelaziz ben Mohammed ben Saoud ont conquis militairement les villes saintes chiites de Kerbala et de Nadjaf en Irak et détruit les tombes de Hussein ibn Ali, le petit-fils de Mahomet, et d'Ali ibn Abi Talib, son cousin germain[46],[47].

En 2014, ensuite de la seconde guerre du Golfe, l'organisation dite État islamique (Daesh) se substitue à l'État irakien dans les régions majoritairement sunnites en sécession avec le pouvoir central devenu chiite. L'organisation djihadiste lance alors une vaste opération de « nettoyage culturel et historique » à travers les villes irakiennes conquises en rappelant dans un communiqué le précédent de la démolition par Mohammed ben Abdelwahhab (fondateur du wahhabisme) d'un dôme érigé sur la tombe de Zayd ibn al-Khattab, le frère d'Omar ibn al-Khattab (deuxième calife de l'islam), qui serait mort héroïquement au combat, au motif qu'Abdelwahhab voyait dans le dôme construit sur sa tombe un objet d'idolâtrie [48].

Drapeau de la Libye Libye[modifier | modifier le code]

Depuis la fin du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye est le théâtre de destructions de monuments. Bien que minoritaires, certaines milices, financées par le Qatar, sont d'obédiences salafistes et wahhabites. Leurs destructions visent principalement les monuments soufies[45].

En 2011, deux mosquées et un cimetière abritant des saints sont profanés par des militants wahhabites et salafistes[45]. Le 24 août 2012, à Zliten (160 km de la capitale), un mausolée, dédié au plus grand savant soufi de Libye, Sidi Abdel Salam al-Asmar (XVIe siècle), est réduit en cendres par des explosifs[45]. Le 25 août 2012, des militants wahhabites détruisent à coups de pelleteuse le mausolée d’Al-Chaab al-Dahmani et profanent sa tombe. Le même jour, à Misrata (200 km à l'est de Tripoli), un autre mausolée, celui du Cheikh Ahmed al-Zarrouk, connaît le même sort[45].

Drapeau du Mali Mali[modifier | modifier le code]

En 2012, à la suite de l’insurrection au nord Mali, le mouvement Ançar Dine s'implante dans la région. Le mouvement fondamentaliste Ançar Dine impose la charia dans la région et prône la destruction de tous les mausolées et les monuments. La ville de Tombouctou, riche en monuments, subit de lourdes destructions de son patrimoine historique, dont une partie est classée comme patrimoine mondial par l'UNESCO [51].

Drapeau du Yémen Yémen[modifier | modifier le code]

En 2015, la coalition menée par l'Arabie saoudite contre l'opposition houthiste, aurait procédé à des destructions calculées en ciblant des monuments historiques, tel que les vestiges du barrage de Marib (capitale légendaire de la reine de Saba), monument évoqué dans le Coran[52].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Medina: Saudis take a bulldozer to Islam's history », The Independent (consulté le 14 novembre 2014)
  2. « Islamic heritage islamic-cooperation aiumb general secretary »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  3. a et b Saudi Arabia Bulldozes Over Its Heritage, Carla Power, Time Magazine
  4. (en) Mai Yamani, Cradle of Islam, Londres, I.B. TAURIS, (ISBN 978-1-84511-824-2), « Devotion », p. 2
  5. (en) Mai Yamani, Cradle of Islam, Londres, I.B. TAURIS, (ISBN 978-1-84511-824-2), « Devotion », p. 4
  6. (en) George S. Rentz, The Birth of the Islamic Reform Movement in Saudi Arabia, Londres, Arabian Publishing Ltd., (ISBN 0-9544792-2-X), « Devotion », p. 139
  7. Dr.Sami Angawi, « A NewsHour with Jim Lehrer Transcript », PBS NewsHour Online Transcript, (consulté le 29 octobre 2010)
  8. The Destruction of Holy Sites in Mecca and Medina By Irfan Ahmed in Islamic Magazine, Issue 1, July 2006
  9. (en) Nibras Kazimi, A Paladin Gears Up for War, The New York Sun, November 1, 2007
  10. John R Bradley, Saudi's Shi'ites walk tightrope, Asia Times, March 17, 2005
  11. (en) « The American Muslim (TAM) », Theamericanmuslim.org (consulté le 14 novembre 2014)
  12. (en) « The Saud Family and Wahhabi Islam », Countrystudies.us (consulté le 14 novembre 2014)
  13. (en) Anthony H. Cordesman, Saudi Arabia enters the 21st century, Praeger (April 21, 2003) (ISBN 978-0-275-98091-7, lire en ligne) :

    « The tension between Saudi Shi'ite and Wahhabi is especially intense because Saudi "Wahhabis" actively reject all veneration of man, even the prophet. At one point, they even attempted to destroy Muhammad's tomb in Medina. In contrast, the Saudi Shi'ites are "Twelvers," a branch of Islam that venerates the Prophet's son-in-law Ali, and believes that the leadership of Islam must pass through Ali's line. They venerate each of the past imams, and make pilgrimages to their tombs. »

