DeLorean (Retour vers le futur)

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Une des DeLorean DMC-12 utilisée dans la trilogie Retour vers le futur, avec le caisson de plutonium et le hoverboard (International Motor Show Germany 2015, Allemagne).

La DeLorean est une automobile de fiction, une machine à voyager dans le temps popularisée dans la trilogie des films Retour vers le futur.

Il s'agit d'une réplique d'un modèle bien réel de la DeLorean DMC-12, une voiture créée par le constructeur automobile américain DeLorean Motor Company (DMC) en 1975.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cet exemplaire de DeLorean DMC 12 fut repéré le 11 août 1982 par Emmett Brown dans le journal de Hill Valley, et fut achetée par lui en septembre 1982 pour 4800$ à un certain Bob. A partir de là, Doc lui ajouta de nombreux éléments, afin d'en faire une machine à voyager dans le temps.

Elle fit son premier voyage temporel le 26 octobre 1985 à 1h20 du matin, emmenant Einstein, le chien de Doc, une minute dans le futur. Peu après, alors que des terroristes libyens attaquèrent Doc, Marty McFly se réfugia dans la voiture, et tentant d'échapper aux libyens activa involontairement les circuits temporels, et peu après fit atteindre à la voiture les 88 miles à l'heure, ce qui eut pour effet d'activer le convecteur temporel, et d'expédier la DeLorean au matin du 5 novembre 1955, dernière date entrée par Doc sur le cadran pour montrer à Marty le fonctionnement de la machine.

Arrivés en 1955, Marty et la voiture s'encastrèrent dans la grange de Peabody, propriétaire du terrain. Peu après, après avoir écrasé l'un des deux seuls pins de la propriété en tentant d'échapper aux coups de fusil d'un Peabody furieux, Marty s'enfuit, puis cacha la DeLorean, qui avait calé, derrière le panneau d'annonce de la construction du quartier où il habite, afin d'aller à Hill Valley. Le soir même, la voiture fut récupérée par Marty et le Doc de 1955, et emmenée dans le laboratoire de ce dernier.

Doc trouva la solution pour renvoyer Marty chez lui sans utiliser de plutonium : utiliser l'énergie de la foudre qui frappera l'hôtel de ville le 12 novembre à 22h04 et l'injecter dans le convecteur temporel pour le faire fonctionner. Pour ce faire, Doc fabriqua une perche munie d'un crochet métallique fixé sur la voiture et branché au convecteur. Le 12 novembre 1955, à 22h04, la foudre frappant l'hôtel de ville permit à l0a DeLorean, qui faillit ne jamais partir à cause d'un caprice de démarrage, de retourner à la date où Marty était parti, moins dix minutes. Elle fut ensuite abandonnée sur place par Marty qui cherchait à sauver Doc, et fut récupéré peu après par Marty et Doc, qui était toujours vivant. Peu après, elle fit faire à Doc et Ainstein un nouveau saut dans le temps, à destination du 8 août 2015.

Arrivée là, elle se dirigea vers Hill Valley, où elle participa à un concours de voitures rétro, ce qui permit à Doc de remporter le premier prix, à savoir une réduction sur l'hover-conversion (procédé permettant de transformer une voiture normale en voiture volante). Après un bref détour le 18 avril 1938, pour permettre à Doc d'acheter le n°1 d'Action Comics et de le revendre au prix fort en 2015, la voiture subit cette hover-conversion, et se vit ajouter un générateur d'énergie Mr Fusion, ce qui permit à la DeLorean de se passer de plutonium et de tirer son énergie de la combustion énergétique de simples détritus. Peu après, Doc retourna avec la voiture au matin du 26 octobre 1985 pour emmener Marty et Jennifer vers le futur.

Arrivée le 24 octobre 2015, la voiture, après que Marty et Doc eurent accompli leur mission et partirent chercher Jennifer, emmenée dans son domicile futur par deux policières, fut volée par le vieux Biff Tannen, avec le projet de se donner l’almanach des sports (qui recense les résultats sportifs de 1950 à 2000) à lui même, le 12 novembre 1955, afin de devenir riche. Ne sachant pas comment fonctionne la machine à voyager dans le temps, Biff don a un violent coup de canne sur le cadran des circuits temporels, ce qui eut pour effet d'activer le convecteur, qui envoya Biff et la DeLorean à une date inconnue, qui s'avéra être en plein Jurassique. Après avoir rattrapé et assommé un raptor qui avait volé l'almanach, Biff programma la machine correctement et partit en 1955, ayant rechargé le générateur de fusion avec un morceau de chair du raptor. Il cacha ensuite la voiture, partit à Hill Valley remettre l'almanach à son homologue jeune, avant de revenir et de ramener la DeLorean à l'endroit où il l'avait prise, en 2015. En sortant du véhicule, Biff y coinça sa canne et y laissa son pommeau.

