De monarchia

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De Monarchia (traduit en français par La Monarchie) est le titre d'un essai de Dante Alighieri rédigé en latin. Il a probablement été écrit dans les années qui ont précédé l'exil de Dante, entre 1312 et 1313.

Contexte[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Guelfes et gibelins.

C'est peut-être le décès d'Henri VII de Luxembourg, souverain du Saint-Empire romain germanique, en 1313, qui lui donne l'idée de ce traité. En effet, avec ce monarque disparaissent tous les espoirs de Dante de voir un jour l'autorité impériale restaurée sur la péninsule italienne au détriment de celle du pape.

Plan de l'essai[modifier | modifier le code]

Le De monarchia est un traité assez court. Il est articulé en trois livres :

  • Livre premier : 14 chapitres[1] ;
  • Livre deuxième : 11 chapitres ;
  • Livre troisième : 15 chapitres.

Résumé[modifier | modifier le code]

Livre premier[modifier | modifier le code]

Dante ouvre l'essai sur le constat que « parmi les vérités cachées et utiles, la connaissance de la Monarchie temporelle est non seulement des plus utiles, mais aussi des plus secrètes, et que personne ne s'y est engagé[2]... » Il poursuit en faisant l'éloge de la monarchie universelle comme système politique idéal pour garantir la justice et la paix et, par conséquent, le bonheur des hommes. « Il s'ensuit que la Monarchie est nécessaire au bien-être du monde[3]. »

Livre deuxième[modifier | modifier le code]

L'auteur tente de montrer que c'est le peuple romain qui doit posséder l'autorité suprême, car il est héritier de l'Empire romain selon le droit, c'est-à-dire selon la volonté de Dieu, et non seulement selon la force.

Livre troisième[modifier | modifier le code]

La dernière partie traite des rapports entre l'empereur et le pape, tous les deux tirent leur autorité de Dieu, mais chacun doit l'exercer dans son propre champ de souveraineté : le domaine spirituel pour le pape et le domaine temporel pour l'empereur en vue d'arriver à une symbiose. Dante déplore la faiblesse de ferveur des pouvoirs chrétiens.

Postérité[modifier | modifier le code]

Le traité n'est pas jugé hérétique, contrairement à la rumeur, car Dante reste respecté des papes, lu par les saints catholiques.[pas clair] Le traité de Dante n'est pas gallican[pas clair]. Mais il sera mis à l'Index jusqu'en 1881 : Dante fut condamné pour insoumission à la papauté et son dernier livre fut par conséquent interdit de lecture en raison de l'identité de son auteur et non de son contenu. Plus récemment, le pape Benoit XV a fait allusion à la colère excessive de Dante envers les papes dans son encyclique sur le poète[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les chapitres sont extrêmement courts, une ou deux pages environ.
  2. La Monarchie, Livre I, 1, p. 439.
  3. La Monarchie, Livre I, 7, p. 446.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions
  • Dante (trad. du latin par François Livi, préf. Christian Bec), Œuvres complètes, Paris, Le Livre de Poche, coll. « La Pochothèque », , 1038 p. (ISBN 978-2253132684), « La Monarchie »
Études
  • Thierry Ménissier. « Monarchia de Dante : de l'idée médiévale d'empire à la citoyenneté universelle », in L'idée d'empire dans la pensée politique, historique, juridique et philosophique, L'Harmattan, p. 81-96, 2006, La Librairie des Humanités. Lire en ligne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]