Denys Desjardins

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Denys Desjardins
Profession Essayiste, cinéaste, scénariste, cadreur et monteur
Films notables La Vie privée du cinéma
Mon œil pour une caméra
Au pays des colons
Le Direct avant la lettre
Site internet www.cinemaduquebec.com

Denys Desjardins est un essayiste, cinéaste, scénariste, cameraman, monteur, producteur, enseignant et historien du cinéma québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marqué par la pensée et l'œuvre des cinéastes Dziga Vertov, Chris Marker et Pierre Perrault, Denys Desjardins pratique un « cinéma vécu » basé sur une très longue fréquentation des sujets et des personnes qu'il filme. Aux débuts des années 90, il fonde sa compagnie Les Films du Centaure afin de financer la recherche, le développement et la production d’œuvres cinématographiques basées sur les rapports entre l'art et la mémoire. Fasciné par l'architecture et l'autoconstruction, en 2005 il conçoit et construit à Montréal son propre espace de création et de diffusion.

Cinéaste à l'Office national du film du Canada, Denys Desjardins milite activement pour la défense des institutions culturelles et siège sur plusieurs conseils d'administration, dont celui des Rendez-vous du cinéma québécois et des Prix Jutra, et figure notamment parmi les membres fondateurs de Québec Cinéma et de la Coalition Culture. Il a enseigné le cinéma et les communications au niveau collégial pendant une vingtaine d'années et a été rédacteur pour la Collection Mémoire de l'ONF. Collectionneur de caméras et d'appareils de projections, il est dépositaire de plusieurs collections de films et d'archives liés à l'histoire du cinéma.

Denys Desjardins réalise des films remarqués, le situant parmi les auteurs les plus originaux du documentaire québécois. Sur les traces de Pierre Perrault, il tourne à L'Isle-aux-Coudres le film La Dame aux poupées pour lequel il remporte le Prix AQCC-Téléfilm Canada du meilleur court métrage québécois en 1996. Il obtient, l'année suivante, une mention aux 16ie Rendez-vous du cinéma québécois, dans la catégorie meilleur court et moyen métrage documentaire, avec son film Contre le temps et l'effacement, Boris Lehman... Grâce aux nouvelles technologies, certains de ses projets de films se poursuivent à l'intérieur de sites webs qui permettent aux internautes d'aller encore plus loin dans l'expérience cinématographique.

Comme en témoignent ses films produits par l'Office national du film du Canada, Denys Desjardins s'intéresse aux phénomènes liés à la vision, vision de l'avenir et de la fin du monde avec Almanach 1999, et vision que procure la caméra avec Mon œil pour une caméra inspiré du ciné-oeil du cinéaste russe Dziga Vertov. En plus d'une nomination pour le Prix Jutra du meilleur documentaire en 2003, ce film a été sélectionné dans plusieurs festivals au Québec et en Europe, dont en 2001 à Marseille au Sunny Side of the Doc où le cinéaste a présenté un imposant site web accompagné d'un webzine (Le ciné-œil).

Après avoir produit et coréalisé Moi Robert « Bob » en 2003, il termine en 2005 à l'ONF Histoire d'être humain, un projet citoyen filmé dans une école publique de niveau secondaire où, pendant toute une année, il suit les hauts et les bas d'une classe d'élèves en difficulté. Le cinéma devient ici un outil d'observation et d'action. En 2006, il reçoit le Prix du meilleur moyen métrage documentaire remis par la critique pour Le Direct avant la lettre, ainsi que le Prix du meilleur court métrage de fiction (au Festival Images en vue) pour Pierre et le sou.

Entre 1998 et 2007, Denys Desjardins poursuit le tournage du film Au pays des colons, une saga familiale qui met en lumière le politicien, cultivateur et colon Hauris Lalancette. Finaliste pour le Prix Jutra du meilleur documentaire, ce film arpente le territoire et l'imaginaire de tout un peuple à travers le regard de ce citoyen plus grand que nature qui a déjà fait l'objet d'une série de films réalisés dans les années 70 par Pierre Perrault et Bernard Gosselin (le cycle abitibien).

En 2009, il poursuit sa série sur le cinéma québécois avec De l'Office au Box-Office, deuxième volet d'une tétralogie sur le cinéma qu'il termine en 2011 avec la réalisation de La Vie privée du cinéma, un film de quatre heures sur la privatisation de l'industrie du cinéma au Québec et au Canada. Ses films et ses entretiens avec les artisans du cinéma québécois sont regroupés et accessibles à l'intérieur du site « Cinéma du Québec.com. » En 2014, à l'occasion du 75e anniversaire de l'ONF, il a aussi travaillé à la conception et à la réalisation d'un projet interactif d'une soixantaine de portraits d'artisans du cinéma qui racontent une histoire du cinéma québécois et canadien.

Sur les traces du cinéaste français Chris Marker et de son film La Jetée, il termine en 2017 le montage et la réalisation d'un essai poétique intitulé La Zone, un long métrage composé uniquement d'images d'archives tournées en 8mm.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur-scénariste[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Comme cameraman[modifier | modifier le code]

Comme monteur[modifier | modifier le code]

Comme comédien[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]