Death Star Interceptor

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Death Star Interceptor
Image illustrative de l’article Death Star Interceptor
Logo du jeu.

Éditeur System 3 Software
Développeur System 3 Software

Date de sortie Commodore 64
  • Flag of the United Kingdom.svg 1984
ZX Spectrum
  • Flag of the United Kingdom.svg 1985
Genre Shoot 'em up
Plate-forme Commodore 64, ZX Spectrum

Death Star Interceptor (parfois Deathstar Interceptor, ou simplement Death Star) est un jeu vidéo de type shoot 'em up développé et édité par System 3 Software en 1984 sur Commodore 64, puis porté sur ZX Spectrum l'année suivante, uniquement au Royaume-Uni.

Le jeu adapte la séquence de la bataille de Yavin qui se déroule à la fin du premier film de la franchise Star Wars, Un nouvel espoir. Il propose trois phases de jeu différentes, un saut dan l'hyperespace, des combats à l'approche de l'Étoile de la mort et un raid dans la tranchée pour lancer une bombe et détruire le satellite.

Le jeu est d'abord développé sur Commodore 64 par Mark Cale puis porté sur ZX Spectrum. Il se rend aux États-Unis pour tenter d'obtenir une licence afin de distribuer le jeu sur le continent mais ne l'obtient pas[1]. Le jeu intègre des musiques du film composées par John Williams et des voix numérisées, sous licence auprès de la Fox. Le jeu est cependant adapté sans licence officielle.

Lors de sa sortie, le jeu est globalement bien accueilli par la presse spécialisée, qui relève la qualité de la programmation, de sa bande-son et un gameplay rapide et décent.

Trame[modifier | modifier le code]

Death Star Interceptor se déroule dans un univers de science-fiction inspiré de Star Wars[2]. Le jeu adapte la séquence de la bataille de Yavin se déroule à la fin du premier film de la franchise, Un nouvel espoir[3],[4].

En 4020 AD, l'Empire tente d'asservir la Terre pour envoyer des humains dans ses mines. En 4021, face à la résistance des terriens, l'Empire envoie l'Étoile de la mort, une sorte de lune ronde en métal, qui s'approche de la planète et la menace de destruction[5],[4]. Aux commandes de son vaisseau, le héros lutte contre l'invasion ennemie et tente de détruire le satellite[5]. Une faiblesse a été repérée au cœur de l'Étoile qui menace d'exploser si une bombe est lancée en son centre, obligeant le protagoniste à tenter l'opération[4].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Une maquette d'une station spatiale ronde sur un fond noir.
L'Étoile de la mort (maquette en briques Lego).

Death Star Interceptor est un jeu vidéo de type shoot 'em up affiché dans une vue à la troisième personne avec un écran fixe. Le jeu propose ainsi l'enchaînement de douze écrans différents, simulant un scrolling vers l'avant, et ainsi l'approche de l'Étoile de la mort ou l'avancée dans une tranchée[5],[6]. Il propose trois phases de jeu différentes, un saut dans l'hyperespace, des combats à l'approche de l'Étoile de la mort et un raid dans la tranchée pour lancer une bombe et détruire le satellite[7],[8]. Le jeu propose quatre niveaux de difficulté : « Cadet », « Pilot », « Commander » et « Master »[4].

La première phase consiste à faire passer le vaisseau (un X-wing) dans une sorte de portail situé au centre de l'écran alors que sa trajectoire est erratique[9],[10]. La seconde affiche l'Étoile de la mort en fond et voit plusieurs vagues de vaisseaux ennemis (des chasseurs TIE) s'approcher et traverser l'écran à mesure que le vaisseau du joueur se rapproche du satellite[9],[11],[2]. La dernière consiste à plonger dans la tranchée à la surface de l'Étoile pour éviter des lasers ou les détruire, ainsi que les ennemis ou les canons, puis de lancer une bombe au centre de l'Étoile de la mort[9],[2],[5]. En cas de succès, le vaisseau s'éloigne du satellite et celui-ci expose[5]. Les ennemis bénéficient de plusieurs comportements différents[12],[8].

Développement[modifier | modifier le code]

Death Star Interceptor est développé par System 3 Software sur une période d'un an et demi d'abord sur Commodore 64 par Mark Cale, puis il est porté sur ZX Spectrum[2],[1],[6]. Il se rend aux États-Unis pour tenter d'obtenir une licence afin de distribuer le jeu sur le continent mais n'y parvient pas[1]. Le jeu intègre des musiques du film composées par John Williams et des voix numérisées, sous licence obtenue auprès de la Fox[13],[11],[14]. Le jeu est cependant adapté sans licence officielle[7].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Commodore 64
Médias Notes
Computer and Video Games (UK) 7,75/10[6]
TV Gamer (UK) 3,5/5[4]
ZX Spectrum
Médias Notes
Computer and Video Games (UK) 9,25/10[2]
Computer Gamer (UK) 5/5[11]
Crash (UK) 92 %[5]
ZX Computing (UK) 4,66/5[15]
Popular Computing Weekly (UK) 5/5[12]
Your Spectrum (UK) 1,33/5[7]
Sinclair User (UK) 1/5[14]

Lors de sa sortie, le jeu est globalement bien accueilli par la presse spécialisée, qui relève la qualité de la programmation, de sa bande-son et un gameplay rapide et décent.

