Denise Morelle

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Denise Morelle
Nom de naissance Marie Yvonne Gertrude Denise Morel
Naissance
Montréal, Drapeau du Canada Canada
Nationalité Drapeau du Canada Canadienne
Décès (à 58 ans)
Montréal
Profession actrice
Films notables Les Belles-sœurs
Les Grands Départs
Séries notables La Ribouldingue (1965-71)
Bidule de Tarmacadam (1966-70)
Moi et l'autre (1966-71)
Fanfreluche (1968-71)
Les Belles-sœurs (1971)

Denise Morelle est une actrice québécoise née le [1] dans le quartier Guybourg à Montréal (Canada) et assassinée dans des circonstances troubles le . Elle a connu une importante carrière de comédienne au théâtre et à la télévision, particulièrement dans des concepts télévisuels de fiction de Radio-Canada. Encore aujourd'hui, Denise Morelle est considérée comme une pionnière de l'industrie du théâtre et des prémices de la télévision québécoise. L'apogée de sa carrière a été du début des années 1960 au début des années 1970. Ensuite, elle a davantage participé à des productions théâtrales. Elle a fait partie des premières comédiennes à assurer un rôle dans une émission de fiction pour enfants à la télévision de Radio-Canada. Elle était très connue et appréciée du public québécois, mais donnait très peu d'informations sur sa vie privée puisqu'elle accordait de très rares entrevues.

Biographie[modifier | modifier le code]

Denise Morelle, née Denise Morel, est la fille d'Églantine Bourcier et de Henri Morel. Elle a une sœur, Pierrette Gauthier-Morelle. Elle n'a pas eu d'enfants.

Carrière au théâtre[modifier | modifier le code]

Elle monte sur scène pour la première fois en 1952 dans la pièce théâtrale Noces de sang de Federico García Lorca. Elle se fait particulièrement remarquée par le public pour son rôle dans la pièce de Jacques Languirand, Les grands départs, en 1958.

Elle fut l'une des actrices fétiches des prolifiques auteurs Michel Tremblay et André Brassard. Michel Tremblay a d'ailleurs écrit spécialement un rôle pour elle, celui d'Yvette Beaugrand, une bourgeoise qui rêve de devenir cantatrice, dans la pièce de théâtre L'Impromptu d'Outremont, présentée en grande pompe au Théâtre du Nouveau Monde. Dans cette production, Denise Morelle a joué aux côtés de Rita Lafontaine, Monique Mercure et Ève Gagnier.

Denise Morelle en répétition pour la pièce de théâtre Les Belles-sœurs. On aperçoit, à l'arrière, Denise Filiatrault.

Denise Morelle, l'été de son décès, jouait au théâtre d'été de Sainte-Adèle, dans les Laurentides, dans la pièce théâtrale Les larrons font l'occasion, aux côtés, entre autres, de Guy Nadon, de Roger Le Bel et de René Gagnon. Elle incarnait une quinquagénaire allumeuse. La comédienne devait prendre part à ce théâtre jusqu'au 1er septembre 1984 et participer à la première montréalaise le 1er octobre au Centre national des arts, mais son destin en décida autrement. Elle aura fait, finalement, seulement quelques représentations. Le metteur en scène de la pièce théâtrale, Sébastien Dhavarnas, a remplacé Denise Morelle au pied levé par la comédienne Louise Rémy. Toutefois, la représentation du mardi - journée de l'assassinat de Denise Morelle -, a été annulée. La comédienne en intérim a travaillé toute la nuit de mardi à mercredi en vue de remplacer Denise Morelle. Denise Morelle a également fait partie de la distribution de la deuxième reprise de la pièce de théâtre de Michel Tremblay Les Belles-sœurs, en 1971, en incarnant le rôle de Lisette de Courval, aux côtés de Denise Filiatrault, de Janine Sutto, de Danièle Lorain et de Monique Mercure.