Peu après, Marty, Doc, Jennifer et Einstein retournèrent d'où ils étaient partis en 1985. Cependant, l'acte de Biff a généré un 1985 alternatif et dystopique, où Biff règne en maître grâce à l'argent des paris remportés grâce à l'almanach. Doc et Marty, ayant compris ce qu'il s'est passé grâce notamment au pommeau de canne retrouvé dans la voiture, s'empressèrent de retourner le 12 novembre 1955, où la machine fut une nouvelle fois caché derrière le panneau d'annonce de la construction du quartier de Marty. Pendant que ce dernier va chercher Biff en ville, Doc s'emploie à réparer un court circuits du convecteur temporel, qui avait tendance à afficher la date du 1er janvier 1885 sur le cadran de destination. Peu après, Doc s'envola avec la voiture chercher Marty sur le toit du lycée, où il avait tenté de reprendre l'almanach à Biff, sans succès. Cependant en décollant, Doc fit un faux mouvement, et activa par erreur les circuits temporels, et le cadran de destination afficha la date du 1er janvier 1885.

Design[modifier | modifier le code]

Vue de côté de la DeLorean.

Lors de la genèse du film Retour vers le futur, les deux scénaristes, Bob Gale et Robert Zemeckis, choisissent la voiture DeLorean DMC-12, du fait de son design, futuriste pour l'époque (portes papillon, carrosserie en acier inoxydable de type « 304 », austénitique non magnétique[1]).

Le choix de cette voiture n'est pas dû au hasard : en 1985, la DeLorean est un archétype de futurisme démodé, cette voiture ayant été annoncée tambour battant à la fin des années 1970 comme la « voiture du futur » (nouveaux matériaux, technologies avant-gardistes, design audacieux, etc.)[2] mais sa production ayant été stoppée net dès 1982, à cause de la faillite de l'entreprise, les piètres performances de la voiture n'ayant pas convaincu le public, ni justifié son prix exorbitant[2]. Ainsi, en 1985, la DeLorean est vue à la fois comme une voiture futuriste et comme une voiture appartenant déjà au passé : c'est ce qui explique à la fois l'enthousiasme de Doc Brown (qui y voit un symbole de modernité et de technologie) et la réaction plus nuancée de Marty McFly (pour qui c'est une voiture ringarde et lourdaude), ainsi que les pannes successives que connaît la voiture à la fin du premier film.

L'apparence du véhicule évolue au cours des trois épisodes, au gré des modifications apportées par Doc, le personnage de l'inventeur du film. Les scénaristes voulaient une voiture donnant l'impression d'être « bricolée », à l'image de son créateur, savant original plus proche de l'expérimentateur que du théoricien. Ce désir a été matérialisé par l'ajout de nombreux fils électriques sur les côtés de la voiture et à l'arrière près du réacteur alimentant le « convecteur temporel ».

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Voyage dans le temps[modifier | modifier le code]

La face arrière de la DeLorean.

La DeLorean présente aux personnages du film deux difficultés essentielles, qui seront un enjeu de taille tour à tour dans l'épisode I puis dans l'épisode III. En effet, le voyage dans le temps s'effectue seulement si deux conditions sine qua non sont remplies :

  • le « convecteur temporel » doit être rechargé en énergie ;
  • la voiture doit atteindre la vitesse de 88 miles par heure (141,619 28 km/h).

Pour être précis, c'est le convecteur temporel (« Flux Capacitor » en VO) qui a besoin d'être déplacé dans l'espace à cette vitesse. Peu importe si la voiture roule ou non (elle peut voyager dans le temps tout en volant dans le second film) ou si son moteur fonctionne (le voyage dans le temps a lieu dans le troisième film alors que la machine, en panne d'essence, est alors propulsée par un train).

Ces deux éléments sont indépendants l'un de l'autre. Le moteur de la DeLorean est alimenté par de l'essence ordinaire, mais le « convecteur temporel » nécessite une puissance électrique de 2,21 gigawatts (2,21 gigowatts, avec un « o » à la place du premier « a » dans la version française) pour fonctionner. Il est alimenté tout d'abord par du plutonium puis, après les modifications apportées par Doc dans le futur, grâce à de simples détritus (le réacteur nucléaire ayant été remplacé par un appareil appelé le générateur de fusion, alias « Mr. Fusion Home Energy Reactor » en VO).

Cependant, une petite entorse à cette règle existe à la fin du deuxième épisode, quand Doc est envoyé en 1885 : la foudre tombe sur la voiture immobile, ce qui ne devrait pas faire fonctionner le convecteur. On peut expliquer cela par le fait que le choc produit par la foudre ait fait tourner la voiture sur elle-même, lui faisant atteindre une vitesse - de rotation - de 88 mph, dans le film les flammes en forme de 99 montrent bien que la voiture a tourné sur elle-même.

Par ailleurs, la DeLorean ne peut enclencher son processus de voyage à travers le temps que si ses deux portières sont fermées, comme on le voit lors de son ultime voyage de 1885 à 1985, à la fin du dernier volet de la trilogie.[réf. nécessaire]

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Voiture volante[modifier | modifier le code]

À la fin du premier épisode de Retour vers le futur, Lorsque Doc. Brown revient chercher Marty en 1985, on voit que la DeLorean revenue du 21e siècle a été modifiée en voiture volante (réacteurs dans les roues).

