David di Nota

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David di Nota
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David di Nota est un romancier, essayiste, dramaturge et danseur français, né le 27 décembre 1968.

Formation[modifier | modifier le code]

David di Nota suit des études de danse classique à l'Opéra de Paris sous la direction de Rudolf Noureev (compagnie qu'il quittera à la parution de son premier roman) et de philosophie à la Sorbonne. Diplômé de l'Institut français de géopolitique, il est docteur en science politique. Il a également conclu un post-doctorat sur Lacan et l'anthropologie à l'université fédérale de Rio de Janeiro.

En octobre 2013, il fait partie des 19 signataires du «Manifeste des 343 "salauds" ». Il a également défendu Patrick Besson lors de la polémique autour de la chronique prétendument "raciste" que le romancier aurait "commis" à l'encontre d'Eva Joly, et dans laquelle Besson fait surtout montre d'un indéniable talent comique.[non neutre]

« Dans une société victimaire où la souffrance fait la loi, l’homme qui rit a toujours tort. Tous les hommes sont égaux, mais ceux qui n’ont pas d’humour sont plus égaux que les autres. »[1].

Hostile à toute mainmise coranique (et plus largement religieuse) sur la sexualité qui commanderait de modifier les principes de la laïcité française, il récuse la sophistique "soft" des nouveaux prêcheurs qui, tel Tariq Ramadan, entendent étendre cette mainmise au nom du "droit de chacun à faire ce qui lui plaît". Un raisonnement qu'il rejette et qu'il nomme, en référence au débat français sur le burkini, "le port de la tolérance intégrale"[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Ses ouvrages abordent une grande variété de sujets. En premier lieu, la ville de Paris (Festivité locale, 1991) et l'art vestimentaire (Apologie du plaisir absolu, 1993). Suivront un petit traité sur l'élégance morale (Traité des élégances, 2001), puis un roman hommage à Mai 68 Projet pour une révolution à Paris (Gallimard, 2004). Ce livre semble s'inscrire dans le sillage ludique du « nouveau roman » français (l'influence de Toussaint y est sensible), bien que l'auteur ajoute au sein de ce mouvement une dimension ouvertement politique. Un tournant confirmé avec la parution du roman J'ai épousé un casque bleu, suivi d'un court essai sur la guerre de Bosnie, Sur la guerre. Ce dernier roman a donné lieu à une pièce de théâtre intitulée Têtes subtiles et têtes coupées (tragi-comédie en deux actes avec morale à la fin), ainsi qu'à une enquête littéraire sur le bombardement de Belgrade de 1999, deuxième volet d'un cycle balkanique voué à la description des « vraies-fausses guerres » européennes.

Remarquée par Jean-Luc Godard et Milan Kundera, sa démarche a reçu le soutien de plumes célèbres (Neuhoff, Duteurtre, Sollers[3]) mais également la vive critique d'autres personnalités (Lançon, Donner).

David di Nota est également l'auteur d'une satire érotique à succès (Ta femme me trompe, Gallimard, 2013).

En 2014, il choisit de ne plus écrire dans sa langue maternelle. Il est l'auteur en anglais d'une pièce de théâtre consacrée au procès du jeune Harold Pinter pour insubordination militaire (Harold), et d'une pièce consacrée à la vie de 6 personnages appartenant à la haute société britannique, 24 heures avant la tenue d'un gangbang (Consent).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Festivité locale, Gallimard 1991
  • Apologie du plaisir absolu, Gallimard 1993
  • Quelque chose de très simple (nouvelles), Gallimard 1995
  • Traité des élégances, Gallimard 2001
  • Projet pour une révolution à Paris, Gallimard, Paris, 2004
  • J'ai épousé un Casque bleu, suivi de Sur la guerre, Gallimard, coll. « L'Infini », 176 p.[4]
  • Bambipark, suivi de Têtes subtiles et tête coupées (théâtre) Gallimard, 2009
  • Manager les victimes ? Contribution à une sociologie du consultant humanitaire, thèse de doctorat, direction Violaine Roussel, 2012.
  • Jacques Lacan e a antropologia, post-doctorat sous la direction de Joel Birman, UFRJ, 2013.
  • Ta femme me trompe, Gallimard, 2013.
  • Lettres à Shakespeare (org. Dominique Goy-Blanquet), Thierry Marchaisse, 2014.

Sous le nom de David Lévine :

  • Le Christ s'est arrêté à Bagnolet (et autres récits improbables), Puf, Perspective critique, no 3

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Os privilegios, poésie de Marcelin Pleynet, traduction en brésilien, Ironie, 2011
  • Notes on the other (Apuntes sobre el otro), film de Sergio Oksman sur Ernest Hemingway, version française. Pantalla Partida, Documenta Films, 2009
  • Desaprender, film brésilien de Luiz Rosemberg Filho, 2013.

Théâtre en anglais[modifier | modifier le code]

  • Harold, 2018.
  • Consent, 2018.

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix Amic de l'Académie française pour l'ensemble de ses livres, 2008
  • Prix Mousquetaire Les stylistes de la vie 1999 pour Traité des élégances, I
  • Prix Hermès, 1991
  • Lauréat du concours général (lettres)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Causeur.fr
  2. Causeur.fr, « Contre le port de la tolérance intégrale - Causeur » (consulté le 8 septembre 2016)
  3. Cf. Sollers : « La connerie se porte bien », cliquer sur le numéro.
  4. Critique par Christophe Donner, « Stylo sans cartouche », Le Monde 2, nº 209, semaine du 16 au 22 février 2008, p. 10.

Liens externes[modifier | modifier le code]