David di Nota

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David di Nota
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David di Nota en 2020.
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David di Nota est un écrivain français né le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

David di Nota suit des études de danse classique à l'Opéra de Paris sous la direction de Rudolf Noureev (compagnie qu'il quittera à la parution de son premier roman) et de philosophie à la Sorbonne. Lauréat du concours général en lettres, diplômé de l'Institut français de géopolitique, il est docteur en science politique[1] après avoir soutenu une thèse sous la direction de Violaine Roussel.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son œuvre prend deux formes distinctes.

D'une part, des romans qui font la part belle à l'érotisme et à l'humour, comme Ta femme me trompe (2013) ou Projet pour une révolution à Paris (2004). Ces deux livres en particulier furent bien accueillis par la critique ; Éric Neuhoff écrit : « Projet pour une révolution à Paris est d'ores et déjà un livre culte. »[source insuffisante]

D'autre part, des enquêtes réalistes à la croisée du journalisme et de la littérature. Dans cette veine, J'ai épousé un casque bleu est un roman sur la guerre de Bosnie et Bambipark une enquête littéraire sur le bombardement de Belgrade de 1999. Ce livre sera suivi d'une pièce de théâtre, Têtes subtiles et têtes coupées (tragi-comédie en deux actes avec morale à la fin).

Mais son ouvrage le plus marquant est sans doute un livre inclassable, J'ai exécuté un chien de l'Enfer, une contre-enquête sur l'assassinat de Samuel Paty qui connaîtra un grand retentissement dès sa première présentation dans la presse[2].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Remarquée par Jean-Luc Godard et Milan Kundera, sa démarche a reçu le soutien de plumes célèbres (Rolin, Duteurtre, Sollers[3]) mais également la vive critique d'autres personnalités (Lançon, Donner).

Selon l'auteur,

« Dans une société victimaire où la souffrance fait la loi, l’homme qui rit a toujours tort. Tous les hommes sont égaux, mais ceux qui n’ont pas d’humour sont plus égaux que les autres[4]. »

Publications[modifier | modifier le code]

  • Festivité locale, Gallimard 1991
  • Apologie du plaisir absolu, Gallimard 1993
  • Quelque chose de très simple (nouvelles), Gallimard 1995
  • Traité des élégances, Gallimard 2001
  • Projet pour une révolution à Paris, Gallimard, Paris, 2004
  • J'ai épousé un Casque bleu, suivi de Sur la guerre, Gallimard, coll. « L'Infini », 176 p.[5]
  • Bambipark, suivi de Têtes subtiles et tête coupées (théâtre) Gallimard, 2009
  • Ta femme me trompe, Gallimard, 2013
  • Lettres à Shakespeare (org.[Quoi ?] Dominique Goy-Blanquet), Thierry Marchaisse, 2014
  • J'ai exécuté un chien de l'Enfer. Rapport sur l'assassinat de Samuel Paty, Le Cherche midi, 2021
  • Solitude de Gulliver (à paraître)

Sous le nom de David Lévine :

  • Le Christ s'est arrêté à Bagnolet (et autres récits improbables), Puf, Perspective critique, no 3

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Os privilegios, poésie de Marcelin Pleynet, traduction en brésilien, Ironie, 2011
  • Notes on the other (Apuntes sobre el otro), film de Sergio Oksman sur Ernest Hemingway, version française. Pantalla Partida, Documenta Films, 2009
  • Desaprender, film brésilien de Luiz Rosemberg Filho, 2013

Préface[modifier | modifier le code]

  • Nunzio D'Annibale, Le Manuscrit de Tchernobyl, bozon2X, 2019

Théâtre en anglais[modifier | modifier le code]

  • The Hell of It, 2019
  • Manspreading. A tragedy, 2021

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix Amic de l'Académie française pour l'ensemble de ses livres, 2008
  • Prix Mousquetaire Les stylistes de la vie 1999 pour Traité des élégances, I
  • Prix Hermès, 1991

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Manager les victimes ? : contribution à une sociologie du consulting humanitaire », sur theses.fr (consulté le ).
  2. « David Di Nota : "Le premier devoir que nous devons à Samuel Paty, c'est la vérité" » (consulté le )
  3. Cf. Sollers : « La connerie se porte bien » sur lemonde.fr.
  4. Voir sur Causeur.fr.
  5. Critique par Christophe Donner, « Stylo sans cartouche », Le Monde 2, nº 209, semaine du 16 au 22 février 2008, p. 10.

Liens externes[modifier | modifier le code]