Par ailleurs, l'unité énergétique du « convecteur temporel » passe d'un réacteur nucléaire alimenté en plutonium à un réacteur à fusion nucléaire (de marque « Mr. Fusion ») qui utilise comme « carburant » des ingrédients aussi divers que des peaux de banane, des coquilles d’œufs ou une canette de bière (avec son contenu) pour fonctionner.

Répliques[modifier | modifier le code]

Deux répliques de la DeLorean en train d'être aménagées (2007).

Un certain nombre de personnaliseurs automobiles privés ont construit des répliques de la DeLorean[3].

En se basant sur un stock de DeLorean DMC-12, ils ajoutent pour la plupart, sinon tous, les accessoires utilisés dans les voitures des films[3]. En plus des accessoires intérieurs et extérieurs, ils placent les indicateurs lumineux et les interrupteurs ressemblant à ceux du film, avec les sons reproduisant ceux émis par les commandes de la voiture dans les films, lorsqu'ils sont activés[3].

Ces véhicules sont pour la plupart des DeLorean avec un groupe motopropulseur en état de marche, et sont souvent amenés lors de spectacles de voiture et de conventions de fans sur les films de la trilogie Retour vers le futur, certains même avec des sosies des personnages principaux de la trilogie[3].

Début 2016, DeLorean Motor Company — qui jusque-là se contentait de réparer les modèles en circulation — annonce, grâce à un assouplissement de la législation américaine sur les véhicules anciens de petite série, qu'une petite production de 300 voitures du modèle original redémarrera en 2017, ce qui permettrait donc d'avoir un stock de voitures à convertir supplémentaire, malgré un prix annoncé de plus de 80 000 dollars l'unité[4],[5]

En France[modifier | modifier le code]

Dans l'hexagone, la trilogie et sa voiture fétiche restent vivants chez les fans et les cosplayeurs[6]. De nombreux rassemblements tendent à s'organiser comme en 2018 à Sedan (Ardennes) où pour la première fois en Europe, 5 Time machines seront rassemblées en un même endroit et au même moment[7].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « DeLorean DMC-12 (1981 - 1983) », Sébastien Dupuis, L'Automobile-sportive.com, 26 juillet 2004.
  2. a et b Source : article sur le Los Angeles Times.
  3. a b c et d par exemple : (en) « We build full scale Delorean Time Machines world wide. We rent movie themed vehicles coast to coast », Deloreantimemachines.com (consulté le 17 mai 2016).
  4. « DeLorean DMC12 : la production va reprendre en 2017 », Benoît Solivellas, L'Argus.fr, 5 février 2016 (consulté le 17 mai 2016).
  5. « Insolite : DeLorean va relancer sa production », Richard Burgan, Turbo.fr, 28 janvier 2016 (consulté le 17 mai 2016).
  6. « La deLorean à Sedan (Ardennes) », sur L'Ardennais.fr,
  7. « Cinq De Lorean à Sedan en 2018 », sur L'Union.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Boyd, Matt. "The Back to the Future DeLorean" in DieCastX Magazine, Spring 2007, p. 98.
  • (en) De Santis, Solange. "Steven Spielberg Builds a Time Machine" in Popular Mechanics, August 1985, pp. 84–87, 132.
  • (en) Iaccino, James F. Jungian Reflections within the Cinema: A Psychological Analysis of Sci-Fi and Fantasy Archetypes, pp. 81–89. Greenwood Publishing Group, 1998. (ISBN 0-275-95048-4)
  • (en) Kaku, Michio. Physics of the Impossible: A Scientific Exploration Into the World of Phasers, Force Fields, Teleportation, and Time Travel. Random House, Inc., 2008. (ISBN 0-385-52544-3)
  • (en) McDermid, Val. A Suitable Job for a Woman: Inside the World of Women Private Eyes. Poisoned Pen Press, 1999. (ISBN 1-890208-15-9)
  • (en) Mowbray, Scott. "Let's Do the Time Warp Again" in Popular Science, March 2002, pp. 46–51.
  • (en) Nahin, Paul J. Time Machines: Time Travel in Physics, Metaphysics, and Science Fiction. Springer, 1999. (ISBN 0-387-98571-9)
  • (en) Ní Fhlainn, Sorcha. The Worlds of Back to the Future: Critical Essays on the Films. McFarland, 2010. (ISBN 0-7864-4400-2)
  • (en) Redmond, Sean. Liquid Metal: the Science Fiction Film Reader, pp. 115–122. Wallflower Press, 2004. (ISBN 1-903364-87-6).
  • (en) Simpson, Philip; Utterson, Andrew; Shepherdson, Karen J. Film Theory: Critical Concepts in Media and Cultural Studies, Volume 2. Taylor & Francis, 2004. (ISBN 0-415-25973-8)
  • (en) Vivian Carol Sobchack, Screening space : the American science fiction film, New Brunswick, N.J, Rutgers University Press, , 345 p. (ISBN 978-0-813-52492-4, OCLC 37011229, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]