dead prez

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dead prez
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dead prez en concert à Lansing, dans le Michigan, en 2009.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Rap politique[1], hip-hop alternatif[1], hip-hop underground[1], rap hardcore[1]
Années actives Depuis 1990
Labels Loud Records, Relativity Records, Invasion
Influences Malcolm X, Public Enemy[1]
Site officiel deadprez.com
Composition du groupe
Membres stic.man
M-1
Logo

Dead Prez, stylisé dead prez, est un groupe de hip-hop américain, originaire de Floride. Leur célébrité est due à leur style percutant et à leurs textes engagés. Ces derniers ont pour thème le racisme, la pédagogie critique, l'activisme contre l'hypocrisie des différents gouvernements américains, et le contrôle tentaculaire des grandes entreprises sur les médias, en particulier sur les labels de hip-hop. Le nom du groupe fait référence aux « Dead Presidents » (« présidents morts ») qui figurent sur les billets de dollar américains américains.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1990, M-1, originaire de Brooklyn, étudie à la Florida Agricultural and Mechanical University (FAMU) de Tallahassee, une université dans laquelle il fait la rencontre de stic.man, et trouve avec lui des points communs dans le domaine musical, en particulier le hip-hop, et une même idéologie politique[2]. Le duo s'intéresse à cette période aux Black Panthers et au pan-africanisme[3]. M-1 s'inscrit à l'International Democratic People's Uhuru Movement (InPDUM) de Chicago pour trois ans pendant que stic.man reste en Floride, où il commence à éprouver plusieurs difficultés. Motivé par les travaux qu'il y effectue, M-1 décide qu'il est temps de se concentrer sur la musique et stic.man approuve. Dans une entrevue accordée au site HipHopDX, M-1 confie : « Pour moi, tout a commencé quand je l'ai rencontré [stic.man]. [...] J'ai rencontré stic puis j'ai emménagé en Floride pour démarrer un nouveau chapitre dans ma vie. Ma famille se défonçait à la cocaïne, comme toutes les autres familles autour de nous. On s'est alors mis à analyser le monde[2]... »

Dead Prez signe un contrat avec Loud Records en 1996[2]. En 1998, le groupe collabore avec Big Pun sur son album Capital Punishment, publié en 1998, tout en publiant leurs propres singles tels que Police State with Chairman Omali en 1998, et It's Bigger Than Hip-Hop en 1999[1]. Leur premier album, Let's Get Free, est publié le [4]. L'album, produit par Lord Jamar de Brand Nubian et Kanye West, se compose de paroles profondes dédiées aux problèmes de l'époque auxquelles la communauté du hip-hop fut confrontée, tels que le système éducatif, le racisme, la liberté d'expression, et la brutalité policière[2]. L'album est bien accueilli par la presse spécialisée[4], et atteint la 22e place des R&B Albums ainsi que la 73e place du classement Billboard 200[5]. Il remporte également un franc succès auprès des collectionneurs et de nombreuses personnes qui se sentent concernées par les problèmes que le groupe cite dans son album[2]. Deux singles extraits de l'album, It s Bigger Than Hip-Hop et Hip-Hop, rencontrent également le succès, et se classent respectivement à la 43e et 49e places des Hot Rap Singles[5]. La version instrumentale du single Hip-Hop est utilisée par Dave Chappelle comme générique de son émission sur la chaîne américaine Comedy Central[6].

En 2002, dead prez publie sa première mixtape Turn off the Radio: The Mixtape Vol. 1, suivie de Turn off the Radio: The Mixtape Vol. 2: Get Free or Die Tryin' en 2003[1]. Le , le groupe publie son deuxième album, RBG: Revolutionary But Gangsta[7] au label Columbia Records[2]. Il rencontre un bon accueil critique, et se classe à la 14e place des R&B Albums, et la 60e place du Billboard 200[8].

En 2006, les deux rappeurs apparaissent dans le documentaire réalisé par Michel Gondry Dave Chappelle's Block Party. La même année, avec les anciens acolytes de 2Pac, Outlawz, ils sortent un album intitulé Can't Sell Dope Forever. La chanson Hell Yeah se retrouve sur la bande originale du film 2 Fast 2 Furious.

En 2012, ils publient leur troisième album, Information Age, une production plus futuriste axées électro, toujours dans le même contexte politique[1].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Album live[modifier | modifier le code]

Mixtapes[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Stic.man - The Art of Emcee-ing

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Heather Phares, « Dead Prez Biography », sur AllMusic (consulté le 17 juillet 2015).
  2. a, b, c, d, e et f (en) Matt Caputo, « dead prez: Let's Get Free 10th Anniversary Feature », sur HipHopDX,‎ (consulté le 17 juillet 2015).
  3. (en) « In Defense of Dead Prez’s politics », sur aneverydaystruggle.wordpress.com,‎ (consulté le 17 juillet 2015).
  4. a et b (en) Matt Conaway, « Let's Get Free - Dead Prez », sur AllMusic (consulté le 23 décembre 2011).
  5. a et b (en) « Let's Get Free - Awards », sur AllMusic (consulté le 17 juillet 2015).
  6. (en) « Hip-Hop », sur shmoop (consulté le 17 juillet 2015).
  7. (en) John Bush, « RBG: Revolutionary But Gangsta Review », sur AllMusic (consulté le 17 juillet 2015).
  8. (en) « RBG: Revolutionary But Gangsta - Awards », sur AllMusic (consulté le 17 juillet 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]