De nos frères blessés

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De nos frères blessés
Auteur Joseph Andras
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Actes Sud
Collection Romans
Lieu de parution Arles
Date de parution
Nombre de pages 144
ISBN 978-2-330-06322-1

De nos frères blessés est un roman de Joseph Andras[Note 1] paru le aux éditions Actes Sud et lauréat du prix Goncourt du premier roman la même année.

Historique du roman[modifier | modifier le code]

Initialement non retenu dans la liste du prix Goncourt du premier roman 2016, le roman en est finalement le lauréat, le , par cinq voix contre quatre à Catherine Poulain pour Le Grand Marin et une voix à Loulou Robert pour Bianca[1],[2],[3], soit – fait exceptionnel – deux jours avant sa sortie en librairie[Note 2]. C'est le deuxième Goncourt du premier roman consécutif pour les éditions Actes Sud, qui plus est autour de la thématique de la guerre d'Algérie, après Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud récompensé l'année précédente[2].

Trois jours plus tard, l'auteur, Joseph Andras, envoie une lettre à l'Académie Goncourt pour décliner le prix et sa dotation, justifiant sa décision en déclarant que « la compétition, la concurrence et la rivalité sont à [s]es yeux des notions étrangères à l’écriture et à la création[4] ». Cette démarche, relativement inhabituelle[Note 3], renforce les interrogations sur cet écrivain inconnu[4],[5],[6],[7]. À la suite de ces interrogations, Joseph Andras accorde des entretiens à L'Humanité et au supplément littéraire du quotidien de Beyrouth L'Orient-Le Jour dans lesquels il explique ses motivations et son travail de romancier pour saluer la mémoire de Fernand Iveton ainsi que, à nouveau, les raisons de son refus du prix[8],[9],[10].

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roman retrace la vie du militant communiste Fernand Iveton, qui fut le seul Européen exécuté durant la guerre d'Algérie en raison de son engagement et de ses actions auprès du FLN. Le roman d'Andras est fondé sur l'ouvrage de référence[réf. nécessaire] de Jean-Luc Einaudi Pour l’exemple, l’affaire Fernand Iveton[11] et se conclut ainsi : « Ces pages n'auraient pas pu être écrites sans le patient travail d'enquête de Jean-Luc Einaudi – qu'il en soit, bien que disparu, remercié ici. »

Réception critique[modifier | modifier le code]

Éditions[modifier | modifier le code]

Adaptation au théâtre[modifier | modifier le code]

Du 20 février au 10 mars 2018, au théâtre Les Déchargeurs à Paris, De nos frères blessés est adapté au théâtre par le Collectif Satori, dans la mise en scène de Fabrice Henry.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Auteur né en 1984 (notice BnF no FRBNF45065636) vivant en Normandie et à l'étranger ayant décliné toute invitation lors de l'obtention de son prix et n'accordant que des entretiens par téléphone ou courriel ; voir Goncourt du premier roman: Joseph Andras, un lauréat que personne n’attendait dans 20 minutes le 9 mai 2016.
  2. Le roman était cependant disponible en livre électronique sur certains sites de vente depuis le 4 mai 2016.
  3. Depuis 1951 avec Julien Gracq ayant refusé le prix Goncourt pour Le Rivage des Syrtes, aucun auteur n'a décliné un prix de l'Académie Goncourt, à l'exception du cas Émile Ajar/Romain Gary pour La Vie devant soi (1975) qui révéla la double identité et la mystification d'un même écrivain quelques années plus tard.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Goncourt du premier roman à Joseph Andras dans Le Figaro du 9 mai 2016.
  2. a et b Joseph Andras remporte le Goncourt du premier roman 2016 sur www.livreshebdo.fr le 9 mai 2016.
  3. "De nos frères blessés" n'était pas dans la liste des finalistes. Il a gagné quand même. sur le site du Nouvel Obs le 9 mai 2016.
  4. a et b Quand l’affaire Iveton devient l’affaire Andras par Pierre Assouline sur le site La République des livres le 13 mai 2016.
  5. "Joseph Andras existe, je l'ai rencontré !" par Valérie Marin la Meslée dans Le Point le 12 mai 2016.
  6. Joseph Andras refuse le prix Goncourt du Premier roman dans Le Nouvel Obs le 13 mai 2016.
  7. Le Goncourt du premier roman refusé par Amélie Cooper dans Le Magazine littéraire du 14 mai 2016.
  8. Joseph Andras : « Un boulanger fait du pain, un écrivain écrit » entretien réalisé par Lionel Decottignies pour L'Humanité du 24 mai 2016.
  9. « Joseph Andras : un premier roman qui dit non » http://www.lorientlitteraire.com/article_details.php?cid=31&nid=6530 entretien réalisé par William Irigoyen pour L'Orient Littéraire de juin 2016
  10. Joseph Andras: « Je ne voulais pas laisser Iveton aux mains de ses bourreaux » entretien réalisé par Antoine Perraud sur Mediapart le 1er juin 2016.
  11. Jean-Luc Einaudi, Pour l’exemple, l’affaire Fernand Iveton, éditions L'Harmattan, coll. « Histoire et perspectives méditerranéennes », 1986, (ISBN 978-2-85802-721-7).