  14. a, b, c, d et e (en) Irfan Ahmed, The Destruction of Holy Sites in Mecca and Medina, page 1, Islamica Magazine, Issue 15.page 71. Accessed online October 29, 2010.
  15. « Fatwas of the Permanent Committee », Official KSA Rulings (consulté le 27 mars 2014)
  16. Laith Abou-Ragheb, « Dr.Sami Angawi on Wahhabi Desecration of Makkah », Center for Islamic Pluralism, (consulté le 28 novembre 2010)
  17. (en) « Makkah Hotels: Makkah Hotel at Fairmont », Fairmont.com (consulté le 8 décembre 2014)
  18. Ulf Laessing, « Mecca goes Upmarket », Reuters, (consulté le 1er décembre 2010)
  19. « Mecca under threat: Outrage at plan to destroy the ‘birthplace’ of the Prophet Mohamed and replace it with a new palace and luxury malls », The Independent (consulté le 14 novembre 2014)
  20. Al-Baqî` al-Gharqad en arabe : al-baqīʿ al-ḡarqad, البقيع الغرقد, endroit des Lyciums shawii, champ des ronces.
  21. a, b et c « Spirit », sur Scribd (consulté le 31 mai 2016)
  22. a et b (en) History of the Cemetery of Jannat al-Baqi| History of the Shrines, Al-Islam.org (Ahlul Bayt Digital Islamic Library Project). Accessed online 16 December 2008.
  23. (en) Robert Goss et Dennis Klass, Dead But Not Lost, Walnut Creek, Rowman Altamira, , poche (ISBN 978-0-7591-0789-2, LCCN 2004018325), « Chapter 5 », p. 204
  24. a et b « Wahabi/Saudi Government destroying Islamic heritage »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 29 mars 2013)
  25. (en) Angel Rabasa et Cheryl Benard, The Muslim World After 9/11, Santa Monica, Rand Corporation, (ISBN 978-0-8330-3712-1, LCCN 2004021173), « The Middle East: Cradle of the Muslim World », p. 103, note 60.
  26. (en) The destruction of Mecca: Saudi hardliners are wiping out their own heritage
  27. (en) Destruction of Islamic Architectural Heritage in Saudi Arabia: A Wake-up Call
  28. a, b, c, d et e (en) « The Destruction of Holy Sites in Mecca and Medina, page 1 », sur islamicamagazine.com (consulté le 29 octobre 2010)
  29. (en) Irfan Ahmed, « The Destruction of Holy Sites in Mecca and Medina, page 2 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 29 mars 2013), Islamica Magazine (Center for Inter-Civilizational Dialogue Inc.), Issue 15. Accessed online 16 December 2008.
  30. (en-GB) « Medina: Saudis take a bulldozer to Islam's history », sur The Independent (consulté le 17 novembre 2015)
  31. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n (en) History of the Cemetery of Jannat al-Baqi, History of the Shrines, Al-Islam.org (Ahlul Bayt Digital Islamic Library Project). Accessed online 16 December 2008.
  32. a, b et c Le Pacte de Nadjd, op. cit., p. 55 .
  33. a, b et c Salah Nasrawi, Mecca’s ancient heritage is under attack - Developments for pilgrims and the strict beliefs of Saudi clerics are encroaching on or eliminating Islam’s holy sites in the kingdom, Los Angeles Times, September 16, 2007. Accessed online 16 December 2008.
  34. Irfan Ahmed, « The Destruction of Holy Sites in Mecca and Medina, page 4 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 29 mars 2013), Islamica Magazine (Center for Inter-Civilizational Dialogue Inc.), Issue 15. Accessed online 16 December 2008.
  35. « L'Arabie Saoudite prévoit de démolir la maison du prophète Mohammed », sur Al Huffington Post (consulté le 15 juin 2016)
  36. itele.fr, « L'Arabie Saoudite envisage de détruire la maison du prophète pour un projet immobilier de luxe », sur itele.fr (consulté le 15 juin 2016)
  37. Oumma, « Destruction du patrimoine historique de la Mecque », sur Oumma (consulté le 15 juin 2016)
  38. Islamica Magazine. Accessed 16-12-08
  39. Carla Power, « Saudi Arabia Bulldozes Over Its Heritage », sur time.com (consulté le 28 novembre 2015)
  40. Irfan Ahmed, The Destruction of Holy Sites in Mecca and Medina, page 3, Islamica Magazine (Center for Inter-Civilizational Dialogue Inc.), Issue 15. Accessed online 16 December 2008.
  41. Le Pacte de Nadjd, op. cit., p. 99 .
  42. « Saudis risk new Muslim division with proposal to move Muhammad’s tomb - Times of India », sur The Times of India (consulté le 17 novembre 2015)
  43. « Le Wahhabisme serait-il un contre Islam? », sur Le Huffington Post (consulté le 7 novembre 2015)
  44. a et b mais il convient de souligner que les talibans n'étaient pas wahabites et ne l'ont pas fait par wahabisme Inside the Kingdom: Kings, Clerics, Modernists, Terrorists, and the Struggle for Saudi Arabia par Robert Lacey 2009 (ISBN 0670021180)
  45. a, b, c, d et e « Pourquoi les intégristes déboulonnent-ils leurs icônes ? », sur marianne.net, Marianne, (consulté le 5 octobre 2012)
  46. « A Paladin Gears Up for War - The New York Sun », sur nysun.com (consulté le 31 mai 2016)
  47. « Asia Times Online :: Middle East News, Iraq, Iran current affairs », sur atimes.com (consulté le 31 mai 2016)
  48. a et b « En Irak, les djihadistes justifient la destruction des sites de Mossoul pour des raisons religieuses », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  49. Associated Press in Baghdad, « Isis militants blow up Jonah's tomb », sur the Guardian (consulté le 2 décembre 2015)
  50. a et b « A Tour of Iraq's Ancient Sites », sur At War Blog (consulté le 2 décembre 2015)
  51. « Tombouctou : la destruction des mausolées par les islamistes d’Ansar Dine. », sur Sciences et avenir (consulté le 20 juin 2016)
  52. Julien Leclerc, « Yémen : les destructions calculées de l'Arabie saoudite », sur Marianne (consulté le 30 novembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]