Concernant la version Commodore 64, Computer and Video Games ressent l'influence des titres Golf et Buck Rogers: Planet of Zoom, bien que le concepteur ait précisé avoir débuté le processus avant la sortie de ces jeux[6]. Le magazine juge cependant le jeu assez original pour se démarquer de ses modèles. Il rajoute que Death Star n'est probablement pas un classique, mais mérite un achat[6]. Le magazine souligne également la conception maitrisée du programme[6]. TV Gamer considère le gameplay addictif et l'achat justifié[4].

Concernant la version Spectrum, Crash apprécie cette version, jugée meilleure que l'originale. Le magazine loue la qualité de l'adaptation du thème musical de Star Wars[5], et qualifie le jeu de « shoot 'em up le plus le plus rapide et le plus solide disponible sur Spectrum » à ce moment-là[5]. Il apprécie ainsi le gameplay et les graphismes jugés bons[5]. Selon Computer and Video Games, la première séquence peut devenir « irritante »[2]. Le magazine apprécie les graphismes et note la qualité des dessins des vaisseaux ennemis[2]. Il estime que le jeu propose de bonne fonctionnalités notamment sa partie sonore[2]. Computer Gamer apprécie le jeu malgré un a priori négatif, et la bande-son sous licence, qui remplace les « bips pathétiques » du Spectrum par des « bourdonnements », cependant jugés plus agréables pour les tympans[11]. Le magazine est impressionné par la seconde phase, et se le dit « encore plus » par la suivante[11]. Popular Computing Weekly apprécie le titre, relevant un gameplay rapide dans les phases de jeu les plus calmes et un rythme « fou » dans les plus rapides[12]. Le journal apprécie l'aspect sonore et l'impression de 3D[12]. Home Computing Weekly juge le jeu « techniquement impressionnant », mais péchant au niveau de la jouabilité à cause de la configuration des contrôles[9]. Your Spectrum concède avoir vu de bonnes critiques de la part de ses confrères mais n'apprécie pas le jeu, précisant la qualité des graphismes mais avec un gameplay « ennuyeux »[7]. C'est aussi ce qualificatif qu'utilise Sinclair User pour résumer le jeu[14].

Postérité[modifier | modifier le code]

Death Star Interceptor est réédité en 1986 dans une compilation nommée Off the Hook sur Commodore 64 aux côtés d'autres jeux de la plate-forme[16]. Cette compilation à but caritatif fait suite à Soft Aid (en), une première compilation sortie en 1985 afin de lever des fonds en faveur de Band Aid. Cette fois-ci, elle est destinée à Princes Trust for Drug Rehabilitation[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « From the Archives: System 3 », Retro Gamer, no 141,‎ , p. 78-83.
  2. a b c d e f g et h (en) « Death Star », Computer and Video Games, no 42,‎ , p. 30-31 (lire en ligne).
  3. (en) « Top Turkeys: Death Star Interceptor », Sinclair User Annual,‎ , p. 77.
  4. a b c d e et f (en) « Death Star Interceptor », TV Gamer,‎ , p. 48 (lire en ligne).
  5. a b c d e f g h et i (en) « Death Star Interceptor », Crash, no 15,‎ , p. 116 (lire en ligne).
  6. a b c d e et f (en) « Death Star », Computer and Video Games, no 36,‎ , p. 42 (lire en ligne).
  7. a b c et d (en) « Death Star Interceptor », Your Spectrum, no 15,‎ , p. 54 (lire en ligne).
  8. a et b (en) « Knock Cale off his Perch & Become a Death Star Hyper Ace!!! », Crash, no 16,‎ , p. 134-135 (lire en ligne).
  9. a b c et d (en) « Death Star Interceptor », Home Computing Weekly, no 108,‎ , p. 10 (lire en ligne).
  10. (en) Lewis Packwood, « Every Star Wars Game Ever, From Worst to Best », sur Kotaku, .
  11. a b c d et e (en) « Death Star Interceptor », Computer Gamer, no 2,‎ , p. 56 (lire en ligne).
  12. a b c et d (en) « Exhilarating », Popular Computing Weekly,‎ , p. 12 (lire en ligne).
  13. (en) « Software Update », Home Computing Weekly, no 105,‎ , p. 5 (lire en ligne).
  14. a b et c (en) « Death Star Interceptor », Sinclair User, no 39,‎ , p. 26 (lire en ligne).
  15. (en) « Death Star Interceptor », ZX Computing,‎ , p. 95-96 (lire en ligne).
  16. a et b (en) « Off the Hook: Title details announced », Popular Computing Weekly,‎ , p. 1, 4 (lire en ligne).