Carrière à la télévision[modifier | modifier le code]

La comédienne Denise Morelle a connu une vive carrière à la télévision, notamment en incarnant des protagonistes au sein d'émissions pour enfants à la télévision de Radio-Canada. C'est d'ailleurs par l'entremise de ces rôles célèbres au petit écran qu'elle s'est fait connaître par le public. Elle a séduit et marqué toute une génération avec ses rôles de Mame Bouline dans Bidule de Tarmacadam (1966-1970) et de la cantatrice horripilante Dame Plume dans La Ribouldingue. Elle a également interprété la terrifiante sorcière à la voix éraillée aux côtés de Fanfreluche (Kim Yaroshevskaya). Denise Morelle a également joué aux côtés de Dominique Michel et de Denise Filiatrault dans la populaire émission de fiction Moi et l'autre, diffusée à la télévision de Radio-Canada de 1966 à 1971.

L'année de son décès, en 1984, Denise Morelle a fait une apparition dans l'émission Les grands esprits diffusée à Radio-Canada, en interprétant le rôle de George Sand aux côtés d'Edgar Fruitier, de Jean Marchand, de Germain Houde et de Jacques Galipeau.

Le costume de Dame Plume, personnage célèbre incarné par Denise Morelle, est conservé par Radio-Canada et considéré comme faisant partie du patrimoine de la télévision québécoise. En 2012, le Musée de la civilisation de Québec acquiert de nombreux costumes phares de la Boîte à surprises, dont celui de Dame Plume.

Assassinat[modifier | modifier le code]

Denise Morelle fut battue, brûlée, agressée sexuellement et assassinée le lundi et son corps fut découvert le lendemain au 1689, rue Sanguinet (carte géographique 1), à Montréal. Elle a alors été attaquée par son agresseur qui, après l'avoir rouée de coups de poing, se serait acharné sur elle, la frappant avec un objet contondant - un tuyau en fer - avant de l'étrangler d'abord avec ses mains, puis avec une corde. Son agresseur est également parti avec l'argent que Denise Morelle avait retiré au guichet automatique, quelques minutes avant de se rendre à l'appartement.

La victime a aussi été violée et son meurtrier a brûlé son corps avec un tuyau chaud avant de s'enfuir avec son argent, abandonnant le cadavre sur les lieux.

L'avant-meurtre[modifier | modifier le code]

Denise Morelle ne revenait à Montréal que les dimanches et lundis, journées de relâche au théâtre d'été de Sainte-Adèle, où elle jouait pour tout l'été 1984 avec plusieurs autres comédiens. Or, elle avait confié à son collègue René Gagnon qu'elle souhaitait, le samedi précédent son assassinat, rester à Sainte-Adèle pour se reposer et qu'elle ne reviendrait pas à Montréal. Cependant, le lundi suivant, Denise Morelle le téléphone pour lui dire que, finalement, elle avait décidé le dimanche de revenir à Montréal pour visiter des appartements dans l'objectif de déménager. À ce moment, elle cohabitait avec un ami.

Le dimanche 15 juillet 1984, Denise Morelle est de retour à Montréal. Sachant qu'elle souhaite déménager, plusieurs de ses amis lui recommandent des adresses où des appartements sont à louer. Elle souhaite toutefois faire ses propres recherches.

Le mardi 17 juillet en matinée, Denise déniche, dans une annonce classée d'un journal, un appartement qui semble l'intéresser, situé sur la rue Henri-Julien. Ironie du sort, Denise Morelle se fait recommander par le propriétaire de l'appartement de la rue Henri-Julien de visiter celui situé sur la rue Sanguinet. Il lui mentionne que la porte est déverrouillée et qu'il la rappellera le lendemain pour connaître ses impressions sur sa visite des lieux.

Chronologie de l'assassinat[modifier | modifier le code]

À 14 h 30, la journée de l'assassinat, Denise Morelle se rend à la Banque Laurentienne, située au 3823 boul. Saint-Laurent, pour effectuer un retrait bancaire au montant de 200 $, et se dirige à pied vers le 1689, rue Sanguinet (carte géographique 2).

Durant la visite de la comédienne dans l'appartement locatif, un individu se trouve à l'intérieur, de manière inopinée. L'individu, reconnu coupable plus de 20 ans après le meurtre, squattait l'appartement depuis quelques jours afin d'y trouver refuge pour consommer des stupéfiants. L'enquête déterminera qu'il ne connaissait pas personnellement Denise Morelle, il savait toutefois qui elle était par l'entremise de ses rôles célèbres joués à la télévision et au théâtre.

Sépulture de Denise Morelle, au cimetière Côte-des-Neiges de Montréal.

