Deor

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Deor est un poème allitératif en vieil anglais préservé dans le Livre d'Exeter, un manuscrit du Xe siècle. Il compte 42 vers et ne porte pas de titre ; Deor est le nom que se donne le poète dans les derniers vers.

Le poète compare sa triste situation à celle de plusieurs personnages mythologiques : Welund le forgeron et sa captive Beadohilde, le couple malheureux de Mæðhilde et Geat, ainsi que les rois goths Théodoric et Ermanaric. Après chaque allusion revient le vers « þæs ofereode, þisses swa mæg! » : « cela est passé, et ceci passera peut-être de même ». Ce n'est qu'à la fin du poème que la situation est expliquée : le poète révèle qu'il s'appelle Deor et qu'il était le barde des Heodenings, jusqu'à ce qu'un certain Heorrenda, jugé plus talentueux, lui ravisse sa position[1].

Les références du poète sont obscures et parfois délicates à interpréter (l'histoire de Mæðhilde et Geat est totalement inconnue par ailleurs), ce qui rend la traduction du poème difficile.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hill 2014, p. 143.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Joyce Hill, « Deor », dans Michael Lapidge, John Blair, Simon Keynes et Donald Scragg (éd.), The Wiley Blackwell Encyclopedia of Anglo-Saxon England, Wiley Blackwell, , 2e éd. (ISBN 978-0-470-65632-7).
  • (en) Kemp Malone (éd.), Deor, University of Exeter Press, , 2e éd. (1re éd. 1933) (ISBN 9780859890663).

Lien externe[modifier | modifier le code]