Dermite séborrhéique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Dermite séborrhéique
Classification et ressources externes
Seborrhoeic dermatitis head.jpg
Importante dermite séborrhéique au niveau du cuir chevelu
CIM-10 L21.9
CIM-9 690.10
DiseasesDB 11911
MeSH D012628
Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale
dermite séborrhéique

La dermite séborrhéique est une dermatose inflammatoire cutanée fréquente (observée dans 3 % à 5 % de la population) se présentant sous la forme de plaques rouges, recouvertes de squames grasses et jaunâtres, plus ou moins prurigineuses, prédominant dans les zones riches en glandes sébacées, les zones séborrhéiques.

Symptômes et maux[modifier | modifier le code]

La topographie des lésions est très évocatrice : sillon naso-génien, ailes du nez, racine du cuir chevelu, sourcils, paupières, conduit auditif externe. Son extension en dehors de la face et du cuir chevelu peut concerner la zone pré-thoracique, le dos au niveau de la colonne vertébrale, les régions génitales, les plis. D'importantes démangeaisons peuvent apparaître, mais aussi être totalement absentes[1].

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

On la rencontre à la fois chez l'adulte et le nourrisson (de moins de 3 mois), chez qui elle se signale par les classiques « croûtes de lait » dans le cuir chevelu et un érythème fessier[2]. Chez l'adulte, cette pathologie s'observe surtout sur des sujets âgés entre 20 et 40 ans. Les hommes sont plus fréquemment atteints que les femmes. Chez les femmes le développement s'observe plus particulièrement au moment de la ménopause.

La pathologie d'origine inflammatoire, multifactorielle n'est pas contagieuse et peut évoluer par poussées déclenchées le plus souvent par le stress ou la pollution et l'absence de soleil[3].

Conséquences et complications[modifier | modifier le code]

Suite au grattage des lésions de la peau peuvent survenir et, accessoirement, s'enflammer et saigner. Les zones touchées peuvent réagir notablement à des produits cosmétiques, mais guérissent dans tous les cas sans former de cicatrices visibles.

Causes[modifier | modifier le code]

La pathogénie de la dermite séborrhéique n'est pas élucidée.

On estime qu'environ la moitié de l'ensemble des humains présentent une prédisposition génétique face à cette pathologie. Cependant, cela n'implique nullement qu'ils développeront effectivement cette maladie.

L'état du système nerveux central et du système immunologique semble avoir son importance. la dermite séborrhéique s'observe plus fréquemment chez les personnes atteints de la maladie de Parkinson et chez les patients atteints du SIDA, pour ces derniers ce sont jusqu'à 80 % qui sont touchés.

Les causes sont l'anxiété[4], le stress oxydant[5], une allergie aux produits laitiers.

La transpiration, des habits empêchant la peau de respirer ou des occlusions de la peau, c'est-à-dire par l'emploi de crème de soins inappropriées car trop grasses, favorisent l'apparition des symptômes.

On pense que les irritations de la peau sont entretenues par une prolifération un peu exagérée d'une levure Malassezia furfur (syn. Pityrosporon ovale). Cet hôte (en fait inoffensif) de la peau humaine se multiplie suite aux conditions évoquées précédemment et provoque la maladie.

Traitements[modifier | modifier le code]

Le traitement de la dermite seborrhéique est symptomatique et ne permet pas la guérison définitive. Il a pour objectif de réduire la colonisation de la peau par Malassezia, l'inflammation et la séborrhée[6].

La toilette locale à l'aide d'une base lavante douce est à privilégier. En outre, le traitement peut comprendre[6] :

Recherche[modifier | modifier le code]

Le miel brut en application, dilué à 90 % dans de l'eau tiède, pourrait améliorer l'évolution de la dermite seborrhéique[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article de Grosshans E. http://www.therapeutique-dermatologique.org/spip.php?article1071&lang=fr
  2. (en) NR O'Connor, MR McLaughlin et P Ham, « Newborn skin: Part I. Common rashes », Am Fam Physician, vol. 77, no 1,‎ 2008, p. 47-52 (PMID 18236822, lire en ligne)
  3. (en) G Maietta, F Rongioletti et A Rebora, « Seborrheic dermatitis and daylight », Acta Derm Venereol, vol. 71, no 6,‎ 1991, p. 538-539 (PMID 1685840)
  4. Gieler et al. « Aspects psychosomatiques lors de maladies de la peau : la dermite séborrhéique » In : Psychosomatische Dermatologie ; AWMF-Leitlinien-Register no 013/024. Web
  5. (en) Selma Emre, Ahmet Metin, Duriye Deniz Demirseren, Gulsen Akoglu, Aynure Oztekin, Salim Neselioglu, Ozcan Erel, « The association of oxidative stress and disease activity in seborrheic dermatitis », Archives of Dermatological Research,‎ 15 juin 2012 (ISSN 1432-069X, PMID 22699428, DOI 10.1007/s00403-012-1254-0)
  6. a et b CEDEF, « Item 232 - Dermatoses faciales : dermatite seborrhéique », Annales de dermatologie et de vénérologie, volume 139, numéro 11, supplément, pages A201-3, 2012 ([PDF] lire en ligne)
  7. (en) Al-Waili NS. « Therapeutic and prophylactic effects of crude honey on chronic seborrheic dermatitis and dandruff » Eur J Med Res. 2001 Jul 30;6(7):306-8. PMID 11485891