Dermabrasion traumatique

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Dermabrasion juste après l'accident (à gauche), et cicatrice un an plus tard.

La dermabrasion traumatique (abrasion du derme d'origine traumatique) est une lésion aiguë de la peau étendue en surface (lésion peu profonde) et qui ne dépasse pas l'hypoderme (couche inférieure de la peau.) Si une lésion dépasse l'hypoderme on ne parle alors plus de dermabrasion mais d'une avulsion cutanée[1]

Diagnostic[modifier | modifier le code]

L’agent vulnérant a blessé la peau de manière tangentielle à la surface de la peau et non en incisant avec un angle de pénétration plus direct, a l'instar par exemple d'une plaie par arme blanche. De ce fait ce type de blessures implique l’application d’une force significative (suffisante pour provoquer une altération cutanée), mais répartie. C’est donc principalement quand le corps est traîné sur une surface rugueuse qu’on va l’observer. Les accidents de la route (en particulier les conducteurs de deux-roues, vélos, motos...) qui glissent sur l’asphalte sont les principales victimes des dermabrasions traumatiques[1],[2].

Traitement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de traitement chirurgical initial. La suture reste la meilleure méthode pour fermer une plaie classique de la peau, Mais la dermabrasion traumatique relève généralement de la catégorie des plaies non suturables, complexés ou septiques. Les cas de dermabrasion sont souvent traités en urgence directement par les infirmiers sur prescription médicale. Le premier des soins est le lavage à l’eau et au savon, pour enlever les débris. Ce nettoyage de la plaie est suivi par la désinfection soigneuse avec des produits antiseptiques et non colorés pour éviter de «tatouer » la blessure. Un pansement avec un tulle gras (particules de vaseline ou interfaces hydrocolloïdes[3], silicones…)[4], avec ou sans sulfadiazine argentique plutôt réservée aux brûlures et aux plaies infectées.
Ces pansements adhèrent à la plaie sans coller, et peuvent être laissés en place quelques jours sans nécessité de les changer, cela réduit les douleurs lors des réfections de pansement[5],[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Dermabrasion traumatique », sur thoracotomie, (consulté le 28 août 2020).
  2. (en) « Trick of the Trade : Dermal Avulsion Injuries 2.0 », sur ALiEM, (consulté le 28 août 2020).
  3. La cicatrisation est plus rapide en milieu humide qu’en milieu sec, comme l’ont montré des travaux qui datent des années 1960 (2) et qui ont été à l’origine des premiers pansements modernes (hydrocolloïdes). En 1962, Winter publie ses travaux sur des modèles animaux : il crée des plaies de 2,5 cm2 par brûlures sur des cochons, qu’il répartit en 3 groupes et dont il observe les résultats de la cicatrisation à 3 jours : ceux qui ont reçu un pansement occlusif maintenant milieu humide ont une cicatrisation de plus de 90 % ; ceux dont la plaie est séchée à l’air libre
  4. http://www.cicatrisation.info/livre/module_2/leguyadec_pansement.htm
  5. http://www.cicatrisation.info/livre/module_3/bustamante/bustamante_trauma.pdf
  6. Société Française et Francophone des Plaies et Cicatrisations, dermabrasion