DeLorean (Retour vers le futur)

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Une des DeLorean DMC-12 utilisée dans la trilogie Retour vers le futur, avec le caisson de plutonium et le hoverboard (International Motor Show Germany 2015, Allemagne).

La DeLorean est une automobile de fiction, une machine à voyager dans le temps popularisée dans la trilogie des films Retour vers le futur.

Il s'agit d'une réplique d'un modèle bien réel de la DeLorean DMC-12, une voiture créée par le constructeur automobile américain DeLorean Motor Company (DMC) en 1975.

Design[modifier | modifier le code]

Vue de côté de la DeLorean.

Lors de la genèse du film Retour vers le futur, les deux scénaristes, Bob Gale et Robert Zemeckis, choisissent la voiture DeLorean DMC-12, du fait de son design, futuriste pour l'époque (portes papillon, carrosserie en acier inoxydable de type « 304 », austénitique non magnétique[1]).

Le choix de cette voiture n'est pas dû au hasard : en 1985, la DeLorean est un archétype de futurisme démodé, cette voiture ayant été annoncée tambour battant à la fin des années 1970 comme la « voiture du futur » (nouveaux matériaux, technologies avant-gardistes, design audacieux, etc.)[2] mais sa production ayant été stoppée net dès 1982, à cause de la faillite de l'entreprise, les piètres performances de la voiture n'ayant pas convaincu le public, ni justifié son prix exorbitant[2]. Ainsi, en 1985, la DeLorean est vue à la fois comme une voiture futuriste et comme une voiture appartenant déjà au passé : c'est ce qui explique à la fois l'enthousiasme de Doc Brown (qui y voit un symbole de modernité et de technologie) et la réaction plus nuancée de Marty McFly (pour qui c'est une voiture ringarde et lourdaude).

L'apparence du véhicule évolue au cours des trois épisodes, au gré des modifications apportées par Doc, le personnage de l'inventeur du film. Les scénaristes voulaient une voiture donnant l'impression d'être « bricolée », à l'image de son créateur, savant original plus proche de l'expérimentateur que du théoricien. Ce désir a été matérialisé par l'ajout de nombreux fils électriques sur les côtés de la voiture et à l'arrière près du réacteur alimentant le « convecteur temporel ».

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Voyage dans le temps[modifier | modifier le code]

La face arrière de la DeLorean.

La DeLorean présente aux personnages du film deux difficultés essentielles, qui seront un enjeu de taille tour à tour dans l'épisode I puis dans l'épisode III. En effet, le voyage dans le temps s'effectue seulement si deux conditions sine qua non sont remplies :

  • le « convecteur temporel » doit être rechargé en énergie ;
  • la voiture doit atteindre la vitesse de 88 miles par heure (141,61928 km/h).

Pour être précis, c'est le convecteur temporel (« Flux Capacitor » en VO) qui a besoin d'être déplacé dans l'espace à cette vitesse. Peu importe si la voiture roule ou non (elle peut voyager dans le temps tout en volant dans le second film) ou si son moteur fonctionne (le voyage dans le temps a lieu dans le troisième film alors que la machine, en panne d'essence, est alors propulsée par un train).

Ces deux éléments sont indépendants l'un de l'autre. Le moteur de la DeLorean est alimenté par de l'essence ordinaire, mais le « convecteur temporel » nécessite une puissance électrique de 1,21 gigawatts (2,21 gigowatts, avec un « o » à la place du premier « a » dans la version française) pour fonctionner. Il est alimenté tout d'abord par du plutonium puis, après les modifications apportées par Doc dans le futur, grâce à de simples détritus (le réacteur nucléaire ayant été remplacé par un appareil appelé le générateur de fusion, alias « Mr. Fusion Home Energy Reactor » en VO).

Cependant, une petite entorse à cette règle existe à la fin du deuxième épisode, quand Doc est envoyé en 1885 : la foudre tombe sur la voiture immobile, ce qui ne devrait pas faire fonctionner le convecteur. On peut expliquer cela par le fait que le choc produit par la foudre ait fait tourner la voiture sur elle-même, lui faisant atteindre une vitesse - de rotation - de 88 mph, dans le film les flammes en forme de 99 montrent bien que la voiture a tourné sur elle-même.