À 18 h 30, le comédien René Gagnon avait habitude de voyager avec Denise Morelle pour la route de Montréal à Sainte-Adèle, pour se rendre au théâtre d'été dans lequel ils jouaient pour la période estivale 1984. En outre, le 17 juillet 1984, Denise Morelle ne se présentera jamais au rendez-vous que s'étaient donné les deux comédiens pour entreprendre la route. René Gagnon, tout de même très inquiet, se rend à Sainte-Adèle comme prévu et une remplaçante assure l'intérim du personnage interprété par Denise Morelle, pour la représentation du 17 juillet 1984.

« Quand Denise disait quelque chose, elle le faisait, toujours. Sa réputation était sans taches. Quand je suis arrivé au théâtre et que personne ne savait où elle était, moi en tout cas j'étais convaincu que quelque de très grave s'était produit », a confié René Gagnon dans une entrevue accordée dans une émission spéciale sur le meurtre de Denise Morelle, 6 ans après le meurtre.

La troupe de théâtre connaîtra le dénouement, en même temps que le Québec, le lendemain. Denise Morelle n'avait indiqué à personne de son entourage qu'elle comptait aller visiter l'appartement sur la rue Sanguinet, à Montréal. Toutefois, le lendemain de la visite, le propriétaire de l'appartement de la rue Sanguinet téléphone au domicile de Denise Morelle, qu'elle partageait avec un ami. Il souhaite avoir une rétroaction de la visite de Denise Morelle. Il demande à lui parler, mais le colocataire de Denise Morelle dit être sans nouvelle d'elle depuis déjà 24 h. L'ami et colocataire de Denise Morelle interpelle les policiers, qui se rendent à l'appartement de la rue Sanguinet, où ils font la macabre découverte du corps inanimé de la comédienne.

Vers 16 h, le 18 juillet 1984, le corps de Denise Morelle fut découvert par des patrouilleurs du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (devenu en 2002 le Service de police de la Ville de Montréal). Chaque pièce de l'appartement a été minutieusement fouillé.

Médiatisation[modifier | modifier le code]

Lorsque les médias annoncent à la population l'agression sauvage et mortelle de Denise Morelle, c'est la consternation et l'industrie culturelle est en deuil. Le meurtre de Denise Morelle a fortement ébranlé le Québec et la communauté artistique québécoise. Le crime dont elle a été victime a été qualifié, par les analystes criminalistes des médias, comme un des plus terribles.

Funérailles[modifier | modifier le code]

La dépouille de Denise Morelle a été exposée deux jours et ses funérailles religieuses se sont tenues le lundi 23 juillet 1984 à l'Église St-Clément à Montréal, 6 jours après son décès. De nombreuses personnalités publiques et admirateurs ont assisté à la cérémonie funèbre, pour lui rendre un dernier hommage. La dépouille de Denise Morelle est inhumée au cimetière Côte-des-Neiges à Montréal.

Enquête criminelle[modifier | modifier le code]

Nonobstant la fouille minutieuse exercée par les enquêteurs sur les lieux du crime, les seules pièces à conviction retrouvées sont un carton d'allumettes, un bout de corde, une barre de fer et une empreinte de pied tachée de sang. L'histoire a été irrésolue pendant plusieurs années. En 2007, un reportage diffusé au réseau TVA a permis une réouverture de l'enquête criminelle associée au meurtre de Denise Morelle.

Le rapport médico-légal du meurtre de Denise Morelle soutient qu'au moment de découvrir le cadavre, la victime portait encore sa blouse, mais ses pantalons courts avaient été enlevés. Les pantalons étaient déchirés, la fermeture était cassée et imbibée de sang. Ce rapport témoigne également d'une attaque brutale presque indescriptible. La Cour a décidé de reprendre quelques unes des constations du pathologiste, dont le fait la victime a subi un traumatisme grave au niveau du visage et du crâne par un objet contondant, des lacérations au cuir chevelu, de multiples fractures du crâne et du nez, différents traumatismes au niveau du cou, de la paroi vaginale. Le pathologiste a conclu que la cause du décès était attribuable à l'effet additionné de deux traumatismes potentiellement fatals : d'une part, un traumatisme grave du crâne et du cerveau par impacts violents à la tête et au visage avec objet contondant, un traumatisme grave au niveau des structures du cou par pressions et manipulations.

Hypothèses d'enquête[modifier | modifier le code]

Hypothèses préconisées par les enquêteurs
Hypothèses Preuves accumulées et informations factuelles Conclusion d'enquête
VOL Lors de la découverte du cadavre, la bourse de Denise Morelle était répandue dans la pièce. Les enquêteurs ont déterminé qu'il manquait une somme quelconque au montant que la victime (200 $) avait retiré précédemment à une banque située à 10 minutes de marche. Les enquêteurs croient que le suspect aurait pu épier Denise Morelle jusqu'au 1689 rue Sanguinet. PISTE NON FONDÉE
SUSPECT INTOXIQUÉ Un livreur du restaurant Le Poulet Doré, stationné près du lieu du crime, aurait aperçu un individu louche dont les vêtements étaient tachés de sang. Il l'aurait aperçu entre 16 h 30 et 17 h 30, ce qui coïncide avec l'heure du meurtre. Les enquêteurs croient que l'assassin aurait pu trouver refuge dans l'appartement pour consommer des stupéfiants. PISTE FONDÉE
PROCHE DE LA VICTIME Un visiteur, qui était sur les lieux du crime la veille du meurtre, dit avoir ressenti une présence étrange lorsqu'il s'est rendu au 1689, rue Sanguinet. Il a quitté les lieux avant la fin de la visite, suivant son intuition. Si Denise Morelle s'est rendue jusqu'au hangar, au fond de l'appartement, c'est qu'elle n'avait pas de crainte à continuer la visite et qu'elle était potentiellement accompagnée. Elle était reconnue pour être craintive. PISTE NON FONDÉE

C'est grâce aux avancées technologiques que le meurtre fut résolu. Depuis le début des années 1990, le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML) a recours aux tests ADN à partir de robots capables d'effectuer cinq fois plus de tests qu'un spécialiste chevronné.

En 2005, la police de Montréal pensait avoir réussi à épingler l'assassin de Denise Morelle et à demandé au LSJML de comparer l'ADN de son suspect avec le matériel biologique recueilli sur les lieux du crime 20 ans plus tôt. Le biologiste judiciaire Michel Hamel prépare les échantillons en vue du test ADN et le résultat s'avère négatif. En outre, le dossier a, dès lors, été intégré à la Banque nationale de données génétiques, inaugurée en 2000. Cette base de données pancanadienne contient deux types de fichiers, celui de criminalistique (qui renferme environ 50 000 profils génétiques obtenus sur les lieux de crimes non résolus) et celui des condamnés qui regroupe quelque 165 000 profils de personnes reconnues coupables[2].

Les enquêteurs de l'époque avaient conservé du poil pubien sur lequel se trouvait du sperme, lequel avait été conservé en guise d'exhibit aux archives des crimes non résolus, ce qui a permis aux enquêteurs, 20 ans plus tard, de concorder l'ADN à celui du tueur de Denise Morelle.

Dans les mois qui suivent ce test négatif, les enquêteurs accumulent les preuves nécessaires pour boucler le dossier et appréhender le meurtrier. Un banal vol avec effraction, commis en 2005 par l'assassin de Denise Morelle, a permis aux enquêteurs de le retracer. L'empreinte génétique recueillie dans l'affaire Morelle est automatiquement comparée aux profils répertoriés dans la bande de données. L'empreinte correspond à celle de Gaétan Bissonnette. Ce dernier fut reconnu coupable du viol d'une femme en 2003 et d'un vol avec effraction en 2005, après quoi le juge avait exigé un prélèvement de son ADN, permettant un dénouement au dossier du meurtre de Denise Morelle, 23 ans plus tard.

Le meurtre est demeuré irrésolu pendant plus de 23 ans. Le , la police de Montréal annonçait l'arrestation et la comparution imminente de Gaétan Bissonnette, un individu âgé de 49 ans[3]. L'homme, connu des milieux policiers, a été formellement accusé de meurtre prémédité le 9 août et a plaidé coupable à une accusation réduite de meurtre au second degré le 16 novembre 2007 et le 30 novembre 2007 il fut condamné à perpétuité avec 20 ans de détention ferme[4].