Par ailleurs, la DeLorean ne peut enclencher son processus de voyage à travers le temps que si ses deux portières sont fermées, comme on le voit lors de son ultime voyage de 1885 à 1985, à la fin du dernier volet de la trilogie.

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Répliques[modifier | modifier le code]

Deux répliques de la DeLorean en train d'être aménagées (2007).

Un certain nombre de personnaliseurs automobiles privés ont construit des répliques de la DeLorean[3].

En se basant sur un stock de DeLorean DMC-12, ils ajoutent pour la plupart, sinon tous, les accessoires utilisés dans les voitures des films[3]. En plus des accessoires intérieurs et extérieurs, ils placent les indicateurs lumineux et les interrupteurs ressemblant à ceux du film, avec les sons reproduisant ceux émis par les commandes de la voiture dans les films, lorsqu'ils sont activés[3].

Ces véhicules sont pour la plupart des DeLorean avec un groupe motopropulseur en état de marche, et sont souvent amenés lors de spectacles de voiture et de conventions de fans sur les films de la trilogie Retour vers le futur, certains même avec des sosies des personnages principaux de la trilogie[3].

Début 2016, DeLorean Motor Company — qui juque-là se contentait de réparer les modèles en circulation — annonce, grâce à un assouplissement de la législation américaine sur les véhicules anciens de petite série, qu'une petite production de 300 voitures du modèle original redémarrera en 2017, ce qui permettrait donc d'avoir un stock de voitures à convertir supplémentaire, malgré un prix annoncé de plus de 80 000 dollars l'unité[4],[5]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « DeLorean DMC-12 (1981 - 1983) », Sébastien Dupuis, L'Automobile-sportive.com, 26 juillet 2004.
  2. a et b Source : article sur le Los Angeles Times.
  3. a, b, c et d par exemple : (en) « We build full scale Delorean Time Machines world wide. We rent movie themed vehicles coast to coast », Deloreantimemachines.com (consulté le 17 mai 2016).
  4. « DeLorean DMC12 : la production va reprendre en 2017 », Benoît Solivellas, L'Argus.fr, 5 février 2016 (consulté le 17 mai 2016).
  5. « Insolite : DeLorean va relancer sa production », Richard Burgan, Turbo.fr, 28 Janvier 2016 (consulté le 17 mai 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Boyd, Matt. "The Back to the Future DeLorean" in DieCastX Magazine, Spring 2007, p. 98.
  • (en) De Santis, Solange. "Steven Spielberg Builds a Time Machine" in Popular Mechanics, August 1985, pp. 84–87, 132.
  • (en) Iaccino, James F. Jungian Reflections within the Cinema: A Psychological Analysis of Sci-Fi and Fantasy Archetypes, pp. 81–89. Greenwood Publishing Group, 1998. ISBN 0-275-95048-4
  • (en) Kaku, Michio. Physics of the Impossible: A Scientific Exploration Into the World of Phasers, Force Fields, Teleportation, and Time Travel. Random House, Inc., 2008. ISBN 0-385-52544-3
  • (en) McDermid, Val. A Suitable Job for a Woman: Inside the World of Women Private Eyes. Poisoned Pen Press, 1999. ISBN 1-890208-15-9
  • (en) Mowbray, Scott. "Let's Do the Time Warp Again" in Popular Science, March 2002, pp. 46–51.
  • (en) Nahin, Paul J. Time Machines: Time Travel in Physics, Metaphysics, and Science Fiction. Springer, 1999. ISBN 0-387-98571-9
  • (en) Ní Fhlainn, Sorcha. The Worlds of Back to the Future: Critical Essays on the Films. McFarland, 2010. ISBN 0-7864-4400-2
  • (en) Redmond, Sean. Liquid Metal: the Science Fiction Film Reader, pp. 115–122. Wallflower Press, 2004. ISBN 1-903364-87-6.
  • (en) Simpson, Philip; Utterson, Andrew; Shepherdson, Karen J. Film Theory: Critical Concepts in Media and Cultural Studies, Volume 2. Taylor & Francis, 2004. ISBN 0-415-25973-8
  • (en) Sobchack, Vivian Carol. Screening Space: the American Science Fiction Film. Rutgers University Press, 1997. ISBN 0-8135-2492-X

Articles connexes[modifier | modifier le code]