Procès et verdict[modifier | modifier le code]

Gaétan Bissonette, le tueur de Denise Morelle, a avoué sa culpabilité à une accusation réduite de meurtre au deuxième degré. Il était initialement accusé de meurtre prémédité. Au moment de commettre le meurtre de Denise Morelle, il avait 26 ans. Il est décrit comme un individu avec un lourd passé judiciaire et de consommation de stupéfiants. Il est condamné pour la première fois en 1976 alors qu'il était âgé de 18 ans. Il s'ensuit une série de dix-neuf autres condamnations.

Le procès, qui s'est déroulé les 16, 20 et 30 novembre 2007, déterminera qu'au moment où le meurtre est survenu, le tueur de Denise Morelle était en libération conditionnelle depuis le 14 juin 1984. Environ un mois après avoir débuté sa libération conditionnelle, il a tué Denise Morelle. Le soir même du crime, il respecte ses contraintes de libération en se présentant aux autorités. Un mois plus tard, il agresse sexuellement une deuxième victime, et encore une fois, il se livre aux autorités comme si de rien n'était. Pour cette agression, il fut arrêté seulement 4 jours plus tard, mais aucun lien avec le crime de Denise Morelle n'avait été fait.

Le magistrat, suite à la prononciation de la peine d'emprisonnement à vie avec un minimum de 14 ans de pénitencier sans possibilité de libération conditionnelle, avait jugé la peine insuffisante et le juge a pris l'affaire en délibéré pendant une heure avant de rendre sa sentence. Dans son jugement le juge James Brunton, de la Cour supérieure, a expliqué que même s'il a plaidé coupable à une accusation, Gaétan Bissonnette a commis un crime qui s'apparente davantage à un meurtre prémédité, parce que Denise Morelle a été tuée dans un contexte d'agression sexuelle particulièrement brutale.

Le juge James L. Brunton a décrit Gaétan Bissonnette comme un homme avec un lourd passé judiciaire aux prises avec un sérieux problème de violence et qu'il n'avait jamais été traité. Bissonnette n'a eu aucune réaction lors du prononcé de la sentence. Il pourra demander une liberté conditionnelle lorsqu'il aura 70 ans, en 2027.

Héritage de Denise Morelle[modifier | modifier le code]

Le costume de Dame Plume préservé par le Musée de la civilisation de Québec.

Parc Denise-Morelle[modifier | modifier le code]

Six ans après sa mort, le 4 juillet 1990, la Ville de Montréal a baptisé un parc en son honneur, le parc Denise-Morelle, situé sur la rue Rivard, dans le quartier Plateau Mont-Royal. Le petit parc, paisible, abritant des structures pour enfants, représente la bienveillance, la tranquillité et l'amour pour les enfants de celle qui a interprété l'exubérante Dame Plume, à la télévision de Radio-Canada.

Ce lieu est l'objet, encore aujourd'hui, de dénonciations par les citoyens. Le parc, initialement prévu pour les riverains et les familles, est en outre fréquenté par une vaste population délinquante. Les usagers ne s'y sentent pas en sécurité et le parc ne favorise pas une vie de quartier paisible et harmonieuse. Pour palier ce fléau, un projet domiciliaire est en développement, habitation Denise-Morelle, dont l'objectif est de construire sur le site du parc une tour d'habitation.

Costume mythique de Dame Plume[modifier | modifier le code]

En 2012, la Société Radio-Canada offrait une première importante donation au Musée de la civilisation, composée principalement de costumes des personnages d’émission jeunesse tels que Sol et Gobelet, la Souris verte, Bobino, La Ribouldingue, Fanfreluche, le Pirate Maboule et Picolo, Bouledogue Bazar, Nic et Pic. Parmi ces costumes, nous retrouvons l'original de Dame Plume, enfilé durant plusieurs années par Denise Morelle. Le costume et la perruque sont préservés dans des lieux sécuritaires, et ce, à une température optimale.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Acte de baptême de Denise Morelle », sur Cinéartistes (consulté le 4 septembre 2017)
  2. Harold Gagné, « La preuve parfaite », sur Sélection du Reader's Digest (consulté le 19 décembre 2017).
  3. Meurtre de Denise Morelle : un suspect épinglé, La Presse (Montréal), , consulté le
  4. Radio Canada http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2007/11/30/004-verdict-meurtre-morelle-prison.shtml?ref=rss

Liens externes[modifier | modifier le code]